Les Esquimaux Euhouards 2007 - La Cérémonie

En direct du Palais des Glaces

Deux mois après les nominations Yéti de décembre dernier et un vote interne au sein de l'Académie de l'Ouvreuse, il est temps de sortir les résultats du freezer afin de connaître les winners du cinéma, les lauréats de la seule glace qui ne reflète pas l'ego.

Je vois que vous trépignez d'impatience, attendant fébrilement de savoir qui va hériter des bâtonnets pour se faire battre parmi la crème glacée du cinéma. Ne traînons plus. Mesdames, Messieurs, je suis fière et émue de déclarer ouverte la première cérémonie des Esquimaux Euhouards !


Esquimau de l'acteur ou de l'actrice qui fait tiep

Ils nous émeuvent ou nous font rire, ils nous intriguent et nous passionnent, ils sont le reflet de nos âmes, nos alter ego de pellicule, imprimés dans la lumière pour l'éternité. Mais des fois pour payer les dernières traites de la BM, ça joue dans des grosses bouses immondes en gesticulant dans tous les sens au point que le spectateur ressente de la gêne, voire de la honte : ce sont les acteurs.

Récompensant une performance s'affinant tout au long d'une saga faisant déjà partie de l'Histoire du Cinéma, l'Esquimau de l'acteur ou de l'actrice qui fait tiep revient donc à :

Bernard Farcy dans Taxi 4 !


Bravo Bernard, ce n'était pas évident tant Monica fait tout pour recueillir un premier trophée.
Et dans le duel des mastodontes, le petit bijou de Krawczyk prend une longueur d'avance sur le chef-d'œuvre de Wiseman.


Esquimau du titre consternant

L'inconvénient majeur dans une cinématographie nationale si foisonnante, si diversifiée, si belle, si intéressante, est que le public se bouscule, se marche même dessus pour courir voir en salles ces innombrables bijoux conçus chaque année par nos artistes, empêchant le peuple de travailler plus pour gagner plus. Fort heureusement, nombre de nos cinéastes mettent tout en œuvre pour éviter des émeutes à risque en ciselant leurs créations d'un titre repoussant même les plus téméraires des cinéphiles.

A ce titre (*coup de baguette sur la cymbale*), l'Esquimau du titre consternant revient à :

Et Toi, T'es Sur Qui ? de Lola Doillon !


Il fallait bien une vraie interrogation métaphysique pour repousser le public ado d'un film d'ados pas fait pour les ados, histoire de se les mettre à dos.


Esquimau de l'affichiste qui des fois oublie la relative nécessitée de trouver un public pour la carrière d'un film

Si le Septième Art était un Art de l'image, nous le saurions, depuis le temps. Ainsi, que représente une affiche si ce n'est cette vulgaire volonté de communiquer visuellement avec le bas peuple ?

Et comme je n'ai pas que ça à fiche, remettons tout de suite l'Esquimau de l'affichiste qui des fois oublie la relative nécessitée de trouver un public pour la carrière d'un film à :

4 Mois, 3 Semaines, 2 Jours !

Affiche 4 Mois, 3 Semaines, 2 Jours


Une palme, une image, un titre. La sobriété au service de l'inventivité. Les plus grands lui rendent déjà hommage.

Affiche King Kong Roumain
Affiche King Kong Roumain















Esquimau de la photo vraiment moche, que même "les goûts et les couleurs gnagnagna" ça peut pas marcher là

A Robin Renucci qui le regardait avec admiration, Régis Wargnier demanda s'il voulait sa photo. Trop ravi de la proposition, l'acteur s'empressa de répondre par l'affirmative, avant de comprendre la méprise. Quel taquin ce Régis.

Récompensant le mouvement "gris sur gris, thon sur thon", L'Esquimau de la photo vraiment moche, que même "les goûts et les couleurs gnagnagna" ça peut pas marcher là revient donc à :

Pars Vite et Reviens Tard de Régis Wargnier !


Soit le contraire d'une remise de prix, où tout le monde veut revenir vite, mais part tard.
Et Die Hard 4 rate l'occasion de revenir sur son concurrent. Même ça, il rate, Wiseman. Et de loin vu qu'il n'y avait pas photo.


