2013, c'est la fin

2013 Atlas

Affiche Cloud Atlas

2014, nous te présentons 2013. Tu vas prendre sa relève, et si possible faire mieux. Pour cela on t'a rédigé un petit dossier histoire de faire plus ample connaissance. 2014 ? 2014, tu écoutes ? Bon. Alors voici ce qu'il s'est passé dans notre bonne vieille année 2013…


(La version longue de nos échanges est disponible en PDF sur ce lien)


GUÉNAËL EVENO
2013 n'a pas été une mauvaise année cinématographique, ni une bonne à proprement parler. Quelques gros films se sont distingués principalement pour leurs prouesses visuelles. On se souviendra de Gravity pour l'expérience proposée. Autour, peu de sorties importantes ont su transmettre une expérience cinématographique complète. Si on met de côté le cadeau de noël de Peter Jackson, il n'y a vraiment que Cloud Atlas qui m'ait transporté à tout niveau (vous ne direz pas le contraire, je vous ai vus). Le Transperceneige arrive, malgré ses quelques défauts, dans les très bonnes surprises de cette année aux côtés de Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow, de Prisoners de Denis Villeneuve, de Sherif Jackson des frères Miller et bien sûr le film des Coen Bros.



En dehors de ces noms, quelques films géniaux vus en festival ou à d'autres occasions et qui n'auront probablement pas l'honneur d'une sortie cinéma, si leur sort n'est pas déjà scellé : Upstream Color du réalisateur de Primer Shane Carruth, Blue Ruin de Jeremy Saulnier, Byzantium de Neil Jordan (sorti en DTV ce 2 janvier), A Field In England de Ben Wheatley (sorti en VOD il y a peu) ou Why Don't You Play In Hell de Sono Sion. Love Exposure et Cold Fish sont enfin sortis en DVD cette année, on peut donc espérer voir la dernière bombe du meilleur réalisateur japonais en activité un peu plus tôt que ses prédécesseurs, mais sa sortie en salle sera probablement un trop grand risque. La distribution de l'étonnant Congrès d'Ari Folman fait figure de petit miracle de l'année. Valse Avec Bachir n'y est pas pour rien, mais l'exception ne se renouvellera probablement pas. Trop peu de gens se sont déplacés pour voir Robin Wright briller, dans tous les sens du terme. L'excellent Hijacking de Tobias Lindholm n'a pas non plus eu la couverture qu'il méritait.
Bref, 2013 équivaut à une lassitude du circuit traditionnel. Tout le monde n'a pas le loisir ou le temps de sortir de ces circuits, et j'ai parfois peur de parler chinois en évoquant des films que beaucoup ne verront pas. L'intéressant survit ailleurs, en marge des franchises Marvel, des remakes d'Evil Dead, des Superman sous tranxen ou des DePalma en perdition. Pour dire que cela provient parfois d'endroits inattendus, il a cette année surgi de l'esprit de Michael Bay.

Byzantium

NICOLAS ZUGASTI
Hey, j'aime beaucoup le dernier De Palma ! C'est sûr, il n'est plus aussi flamboyant qu'avant mais il a de beaux restes et sur Passion, je trouve qu'il s'est bien amusé (aux dépends des spectateurs, d'une certaine façon).
Et oui, le Bay était vraiment inattendu. Faudrait qu'il arrête avec ses gros robots idiots et reviennent à des délires plus terre à terre comme Pain And Gain.
Dans les bons gros trips de cette année, n'oublions pas Django Unchained (putain, la B.O est sans doute ce qu'a compilé de mieux QT).
Rayon bonnes surprises découvertes sur le tard, Warm Bodies de Jonhatan Levine (All The Boys Love Mandy Lane), Stoker de Park Chan-wook et Blancanieves de Pablo Berger. Trois manières décalées d'aborder des mythes modernes ou anciens. Warm Bodies et sa romance entre un zombie et une vivante va au bout de sa logique pour un résultat charmant et plus épique que World War Z. Stoker revisite le vampirisme mais surtout offre une histoire bien malsaine et dérangeante. Et superbement réalisée en prime. Et Blancanieves, film muet en noir et blanc, enfonce toujours plus la tête sous l'eau de sa blanche-neige espagnole, n'offrant aucune échappatoire si ce n'est d'une remarquable morbidité.

Blancanieves
Un qui m'a bien surpris c'est Edgar Wright avec The World's End, par son amertume infusant tout le métrage mais finalement parfaitement sensée par rapport à Shaun Of The Dead et Hot Fuzz. Et à propos de ce dernier, c'est sans doute la première fois que le deuxième épisode d'une trilogie est le moins sombre.
Gravity, j'en suis ressorti essoré. Complètement. Exploits techniques à tous les étages pour happer totalement dans le destin de cette pauvre Ryan Stone.
Gros morceau cette année, Inside Llewyn Davis des Coen. Comme A Serious Man, il m'a fallu plusieurs jours (presque deux semaines en fait) pour le digérer et apprécier sa grandeur. En sortie de salle, j'étais pas plus enthousiaste que ça. Conscient d'avoir assister à un sacré film mais je restais circonspect. Et puis à force d'y repenser, cela a été presque comme une révélation.

