Edito

      "On dit souvent que Télérama dégomme systématiquement le cinéma populaire. Pas toujours. Télérama a aimé Amadeus, Trois Hommes Et Un Couffin ou Le Père Noël Est Une Ordure..."
Lire l'édito de l'été...
 
Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban Suggérer par mail
Critique par RaphaelB le 24 juin 2008

Lumos !

Affiche Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
Harry Potter, troisième du nom. Après deux opus laborieux mis en scène par mon cousin de 12 ans (nd l'ouvreuse : ha, le mien est scénariste), le spectateur se demande à quelle sauce il va être mangé, ou plutôt sous quelle couche de guimauve il sera noyé.

Or dès les premières scènes, on voit que quelque chose a changé. Un vrai montage, une vraie mise en scène... Pincez-moi je rêve. Mais non, le film avance et le miracle est bien réel : on regarde du cinéma, du bon.
Le miracle a un nom : Alfonso Cuaron. Celui qui fera plus tard Les Fils de l’Homme (LE film de ce début de millénaire) s’empare de la franchise avec une remarquable intelligence, et place son film à des kilomètres au-dessus du reste de la série. Explications.

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
Alfonso Cuaron à la barre

Adaptation.
Adapter un livre à succès au cinéma, c’est casse-gueule. Il y a d’un côté la fan hardcore qui a chez elle des posters de Daniel Radcliffe torse-nu et une écharpe des Gryffondor. Elle veut retrouver dans le film chaque personnage, chaque scène, chaque ligne du bouquin. De l’autre, il y a le spectateur qui n’a jamais lu Harry Potter, et qui doit pouvoir regarder le film en comprenant quand même un peu ce qui se passe. Alors, qu’est-ce qu’on garde, qu’est-ce qu’on coupe ?
La vraie question en fait est "qu’est-ce qui fait l’essence de ce livre ?". L’essence de Harry Potter, c’est : une année scolaire par livre dans une école merveilleuse, un monde peuplé de créatures fantastiques, a life less ordinary. La base du succès est là. Ensuite, il faut évidemment un peu de péripéties et de suspense, mais ce qui démarque la série des autres romans fantastiques n’est pas là. C’est bien "le petit monde caché plein de vie dans le monde réel agressif et triste" qui rend l’œuvre attachante.
A ce titre, l’adaptation du Prisonnier d’Azkaban est pertinente : il y a une prise de liberté par rapport à la stricte trame du récit (pour rendre le film plus cohérent), mais un respect scrupuleux et un enrichissement de l’univers magique décrit dans le livre. L’exemple type de cet enrichissement est la scène très courte de la femme de ménage à l’auberge du chaudron baveur. Elle ouvre la porte d’une chambre pour nettoyer, se prend un monumental et cartoonesque rugissement et repart en traînant les pieds. Cela n’existe pas dans le livre, ça ne dure pas plus de dix secondes, mais l’impact suggestif est énorme.
L’univers de Rowling est dépeint par ce genre de petites touches poétiques et/ou humoristiques. Elles ponctuent le film et suggèrent tout le long la richesse du monde magique : elles insufflent l’esprit des livres.

Cohérence narrative
Une chose distingue Le Prisonnier d’Azkaban des autres films de la série : le thème particulier du temps. C’est le fil conducteur, la boussole qui emmène le film vers une direction précise.
Il y a d’abord les scènes les plus évidentes : celles du saule cogneur aux quatre saisons. Outre le fait qu’elles apportent une respiration poétique bienvenue dans le récit (une sorte de haïku de sorcier : un arbre sommeille, les feuilles repoussent, l’oiseau morfle), elles servent aussi complètement l’essence de Harry Potter précédemment citée : une année par tome. Le saule incarne ce temps-là.

