"- Qu'est-ce que tu penses de la violence au cinéma toi ? - Je me mets toujours au premier rang, alors ce qu'il se passe dans la salle..." Lire l'édito de mars...
Après Ju-on - The Grudge, après Ju-on - The Grudge 2, après The Grudge US, après The Grudge 2 US, Shimizu se met à faire du cinéma. Enfin il essaie.
Genre avec une histoire, une tension, une volonté de mise en scène, une jolie direction artistique, bref, autre chose que des jeunes filles qui marchent lentement et aspirent tous les vingt mètres pour finir étouffer par des cheveux. Oui j'ai un problème avec Shimi depuis pas mal de temps, c'est-à-dire la première bobine de Ju-on, qui reste un modèle de "nan mais sans déconner quoi". Car où t'as vu que ça fait peur une nana qui sursaute style "HAN ! une maison !", puis "HAN ! un miaulement !", et "HAN ! un chat !" (ben oui, c'est même lui qui miaulait tavu), suivi de "HAN ! un enfant !", pour finalement "HAN ! l'ennui !"
Bref, comme dans Ju-on 2, Shimi reprend le concept du tournage dans le film (on n'a pas douze chroniqueurs pour nous dire que c'est encore un hommage à La Nuit Américaine ?), et le scénario, débarrassé des tics débiles des anciennes bandes du monsieur, intéresse et se laisse suivre. Puis patatra, ce devait être trop pour lui, il a fallu qu'il nous inflige vingt minutes de couloirs et de marche assommante, et donc là non, c'est plus possible. D'autant plus que la gestion de l'action entre passé et présent est très loin d'être aussi virtuose que dans Fantômes Contre Fantômes. Rinne Réalisateur : Takashi Shimizu Scénario : Takashi Shimizu & Masaki Adachi Production : Takashige Ichise, Yukie Kito, Yasushi Kotani… Montage : Nobuyuki Takahashi Bande originale : Kenji Kawai Origine : Japon Durée : 1h36 Sortie française : 5 septembre 2007
Hairspray Adaptation de la pièce musicale adaptée du film de John Waters de 1988, Hairspray est une comédie musicale, et t'as intérêt à aimer ça si tu vas le voir. Disons qu'il me semble qu'à un moment, ça chante pas. Alors certes c'est plus rythmé que la version Waters, c'est mieux joué, c'est plus joli (mention à la scène de chant avec les parents de Tracy), John Travolta est absolument divin, mais trop de chant tue le chant, c'est certain. D'autant plus que les morceaux, enlevés et bien produits, se ressemblent tous.
Hairspray Réalisateur : Adam Shankman Scénario : Leslie Dixon d'après la pièce De Mark O'Donnell d'après le film de John Waters Production : Adam Shankman, Neil Meron, Craig Zadan… Photo : Bojan Bazelli Montage : Michel Tronick Bande originale : Marc Shaiman Origine : USA / GB Durée : 1h57 Sortie française : 22 août 2007
Shoot 'Em Up Le réalisateur de 100 Girls décide de rendre son hommage au Hard Boiled de Woo en étirant la scène du bébé sur tout un film. Voilà, en fait je ne vois même pas ce qu'il y a à dire de plus. C'est con, bourrin, fun, le réa exécute quelques fantasmes de geeks (la gunfight pendant le sexe), des idées sont piquées à Raising Arizona (AKA meilleur film de l'histoire du cinéma hein, ne l'oublions jamais), Clive Owen se prend littéralement pour Bugs Bunny et Paul Giamatti pour Elmer Fudd. Une façon comme une autre d'adapter le polar HK à la culture US. Un peu moins de prétention et ça aurait pu être le Hudson Hawk des années 2000.
Shoot 'Em Up Réalisateur : Michael Davis Scénario : Michael Davis Production : Rick Benattar, Susan Montford, Don Murphy… Photo : Peter Pau Montage : Peter Amundson Bande originale : Paul Haslinger Origine : USA Durée : 1h26 Sortie française : 19 septembre 2007
La Dernière Légion A la base il y a la volonté de remonter à la source de la légende arthurienne en contant l'arrivée des Romains en Bretagne. Bon, même si au passage on perd les Troyens et quelques autres dizaines de chapitres, l'intention était bonne. Mais l'exécution est affligeante. Le réa place toujours sa caméra où cela dessert le plus l'action, Ben Kingsley se prend pour Sean Connery jouant Gandalf, Colin Firth, ben Colin Firth quoi (pour caster ce gars dans le rôle d'un général Romain, faut vraiment en vouloir au public), la musique est sous-mixée tellement les ingé son avaient compris qu'elle était pourrie, le montage n'est même pas digne d'une série télé (de toute façon on est fixé dès la première "scène d'action" : un gars en prend un autre pour le mettre dans une fontaine : 4 plans, 4 raccords abjects). Par contre, c'est marrant, car cette fois-ci on nous conte l'histoire d'armée d'élite s'installant dans un pays étranger, et il n'y a pas un bobo pour nous dire "oui mais voilà, c'est un film pro nazi quoi". Ils ont eut leur dose de connerie avec 300 ou le chef des moutons n'a pas encore vu le film ? The Last Legion Réalisateur : Doug Lefler Scénario : Jez & Tom Butterworth d'après le livre de Valerio Mandredi Production : Dino, Martha & Raphaella De Laurentiis… Photo : Marco Pontecorvo Montage : Simon Cozens Bande originale : Patrick Doyle Origine : USA / GB / Italie / France / Slovénie Durée : 1h50 Sortie française : 19 septembre 2007
L'Invité LA comédie à la française. C'est-à-dire aucune ambition artistique. Aucune ambition scénaristique (on ne joue que sur le bon mot pour faire rire, et jamais sur la dynamique du récit comme savaient par exemple très bien le faire les Inconnus dans Les Trois Frères ou Le Pari). Aucune ambition thématique (on te vend ça comme une critique des méthodes de recrutement actuelles, et on te le conclue en te disant qu'il vaut mieux être con, ringard et peu sûr de toi pour trouver du boulot). L'auteur allant jusqu'à utiliser des personnages-fonctions qu'on ne voyait plus depuis les années 80, comme la concierge nymphomane qui vient alourdir le récit absolument sans aucune raison. La vraie interrogation est Laurent Bouhnik. Après un prometteur Zonzon, on dirait qu'il cherche à gagner les faveurs des deux familles du cinéma français : le pas bien intello (24 Heures de la Vie d'une Femme) et le pas bien populaire (L'Invité) (oui je fais une référence à ma Blonde préférée). Pour quel intérêt ? Pas celui des spectateurs en tous cas. Quoique, comme on pouvait s'y attendre, le film cartonne. Avant d'être multidiffusé sur TF1. L'Invité Réalisateur : Laurent Bouhnik Scénario : David Pharao d'après sa pièce Production : Maurice Illouz, Luc Besson, Pierre-Ange Le Pogam… Photo : Jean-Paul Agostini Montage : Frédérique Thoraval & Hervé de Luze Origine : France Durée : 1h22 Sortie française : 19 septembre 2007