L'Etrange Festival 2012

Young adult

Affiche Etrange Festival 2012
Cette année, du 6 au 16 septembre, l’Etrange Festival a fêté ses dix-huit ans. Un âge admirable pour une manifestation de ce type, à un an du nettement moins amateur festival de Gérardmer.
Mais pour un festival créée pour surprendre, l’âge adulte peut sembler un point critique. Il n’en est point.

Tout juste peut-on relever une légère baisse de régime eut égard à l’édition de l’année dernière qui nous avait offert le surprenant Bullhead (Prix Nouveau Genre), le très émouvant Stake Land, une projection salutaire de Ex-Drummer pour les retardataires ou de très bonnes découvertes tels les dernières pépites du surprenant Sono Sion, encore peu connu en France, et le Kill List de Ben Wheatley.
Le britannique fut de nouveau de la partie cette année, mais pour un focus organisé en son honneur. Un peu tôt pour une carrière encore balbutiante me direz-vous mais "si on l’a découvert, on le lâche plus". Les parisiens de cette semaine eurent également l’exclusivité cinématographique du Samsara de Ron Fricke, suite de sa magnifique méditation Baraka, une sortie nationale demeurant peu probable. Coté V.I.P, rien de moins que l'artiste avant-gardiste Kenneth Anger et Jan Kounen furent de l’aventure pour livrer leurs cartes blanches respectives.
Signe de l’instabilité ambiante et d’interrogations sur le système et ses avatars, la programmation de cette année s’est peu éloignée des questions sociales. Le mal surgit de l’institution ou celle-ci le renforce, qu’elle soit famille, couple ou communauté. Des institutions qui condamnent la maladie, la marginalité et font peser sur l’individu une pression contre laquelle il sort souvent perdant et qui le fait tomber dans des travers incontrôlables. Ces considérations sartriennes s’épanouissent particulièrement dans l’inhabituelle proportion de comédies noires proposées cette année. L’enfer c’est les autres, mais ça n’empêche pas de s’en payer une bonne tranche. Malgré son âge avancé, l’Etrange Festival semble rester un éternel adolescent qui fouille encore toujours plus loin dans l’improbable et le mauvais goût. Pour en juger, voici un petit florilège des joyeusetés de cette année.

SEULS CONTRE TOUS
Alex de la Iglesia, le plus grand cinéaste espagnol en activité, poursuit son oeuvre dans la satire au vitriol de notre monde. Dans son nouveau film, Un Jour De Chance, il nous fait suivre Roberto, monsieur tout le monde ex-pubard, maintenant chômeur, qui tombe du haut d'un musée et se retrouve avec une barre coincée dans la tête. Sa survie n'est plus le seul facteur à prendre en compte. Le voilà centre d'attention des médias nationaux, aubaine pour les carnassiers du grand spectacle qui parieraient bien sur sa mort en direct, calamité pour la directrice des lieux et pour le maire, objet de ralliement et de curiosité pour les gens. Roberto s'accroche à cette bouffée de célébrité comme si c'était un cadeau, une dernière chance d'être quelqu'un. 