"Tout le monde n'a pas le loisir ou le temps de sortir de ces circuits."
C'est exactement ce à quoi je suis confronté. Et ça me désole. Bon, je me tiens au courant des trucs intéressants qui sont peu relayés par les grands médias mais pour les voir après c'est un peu galère. Sans parler des films asiatiques. Le dernier Tsui Hark est sorti en DTV, mon chouchou Johnnie To a été relégué dans les limbes...
Par contre, 2013 aura été le grand retour d'auteurs maudits : restaurations de La Porte Du Paradis de Cimino et Sorcerer de Friedkin qui trouve ainsi un écrin enfin digne de ce chef-d'oeuvre, Dan Harmon qui reprend en main la destinée des étudiants de Community après une quatrième saison à l'ouest du Pecos !

Pacific Rim

GUÉNAËL EVENO
Sorcerer restauré en salle reste un des meilleurs moments de cette année, et puis la masterclass qui a suivi était terrible : Hurricane Billy en live, toujours en forme. D'ailleurs à ce sujet, il ne faudra pas louper la sortie du Blu-ray en avril prochain. On devrait faire un petit quelque chose pour cette occasion. Au niveau "seconde vie de chef-d'oeuvre", la restauration de La Fille De Ryan de David Lean m'a bluffé. C'était déjà superbe, mais là il n'y a plus de superlatif.
Sinon la ressortie 3D de Jurassic Park a eu un putain d'effet sur moi. Je me souviens encore de ma tête à la sortie de la salle, c'était à peu près la même que quand je ressors d'un film de Peter Jackson.

La Fille De Ryan

CLÉMENT ARBRUN
A bien y réfléchir, ce que j'ai particulièrement adoré, cette année, c'est la multiplicité des comédies, et par-là même, la sublimation d'absolument toutes les formes de comédies, par les plus grands qui soient. Dans la mesure où, avec le teen movie, la comédie est mon genre préféré, j'ai pu m'en délecter tout au long des mois. Voyez plutôt...
On a le registre satire sociale saupoudrée de coke, avec Pain And Gain et Le Loup De Wall Street, deux classiques instantanés, l'un étant le meilleur film de son auteur, pastiche improbable d'un Scorsese (tiens, tiens), d'un Scarface ou d'un Tony Scott, et l'autre n'étant rien de moins que la conclusion déjantée d'une trilogie fondatrice consacrée au rêve américain, à la grandeur et à la décadence des représentants ambivalents du système et de ses dérèglements (Les Affranchis/Casino/The Wolf Of Wall Street : la messe est dite). Chacun des deux films épuise son spectateur en jouant sur l'outrancier comme peinture sociétale exubérante et tout à fait pertinente, sur l'étalage grotesque de culs et de came, sur l'opulence tellement "hénaurme" qu'elle en est hilarante, sur les délires comiques volontiers "quel est le fuck" en tant que représentations grimaçantes des déviances des nineties, à travers autant de figures contrastées (des trois débilos au requin roublard) mais qui voleront, à l'unisson, cet american dream tant espéré, qu'il s'agisse de cette bonne vieille tondeuse à gazon ou d'un monde en son entier, où plus rien n'a de valeur... Derrière l'intelligence de la forme, celle du fond, où les ressorts comiques (ces deux films étant deux monstrueuses hyperboles filmiques) contribuent à la sauvagerie du discours. Merveilleux.



Il y a eu aussi le registre de la dumb comedy la plus régressive qui soit. On peut encore compter sur Sandler à ce titre. En 2013 est sortie chez nous la poilade tarée Crazy Dad, belle histoire d'amour père/fils avec ce duo de génie qu'est Samberg/Sandler. On s'attendait à un truc con et meugnon, et c'est juste dégénéré, un peu comme un Billy Madison mais en vraiment drôle. Politiquement incorrect, d'une débilité ravageuse, d'un rythme effréné. A côté de ça, Copains Pour Toujours II est forcément moins bien mais demeure fascinant : encore moins d'enjeux que dans le premier ! Et les amateurs comprendront l'ampleur du truc. Y a pas de Rob Schneider, mais on assiste à une bataille finale qui ferait rougir Peter Jackson, et met l'accent sur le spectacle ô combien primaire qu'est le film en son entier : un film de grands gamins, et aucunement de "grandes personnes", où prouts, nibards, coups dans la tronche et compagnie, font de l'oeuvre un slapstick moderne au premier degré trop rare. Plus c'est con, plus c'est bon, et dans le genre, c'est le film le plus con de l'année, haut la main. Vivement le troisième.

