Edito

      Depuis leur explosion ces dernières années, les réseaux sociaux ont permis d'émuler la formidable énergie revendicatrice de ses utilisateurs...
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X-Men Origins: Wolverine Suggérer par mail
Critique par ZUG le 28 avril 2009

Redacted

Affiche X-Men Origins: Wolverine
Pas de multiplicité des points de vue comme dans le film de De Palma mais son thème se voit appliquer à un pur divertissement. S’il est possible de télécharger une version workprint du film, celui sortant en salles mercredi est une version expurgée de tout ce qui faisait le charisme du personnage.

Après le piteux Affrontement Final de Brett Ratner qui sabordait la franchise X-Men (on y voyait, entre autres, la confrérie de Magnéto faire du camping dans la forêt), la Fox tente de ranimer la flamme pour nos chers mutants en capitalisant sur l’aura du plus culte des héros Marvel. Bon, c’est pas aussi catastrophique que X-Men 3 mais le fan absolu de Serval que je suis à la rage !

En 2000, le succès du premier film mettant en scène les X-Men repose à la fois sur la capacité de Singer a donner une consistance à ses personnages, les inscrire dans un contexte résolument actuel (difficultés d'intégration des minorités, terrorisme, manipulations génétiques et idéologiques...) et sur la révélation du talent de Hugh Jackman (confirmé dans The Fountain d'Aronofsky) qui s’empare de la défroque de Wolverine avec énergie et délectation. C’est simple, impossible dorénavant d’envisager un autre interprète que lui. Alors que pour Storm, on se demande encore pourquoi ils ont préféré Halle Berry à Angela Basset (Strange Days). Dans X-Men nous découvrions le manoir, la communauté mutante et les dissensions entre deux factions (prof Xavier et Magnéto) à travers les yeux du mutant griffu et dans la séquelle, c’est le passé de Wolverine qui devenait une menace pour la communauté, sous la forme du colonel Stryker désirant éradiquer l’espèce. Que se soit dans les comics ou à l’écran, la star incontournable c’est Wolverine. Bénéficiant dans les deux premiers films de pratiquement toutes les meilleures scènes (mis à part la sensationnelle intrusion de Diablo dans la Maison Blanche), de plans iconiques à souhait et de nombreuse punchlines, l’idée de générer encore plus de fric, pardon, encore plus de plaisir pour les fans à travers un spin-off entièrement consacré au personnage germe assez vite dans les têtes pensantes de la Fox. Le pitoyable troisième épisode entachant à peine la réputation de Logan. Et puis, ce film centré sur les origines de Wolverine est un bon moyen de redorer le blason de la franchise, retrouver la confiance des spectateurs et surtout donner la pleine mesure de ce personnage ambivalent, tenaillé par un instinct primaire prêt à supplanter une humanité vacillante. Un héros torturé n’hésitant jamais à tuer, à se salir les mains pour ses amis, ses partenaires, les mutants et le monde. Mais aussi un mec pétri de valeurs morales et d’un code de l’honneur, capable des pires atrocités mais aussi de transmettre aux plus jeunes des valeurs humanistes essentielles.
Enfin ça, c’est la définition du personnage de comics. Parce que le film de Gavin Hood se complaît à dénaturer 46 ans d’histoires et livre un Wolverine interdit pour les plus de 13 ans ! Le film de Hood réactualise la vision du docteur David Wertham qui dans les années 50 fustigeait les dangers représentés par l'accessibilités de comics violents (et d'horreur types E.C Comics) par nos chères têtes blondes. Oui, il faut dire qu'à l'époque, en l'absence de jeux vidéo et de films ultra-violents graphiquement, le diable n'avait pu s'incarner que dans des fascicules illustrés de 24 pages. Et alors que l'industrie des comics a depuis plusieurs années rejetté le Comics Code Authority qui régissait (soi-disant) leurs publications, X-Men Origins: Wolverine en est une terrible transposition servile (pas de sang, pas de jurons ni d'images choquantes...).