la chispa de la vida
Un Jour De Chance

De La Iglesia a laissé un peu de coté les jeux de massacre politiquement incorrects et réjouissants qui caractérisaient Accion Mutante, Le Jour De La Bête, Muertos De Risa ou Le Crime Farpait pour laisser exploser une colère rentrée dans le surprenant Balada Triste. Un Jour De Chance (La Chispa De La Vida) est un faux film de récréation pour l’énergumène, bien plus dans la veine de son prédecesseur qu'on ne pourrait le croire, même si bien plus classique. Si un éclairage, un plan va icôniser ou typer ses personnages pour nous indiquer une fonction présente ou à venir (le héros disposé comme le Christ sur sa croix, l'agent filmé comme une figure diabolique, un Judas comploteur...), de la Iglesia se garde bien de trop de débordements qui pourraient faire basculer le film dans la farce, si bien qu'en dehors du nom du réalisateur, le film a finalement peu sa place à l'Etrange Festival. Le réalisateur ibérique reprend à son compte un postulat proche de celui du Gouffre Aux Chimères de Billy Wilder. Si ce dernier était un pavé dans la mare de son époque, les années 50, Un Jour De Chance ne fait que constater ce qui est exposé au grand jour depuis des années.
Devant ce cynisme normalisé, le cinéaste opte pour une empathie envers le héros et sa famille, adopte le point de vue de Roberto et celui d’une figure essentielle du film, sa femme, incarnée par une Salma Hayek décidée, symbole de dignité jusque dans le dernier plan face à ce petit monde qui cherche à s'approprier son mari après l'avoir détruit. Une des plus belles scènes du film montre la famille moderne réunie autour d'une interview bidon lors de laquelle une forme de prise de conscience s'opère entre les personnes présentes, alors que le père est dans un état critique. A la fois dépouillée et riche des caractérisations (un poil décalées, mais attachantes) de ses personnages, elle sonne incroyablement juste et fine en dépit d'un contexte chaotique. Un équilibre qui ne saurait rester une habitude, mais qui prouve une nouvelle fois que le clown peut exceller sur tous les registres.

PARTNERS IN CRIME
God bless America
God Bless America
 
Alex de la Iglesia et le héros de la pépite de ce festival, God Bless America, partagent une même aversion pour les médias spectacles. Réalisé par Bobcat Goldwaith (Zed des Police Academy 2 et 3 !), le film nous introduit Frank, un quinqua divorcé qui ne supporte plus ses voisins, l'idiotie et la méchanceté gratuite de ces concitoyens à la télé. Mais tout irait à peu près bien si le peu d'attache qu'il a ne cédait en peu de temps. Cerise sur le gâteau, il voit sa fille devenir ce qu'il déteste sans pouvoir y faire quoique ce soit. Frank décide d'en finir, mais auparavant il supprimera la fille à papa ingrate d'un show télé qui donne le mauvais exemple. Une autre gamine va alors entrer dans sa vie, l'empêchera de se suicider et lui fera comprendre qu'il peut encore servir à faire quelque chose d'utile, soit buter tous ces connards qui rendent la télévision invivable, à l'image du monde dans lequel ils vivent.
S'ensuit un road trip meurtrier pour nos deux héros qui jouent les Bonnie And Clyde des temps modernes en mode redresseurs de torts. Ce film ne manquera pas d'être comparé à Super de James Gunn, au programme de l'Etrange Festival 2011, principalement parce qu'il propose un couple gamine / homme mûr, qu’il affiche son coté indie et s'inscrit pareillement dans le registre du film de vigilante. Pourtant la comparaison des deux s'arrête là où commence le traitement des relations entre les deux protagonistes. Folie à deux dans Super, elle est ici légère, éclipsant souvent la mission salvatrice pour s'attarder sur de longs dialogues par lesquels l’ambigüité du couple est révélée. Cette complicité tend tantôt vers une relation père / fille dont ils se nourrissent mutuellement, tantôt vers un éventuel pas qu'ils franchiraient vers une relation amoureuse (type Lolita, dont ils se moquent ouvertement).
Le défaut comme la plus grande qualité de God Bless America est son absence de dramatisation pour des actes qui sont pourtant dramatiques. Les cibles déshumanisées que nous pouvons voir (malheureusement) tous les jours sur notre écran de télévision subissent les assauts des héros dans un jeu de massacre qui vise plus le défouloir cathartique que l’état des lieux d’une déshumanisation galopante, en dépit des longues tirades du héros et du cas exposé à longueur de film d’un participant à une sorte de Nouvelle Star. L’apathique Joël Murray (frangin de Bill) exprime peu de sentiments, qui n'en deviennent que plus poignants et réels lorsqu'ils explosent. On se retrouve au final avec un film malade dont on peut se dire qu'il aurait gagné à être moins brouillon, mais qui aurait perdu à ce moment-là des instants superbes. 