Et puis, mon amour de toujours : le stoner movie. This Is The End, ou C'Est La Fin en véhef. En commençant leur film par un fumage de pétards sous fond de Backstreet Boys, et en le concluant de même, Rogen et Goldberg balancent un stoner movie radical, où tout ne serait qu'un énorme bad trip, une sorte de conte de Noël à la Dickens gavé d'herbe, sur la valeur de l'amitié, la bromance, en somme, la vie. Irresponsabilité jusqu'au paradis. Délires visuels. Intrigue sans queue ni tête. Comédie qui se barre grave en couilles. FX bouffons, climax ravagé du cerveau, grosse star humiliée... Pas de doute, c'est bien du film de drogués, en bonne et due forme. A ranger auprès de la trilogie Harold & Kumar, qui procure le même plaisir...

Crazy Dad

NICOLAS ZUGASTI
Bien vu Clément. D'autant que pendant l'année écoulée, j'ai eu un gros déficit en comédie ricaine. Bon, c'en était pas vraiment une mais je n'ai pas aimé This Is Forty d'Apatow. Pourtant, je suis pile poil dans la tranche d'âge considérée. En fait, je crois que cette fois c'est le doublage français qui m'a gâché l'expérience, vraiment. Faudrait que je lui redonne une chance en V.O, tiens.

GUÉNAËL EVENO
2013 restera l'année où J.J. Abrams a réussi à choper une franchise Star Wars après une franchise Star Trek. Je pense qu'il peut faire mieux pour 2014. Vas-y J.J. ! (et bravo pour Star Trek : Into Darkness).

NICOLAS MARCEAU
Juste non.
Déjà parce que le mec n'a rien compris à Star Trek à la base (autant le premier pouvait faire illusion, autant le 2 c'est terminé). Ensuite parce que, de façon général, c'est mec est d'abord un commercial qui pense ses projets selon des formules mais pas selon des compréhensions mythologiques. On le savait déjà avec sa façon de baser toutes ses séries sur des mystères aux résolutions idiotes. Mais au cinéma, c'est encore pire. Son Mission : Impossible ressemblait au pire de 24 Heures Chrono (mais certainement pas à du Mission : Impossible). Son Super 8 foirait totalement son côté film de monstre (aucune cohésion entre le récit des enfants et la partie fantastique). Ses Star Trek passe complètement à côté de l'esprit du show pour mettre en avant de l'action qui tourne à vide.
Alors forcément, dans des conditions pareilles, dire que je me fous d'avance de son Star Wars est un euphémisme. Ça fait longtemps que c'est devenu un label commercial vidé de son cœur mythologique. La seule surprise viendra peut-être du script de Kasdan mais avec les exigences de Disney, j'ai des doutes.

Cette année 2013, sinon, j'avoue qu'elle fut marquée par un paquet de déceptions. Pas forcément les films "en deçà" des qualités de leurs auteurs (genre le Lincoln de Spielberg que je trouve bon mais que je ne regarderai pas tous les mois) mais ceux qui se sont vautrés plus ou moins dans les grandes largeurs. J'attendais énormément du Oz de Raimi mais en voilà un autre qui a baissé son froc devant Disney. Outre une esthétique pas toujours maîtrisée (ça va du sublime à l'hideux), on sent que tout est fait pour que rien ne dépasse, avec un script qui rappelle le grand rien à base d'Elu du Alice de Burton ou de Tron Le Gachis. Le film ne cesse en plus de rappeler le souvenir d'Evil Dead 3 dont il aurait pu être le pendant kids. Mais ça n'en retrouve jamais le rythme, la folie, la générosité.
Plus grave : A la Merveille m'a donné l'impression d'être dans la peau d'un anti-Malick. C'est terrible de défendre un réal pendant des années pour se retrouver soudain à employer les mêmes arguments que les contre. Film surement écrit, filmé et monté trop vite, sans personnage, sans émotion, avec un discours religieux hyper relou.

A La Marveille
La presse s'est également satisfaite du retour de Zemeckis à "de vrais films". Bah pas moi. J'ai préféré ses expérimentations en performance capture. Flight m'a rappelé le côté cul béni, idiot et limite nauséabond de Forrest Gump (revu cette année avec la même consternation qu'à l'époque) ou de Contact. C'est chiant à mourir, ça ressemble souvent à un mélo du dimanche après-midi, en mieux cadré et joué.
Je ne parle même pas de Nicholas Winding Refn qui a livré le film de festivalier maniéré et creux au possible qui lui pendait au nez depuis un moment, de Tartakovski dont je cherche encore la patte sur l'abominable Hôtel Transylvanie (suis parti avant la fin tellement je n'en pouvais plus) ou encore Michel Gondry à qui je dois ma pire séance de l'année. Un film où ses idées et ses bricolages finissent par bouffer toute la substance narrative, en plus de commettre l'erreur de faire un film passéiste à partir d'une œuvre résolument moderne.
L'avantage, c'est que désormais, quand on me ressortira l'argument du "nan mais de toute façon quand tu aimes un réal tu kiffes sans esprit critique", je pourrais ressortir cette liste 2013.