Qui a peur du grand méchant Wolverine...?
Le scénario tente de mixer plusieurs périodes des divers comics produits mais en voulant donner une certaine cohérence à l’ensemble ne parvient qu’à traiter superficiellement l’histoire riche en rebondissements de notre sociopathe préféré. Ainsi le prélude met en scène la fin de la mini série Origines, scénarisée par Paul Jenkins, magnifiquement mise en image par Andy Kubert et bénéficiant du travail de colorisation sublime de Richard Isanove, illustrant l’enfance de James Howlett, garçon chétif appelé à devenir plus tard l’indestructible Serval. On enchaîne ici avec James et son frère (ou plutôt demi-frère) Victor Creed alias Dents de Sabre prenant la fuite de la propriété paternelle et s’engageant tous deux sur un chemin fait de violence et d’affrontements puisqu’on les voit traverser l’Histoire du 20ème siècle en participant à toutes les guerres. Une entrée en matière réussie qui permet de définir en cinq minutes ces deux caractères antagonistes. Malheureusement cela se gâte assez vite par la suite. En fait, on se retrouve dans le même cas que Watchmen, une intro superbe mais un développement affligeant.

On retrouve également des références au passage remarqué et remarquable de 2001 à 2004 de Grant Morrison, scribe anglais qui en l’espace de 41 épisodes grandioses (la série X-Men étant rebaptisée pour l’occasion New X-Men le temps des épisodes 114 à 154 : limite les meilleurs jamais écrits pour ce titre, au moins à égalité avec la période Claremont/Byrne) a redéfini la place des mutants au sein de leur communauté, de l’espèce humaine toute entière et donnant de nouvelles perspectives sur le passé de Wolverine puisque l’on apprenait que dans le programme Weapon X, le "X" n’était pas une lettre mais bien un chiffre romain. Wolverine étant donc la dixième arme issue des laboratoires de cette officine secrète, Captain América étant la première… Bien sûr, le film fait également référence au chef-d’œuvre de Barry Windsor Smith, le graphic novel Arme X racontant par le menu les sévices subis par le mutant et ayant entraîné sa transformation en bête humaine et la perte de ses souvenirs. Mais une référence qui se limite au caisson dans lequel Logan est plongé afin de recouvrir ses os du métal indestructible qu’est l’adamantium. Toute la partie lavage de cerveau, confusion, perturbation de ses rapports à la violence et son humanité sont complètement éludés.

X-Men Origins: Wolverine

Mais arrêtons là les comparaisons stériles avec le matériau d'origine, on le répète assez souvent ici, toute transposition d'une oeuvre écrite à l'écran nécessite un travail d'adaptation, l'important étant surtout de ne pas avoir trahi l'essence, la nature même de l'oeuvre et des personnages. La simple reproduction à l'identique des cases ne satisfera que les pseudos fans se retranchant derrière un respect quasi intégriste de la scénographie pour masquer leur incompréhension flagrante des thèmes profonds qui animent leur objet de culte. La réflexivité des comics de Wolverine est peut être limitée ou moins riche que Watchmen (un exemple au hasard...) mais omettre la dimension bestiale et le déchirement intérieur qu'elle suscite serait impardonnable et traduirait moins une incompréhension du personnage que la volonté à peine voilée de le rendre accessible aux plus jeunes. Avoir de l'admiration pour un mec incontrôlable tuant et découpant sans état d'âme ses ennemis est impensable dans la société actuelle. Pensez, ça pourrait perturber un peu plus les jeunes (forcément influençables) et leur donner des idées. Quelque soit les "bonnes" raisons qui les ont animées, toujours est-il que notre cher tueur à six griffes a perdu ce qui faisait son intérêt, passant du statut de bête humaine à celui de super-héros de base, désespérément lisse.

…c’est pas nous, c’est pas nous.
Surprise, c'est finalement Liev Schreiber (Scream, Les Insurgés) qui parvient à tirer le mieux son épingle du jeu dans le rôle de Dents de Sabre, bien que le sadisme du personnage soit carrément oublié. Le film repose prioritairement sur le destin croisé de Wolvie et son demi-frère dont la différence morale était assez ténue dans le comic book alors qu'ici elle est surlignée au stabylo. Au cas où vous n’auriez pas compris que Wolverine est un héros et doit donc se démarquer distinctement de ses ennemis. Que l’ambiguïté d’une telle posture soit justement l’enjeu des histoires n’a jamais dû effleurer les exécutifs du studio.