Esquimau du film de droite : Prix de la presse indépendante

Une fois l'an, la presse fière et indépendante fait pénitence. Reconnaissant qu'il est compliqué de crier au réac et au nazi devant tout et n'importe quoi (et surtout pour satisfaire n'importe qui), elle assume sa philosophie le temps d'une cérémonie en récompensant l'œuvre la plus à même de représenter ses idéaux.

Sans réellement de suspense, l'Esquimau du film de droite, Prix de la presse indépendante revient à :

Die Hard 4 de Len Wiseman !


Transformer une icône de la contre-culture, un cow-boy réellement badass, en vieux con stupide et réac, tout en recueillant les lauriers de la critique, cela méritait bien un prix.
Et grâce à cette performance Wiseman rejoint Krawczyk (qui triche avec deux joyaux en compétition).


Esquimau de la suite ou de la préquel qui n'a pas été faite pour la thune mais par nécessité de creuser les thèmes plus profondément parce que tout n'avait pas été dit

Godard disait : "Les bouses, c'est comme les burnes, ça va souvent par deux". Ou alors c'était Max Pécas, je sais plus, je les confonds souvent. Toujours est-il que l'année 2007 fut riche en suites, très décevantes ensuite. Et oui, en allant voir des navets au cinéma on ne s'en tire pas sans séquelle.

Et tout de suite (*coup de baguette sur la cymbale*) l'Esquimau de la suite ou de la préquel qui n'a pas été faite pour la thune mais par nécessité de creuser les thèmes plus profondément parce que tout n'avait pas été dit revient à :

Die Hard 4 de Len Wiseman et Taxi 4 de Gérard Krawczyk ex-æquo !


Holalala ! Même Julien Leclercq n'aurait pas écrit un tel scénario ! Deux prix pour chacun des deux favoris de la soirée. Tout reste possible, et cela confirme en plus la maxime citée plus haut. Pour peu on croirait les votes arrangés.


Esquimau du surf sur la vague geek

Un geek, qu'est-ce c'est ? C'est un être fragile, complexe et profond. Un être bizarre aussi ("zarbi le geek !" s'écrient souvent ceux qui ne le comprennent pas). Mais c'est avant tout le spectateur étalon depuis maintenant une dizaine d'années. Et oui, Mesdames et Messieurs de cette audience respectueuse du Palais des Glaces, je vous vois interloqués, mais pourtant il en est ainsi dans les zones barbares et sauvages que l'on nomme "l'autre côté de nos frontières d'exception où qu'y a que des gens qu'on comprend pas".
Le geek est donc courtisé, les pires crevards du cinéma étant prêts à tout pour ramasser un peu plus.

Et grâce à www.moi.net, ils ont enfin leur prix ! Ainsi, l'Esquimau du surf sur la vague geek revient à :

Die Hard 4 de Len Wiseman !


Il faut dire que Wiseman avait tous les atouts : un h4ck3r r0xx0r qui écrit son propre nom en l33t pour passer incognito, ayant le pouvoir de parler à une hotline quand tout circuit électrique est coupé, des cascades débiles en CGI et des figurines en résine vivantes qui décident du scénario. Pwned, comme on dit.
Wiseman passe enfin devant Taxi 4. Définitivement ?


Esquimau du documentaire engagé qui indigne parce quand même hein

"Engagez-vous, engagez-vous" qu'il disait. Ben oui mais ce n'est pas toujours évident d'enfoncer des portes ouvertes avec l'air béat de la découverte. Même si l'an dernier nous avons frôlé les courants d'air avec quantité de métrages documentaires rappelant au spectateur concerné que le monde qu'il a quitté en allant au cinéma sera globalement le même quand il le retrouvera. Mais entre temps il aura eu l'occasion de s'effarer (et si, c'est vrai). Reste à déterminer si c'était à cause du fond ou de la forme.

L'Esquimau du documentaire engagé qui indigne parce quand même hein revient donc à :

Sicko de Michael Moore et Jesus Camp de Heidi Ewing & Rachel Grady ex-æquo !