D'ailleurs, même s'ils furent de bons gros plaisirs de fan (surtout à la revoyure), je ne cache pas certaines réserves sur le Pacific Rim de Del Toro (plaisir de gosses mais peu d'émotion et zéro empathie pour le héros) ou La Désolation De Smaug de Peter Jackson (qui aura bien besoin d'une version longue pour en améliorer la fluidité et qui, tout aussi génial soit-il, ne provoque pas la même émotion évidente que la trilogie du Seigneur Des Anneaux en son temps).
Heureusement, il y a eu Gravity et Cloud Atlas pour pleinement remplir mon âme de cinéphile avec des considérations philosophiques qui vrillent la tête, pour allier plaisir populaire et expérimentations de cinglés (sur la forme, sur la structure). Que l'un de ces deux-là soit essentiellement produit en indépendant est d'ailleurs inquiétant sur l'état de la production américaine. Que Cloud Atlas, Gravity, Pacific Rim et Le Hobbit (soit les quatre grands spectacles que j'ai le plus aimés cette année) soient tous produit par Warner l'est encore plus.

Hôtel Transylvanie

NICOLAS BONCI
En 2013, j'ai aimé le retour, timide, du western : Django Unchainded de Tarantino, Sherif Jackson de Logan Miller, Gold de Thomas Arslan et Lone Ranger de Verbinski. Quatre films sortis en salles, même très inégaux, ce n'est pas rien.

En 2013, j'ai aimé que mes réalisateurs préférés restent fidèles à eux-mêmes, que ce soit dans le sillon d'un cinéma populaire ambitieux ou l'exploration de nouvelles voies : les Wachowski & Tykwer avec le symphonique Cloud Atlas, Kathryn Bigelow avec Zero Dark Thirty, les frangins Coen avec Inside Llewyn Lewis, Peter Jackson avec l'incroyablement sombre Désolation De Smaug, Shane Carruth avec l'extraordinaire Upstream Color (j'y reviendrai), Park Chan-wook dont le Stoker me confirme que ce mec est un réel génie (je tiens Thirst pour l'un des plus grands films de la décennie passée), Spielberg et son rêve glacé Lincoln, et bien sûr Martin Scorsese. Aussi, je reste admiratif de l'éclectisme tranquille de David O. Russell.

Stoker
En 2013, je n'ai pas aimé que certains de mes réalisateurs préférés fassent dans la fausse réinvention en se parodiant : Kim Ki-duk et Pieta, Michel Gondry et L'Ecume Des Jours, Neill Blomkamp et Elysium, Abel Ferrara et 4h44 Dernier Jour Sur Terre, Alex van Warmedam et Borgman, Eric Rochant et Möbius

A l'inverse, en 2013 j'ai aimé que certains cinéastes se réinventent en s'auto-parodiant à l'excès et ainsi mieux coller au sujet de leur film : De Palma avec
Passion, Bay avec Pain & Gain, Appatow avec 40 Ans : Mode D'Emploi.

En 2013, j'ai aimé que les auteurs qui n'ont pas attendu que la culture geek soit délavée pour s'y engouffrer restent plus fous et jouisseurs que jamais : Del Toro et ses gloumoutes, Edgar Wright et ses glouglous, Joon-ho Bong et son tchou-tchou.

En 2013, j'ai aimé qu'une Major finance durant cinq ans les expérimentations d'une équipe de doux dingues menée par un cinéaste mexicain sans succès public en se fiant à son seul talent. A ceux qui geignent qu'il n'y pas d'histoire dans Gravity, il faut donc leur expliquer qu'il y en a en fait deux.

En 2013, je n'ai pas aimé que la DTV devienne plus que jamais la voie de garage des films "autres" dans la "patrie du cinéma" : il était indispensable de voir sur grand écran et/ou en public : The Lords Of Salem du fascinant Rob Zombie, Byzantium de Neil Jordan (Neil Jordan ! Neil Jordan en DTV, après que Ondine ait eu une exploitation misérable...), Dagmar de Roar Uthaug, Dragon Gate de Tsui Hark (une honte cette sortie en DTV), Haunter de Vincenzo Natali, New World de Park Hoon-Jung, etc.
On attend toujours Grabbers, Blind Detective, New Kids Nitro, Evangelion 3.33, The Incredible Burt Wonderstone, John Dies At The End, Bernie de Linklater (sorti en avril 2012 aux USA), Small Appartements de Jonas Akerlund (sorti il y a deux ans)...



En 2013, je n'ai pas aimé que les premiers films attendus se révèlent décevants et pire, plein de tics : Antiviral du fiston Cronenberg, Vandal de Hélier Cisterne, Les Rencontres D'Après Minuit de Yann Gonzalez, Citadel de Ciaran Foy, The Baytown Outlaws de Barry Battles.