Après leurs exploits guerriers aux quatre coin du globe, les deux frères d’armes et de sang sont rapidement enrôlés par le colonel Stryker pour servir dans un commando de l’ombre chargé de massacrer sans se poser de questions les ennemis de la nation et provoquer des renversements de régimes favorables à l’impérialisme yankee. Enfin, massacrer est un bien grand mot puisque malgré l’impunité que leur statut anonyme leur confère, ces barbares avides de sang et de combats se montrent assez soft dans leurs actions. A se demander pourquoi Wolverine décide de les quitter. Sans doute écoeuré par cette bande de bisounours en cuir. J’éxagère un peu mais on a droit à une démonstration de katana de Wade Wilson (futur Deadpool) certes élégante et virevoltante mais avare en membres tranchés. Admettons, faut pas choquer les gamins.

Mais pourquoi affubler Wolvie d’un mal de l’air ? Pour le rendre plus humain, jouer sur sa faillabilité ? Okay, mais ici on frise le ridicule. Et puis humain, notre ami Logan/James Howlett l’est un peu trop justement. La bestialité du personnage ne transparaît jamais à l'image, que se soit dans ses actions ou postures, on ne nous la rappelle qu'au travers de dialogues, lorsque Stryker exhorte son cobaye à laisser sortir la bête en lui ou que sa fiancée lui rappelle constamment qu'il n'est pas un animal. Tout au plus avant nous droit à deux plans le voyant hurler de rage (ô désespoir) en levant la tête vers le ciel ou fronçant les sourcils. Même pas le minimum syndical pour un héros faisant preuve d'une certaine sauvagerie lors de l'assaut du manoir de Xavier par les hommes de Stryker dans X-Men 2. Or ici, nul plan voyant Wolvie embrocher un adversaire, lui sauter à la gorge voire même recouvert du sang de ses "victimes". Même sans être trop démonstratif, il était tout à fait possible de créer des images fortes. Ah si, autant pour moi : nous pouvons admirer Wolverine se déchaîner, laisser libre court à sa rage sur…une échelle de secours.

De plus, le métrage pâtit d'un scénario simpliste, de rôles secondaires insipides (Dominic Monaghan et Will I Am des Black Eyed Peas) ou sous-exploités (l'agent Zéro et Deadpool). Mais les fans seront ravis parce que l'apparition tant attendue du personnage de Gambit, promise depuis la mise en chantier du second film X-Men, advient enfin. Mouais, c'est bien peu et surtout son intervention sera loin d'être mémorable puisque le personnage a autant d'épaisseur que les cartes à jouer qu'il lance. Tout comme le reste du casting, il n'est là que pour servir de faire-valoir à un héros ternissant de plus en plus sa légende. On notera les apparitions d'un Scott Summers (futur Cyclops) juvénile, du professeur Xavier et d'autres mutants aisément reconnaissables qui demeurent sympathiques mais n'ont d'autre but que de tenter de construire une continuité avec les films précédents.

Le meilleur dans sa partie ?
Endossant le rôle pour la quatrième fois, Hugh Jackman joue sur ses acquis et, pire, semble se contenir. Sans doute sa double casquette de producteur sur ce film et l’objectif de conquérir le grand public l’ont-ils enclin à brider son interprétation. Mais cela n’explique pas tout et surtout pas le fait que Wolverine puisse se laisser tromper par du sang factice. Alors que le grand Franck Miller (le scénariste/dessinateur, pas le réalisateur, nous sommes bien d’accord) en avait fait un pisteur doublé d'un tueur hors-pair ("the best there is at what I do "), le film le transforme en succédané de Charles Ingalls puisque l’on peut voir Wolvie jouer les bûcherons canadien et profiter d’un interlude bucolique dans la ferme des Hudson (ici des clones de Ma et Pat Kent). J’arrête là la longue litanie de défauts et autres bourdes sinon je vais finir par spoiler tout le film ! Oui, parce qu’il y en a d’autres… Cependant, ce qui est le plus frustrant et désespérant est de voir que ce soi-disant comic book movie ne possède aucun plan un peu travaillé ou reprenant des angles spécifiques à ce genre et mettant en valeur les actions démentes des personnages. Autrement dit, c’est filmé platement au mieux, au pire n’importe comment. Quand à la narration hyper linéaire, elle donne l’étrange sensation d’être dans un jeu vidéo où la progression n’est possible qu’une fois terrassé le boss du niveau considéré. Non, parce que je cherche toujours l’utilité d’un combat entre Wolverine et Bill Duke dit le Blob, sur un ring qui plus est. D’ailleurs à propos de support vidéo-ludique, c’est l’occasion d’évoquer l’inévitable adaptation du film pour toutes les consoles qui se trouve être plus réussie car respectueuse de la nature bestiale de son personnage et de ses capacités physiques et métaboliques (son facteur auto-guérisseur ).