Touristes
Touristes
 
Ben Wheatley propose un autre type de Bonnie And Clyde dans son nouveau long, Touristes !, déjà présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Ce nouvel opus du réalisateur de Kill List fait oeuvre d'un peu plus de légèreté que son prédecesseur, mais n'abandonne pas pour autant une réalisation "réaliste" à coups de caméra portée scrutant l’intimité des personnages. L'humour méchant est plus présent, se rapprochant parfois du style de la série La Ligue Des Gentlemen (la mort du chien de l'héroïne en est l'exemple le plus flagrant). Les dialogues sont souvent d'une absurdité réjouissante et le film parvient à être vraiment malsain dans sa première partie grâce au personnage de Steve Oram qui conserve un mystère en dépit de sa normalité. Touristes ! tombe ensuite dans l'accumulation sans jamais cesser d’être distrayant, jusqu’à un final encore plus surprenant que les bandes précédentes du larron. Touristes ! se trouve être également soutenu par une très bonne bande originale. Seule ombre au tableau : les personnages, particulièrement veules, empêchent toute forme d'empathie et ne sortent de ce fait jamais vraiment du cadre de la satire typiquement britannique. Un peu plus de proximité n’aurait pas été de trop.

PETITS MEURTRES EN FAMILLE
Si on peut choisir son partenaire de crime, on ne choisit pas sa famille. Dans le cadre de son Focus, Ben Wheatley présente son premier long : Down Terrace. Celui-ci préfigure autant la folie à deux de Touristes ! que la condition des tueurs de Kill List. Il se pose d’ailleurs comme un version plus longue de la première partie de ce dernier, suivant le quotidien d'une famille qu'on devine progressivement moins normale qu'elle ne le paraît. Encore des malfrats, qui semblent côtoyer le milieu depuis des générations et ne pas pouvoir s'en dépêtrer, ni vraiment le vouloir. Le film est nettement plus intéressant lorsqu'il aborde la pression des parents sur le fils, qui devra, aidé de sa dulcinée de fortune, couper le cordon d'une manière radicale. Le final est le seul élément surprenant de ce premier essai, qui réserve néanmoins de beaux moments comiques et une sensation d’enfermement qui semble aller de pair avec le cinéma de ce Britannique dont on aura sans doute l’occasion de reparler.

down terrace
Down Terrace

Los Chidos est le premier long du guitariste de At The Drive In et de Mars Volta, Omar Rodriguez Lopes, qui n'a donc fait que du bien à la musique. On y suit une famille de mexicains pauvres, sales, moches et méchants qui accumulent un joyeux catalogue de déviances, bien que la mère demeure particulièrement religieuse. Leur vie suit son cours jusqu'à l'arrivée de Kim, un américain dont le pneu a crevé. Il ne pipe pas un mot de leur langue, mais la famille décide de le retenir pour profiter de lui. Kim s'attache peu à peu à eux. Cette différence de compréhension est le ressort comique le plus efficace d’un film qui s'enfonce dans la routine lorsqu'il accumule les tares de la famille sans proposer de véritable ligne directrice (celle de l'étranger n’est pas mauvaise, mais ne mène pas à grand chose pendant une bonne partie du film). La post synchro est volontairement loupée et difficilement supportable sur le long terme, la bande son est trop répétitive, si bien que ce qui apporte au départ un motif et une spécificité au film vous transporte très vite dans les bras de Morphée. Néanmoins, la comédie noire fonctionne par moments, et principalement lors d’une dernière partie, nettement plus rythmée qui permet de partir sur une impression plus favorable, quoique bien loin des attentes.