En 2013, j'ai aimé la télévision US : outre les séries sur lesquelles nous sommes déjà revenus, de petites perles comme Clear History de HBO avec Larry David ou Shotgun Wedding de Netflix (un found footage pas énervant !) montrent qu'ils sont encore devant pour un bout de temps.
Et la télé japonaise de son côté a proposé la mini-série Shokuzai de Kiyoshi Kurosawa, remontée chez nous en deux films (j'ai préféré le rythme de la mini-série, avec un épisode vraiment fort).

En 2013, j'ai aimé que le conte Blancanieves de Pablo Berger soit face Au Bout Du Conte d'Agnès Jaoui.
En 2013, j'ai aimé que les films de DC Animation (Superman Contre Brainiac, Justice League: The Flashpoint Paradox) soit face à cette épouvantable daube dont je n'écrirai pas le titre puisque les auteurs ne veulent pas nommer leur héros.
En 2013, j'ai aimé que Side By Side de Christopher Kenneally soit face à Room 237 de Rodney Ascher : la construction du cinéma de demain plutôt que la déconstruction du cinéma d'hier.
En 2013, j'ai aimé que Leviathan soit face aux Misérables : les courtes focales en gros plan documentaire je dis oui, les courts focales en gros plan de comédie musicale, je vomis.
En 2013, j'ai aimé que le old school Nos Héros Sont Morts Ce Soir de David Perrault soit face au tout aussi old school La Fille Du 14 Juillet d'Antonin Peretjatko : il est intéressant de constater que des défenseurs du second reprochèrent l'aspect "cinéma de papa" du premier, argument aussi vieux que les influences dont les deux films se réclament, à la différence que La Fille n'a rien trouvé de mieux que des voix pitchées pour en singer la fraîcheur. Plus que le nombre de décennies qui séparent les genres, ce sont les publics à qui ils s'adressent qui semblent irrémédiablement déterminer leurs réceptions critiques.

Enfin, en 2013 j'ai aimé chaque pouce de mon 52 pouces.

Justice League: The Flashpoint Paradox

PIERRE REMACLE
Voilà, 2013 est bouclée, finie, on ne la reverra plus. Je ne sais pas encore quel souvenir je vais en garder. Mon premier réflexe est de la considérer comme une année plutôt moyenne, voire médiocre. Puis, en réfléchissant quelques instants aux grands moments qu'elle nous a offert (Gravity, Django Unchained, Stoker, Cloud Atlas pour les incontournables), ça devient difficile de rester sur cette position.
Allez, on commence ce petit retour en arrière par les mauvais élèves. Attention, pas les flops. Plutôt les espoirs déçus. Les attentes trompées. Et 2013 en a charrié un certain nombre, malheureusement.
Le premier à me venir à l'esprit, c'est Pixar. Alors, évidemment, le studio n'est pas mort, loin de là, et a démontré qu'il en avait encore sous la pédale dès qu'il est question de technique. Mais on a beau être fan, il faut savoir regarder la situation en face : enchaîner l'insipide Cars 2, le si consensuel Rebelle (je ne vais pas revenir dessus, j'avais dit ce que j'en pensais à l'époque) et le correct mais sans ambition Monsters University, c'est un signal que les choses ne sont plus au top à Emeryville. Et les annonces de mise en chantier de plusieurs suites (Cars 3, Finding Dory) sonnent comme un aveu d'impuissance. Bon, la maison n'est pas encore en flammes, on est d'accord. Mais le détecteur de fumée a tourné à l'écarlate.
Surtout qu'en face, Dreamworks montre des velléités de retirer les cailloux hors de ses poches : Les Croods et très bientôt Dragons 2 sont là pour le prouver. Sans oublier Disney, qui est visiblement en train de méchamment se réveiller : sortir dos à dos Wreck-it Ralph et Frozen, c'est carrément marquer son territoire.

Les Croods
Et pour le cinéma "live"? Et bien, force est de constater que pas mal d'anciens grands (ou de grands anciens, je ne suis pas sûr) n'ont plus toujours ce qu'il faut pour prétendre conserver leur statut de boss du milieu.
De Palma, déjà. C'est véritablement un crève-coeur de le dire, mais son Passion, alias Le Syndrome Du Cas Store, ressemble fort à une dépression artistique. Il n'y croit plus, le père Brian. Ça crève les yeux. Pire : il n'essaie même plus. Et sa vague tentative de jouer sur les nouvelles technologies (Internet, les smartphones) fait juste de la peine tant il est en retard sur le peloton. Penser que c'est ce gars qui nous a pondu des perles comme Scarface, L'Impasse ou Les Incorruptibles alors qu'on est en train de contempler Noomi Rapace surjouer atrocement la crise d'hystérie dans un parking, ça fout un bourdon pas possible.