Ainsi dans le film, vous ne verrez pas ça :

X-Men Origins: Wolverine

Ni ça :

X-Men Origins: Wolverine

Et encore moins ça :

X-Men Origins: Wolverine

Si vous voulez voir une véritable adaptation de ce personnage légendaire, vous devrez le faire mentalement en associant la bad-ass attitude de John McClane (vesion McTiernan, bien sûr. What else?), la violence et la sauvagerie de John Rambo (premier et dernier film en date) et revoir Gran Torino  dont Walt Kowalski est un somptueux Wolverine vieillissant. Quant à ses origines, soit les expérimentations subies ayant altérées sa mémoire et son identité, enfournez dans votre platine le DVD de La Vengeance Dans La Peau et avancez jusqu’au dernier quart d’heure, vous en aurez une excellente version tournée par Greengrass.

Désolé pour la critique qui peut sembler par moments décousue, rédigée avec peu de recul et que l’on peut donc considérer comme un bon gros coup de gueule !
Dire que l’on attendait des merveilles de ce film serait exagéré mais une telle radicalisation dans la ripolinisation fait froid dans le dos. Après la déconvenue Watchmen, les super-héros sont vraiment fatigués. Reviens Sam Raimi, ils sont devenus mous !
Avant d’aller voir le film (oui, vous allez y aller comme tout bon cinéphile curieux et un brin maso que vous êtes !), sachez qu’il bénéficie d’une séquence post-générique que je n’ai même pas eu la force de regarder après un résultat aussi affligeant. Vous me raconterez.
3/10
X-MEN ORIGINS: WOLVERINE
Réalisateur : Gavin Hood
Scénario : Skip Woods & David Benioff
Production : Lauren Shuler Donner, Richard Donner, Stan Lee, Hugh Jackman…
Photo : Donald McAlpine
Montage : Nicolas DeToth & Megan Gill
Bande originale : Harry Gregson-Williams
Origine : Etats-Unis
Durée :1h47
Sortie française : 29 avril 2009
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 1 Posté par Kenny Nodens le 28 avril 2009 à 11:23

Juste en bon gros fan-boy ultime des X-Men, je signale que Wolverine n'existe pas depuis " 46 ans d’histoires ". Au mieux, ce sont les X-men qui sont nés en 1963. Wolverine, lui, a fait son apparition dans un épisode de l'Incroyable Hulk en 1974 (merci Wikipedia pour la date exacte), soit 2-3 ans avant son intégration aux X-Men. 
Bref, donc, en tant que fan, je vais donc aller voir ce film, tout comme j'ai été voir le X-Men de Ratner... Et d'aprés les critiques (hé non, apparemment L'ouvreuse n'est pas la seule voix qui dégomme le film), je ne verrais pas ce genre de scène : 
 
Le plus rageant dans cette histoire, c'est que de nombreux fans des X-men ont fantasmés pendant des années de voir enfin une adaptation de leurs héros favoris au cinéma, et que le résultat sera tiédasse, alors qu'il y avait matière à une grande oeuvre, mélange de Délivrance, de Rambo, de Conan, suivant l'affrontement de Cain et Abel mutants à travers 150 ans d'Histoire Américaine... 
 
Bon, je vais me re-mater X-Men 2...
 2 Posté par Kenny Nodens le 28 avril 2009 à 11:26

Ah fuck, j'arrive même pas à placer une image de X2 dans une critique de X-Men Origines : Wolverine... Ce film est maudiiiiiit!!! 
Bloody Wolverine (X2)
 3 Posté par Bleuten le 28 avril 2009 à 13:20

Quand je vois le resultat calamiteux de Xmen 3 artistiquement parlant alors que le film a relativement bien marché au Box Office, je suis à moitié etonné de voir que le Spin off sur Wolvie, qui aurait pu etre une oeuvre brutale et violente à l'image du personnage dans les comics (comme le dit si bien Kenny), se solde par un actionner gentillé fait avant tout pour vendre des figurines aux gamins. 
 
Les films de Bryan Singer (Xmen 1 et 2 ainsi que Superman Returns), même si ils pouvait parraitre "lents" et pauvre en action aux yeux des fans de Michael Bay, demontrent que le bonhomme etait bien plus en mesure de faire honneur aux monstres sacrés de chez Marvel et DC et que les Ratner, Johnson et autre Hood ne sont que des faiseurs mediocres qui ne savent que servir la soupe à la Fox pour vendre des produits derivés. 
 