LOUPS SOLITAIRES
Marginalité rime avec solitude pour les outcasts de trois films d’horizons totalement différents. Qu’ils soient espagnols, russes ou américain, ces anti-héros différents du communs sont en but à une colère entretenue dans la bulle qu’ils se sont construites. Dans le cas d’Insensibles, premier long du réalisateur franco-espagnol Juan Carlos Medina, le marginal passe d’être différent à victime pour finir comme un arme du massacre.
Dans les années 30, des enfants sont enfermés, atteints d'un syndrome qui les empêche de ressentir la douleur, ce qui les rend dangereux pour eux-même et pour les autres. Très vite, l'un d'entre eux se distingue par ses talents. Les aléas de l'Histoire feront qu'il tombera entre les mains du totalitarisme pour devenir l'instrument des folies du 20ème siècle. Parallèlement à son histoire, le film s'intéresse à un chirurgien qui, suite à un accident, perd sa femme. L'accident a permis de déceler chez lui une tumeur très avancée qui l'oblige à recourir à une greffe de moelle, mais l'affaire s'avérera bien plus compliquée qu'il ne le pense.
Les scènes du passé sont étonnantes, portées par une musique et une direction d’acteurs impeccables. Sèches, sans concession mais souvent émouvantes, elles montrent une grande maturité dans la narration pour un cinéaste dont c'est le premier long-métrage. Le raccord avec le présent est un peu plus maladroit et des incohérences comme autant de licences poétiques empêchent d'apprécier la puissance du climax. On s'en doute : Insensibles a plus à voir avec les récents films historico-fantastiques que l'Espagne nous a donnés qu'avec notre fantastique national. Il apporte néanmoins son lot d'originalité via sa mise en scène de l'horreur, beaucoup plus suggestive qu'un Labyrinthe De Pan mais aussi plus malsaine et rythmée que la plupart des films de la nouvelle vague fantastique espagnole.

excision
Excision

Ceux qui en ont soupé des affres de l’Histoire trouveront matière à réflexion contemporaine avec Excision, film horrifique américain de Richard Bates Jr. présenté comme un croisement entre les films de Gregg Araki, de John Hugues et du Lucky McKee de May. Comme il est souvent de mise avec de prestigieuses affiliations, le film n’arrive pas à la cheville du meilleur des trois, mais se pose comme une variation actualisée sur leurs thèmes de prédilection.
Jeune fille solitaire et incomprise, Pauline mélange dans ses rêves fantasmes de chirurgie et sexualité naissante. Les figures institutionnelles qui veulent la faire entrer dans le rang s'avèrent être dotés d'un passé cinématographo-sérialesques aux antipodes, comme pour souligner l'anticonformisme que chaque personnage a sans doute connu adolescent, puis enfoui sous le vernis social : John Waters (en pasteur psy), l'ex star du porno Traci Lords (en mère dépassé), le papa de Laura Palmer (en proviseur Bushien), Alex d'Orange Mécanique (en prof de maths) et le pharmacien taré de Desperate Housewives (père de la jeune fille) composent ce tableau de l'Amérique conservatrice. Annalynne MacCord domine ce beau monde dans un rôle bien plus profond que celui de la lolita trash qui excitait le docteur McNamara dans la cinquième saison de Nip/Tuck. Sans un excès de scènes oniriques, Excision aurait pu être très bon, proposant une belle montée en puissance jusqu’à un final prévisible, mais marquant.

Dans l'Etrange Festival, l’adolescente américaine n’est plus à mille lieux de l’adolescent russe. Film hommage aux 400 Coups de François Truffaut tourné dans un noir et blanc de toute beauté, Bullet Collector suit les délires d'un gamin qui s'invente une existence de caïd pour pallier à sa vie de merde avec sa mère et son beau-père. Ses rêves éveillés s'amplifient lorsqu'il assiste au meurtre d'une balance. Il s'invente alors un ami imaginaire (vraisemblablement le fils d'un traitre que son père aurait tué, qui aime se déguiser en animal sorti tout droit d'un clip de Bjork) et se retrouve au final dans une maison de correction qui lui montrera la différence entre le fantasme et la réalité.
Bullet Collector est visuellement très travaillé, parfois jusqu’à l’abstraction, et porte également une grande importance au son pour nous immerger dans les tourments intérieurs de son anti-héros. Deux heures sont malheureusement trop longues lorsque l’aspect plastique prend à ce point le pas sur la narration et il fut difficile de rentrer dans le métrage en dépit de ses qualités.