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
Le saule-cogneur à poil sans ses feuilles

Le spectateur est en fait aiguillé sur ce thème central du temps dès le départ : la scène de titre en tic-tac (jour, nuit, jour, nuit, accentué par le zoom/dézoom). On trouve ensuite le coucou dans la scène avec l’horrible famille moldus, puis le temps "magique" dans le magicobus, qui se dilate et se contracte à volonté. On trouvera plus tard le majestueux balancier de l’horloge de Poudlard, qui incarne le temps solaire, mesuré, à respecter.
Un arbre sous plusieurs saisons, des horloges... Ce sont en fait des pré-échos de la grosse scène finale, celle de la boucle temporelle. Voilà pourquoi on nous prépare le terrain tout le long du film : quand cette séquence arrive, on baigne déjà dans la thématique du temps. La cohérence narrative est ainsi préservée, on nous a emmené vers le point culminant du film en exploitant son thème fondateur. Bien joué !

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
Ça, c’est une grosse rousse

Un autre thème parcourt également film : celui de la monstruosité et de la transformation physique. De l’infecte tante moldue transformée en ballon, en passant par le livre déchaîné qui se cache sous le lit, les bonbons qui déforment ou le cours de créatures magiques, la galerie est complète. Là aussi, le thème amène le spectateur vers deux moments forts : la transformation du professeur Lupin en loup-garou (et en chien pour Sirius Black), et le combat contre les détraqueurs. Notons le charisme de ces derniers, dont l’arrivée rappelle deux grandes scènes du genre : l’apparition du t-rex dans Jurassic Park, la vision du nazgul penché sur les hobbits dans La Communauté de l’Anneau.

Mettre en scène le monde magique
On l’a vu, le temps scolaire est une caractéristique importante des livres. Le film respecte et exploite cela en créant des scènes de vie scolaire crédible, qui ornent et servent le récit. C’est par exemple Drago Malefoy qui lance un avion en papier à Potter : suggestion du chahut version sorcier. La scène avance : le papier représente un Harry Potter mis en danger au Quiddistch, et c’est l’amorce de la scène suivante, la périlleuse partie du jeu en question. Voilà une séquence très courte qui fluidifie le récit en enrichissant l’univers. Citons encore le cours de défense contre les forces du mal, qui dynamise le film (séquence musicale rythmée), épate visuellement (effets spéciaux) et emporte le spectateur vers la suite de l’histoire (évocation du professeur loup-garou et du combat contre le détraqueur).

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
Drago Malefoy, un petit côté poète refoulé ?

La scène de la pré-rentrée dans les dortoirs est un autre excellent exemple. Potter et ses potes se font une soirée top-déconne dans les dortoirs, en mangeant des bonbons magiques. Cette séquence dit plein de choses. D’abord, elle décrit des ados. Parallèle évident avec les premières soirées bières et drogues du monde réel, c’est une évocation crédible de la jeunesse d’un sorcier. Secundo, c’est une scène de vie quotidienne de Poudlard, le grand intérêt des livres jusqu’ici sous-exploité. Tertio, la caméra qui s’éloigne de la chambre pour basculer vers un extérieur froid et pluvieux annonce des dangers venir. Enfin la scène humanise Harry Potter, qui gagne considérablement en crédit sympathie.
Globalement, tous les personnages gagnent d’ailleurs en crédibilité et en sympathie. Le professeur Lupin met de la musique, Dumbledore utilise poétiquement des métaphores, Hagrid fait des ricochets monstrueux... Il suffit de peu pour étoffer des personnages ! La différence du jeu même des acteurs principaux est étonnante par rapport aux autres films. Le choix de Cuaron d’utiliser des plans longs y est peut-être pour quelque chose. Son sens de la direction et de la mise en scène, sûrement.
Une scène résume assez bien ce génie du metteur en scène. Au début du film, dans la salle commune de l’auberge, Harry Potter rencontre les Winsley qui rentrent de vacances. En un seul plan se succèdent : la suggestion de l’univers magique (la vaisselle qui bouge toute seule, le journal), l’arrivée des personnages principaux (Ron et Hermione), de l’humour (les jumeaux), puis la mise en place de l’intrigue et la naissance d’une menace sur le héros (on apprend l’évasion de Sirius Black). Clair, net et précis.