Une chance que des artisants comme Del Toro, Raimi ou Nolan arrivent encore à tenir la barre de leur franchise. 
(pour combien de temps encore ?)
 4 Posté par Zug le 28 avril 2009 à 21:42

Kenny : Tu as raison, j'ai fait une boulette. Je sais pas pourquoi j'ai associé la date de création des X-Men par Stan Lee avec le Giant Size X-Men n°1 qui voyait la première apparition des uncanny X-Men (avec Serval dans le groupe, donc)et lui paru en 1975. 
Toutes mes excuses. 
Effectivement, Serval apparaissant un an auparavant, soit 1974, dans deux épisodes de Hulk (le n°180 en dernière page et le 181). Et en tant que fan absolu du perso auto proclamé, ça la fout mal, oui je sais !
 5 Posté par Bleuten le 28 avril 2009 à 22:08

En même temps, Bret Ratner s'etait aussi autoproclamé "plus grand fan des Xmen" pendant la promo de sa bouze, alors... 
 
:zzz
 6 Posté par Manna le 28 avril 2009 à 23:00

Il a vu et surkiffés les films. 
Quel choc ça été lorsqu'il s'est rendu compte que l'univers des héros emblématiques de la marvel est aussi vaste que la mythologie grecque.
 7 Posté par Gael de Cinevip le 28 avril 2009 à 23:58 | website

Concernant Hugh Jackman je suis pas super d'accord concernant son interprétation... il me laisse vraiment sur ma faim et encore plus dans cette épisode. Manque de violence non contenu, pas de bestialité. Par contre c'est vrai que Liev Shrieber est très convainquant !
 8 Posté par Noonsa le 30 avril 2009 à 08:47

Pourriez-vous siter une grosse licence récente, un blockbuster récent, n'obéissant pas au politiquement correct? au dictât commercial? 
 
J'n'ai pas réfléchi des heures mais permettez-moi mon pessimisme.
 9 Posté par Zug le 30 avril 2009 à 09:17

\"Pourriez-vous siter une grosse licence récente, un blockbuster récent, n\'obéissant pas au politiquement correct? au dictât commercial? \" 
 
The Dark Knight, les trois Spider-Man, Hellboy 2 
 
je gagne quoi ? ;)
 10 Posté par Kenny Nodens le 30 avril 2009 à 11:00

=>Noonsa 
Je vais faire mon gros lourdaud, mais X-Men 2, quoi... Des soldats du gouvernement qui attaquent une école et tirent sur des gamins, Wolverine qui plantent et tuent plusieurs de ces soldats, des humains plus monstrueux que les mutants qu'ils traquent (Stryker et son fils...), etc... Je rejoins Zug pour The Dark Knight et Hellboy 2, et seulement les 2 premiers Spiderman, mais X-Men 2 est une vraie bonne adaptation bien sombre, cependant moins que la bd qui lui sert de référence "God loves, Man Kills" ("Dieu créé, l'homme détruit" en VF) qui est certainement une des bds utilisant des héros mainstreams les plus noires jamais écrites... ça parle de racisme, de meurtres d'enfant, d'intégrisme religieux, on y voit les x-men s'y faire buter, d'autres faire des cauchemars absolument traumatisants... Si vous ne devez lire qu'une bd X-Men, c'est celle-là qui faut lire... Et puis c'est tout... En même temps, j'imagine même pas la gueule des producteurs cherchant une idée pour du merchandising autour d'une adaptation fidèle de cette bd au cinéma... Des figurines de x-men morts, le professeur Xavier crucifié comme Jésus??? Là est le vrai problème... Un vrai blockbuster doit être visible par le plus grand nombre... donc, forcément adouci, arrondi... Las...
 11 Posté par Brom Bones le 30 avril 2009 à 16:28

Pour info, dans la scène post-générique (enfin celle que j'ai vu, paraît qu'il y en a plusieurs en fonction ds pays :?), on retrouve Wolvilounet dans un bar quelque part en Asie du sud-est. La barmaid top sexy lui file un verre de whisky et lui demande "vous buvez pour oublier ?". Et il répond "non, je bois pour me souvenir".  
Ca valait le coup de faire des reshoots quoi.
 12 Posté par franck le 01 mai 2009 à 21:56

je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites sur captain america et wolverine. Captain america c'etait un projet de l'armée US, alors que wolverine c'etait le departement K pour l'armée canadienne.
 13 Posté par Thibault le 02 mai 2009 à 09:23