Cela tombe bien, une bonne glace au camping c'est toujours appréciable. De même lorsque l'on a de la fièvre.


Esquimau de la séquence qui ressemble à du cinéma et non à un téléfilm France 3 Picardie

Attention, voici la Häagen-Dazs de la soirée, l'un des prix les plus prestigieux des Esquimaux, récompensant ces fous rétrogrades qui osent encore de faire du cinéma, vous vous rappelez, "le cinéma" ? Ce truc avec des images, du mouvement, du son, de la musique, et dont le tout donnait un sens, un récit, voire des émotions. Voyez pas ? Dommage. Car avant que la Picardie soit désignée capitale culturelle de la France par le traité de Télédrama (un traité par le mépris), les cinéastes avaient le droit moral de faire du "cinéma".

Bref, sans plus attendre, l'Esquimau de la séquence qui ressemble à du cinéma et non à un téléfilm France 3 Picardie revient à :

La naissance de Sandman dans Spider-Man 3 de Sam Raimi !


Séquence en effet somptueuse ; on regrette d'autant plus que ce Sandman ait éparpillé ses grains de sable dans la mécanique scénaristique du père Sam.
Et pourquoi toujours la Picardie, au fait ?


Esquimau de la séquence qui ressemble à un téléfilm France 3 Picardie

"Mais, Madame, l'homme du Picardie, c'était le capitaine Picard ?" me demanda un jour un spectateur un peu concon sur les bords. "Pas encore", lui répondis-je, "mais attends que J.J. Abrams fasse son film sur Star Trek, et là tu verras probablement que l'Enterprise peut avoir la même classe qu'une péniche". Et donc être digne d'un téléfilm France 3 Picardie.

Tout ceci pour introduire l'Esquimau de la séquence qui ressemble à un téléfilm France 3 Picardie, qui revient au :

Quiproquo gogololesque du restaurant dans Si C'était Lui de Anne-Marie Etienne !


Première récompense pour le groupe activiste du Projet Chaos ! La rébellion est dans la place. Planquez les petits fours du gueuleton ! (car ça fait fondre les glaces, les fours) (*coup de baguette sur la cymbale*).


Ils nous ont quitté


Refroidissons l'atmosphère un bon coup avec un hommage forcément vibrant à tous ceux qui nous ont quitté en 2007.




Esquimau du scénario écrit par mon cousin Baptiste, 12 ans

Voici venue l'heure de l'Esquimau couronnant les exquis mots des scénaristes : du film de festival, du blockbuster estival, du film d'auteur français, de le série B : les nominations de cet Esquimau étaient sans appel : personne n'est à l'abris d'écrire de la daube, pas même mon cousin, c'est dire.

L'Esquimau du scénario écrit par mon cousin Baptiste, 12 ans revient à :

Gary Goldman, Jonathan Hensleigh et Paul Bernbaum pour Next de Lee Tamahori !


Comme quoi, on peut écrire Total Recall ou Die Hard 3 et finalement obliger K. Dick à faire un salto dans sa tombe (qui va finir par s'inscrire dans un cirque, à force).


Esquimau du critique œuvrant avec talent pour la reconnaissance et le respect de son métier

"Lé critik cé dé frustrays, ptdr" argumentent régulièrement les intellectuels que sont Luc Besson, Michael Youn et Cali. Et il est vrai qu'à la vue de ces artistes esthètes et spirituels, on a vite fait d'être aigri de ne pas faire partie de leur caste.
Heureusement, des critiques se sacrifient chaque année en livrant papiers nauséeux et articles déconcertants de bêtise afin de conforter la clique Younesque dans son délire névrotique. 

Ainsi, l'Esquimau du critique œuvrant avec talent pour la reconnaissance et le respect de son métier revient à :

Isabelle Motrot de France 2 et Cécile Muri de Télérama ex-æquo !


Sévices publics et Télédrama récompensés pour leur traitement invariablement arriéré de l'actualité du cinéma. Un tel arriéré, cela s'appelle d'ailleurs un déficit.