AND NOW FOR SOME FEAR COMPLETELY DIFFERENT
a fantastic fear of everything
A Fantastic Fear Of Evrything

Si Freud et Jung s’étaient retrouvés au 7ème Bar du Forum des Images à notre époque, ils auraient eu beaucoup à dire sur A Fantastic Fear Of Everything, une comédie noire anglaise héritière d'Edgar Wright de par sa réalisation inventive, et assez drôle (ce qui est toujours bien pour une comédie !). A Fantastic démarre par une longue introduction centrée sur les peurs du héros, un écrivain obsédé par les tueurs en série dont les peurs incontrôlables finissent par l'empêcher de sortir de chez lui (se rendre au lavomatic devient la pire des épreuves).
Crispian Mills sait très bien rendre prégnante cette angoisse sociale qui amène à anticiper le moindre geste, sans toutefois éviter les longueurs. Tout devient plus intéressant lorsque notre héros et une jeune femme se font kidnapper par un tueur en série d'un genre très spécial, ce dernière volet prenant une tournure savoureuse et assez originale pour maintenir l'intérêt. Le défaut de la bande est finalement le même que l'unique défaut du Voyeur de Michael Powell, qu'il se plaît à pasticher de temps à autre, à savoir surligner la portée psychanalytique de l'histoire. Cependant, le choix de l'animation et du conte, partie traîtée par le second réalisateur Chris Hopewell (qui réalisa le clip de There There pour Radiohead) rend cette thématique moins lourde. Le lien entre l’écrivain et le tueur, sorte de frères de pathologie, est habilement introduit, puis démontré, pour servir le scénario avec une efficacité redoutable. Enfin signalons que A Fantastic Fear Of Everything a au casting Simon Pegg, ce qui n'est pas peu.

RAID IS DREDD
dredd
Dredd

L’Etrange Festival a mis les petits plats dans les grands pour la clôture de cette édition en se réservant l’avant-première de la nouvelle adaptation du comic Judge Dredd, intitulé très sobrement Dredd. Mais l’enthousiasme n’est pas vraiment de mise à la sortie de la projection. Le film est fidèle à l'univers du Judge mais manque d'ampleur, se déroulant principalement dans un immeuble et ne donnant que peu à voir le reste de Mega-City One. Pour un film sans prétention, le résultat aurait pu valoir le coup si la réalisation très faible n’échouait pas à mettre en valeur les quelques bonnes idées du projet.
Le pitch reprend en grande partie celui de The Raid qui avait réussi nettement mieux, ce qui joue encore une fois en défaveur du film de Pete Travis. Karl Urban est néanmoins impressionnant dans le rôle titre, monolithique comme il faut et dégageant un charisme qui n'a aucune peine à déloger le Stallone de l'adaptation des 90's. Urban porte sur ses épaules le meilleur du film pour le hisser jusqu’à la moyenne. Mais parviendra t’il à le sauver du DTV ?

L’auteur de ses lignes n’a malheureusement pas pu voir Headhunters de Morten Tydlum, le polar scandinave qui a tout raflé cette année, du Prix Nouveau Genre au Prix du public, et donc la promesse d'une future diffusion sur Canal +. Gageons qu’il doit valoir le coup d’œil, même si les avis demeurent mitigés à son égard.
Le bilan de cette édition reste encore une fois positif, et c’est avec plaisir qu’on poussera ce petit festival parisien jusqu’à la vingtaine, puis la trentaine. Pourvu qu’il conserve son esprit frondeur.


   

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