Dans le style plus calamiteux encore du "tant que je n'ai pas encore touché le noyau terrestre de la nullité, je continue à creuser", la couronne revient sans contestes possibles à Shyamalan et son ahurissant After Earth. Alors là, c'est bien simple : en comparant des films comme Le Sixième Sens et Incassable à ses deux dernières "oeuvres" (qui ne sont rien d'autres que des nanards, même pas de luxe), c'est à croire qu'on a remplacé l'ex-prodige par un sosie maléfique échappé d'une dimension bizarro. Et là, il en est à servir de domestique à Will Smith dans sa tentative (heureusement vouée à l'échec) d'imposer son fils à Hollywood. C'est triste. Pathétique en fait.

Passion
Et ce bon vieux Robert Zemeckis ? C'est différent : Flight n'est pas foncièrement mal réalisé - l'accident d'avion montre que Zemeckis touche encore sa bille à la mise en scène et sait créer la tension quand il le faut - mais charrie un nombre étonnant de casseroles en terme d'implication du spectateur et finit par lasser celui-ci tant la narration tourne en rond. Sans même parler d'un message neuneu et d'une rare maladresse. Pour autant qu'on puisse considérer cette "morale" comme un message.

Et maintenant, le cas qui fâche. Del Toro. Difficile de ne pas l'aimer, lui. Mais là, même avec la meilleure volonté du monde, difficile de considérer Pacific Rim comme autre chose qu'un semi-ratage. Del Toro ne réussit jamais à dépasser son postulat de départ et s'enferre dans des sous-intrigues molles et inutiles (mais propices à caser ses potes Perlman et Segura). Ajoutez des personnages principaux dépourvu du moindre charisme et une absence de sentiment d'urgence assez étonnante chez lui (on ne croit jamais à cette "fin du monde" qu'on n'arrête pourtant pas de répéter tout au long du film). Bref, peut mieux faire. J'en attendais peut-être trop, c'est vrai.

Allez, je passe rapidement sur Russel et son phénoménalement surestimé Silver Linings Playbook ("Coucou, je vous vends une comédie romantique lambda en la faisant passer pour un film qui a tout compris à la vie"), Raimi et son gentillet mais dépourvu d'âme Oz, Bryan Singer et son inutile Jack The Giant Slayer (bon, en même temps, difficile de le compter au rang des déceptions tant on n'y a jamais vraiment cru, à celui-là) et Mangold, fournissant un travail honnête mais télécommandé pour Wolverine : Le Combat De L'Immortel.
Terminons ce tableau des tristesses avec Shane Black qui se plante sans pour autant complètement s'étaler avec Iron Man 3 et Tartakovsky qui s'est forcé à avaler une couleuvre de belle taille (tous ceux qui ont vu Hotel Transylvania vous le diront) sans doute dans l'espoir d'un jour nous donner un long de Samuraï Jack.

Heureusement, 2013 ne nous a pas donné que des déceptions. Loin de là, même. A côté des affiches qui ont mis quasiment tout le monde d'accord et qui ont déjà été cité plus haut, il convient de s'attarder sur les bonnes surprises que l'on a eu à se mettre sous la dent.
A commencer par l'Imprévisible avec un grand I : l'incroyable (au premier sens du terme) Pain And Gain ou la réinvention totale d'un artiste qui, en sublimant tout ce qui faisait jusque-là son cinéma, s'impose en cousin improbable et dégénéré des frères Coen. Pitié, Michael, lâche parfois tes gros robots et creuse dans la direction que tu nous as prouvé parfaitement maîtriser quand tu t'en donnes la peine.

N'oublions surtout pas non plus le très dense The Place Beyond The Pines (le vrai grand rôle de 2013 pour Bradley Cooper, c'est ça et pas le bidule de Russel) : n'hésitant pas à s'aventurer hors des zones de confort de ses spectateurs, sachant prendre son temps quand il le faut mais arrivant également à se montrer méchant et/ou glaçant selon les besoins, Derek Cianfrance se fait une place dans la check-list des gars à suivre attentivement.

The Place Beyond The Pines
Enfin, on ne peut que regretter l'accueil discret (voire confidentiel) qui a été réservé à The Perks Of Being A Wallflower (Le Monde De Charlie) (sorti le 2 Janvier 2013 donc ça compte) (nd Nico B : perso c'est le "Par les producteurs de Juno" sur l'affiche qui m'a fait fuir). Dépassant très vite le style Juno - like dans lequel son sujet risquait fort de l'enfermer (nd Nico B : Ouf !), le film de Stephen Chbosky s'impose vite comme une magnifique chronique à la fois noire et lumineuse présentant certes avec tendresse mais également avec lucidité cette période unique qu'est l'adolescence. J'ajoute que le gars qui résisterait à Emma Watson dans ce film n'est pas encore né.