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
Un plan suffit : la scène commence joyeusement, les personnages assis en groupe dans la lumière...Et se termine dans le noir, en un face à face oppressant

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban

Pour le reste de la production, c’est du bon (effets spéciaux), du très bon (photographie) ou de l’excellent (musique). C’est important, mais disons que pour un film de ce type c’est presque normal (ce qui n’empêche pas certains réalisateurs de le foirer).
La grande force du film réside surtout dans cette intelligence cinématographique trop rare, cette capacité à imaginer et mettre en scène des séquences efficaces et marquantes, tenues avec cohérence par des fils conducteurs forts.
Au milieu du naufrage cinématographique que représente l’adaptation de Harry Potter au cinéma, ce film fait figure de marginal. Il est étonnant et infiniment regrettable que les producteurs n’aient pas reconduit l’expérience sur un épisode postérieur.

Harry Potter and the Prisoner of Azkaban
Réalisateur : Alfonso Cuaron
Scénario : Steve Kloves d'après le roman de J.K. Rowling
Production : Chris Columbus, David Heyman, Mark Radcliffe...
Photo : Michael Seresin
Montage : Steven Weisberg
Bande originale : John Williams
Origine : GB / USA
Durée : 2h21
Sortie française : 2 juin 2004

OPEN THE NEXT
Google! Facebook! Live! Del.icio.us! MySpace! Technorati! Reddit! Mixx! Yahoo!



 1 Posté par djiock le 24 juin 2008 à 10:22

Tout à fait d'accord avec ce petit laïus sur le seul flim vraiment réussi de la saga du binoclard... Personnellement je regrette que le quidditch ai été mis de côté, dans le 2 on avait une poursuite lourdingue est inutile mais là ça servait vraiment l'histoire, donc dommage...  
Les 2 opus suivants ne sont pas complètement ratés à mon goût mais quel vilain pincement au coeur quand on imagine que ça aurait pu être cuaron aux commandes...
 2 Posté par isokilla le 24 juin 2008 à 12:49

Analyse interessante pour une bonne raison, on sent le lecteur assidu de harry Potter mais aussi un inconditionnel du ciné. 
 
En déboule une description détaillée et maitrisée pour une conclusion inéluctable, on regrette que le réal ne soit pas autant sollicité. 
 
j'ai hate de lire celui de le coupe de feu.
 3 Posté par pau le 24 juin 2008 à 13:02

Tout à fait d'accord. Ce HP est le seul buvable, le seul ayant transposé cet univers si riche et si particulier au cinéma, au lieu de l'illustrer bêtement pour les 8-12 ans (les deux premiers), ou de caresser les 12-17 ans dans le sens de leur inculture (le 4 et surtout le 5, avec son gros plagiat de star wars et son absence totale de puissance émotionnelle). 
De toute façon, Cuaron est un génie, et il ne faut pas regretter qu'il ait été évincé de la saga puisqu'il a ainsi pu se pencher sur un projet d'une ampleur bien plus considérable : les fils de l'homme, en effet l'un des films majeurs du XXIème siècle. C'est une non-fan de SF qui parle.
 4 Posté par Isokilla le 24 juin 2008 à 16:09

Que repproches tu à la sf ??? 
 
BOn les fils de l'homme c'est plutôt de l'anticipation non ?
 5 Posté par Lord-of-babylon le 24 juin 2008 à 20:24 | website

Il est dommage de caricaturer ainsi les spectateur des films entre fan intégriste (et apparemment féminin et superficielle) et les non initiés alors que le succès de la saga est une preuve assez suffisante de la diversité des lecteurs et des impatient des films. Si le 3eme est effet le meilleur film il est dommage de tomber dans le cliché en cassant une nouvelle fois du sucre sur les deux premiers volets qui n'ont rien de honteux si ce n'est d'adapter platement deux livres introductifs et pas forcément les plus passionnants. On peut même dire que ces deux films ont pris pour eux tout les obstacles du à l'impératif d'introduire un univers évitant ainsi à Cuaron de s'y attarder. Cela ne l'empeche pas de passer à coté de la véritable intrigue du livre et de flinguer la scène clé du troisième tome et de la saga en générale remarquez. Je trouve les films suivants beaucoup plus honteux que les deux premiers car justement ils auraient pu suivre la voie ouvert par Cuaron. Enfin dans une franchise aussi lourde que celle-là l'émergence d'une pépite est assez exceptionnelle 
 