Esquimau du succès public qu'on n'a toujours pas compris pourquoi

Peut-être la conséquence du prix précédent : le public, des fois, sans qu'on comprenne pourquoi, s'empresse d'aller en masse voir de sombres navets. Et le pire, c'est qu'il aime ça. Certes, les légumes c'est bon, mais une bonne glace c'est quand même meilleur !

L'Esquimau du succès public qu'on n'a toujours pas compris pourquoi revient à :

Pirates des Caraïbes 3 et Die Hard 4 ex-æquo !


Troisième chapitre d'une franchise lourdingue et troisième film d'un cinéaste complètement stupide : un spectateur averti en vaut donc deux au box-office.
Quatrième prix de la soirée pour Wiseman. Va-t-il repartir avec un bac de glace vanille / caramel ? Suspense.


Esquimau du meilleur film boudé par le public

Balancier naturel par rapport au prix précédent : quand le public va voir des bouses, forcément il n'est pas entrain de se régaler la rétine devant les bons films. Cet Esquimau a donc pour but de redonner du baume au cœur à des auteurs véritablement incompris.

L'Esquimau du meilleur film boudé par le public revient à :

Hot Fuzz d'Edgar Wright !


150 000 spectateurs pour un petit bijou d'action et de comédie par les auteurs de Shaun of the Dead ! Que s'est-il passé ? A croire que ce sont surtout les faux buzz qui vous intéressent.


Esquimau du film adulé par la presse, déjà oublié

Tous les goûts sont dans la nature, mais les mauvais ont la fâcheuse tendance de trouver aisément des porte-étendards au sein des rédactions (et quand je dis rédactions je dis "grandes salles dans lesquelles s'active un contingent de personnes censément instruites", pas "feuilles A4 noircies par un élève de cinquième").
Comme la presse, pudique, aime bien oublier ses films adorés que tout le monde a rapidement oubliés, l'Esquimau qui suit servira de panse bêtes.

L'Esquimau du film adulé par la presse, déjà oublié revient à :

La Cité Interdite
de Zhang Yimou !


Etre directeur de la communication de l'office du tourisme de Hu Jintao ne suffisait pas à Zhang Yimou, il fallait aussi qu'il soit sponsorisé par le lobby des opticiens. Mais dans la presse, on a des yeux bioniques, qui servent entre autres à voir les films à travers les paupières, quand on dort. Tel que nous le voyons, ça marche moyen.


Esquimau du meilleur film détesté par la critique

Tous les goûts sont dans la nature, mais aussi dans mon panier : fraise, vanille, pistache, chocolat, mangue… Des glaces de toutes les couleurs pour satisfaire tous les palais (des Glaces, donc). Oui je me fais un peu pub car c'est l'entracte.
Remarquez que jusqu'ici aucun intermittent n'est venu insulter la ministre de la culture, c'est dommage, on ne passera pas au zapping.

Bref, comme la presse, pudique, aime bien adorer les films autrefois abhorrés, l'Esquimau qui suit est à conserver une quinzaine d'années dans le congélo afin de prouver aux futurs petits malins que non, on n'est pas une vieille bringue qui fabule.

L'Esquimau du meilleur film détesté par la critique revient donc à :

La Légende de Beowulf de Robert Zemeckis !


Somptueusement ignorée ou dénigrée par la critique, cette date de l'histoire du cinéma fera jaser les forums dans vingt ans, quand les revues éditeront le THDX-Uber-DVD-purple-ray en expliquant la révolution que fut le film à l'époque, et qu'elles confectionneront dossiers et analyses en se gardant bien d'analyser l'accueil critique à sa sortie. Tandis que tous ceux ayant une mémoire supérieur à trois jours s'abstiendront de dire quoique ce soit car dans vingt ans comme qu'aujourd'hui, stigmatiser les (grossières) lacunes des autres sera "une activité d'aigri, lol".


Esquimau de la prise de risque artistique alliée à un parti pris visuel fort : Prix spécial Unifrance pour la diversité du cinéma français et sa promotion

Un peu comme aux Césars, nous arrivons aux prix dont tout le monde se fout car pratiquement personne n'a vu les films concernés. Et c'est bien dommage !