Ce qui m'a le plus gêné dans ce film,c'est la sensation d'inachevé frappant chaque scène, comme si tout sortait de nulle part, et ce durant tout le film. Particulièrement pour le combat contre Death Pool.
 14 Posté par Zug le 02 mai 2009 à 16:11

Franck : Je me référais au run sublimissime de Grant Morrison (New X-Men 114 à 154). Une réinvention de "l'Histoire" que je trouve logique (dans la structure interne du comics)et géniale.
 15 Posté par Zug le 02 mai 2009 à 21:03

"Captain america c'etait un projet de l'armée US, alors que wolverine c'etait le departement K pour l'armée canadienne." 
 
Alors pour être vraiment précis, Wolvie a effectivement fait partie du programme du département K de l'armée canadienne qui consistait a mettre sur pied la première équipe de super-héros Canadiens, Alpha Flight. Wolverine devant en être le leader. Programme supervisé entre autres par James Hudson qui, avec sa femme, recueillirent un Logan apeuré et désorienté peu après son évasion du complexe de l'Arme X où lui fut "offert" l'adamantium recouvrant son squelette.  
Ouala pour la petite digression purement comics.
 16 Posté par Sonocle Ujedex le 03 mai 2009 à 11:29 | website

Bron Bones> ça augure peut-être l'envie d'adapter la myhtique saga des pérégrinations de Wolverine au Japon. 
 
Mais parmi tant d'autres, il y a celle qui augure un éventuel film de Deadpool (que je trouve infaisable tant ce personnage est terrible, sauf si ils veulent le gâcher comme avec le Punisher): 
Quote:
En réalité, à la toute fin du film, plusieurs scènes additionnelles ont été tournée. L'un d'entre elles concerne Deadpool: Gros plan sur les décombres. On aperçoit le bras de Deadpool avec son sabre déployé. Puis le sable rentre dans le bras qui s'anime et fouille le sol à la recherche de...sa tête. Pour la première fois, Deadpool n'a plus la bouche bloquée. Il ouvre alors les yeux d'un coup et regarde fixement la caméra en poussant un "shhhhh..." bien connu des fan du comics! Cela présage donc une suite évidente autour du personnage de Deadpool!

 
 
extrait de la page "Deadpool" de Wikipédia.
 17 Posté par karine le 03 mai 2009 à 15:56

Ce wolverine est une déception! à aucun moment je n'ai été intéressée par ses aventures alors que j'étais plus que bien disposée à son égard. il est devenu dans ce film : plat, chiant, culcul la praline, sans aucune verve... Contrairement à toi, j'ai détesté l'introduction avec les gamins, et la liste de toutes les guerres passées. On aurait dit un "il était une fois" sans saveur. Erk pour ce film qui gâche vraiment le héros! 
Au contraire, et juste parce que tu en parles dans le post, j'ai beaucoup aimé Watchmen, que je trouve fidèle à la BD. En plus, le Rorschah est bien trouvé.
 18 Posté par Noonsa le 04 mai 2009 à 09:53

Film visionné. Mission accomplie. Film moins accompli. Je passerai sur les débats sans fin de la fidélité du film au comic, vu que d'une part je ne connais pas les bd, et que d'autre part débattre sur le net... il y a longtemps que j'ai arrêté d'y croire. 
 
Alors oui, ce héros tient ô combien plus du pacifiste romantique que de l'animal enragé, celui qui n'achève jamais ses agresseurs pour offrir de meilleures opportunités aux savants fous destructeurs, au frère criminel... Sa bien-aimée n'a de cesse de le lui repéter: il n'est pas un animal, il ne doit pas tuer quelqu'un d'infiniment dangereux qui complote depuis toujours pour le tuer et tuer ses proches... Très émouvant, les beaux yeux de la belle balaient d'un coup de cils des siècles du droit à se défendre, d'user d'une arme. Vous avez dit moral à laquelle personne ne croit? Ou ficelle scenaristique? L'un dans l'autre, on y croit pas. 
On ne croit en rien d'ailleurs. Seulement à ces certitudes, que la belle qui risque de mourir à chaque cauchemar de son velu d'amant, va mourir, et voit arriver le moment, cristallin. Bein, paf! une subtilité romanesque nous fait imaginer que l'enterrement d'un proche échappe à toute vigilance. Bref... 
 