(mais bon à la base HP au ciné c'est assez faisandé)
 6 Posté par Isokilla le 24 juin 2008 à 21:03

je n'ai pas vu de caricature personellement, plutôt un besoin de scinder le public pour mieux cerner les attentes. 
 
Sinon, c'est aussi facile d'incomber au bouquin, la réussite des films, tu penses pas ? Y a des bouquins interessants qui ont donné des films pas terrible ( dreamcatcher ???) et des idées simplites qui ont donné des films cultes ( un exemple comme ça; Predator), je ne veux pas contredire les arguments de mon cher Lord (que j'estime énormément et dont j'attend le dossier Buffy avec impatience) mais il ne faut pas forcément voir cela de manière péjorative. 
 
Sinon, j'ai bien aimé les opus de Colombus même si j'aime pas le réal plus que ça. 
 
Sinon Lord, ça va ?
 7 Posté par Lord-of-babylon le 24 juin 2008 à 23:11 | website

Quand tu parles de réussite, tu veux dire au niveau artistique je pense ? Vu que financier c'est assez clair que les films sont portés par le succès des livres à la base et qu'il s'est ensuite créer un cercle vertueux. Niveau artistique je trouve que d'un point de vue cinématographique seule le 3ème film est excellent et après ca varie du bon au mauvais. Niveau adaptation c'est pas terrible de A à Z. Mais en fait je trouve que l'adaptation à la base est bancale. On a là une saga construite en sept tome qui est un régal pour tout amateur d'oeuvre univers. Comment une adaptation peut etre réussi quand le média choisi n'est déjà pas le meilleur pour respecter l'aspect feuilletonesque d'une part et que d'autre part la saga était elle même inachevée alors. Tout projet de construction à long terme est donc condamnée. On ne peut donc que compter sur le talent du réalisateur pour au mieux espérer une bonne histoire. Seulement au fur et à mesure que les volets sont diffusé il y a de moins en moins d'espace de liberté pour le réalisateur qui se trouve condamner à d'abord suivre l'histoire au lieu de faire mumuse avec sa caméra. Cuaron à eu beaucoup de chance de faire ce troisième volet en fait. Il est un des plus passionnant (mais comment à t-il pu louper la scène de la rencontre bordel) et n'est pas encore trop lier au reste puisque c'est ce tome qui lance vraiment l'aventure. 
 
voila, voila 
 
(pour Buffy je crois que vous pouvez attendre encore longtemps hein j'ai vraiment pas le tien. Lisez donc les articles que Fransceco avait fait à l'époque ou bien dégottez vous Les miroirs obscurs de Winckler ;))
 8 Posté par Isokilla le 24 juin 2008 à 23:45

Je parlais bien entendu de réussite artistique. 
 
Pour les adaptations, je sais que c'est un débat éternel, mais le support change, donc l'approche ne peut pas être à l'identique, enfin c'est ma perception du problème. 
 
Mettre en image un bouquin, ça me parait délicat dans le sens ou on va limiter l'imagination en imposant une vision. Donc au final, je pense que ça reste assez subjectif puique si la vision du réal est la même que celle de l'auteur, çe peut très bien coller (enfin je parle d'éventualité), Harry Potter comme tu l'as dis (je ne l'ai pas lu pardonnez moi encore) est un bouquin d'univers. Je sais pas si c'est ce que tu voulais insinuer mais il et vrai que le format série aurait été des plus adéquats(produit par HBO ??? ;) ). 
 
Ensuite, quand tu impliques que Cuaron a eu de la chance et que les autres adaptations étaient plus difficiles, je veux bien te croire. 
 