Tant qu'on parle de discrétion, le pourtant remarquable Trance du gars Danny Boyle est curieusement passé presque inaperçu. Bizarre, pour un film qui enterre le Inception de Nolan sur son propre terrain. Et en plus, Rosario Dawson s'y montre sous son plus beau jour. Si ça n'est pas un argument pour (re)découvrir ce film...

Sorti de tout ce circuit officiel, il reste évidemment les perles dénichées en festival (ou ailleurs), films prenant d'ailleurs de plus en plus de place dans les éventuels tops (mais soyons honnêtes, les festivals savent également alimenter les flops, et ce n'est pas ceux qui auront subi The Crack à Gérardmer qui prétendront le contraire) du cinéphile qui a envie de voir un peu plus loin que ce qu'on veut bien lui proposer dans son assiette. Tous les genres y sont représentés, d'ailleurs. La comédie policière, avec les géniaux May I Kill You et A Fantastic Fear Of Everything. L'action médiévale, avec le très beau Dagmar. La comédie fantastique avec l'hilarant Grabbers. Pourquoi aucune sortie salle pour ceux-là ? C'en est à pleurer.

Trance
Allez, réjouissons-nous de ce que nous avons aimé, oublions les déceptions et ouvrons nos bras (et nos yeux) à 2014.
Elle nous ravira. Elle nous décevra. Mais une chose est sûre : elle nous offrira du cinéma !






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Commentaires   

 
+1 #1 Petaire le vendredi 17 janvier 2014 à 11:16
Ptin les mecs, pas un mot sur captain phillips!!!
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+2 #2 nicco le vendredi 17 janvier 2014 à 12:18
Oui ça avait l'air si bien.

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+3 #3 Fléau le vendredi 17 janvier 2014 à 19:57
Totalement d'accord pour Crossed.
Autant j'adore Bits, autant je trouve que Crossed est au-dessus en tant que format "vidéo". L'humour y est pour beaucoup, mais la perfection du montage, la finesse des analyses, le rythme incroyable et la maîtrise du sujet donnent vraiment envie de voir et de revoir chaque minutes de chaque épisode. Je trouve les épisodes de Bits plus inégaux, avec de véritables merveilles (celui sur le cinéma virtuel, les néo-exégètes, les deux ou trois derniers, tout ça...) mais d'autres franchement moins cools (je ne m'en rappelle même plus). De plus, les Bits ne sont pas vraiment instructifs lorsqu'on connait par cœur un sujet, et agissent plus comme une synthèse sympathique de ce que l'on sait déjà avec des extraits qu'on adore (ce que je dis ne concerne en aucun cas tous les épisodes !). Je ne sais pas si la comparaison est réellement possible, mais avec Crossed, ce n'est pas du tout le cas. On a beau connaître le monde du ciné ou du jeu vidéo très très bien, chaque épisode est extrêmement riche et on pourrait faire une citation magnifique et universelle à chaque épisode. Par exemple : "Justement. C'est pour les gosses. Ça devrait demander deux fois plus de soin. C'est à ce moment là de sa vie qu'on construit ses goûts et son esprit critique. On devrait s'insurger contre les divertissements bas de gamme qui prennent les enfants pour des vaches à lait en profitant du nom d'un jeu qui leur a fait passer un bon moment. Donc, oui, c'est pour les gosses, et c'est ça qui est horrible. C'est de se dire que le but du projet était de capitaliser sur l'innocence des enfants pour faire du fric. Qu'est-ce que vous pouvez faire de pire ? Et aussi, des bons films pour enfants : ça existe ! Ce n'est pas incompatible. Ce n'est pas parce que c'est divertissant et enfantin que ça doit être stupide et infantile. Vous voulez des bons films pour gosses qui les prennent pas pour des demeurés ? Prenez les trois Toy Story, Babe 1 et 2, Happy Feet, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?, Maman j'ai raté l'avion, Mon Voisin Totoro, E.T., Le Secret de Nimh, Dragons, Fantasia. Je suis même sûr que vous pouvez montrer à votre gosse un film par semaine de 5 à 9 ans sans qu'il ai à s'approcher d'une bouse." ou la citation sur l'univers de Mario, mais je ne vais pas tout recopier. Bref, Crossed, Karim Debbache, probablement notre vidéaste le plus talentueux en France.
Le Fossoyeur de Films est un bon chroniqueur, aussi.

"J'ai l'impression que les analyses pertinentes fleurissent pour qui est à l'aise en anglais."
Je ne suis pas à l'aise en anglais...
A quand votre analyse de la trilogie Cornetto ? =D
Vos analyses sont tellement pertinentes (pensées en vrac : Avatar, Spider-Man, Lost...), que vous devriez en faire vraiment plus souvent... J'ai toujours trouvé ça plus intéressant que les critiques, car on se laisse vraiment imprégner par le film, pour le connaître par cœur, qualités et défauts et on connait les sous-textes, ce qui permet de faire un article beaucoup plus riche (et probablement plus objectif) qu'un ressenti à chaud (suffit de comparer votre critique et votre analyse sur Avatar pour voir que l'un est bien plus intéressant que l'autre).
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0 #4 Louis-A le samedi 18 janvier 2014 à 15:33
Je viens de finir le pdf complet, c'est un beau tour d'horizon. Merci ! Un mini regret : pas un mot sur le dernier Polanski. Oubli ou désintérêt (ou autre) ?
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+1 #5 nicco le samedi 18 janvier 2014 à 19:13
Fléau : nous en sommes un peu à ce stade effectivement, où la critique nous paraît de moins en moins essentielle, aussi bien pour nous que pour les lecteurs. Après, les analyses, c'est bien, mais ça demande du temps !