Ne fuyez pas, c'est un bon film d'action! Quand on va voir un blockbuster dans un complexe ciné on sait autant que l'on aura à faire des concessions mettant à mal notre sens de la logique et de la vérité, que l'on fera des concessions pour les amoureux du mobile-pop corn. 
Les combats sont évidemment stylés, suffisamment, ralentis aussi... plutôt brefs, mais les scènes assez nombreuses... Le film porterait un suplément d'âme qu'on ne s'en plaindrait pas. Au contraire.
 19 Posté par nobody smith le 04 mai 2009 à 18:18 | website

Quote:
Ne fuyez pas, c'est un bon film d'action!

 
 
Ben justement, je trouve que le film est loin d’atteindre ce niveau. N’ayant aussi qu’une connaissance limitée des comics (je suis complètement dépassé par les différentes explications avancées dans la critique et les com), j’aurais pu faire preuve d’indulgence si le spectacle offert avait le mérite de remplir son office. Or j’ai trouvé ça d’un ennui mortel (à l’inverse du troisième opus qui lui au moins se laissait suivre) : mise en scène d'une mollesse sans nom (Gavin Hood vient me confirmer qu’il est définitivement une tache), scènes d’action illisibles, CGI simplement honteux... Même à prendre comme un simple blockbuster, c’est un phénoménal ratage.
 20 Posté par Gillou le 05 mai 2009 à 18:00

nous on a trouvé Liev Schreiber lamentable dans ce film. 
 
Sinon oui c'est un blockbuster, lisse, avec de bonnes scènes d'action, et c'est tout ce que j'en espérais. Arrêtez de pinailler avec les comparaisons manga/film. 
 
les ficelles pour s'enchainer avec les autres opus ne sont pas terribles (apparition du professeur Xavier, Shrinker épargné...) 
 
Enfin, je l'ai trouvé bien meilleur que X-men 3, mais moins bon que les 2 premiers opus.
 21 Posté par Gillou le 05 mai 2009 à 18:01

lire "comics/film" bien sûr, et non "manga/film" .....
 22 Posté par Kenny Nodens le 09 mai 2009 à 09:57

Film vu. Pas aussi mauvais que semble le dire beaucoup de monde. 
Mais ce qui m'a le plus gêné, outre la version édulcorée du personnage de Wolverine (quoique...), c'est l'escroquerie du titre "Origins"... 
Ben oui, vu que les origines de Wolvie sont dévoilées dans les 15 premières minute du film, générique (excellent) compris, et que le reste est juste UNE aventure de Wolverine avant les X-Men (ouais bon, on le voit se faire injecter l'adamantium, mais déjà tout vu en mieux dans X-Men 2)... Donc, pas de surprises réelles, un blockbuster familial, avec des mutants, des scènes d'action, un peu de romantisme, et l'affaire est jouée... 
Ni bon, ni mauvais... Juste que la fin n'est pas au niveau du début... Comme un délicieux soufflet au chocolat qui se dégonfle comme un vieux pneu... Mieux que X-Men 3, moins bien que les 2 premiers, mais contrairement à Gillou, j'ai trouvé le casting impeccable...
 23 Posté par spaces le 09 mai 2009 à 11:30

Je me suis toujours demandé l'intérêt de faire un origin sur Wolvi, alors qu'il est l'un des principaux perso de X1 et 2, la suite logique aurait été un X3 centré sur Wolvi, avant que Ratner -nullisime- reprenne la franchise...
 24 Posté par pau le 09 mai 2009 à 17:59

Viens de voir cette bouse plus proche de Underworld que des Singer. Liev Schreiber explose les frontières du cabotinage gros-vilain-à-gros-rictus. Heureusement que Hugh Jackman est racoleusement, et sans honte aucune devant la grossièreté du procédé, foutu à poil sous tout prétexte. Stratagème d'ailleurs similaire aux plans serrés sur le cul de Kate Beckinsale par Wiseman. Ca passe le temps et ça détourne l'attention de la "substance" de l'oeuvre.
 25 Posté par Isokilla le 09 mai 2009 à 19:45

Quote:
avant que Ratner -nullisime- reprenne la franchise...

 
 
Petit H.S 
 
En parlant de Brett, bonne nouvelle ! il ne pourra assurer la réalisation de Conan, ne me remerciez pas de vous soulagez. 
 