Sinon, pour Buffy, t'aurai pu faire un effort :p
 9 Posté par Vendetta le 25 juin 2008 à 19:58

Le 5ème épisode est beaucoup plus fréquentable qu'on ne veut bien le faire croire. 
 
Je le considère même comme le second meilleur épisode derrière Le prisonnier d'Azkaban (que j'ai à ma grande surprise, ayant détesté le bouquin, adoré).
 10 Posté par Mademoiselle Moisi le 25 juin 2008 à 20:52

D'accord avec Vendetta, le 5è film est très très fréquentable, l'histoire suivie d'un oeil extérieur est correcte... ce film pourrait (avec un petit effort d'imagination), comme le Prisonnier, être vu indépendamment des autres sans être fan acharné(e) d'HP et son univers 
Et bonne critique artistique du film, sauf qu'évidemment, l'adaptation du roman est exéééécrable (l'essence même du roman y manque quelquefois ce qui, pour un lecteur assidu, gâche quelque peu la chose) 
 
... oui j'adore les livres HP, je les ai lu 450 fois mais j'aime pas Daniel Radcliffe.
 11 Posté par Giant Panda le 30 juin 2008 à 10:46 | website

J'avoue avoir regardé ce film à l'époque comme "un Harry Potter de plus", un film pop corn dont iradiait toutefois un je-ne-sais-quoi d'aura qualitative que je n'arrivais pas à déterminer. C'est à la vision du Fils de l'Homme que tout s'est mis en place : ce mec est un putain de génie (en grand fan de plans séquence, je te dis même pas comme j'ai été servi). Du coup, tu m'as convaincu de revoir HP3 (surtout qu'en attendant son prochain film, je suis en manque de Cuaròn, là...)
 12 Posté par monsieurB. le 30 juin 2008 à 19:43 | website

tres bon papier... 
fine analyse. 
 
Un peu comme GiantPanda je n'attendais rien de ce film, je l'ai donc regardé comme une grosse bouse 
je suis sans doute passé à cote de qqch 
 
B.
 13 Posté par Amélie le 01 juillet 2008 à 01:46

Plutôt d'accord avec cette critique mais il faut reconnaître que le troisième livre était mon préféré, il n'est donc pas difficile que le film le soit aussi.  
Cela dit, le " clair, net et précis " de la scène de l'auberge m'a un peu tapé sur les nerfs, moi, au contraire. J'aurais préféré que ce soit moins court. J'aime dans le livre quand il va chez le glacier, qu'il profite de ses jours de vacances hors de chez les Dursley... 
Mais bon, c'est sûr qu'on ne peut pas tout garder... 
Je n'ai pas aimé non plus la scène du bus ( ni les têtes réduites, ni le conducteur, mais ave à Stanley ), la façon d'interpreter Sirius par Gay Oldman ( on dirait Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes beuaaaah ), et j'ai toujours désaprouvé le choix de Daniel Radcliffe et Emma Watson mais bon... 
Ca reste mon préféré...
 14 Posté par Aspirine, fan de base le 01 juillet 2008 à 11:35 | website

Hé mais je suis super fan moi, mais j'ai pas de posters de Radcliffe à poil dans ma chambre, c'est normal? °O° 
 
Sinon je suis assez d'accord avec Lord of Babylon par rapport au fait que Cuaron - enfin disons plutôt le scénariste imposé par la Warner - est passé à coté de l'intrigue principale du livre, l'intrigue de fond, qui concerne tout ce qui s'était passé 20 ans plus tôt... 
 
Ce film est, et reste, le meilleur de la série, mais il lui manque 5 min pour être réellement une "adaptation" réussie (pour au moins, montrer le lien entre Lupin et la carte des Marauders, sans oublier le rôle complexe de Snape qu'on commence à entrevoir dans le roman... au lieu de nous montrer Harry volant au dessus du lac pendant 10 min sur un hypogriffe, ça aurait été pas mal ^^; ). 
 
Les 2 films suivants sont carrément honteux en terme de montage et de mise en scène, en plus d'être incompréhensibles... Colombus et les 2 1ers opus, ça restait certes gentillet, mais un minimum "propre" et pro, mais je dirais, enfantin comme les 2 1ers tomes justement! 
 