L'Esquimau de la prise de risque artistique alliée à un parti pris visuel fort : Prix spécial Unifrance pour la diversité du cinéma français et sa promotion revient à :

J'veux pas que tu t'en ailles de Bernard Jeanjean !


Et c'est celui qu'on donnait le moins favori qui remporte la récompense à la surprise générale (qu'on appelle aussi surprise du chef).
Signalons que c'est le deuxième Esquimau pour le Projet Chaos. Tremble, Establishment, tremble !!


Esquimau de la prise de risque pas payée : Prix spécial du public ingrat (oui vous n'êtes que des ingrats !)

Nous nous rapprochons inexorablement de l'instant que tout le monde attend, mais où est le plaisir si une cérémonie n'est pas interminable ? Oui, là, si on veut, cela dépend de ce que vous faites de vos esquimaux.
Mais sans plus attendre, pointons un gros doigt accusateur sur toi public, petit salopard qui ne daigne pas lâcher huit malheureux euros pour assister à des drames neurasthéniques produits en série (qui, assez bizarrement, se retrouvent souvent dans les sections "parallèles" des festivals).

L'Esquimau de la prise de risque pas payée : Prix spécial du public ingrat (oui vous n'êtes que des ingrats !) revient à :

Ma Place Au Soleil
de Eric de Montalier !


Espérons que Mr Montalier s'installe un peu à l'ombre, un Esquimau en plein soleil ayant rarement une durée de vie très conséquente.


L'exigeante sélection parallèle Un Certain Regard Sur Ton Cul

Le plan cul dans un film, c'est un peu comme l'oncle rigolo dans un repas de famille : on vient pas forcément pour lui mais on est content si on le voit. Selon le genre, le plan cul peut même devenir un contrat avec le spectateur, un label qualité qui met en confiance.
Notez la perfidie de ce prix, les esquimaux étant fortement déconseillés pour réussir un beau plan cul.

L'exigeante sélection parallèle Un Certain Regard Sur Ton Cul a choisi de récompenser :

Les plans cul du casting du Boulevard de la Mort de Quentin Tarantino !

Boulevard de la Mort

Avec sa qorale de bonnasses, Q proposait en effet une belle panoplie de plans cul, logique donc qu'il l'emporte haut la fesse, mais paradoxal pour un fétiche des pieds.




Esquimau d'Or du réalisateur aussi relou que son film

Et voici venu le moment fatidique, l'Esquimau suprême, le prix magnum, ne récompensant pas seulement une œuvre ni un travail, mais un état d'esprit, une philosophie, une culture : celle de l'antipathie.

L'Esquimau d'Or du réalisateur aussi relou que son film revient à :

Julien Leclercq pour Chrysalis !


"Nardin'amouk l'Esquimau !!" Et oui, grosse désillusion pour Gérard Krawczyk, qui ne peut s'empêcher de manifester sa déception. Avec deux films et cinq nominations, il passe quasiment à côté de tous les prix majeurs.
C'est donc la nouvelle génération qui l'emporte cette année, avec Julien Leclercq, mettant tout le monde d'accord dès son premier film : arrogance, intolérance à la critique, égocentrisme, le tout pour défendre un long-métrage dont le manque de propos et de réflexion est assez inexplicablement proportionnel à la confiance que lui font les producteurs. Ce qui n'est pas plus mal, nous assurant un client pour les prochaines cérémonies.

Le vainqueur de la soirée est tout de même Len Wiseman, dont l'extravagant Die Hard 4 glane quatre friandises glacées, apothéose d'une carrière jusque là parfaite. En espérant qu'elle soit tout de même aussi courte que sa vue.


Il est temps de rendre l'antenne et de vous dire au revoir. N'oubliez pas de regardez les Césars samedi prochain : même si c'est bien évidemment de moins bonne qualité que les Esquimaux (c'est compressé), sur un malentendu il peut se passer quelque chose d'intéressant.
En attendant, à vous Studio.




   

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