Fin du H.S
 26 Posté par Banchiviste le 10 mai 2009 à 14:54 | website

Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, la franchise Conan est aux mains du groupe Nu Image ! 
Donc d'emblée, Ratner ou pas Ratner, vous oubliez. 
Pas la peine de vous laisser abuser par les déclarations alcooliques d'amateurs connectés au web : "Aloors.. moi... moi ch'dis... ch'dis que c'est McTiernhips... McTiernan... qui va... hips... réaliser Conan.." avant d'envoyer l'information, certifiée exacte par la Commission Pastis-Ricard, à des sites geeks américains. 
 
Le seul français à avoir eu des infos de première main sur la relance de la franchise Conan, c'est Xavier Gens à qui on a proposé le film. Lui a entendu les arguments de la production; on lui a présenté la forme du projet. Et sa seule réponse fut "J'ai trop d'admiration pour le film original et le personnage; je ne peux que refuser" 
 
Conan par Nu Image, à moins d'une intervention divine, ça sera au mieux du niveau de la série télé.
 27 Posté par Christian le 10 mai 2009 à 16:43

Je te trouve un peu fataliste là non ? On leur doit pourtant le très bon JOHN RAMBO.  
 
D'ailleurs, je suis en train de (re)découvrir CONAN avec les nouvelles et superbes éditions de Bragelonne, avec une introduction passionnante de Patrice Louinet. Excellent travail de réédition.
 28 Posté par Isokilla le 10 mai 2009 à 19:49

Quote:
Conan par Nu Image, à moins d'une intervention divine, ça sera au mieux du niveau de la série télé.

 
 
Possible, mais c'est toujours rassurant de avoir que Brett se barre, ce qui ne veut pas dire que le film sera un chef d'oeuvre. Comme on dit, on nourrit l'espoir comme on peut.
 29 Posté par le duc le 25 mai 2009 à 15:28

en gros, si on adapte un comics façon "grand public", on fait de la merde et si on respecte trop le matériau de base, on est chiant et on a pas de point de vue (cf watchmen). 
 
pour ma part, j'ai trouvé que xmen origins était un honnête divertissement et je me félicite que hood ne soit pas tombé dans le totalnawak de la bd originale. je prie également que la franchise soit abandonnée avant que les persos ressuscitent à foison façon JR dans dallas ...  
 
voilà, pour ceux qui liraient cette critique de vieil aigri encore emprisonné dans les 80's ou même encore avant, xmen origins vaut la peine d'être vu car il renoue avec la film de super-héros qui se prends pas au sérieux au point d'en devenir ubercasse-couille (dark knight) ou geeko-mièvre pour puceaux de trentenaires (spiderman) 
 
bien à vous
 30 Posté par L'ouvreuse le 25 mai 2009 à 20:27

En gros, tu as tout à fait le droit de simplifier à l'extrême ce qui entre dans ton cerveau, mais que cela te donne le sentiment que tu puisses en conséquence traiter ton interlocuteur d'aigri, de puceaux et autres doux petits noms te rapproche un peu plus du bannissement d'IP. 
 
Bien à toi, et à quiconque s'aviserait à ressasser encore et encore ces mêmes anathèmes lamentables qu'on ne tolèrera plus.
 31 Posté par le duc le 26 mai 2009 à 10:43

boaf, me bannir par ip m'empêchera pas de dormir étant donné que je ne visite ce site que 2 fois par an et uniquement pour vérifier si les critiques sont toujours aussi indigentes. 
 
La critique de xmen origins est un exemple criant de ce que je n'ai pas envie de lire sur la toile. Du flingage de blockbuster familial par du puriste à la recherche, dès le départ, de quoi que ce soit donnant matière à s'offusquer, en omettant systématiquement toute contextualisation du métrage. 
 
J'ai personnellement du mal à reprocher à xmen origins de ne pas verser dans la tripaille, de montrer le coté "animal" de wolverine, sachant que le film est annoncé "grand public", budgété en conséquence, que pléthore de jouets et autres produits dérivés inondent le marché. 
 
si j'avais quelques reproches a adresser, je prendrais plutôt le contre-pied de cette critique que j'estime de plus en plus à coté de la plaque :le film propose trop de violence et d'action par rapport au public auquel il est destiné.
 32 Posté par L'ouvreuse le 26 mai 2009 à 11:05

Ce qui proposait trop de violence était ton message précédent. 
 
Et je répète : si lire de l'indigence deux fois l'an te rends si hargneux, pense à baisser la dose.

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