Louis-A : pas eu le temps de le voir, comme un paquet d'autres, et pas de rattrapage vidéo vu sa sortie en novembre.
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+1 #6 bruttenholm le dimanche 19 janvier 2014 à 14:04
A part ça, "Blue Ruin" sort en salles le 9 juillet prochain (distribué par Wild Side/Le Pacte).
J'appuie les 2 mentions de "Crossed"... Très bonne émission, beaucoup d'intelligence qui passe avec le sourire... Karim Debbache a apparemment d'autres projets d'émission pour 2014, je suis curieux de voir ça, j'aimerais bien le voir traiter d'un panel plus large de films.
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0 #7 geouf le lundi 20 janvier 2014 à 12:44
Un tres interessant bilan une fois de plus. Je suis plutot d'accord avec la plupart des remarques (merci de me montrer que je ne suis pas le seul a considerer Pacific Rim comme un semi-ratage!), et ca fait tres plaisir de voir que quelqu'un pousse un coup de gueule contre les sorties DTV de quelques chefs d'oeuvre. J'ai perso eu la chance de voir The Lords of Salem et Byzantium sur grand ecran a la Frightfest de Glasgow, et je ne peux que plaindre les gens qui n'ont pu les voir qu'en DVD, tant l'immersion est plus grande au cine.
Par contre, je remarque deux oublis (volontaires?) dans vos listes: l'exceptionnel Captain Philips (deja mentionne dans les coms) et surtout l'hilarant Les Flingueuses qui enterine definitivement Paul Feig comme un realisateur a suivre.
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0 #8 tangoche le lundi 20 janvier 2014 à 16:53
Les Flingueuses je sais pas mais au vu de l'amour, modéré, que portent les tauliers du site à Paul Greengrass, je pense que c'est un oubli qui ne risque pas d'être comblé :)

Beau boulot les gars, ça change du j'ai aimé/j'ai pas aimé des tops habituels !
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0 #9 Fléau le lundi 20 janvier 2014 à 18:53
Ah oui, je voulais ajouter que je partage votre tristesse aux vues des trois derniers Pixar, qui furent vraiment une forte déception.
Par contre, j'ai plus confiance aux prochains projets...
Déjà car les deux derniers étaient réalisés par des ptits nouveaux d'après ce que j'ai compris, et je considère Cars 2 comme un faux pas de John Lasseter, un délire qui a un peu submergé le studio (mais voilà du pur délire théorique de ma part).

Par contre, lorsqu'on voit les projets suivants, il y a de quoi avoir un sourire jusqu'aux oreilles et espérer le grand retour de Pixar :
Inside Out, projet qui a l'air complètement fou, complètement révolutionnaire et surtout réalisé par le grand qui nous a apporté Là-Haut (et aussi Monstres & cie).
The Good Dinosaur, au pitch très fun, très intéressant, et réalisé par le co-réal de Là-Haut, ce qui n'est pas rien non plus.
Le Monde de Dory, je ne comprends pas votre crainte, sachant que le réal prévu est tout de même le génie Andrew Stanton, qui a brillé autant chez Pixar que dans son très intéressant John Carter.
Et n'oublions pas le projet lointain sur le Jour des morts, réalisé par Lee Unkrich, qui est quand même le réal de Toy Story 3 (meilleur de la trilogie ? Meilleur Pixar ? Meilleur film en images de synthèses ? Meilleur film pour enfants ? A vous de juger...).

Bref, il y a l'air d'avoir plus de soleil à l'horizon que les très décevants Cars 2, Rebelle et Monstres Academy.

En tout cas, moi j'y crois x)
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0 #10 Fléau le mardi 21 janvier 2014 à 00:11
Et je reviens deux secondes sur Karim Debbache, vous vous demandiez s'il aller s'éloigner des "jeux vidéo" pour se consacrer sur d'autres sujets cinéma...
Vous avez votre réponse :
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0 #11 Simidor le mercredi 22 janvier 2014 à 12:01
Citation en provenance du commentaire précédent de bruttenholm :
A part ça, "Blue Ruin" sort en salles le 9 juillet prochain (distribué par Wild Side/Le Pacte).


Oui j'ai pu me rendre compte de ça il y'a peu. C'est une bonne nouvelle.
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