Bref je suis trop déception que Cuaron n'ait pas repris les renes pour les suivants.  
Son pote Del Toro était intéressé pour le dernier opus mais la Warner a préféré garder l'insipide réal du film 5 (qui, en dehors de la scène d'ouverture à la Terminator, pas présente dans les livres mais bienvenue ici, n'était qu'une sombre bouse soporifique avec une gestion du rythme de montage totalement amateur...). 
 
Mais bon pour le reste, Raphael je suis totalement d'accord avec ta critique, j'adore cet opus et en tant que film de cinema, l'ambiance qu'il dégage, sa vision de l'univers de Rowling, la qualité de l'image et du montage, et puis cette musique!!  
Faut juste pas avoir relu le(s) livre(s) juste avant sinon, on a du mal à y retrouver la trame principale des 7 tomes ^^ 
 
Maintenant j'attends avec impatience (hamha...) le film 6 qui promet d'être un bon teen movie pourrave sur les amourettes de Harry Potter et de son pote Ron Weasley, puisque c'est là dessus que le réal a décidé de mettre l'accent pour ramener des tutunes dans la popoche de la Warner l'hiver prochain (il affirme n'avoir lu aucun des livres en plus, ben c'est cool, vive le taf de commande...) 
ça promet de la bonne pépite tout ça... ^__^;
 15 Posté par Manna Marie Weasley le 02 juillet 2008 à 12:31

Dans mes souvenirs Cuaron n'avait pas non plus lu les livres. 
Il voulait que l'exécution de Buck se passe dans un cimetière... 
(Ca me fait penser que Richard Harris avait pas lu les livres non plus, il avait peut être des choses plus intéressantes a faire) 
 
Quant a la scène de l'hippogriffe je l'a trouve géniale. La musique de Williams est parfaitement utilisée. 
La meilleure scène de la saga.
 16 Posté par raphaelB le 04 juillet 2008 à 17:03 | website

Oui. Et pourtant ce genre de scène est vraiment casse gueule, ça peut rapidement devenir ridicule.  
 
Mais là, magie : c'est très émouvant. Peut-être parce qu'on voit harry réellement heureux pour la première fois. Peut-être parceque williams a composé une magnifique musique...Va savoir.
 17 Posté par Lou le 05 septembre 2008 à 16:58

Texte intéressant, malgré quelques fautes sur des mots principaux de l'univers d'HP (quidditch et Weasley, c'est dommage, ça fait perdre un peu de crédibilité...
 18 Posté par isokilla le 05 septembre 2008 à 19:41

Quote:
Celui qui fera plus tard Les Fils de l’Homme (LE film de ce début de millénaire)

 
 
du moment qu'il a écrit ça, il est pardonné.

Ouvrez-la ! Avec pertinence et correction. Tout troll sera automatiquement supprimé.
Nom :
E-mail :
Site web :
BBCode :Insérer un lienInsérer une adresse e-mailInsérer une imageTexte en grasTexte en italiqueTexte soulignéCitationCodeOuvrir une listeAjouter une ligne à la listeFermer la liste
Commentaire :



Code de vérification :* Code
Je désire être prévenu par mail des commentaires qui suivront.

 
+ Article précédent   + Article suivant
Le bulletin de notes
 

Derniers commentaires

02/09 | Noonsa | All The Bo...
01/09 | Esther | All The Bo...
31/08 | Erz | Toy Story ...
30/08 | dud | Toy Story ...
30/08 | pau | Toy Story ...
30/08 | Esther | Toy Story ...
26/08 | Reda | Postal
25/08 | dud | Postal
25/08 | Clemz | Postal
24/08 | Klaark | Postal

Le strip de Macfly

 

 

Aeon Flux RSS

Ecrire pour L'ouvreuse - Pointer vers L'ouvreuse - FAQ - Mentions légales - Nous contacter
© 2010 Créateurs d'Univers - Tous droits réservés