Edito

      "- Qu'est-ce que tu penses de la violence au cinéma toi ? - Je me mets toujours au premier rang, alors ce qu'il se passe dans la salle..."
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Série TV par Isokilla le 27 novembre 2008

Je ne suis pas une légende

Affiche Jekyll
Si en Angleterre le cinéma fantastique n’a jamais accédé à la suprématie, il n’est pas pour autant impopulaire. Inutile de revenir aux origines du culte avec la Hammer, évoquons surtout les derniers représentants qui, depuis quelques années, enrichissent considérablement le genre.
De Edward Wright à Neil Marshall (pour ne citer qu’eux), ces férus continuent de redorer le blason et ne sont, heureusement pour nous, pas les seuls.

Pourtant, en France cette tendance est à peine perceptible. Sans ressasser ce qui a été constaté à maintes reprises dans nôtre pays, concentrons-nous surtout vers la petite lucarne. Si l’on excepte l’anecdotique collection Sable Noir (2006) qui tentait péniblement d’afficher la bonne santé du fantastique et des tentatives échouées comme David Nolande (Nicolas Chuche, 2006) sûrement contrariées par une production restrictive, on reste accablé en constatant que le PAF tente de nous faire faire croire qu’il éprouve un soupçon d’intérêt envers le fantastique alors que les séries étrangères s’y inscrivant rencontrent généralement un succès ahurissant. Ce petit détail ne les interpelle visiblement pas et ils n’hésitent pas à qualifier des séries comme Mystère (de Malina Detcheva et Franck Ollivier, 2007) d’oeuvre fantastique de la pure souche.

Quant aux anglais, si pour une majorité de notre public, leur image populaire se limite à Mr Bean ou Benny Hill, c’est oublier des séries comme Le Prisonnier ou plus récemment Dr Who qui ont acquis instantanément leur statut d'œuvres cultes. Ce n’est pourtant pas le sens artistique aiguisé de leur processus créatif qui est identifiable mais une certaine prise de risque doublée d’une volonté de livrer une œuvre singulière qui s’est avérée au final payante. Surtout lorsqu’on s’aperçoit que chez nous, l’intégration des succès télé aboutit après plusieurs années à la reproduction de copies fades et formatées (Grey’s Anatomy, les différentes sections de New York, les soaps et séries dramatiques) alors que nos voisins préfèrent surprendre en adaptant pour la énième fois et non sans danger un classique de la littérature. Jekyll rentre donc en scène, transposition très libre de la nouvelle écrite en 1886 par Robert Louis Stevenson, et témoigne d’un changement  de plus en plus marquant dans la programmation télévisuelle.

Jekyll

De la littérature aux comics
Son personnage principal, le docteur Tom Jackman, engage la charmante Katherine Reimer pour le  seconder dans une expérience visant à les surveiller. Les ?  C’est lui et son autre qui, comme la lune et le soleil, s’alternent pour contrôler un seul et même corps. Conscient des risques que son état implique, il tente par divers moyens de contenir la bête qui est en lui, exploitant au mieux  tous les gadgets technologiques dont il dispose pour d’une part brider cette part d’ombre dissimulée et de l’autre, tenter de communiquer avec elle en espérant pouvoir l’apprivoiser.
Il se résignera même à quitter le foyer conjugal, pour protéger sa femme et ses enfants. Sa nouvelle collaboratrice va donc l’assister dans sa tache en tenant la double fonction de messagère et confidente. Parallèlement, d’étranges incidents vont pousser Tom à soupçonner un groupuscule de l’épier et il découvrira en menant son enquête qu’il est victime d’un complot aux obscures intentions pouvant nuire à son entourage.

Malgré son sujet, Jekyll ne se vautre pas dans la psychanalyse facile. Curieusement, les auteurs ont opté pour le thriller fantastique concentrant l’intrigue sur une intensive partie de cache-cache dont les relents paranoïaques rappellent très fortement X-Files. Cette approche, aussi étrange qu’elle puisse paraître, fonctionne pourtant à merveille durant six épisodes où les auteurs jouent les équilibristes entre humour et suspense, flirtant parfois avec le ridicule mais n’y sombrant jamais. Le roman d’origine n’est d’ailleurs pas l’unique source d’inspiration. Le scénariste Steven Moffat (Doctor Who justement) le cite ouvertement et multiplie les éléments propres à l’oeuvre pour mieux s’en approprier l’univers et intensifier la mystification du personnage central. Par la suite, il prend ses distances avec celui-ci pour le moderniser et se référer à d’autres héros célèbres pour leurs dualités tels que Hulk, Doug Quaid (Total Recall) ou encore The Mask. Les bases du comics sont donc très bien représentées (bien plus subtilement que dans Heroes), ponctuées par les multiples clin d’oeils à la série culte de Chris Carter (les lone gunmen, l’agent double et surtout la conspiration) tout en épluchant avec minutie toute l’ambiguïté des rapports humains.

Jekyll

C’est grave docteur ?
Une thématique pertinemment abordée dans son ensemble, laissant place à une chasse à l’homme, action principale de cette saison orchestrée par le personnage de Jekyll dont la quête de personnalité obsessionnelle devient prioritaire. Ce personnage prend toute son ampleur grâce à l’interprétation de James Nesbitt (Bloody Sunday) donnant une indéfinissable épaisseur à son (ses …) héros grâce à un jeu intuitif. L’acteur, conscient du défi, minimise les nuances de sa composition pour ne pas courir le risque de se décrédibiliser, préférant livrer une interprétation contrastée et théâtrale.Impassible et torturé en Jekyll, il cabotine tel un diablotin et crève l’écran en Hyde. Les quelques effets de maquillage utiles pour différencier les deux états ne sont la que pour souligner cette opposition.
Une opposition déboulant sur un conflit, cœur d’une intrigue rondement menée, qui sait, sur plusieurs points, faire la différence. Car ces dernières années les twists désolants et révélations rocambolesques pullulent dans le domaine de la petite lucarne et il faut bien admettre que ce systématisme agace et nuit à une ambiance qui se suffit parfois d’elle-même. Dans Jekyll, l’énigme initiale est dévoilées au compte goutte évitant le mitraillage d’informations éventuellement caduques quelques épisodes plus tard. Ce parti pris cartésien rare actuellement va permettre de nous préparer à un dénouement inéluctable et largement plus tangible.
Pour mieux nous imprégner des troubles du Héros, la série parsème cette poursuite par des flash-back explicatifs. Du coup, plus on en sait sur la personne de Hyde et plus notre curiosité s’aiguise, surtout que les auteurs se permettent, grâce à quelques idées, à assouvir intelligemment ce besoin, comme cette scène "clippesque" où Hyde fouille le passé de Jekyll à la façon d’un enregistrement vidéo. Une démarche au demeurant casse gueule mais pourtant très efficace.

Jekyll

Les deux visages de la peur
La mise en scène justement joue énormément sur les cadrages du double personnage, dont le montage toujours en phase avec son état permet un ressenti immersif. Certes, ce rendu parfois tragicomique dérive de temps à autre vers le kitsch, un ton assumé si l’on tient compte des différents éléments humoristiques présents dans chaque épisode. Pourtant, ils n’entravent  jamais une tension continuellement soutenue pour un équilibre bluffant qui démontre à quel point les œuvres télévisuelles peuvent aussi viser une ambition artistique, et, contrairement à certains films (au hasard Van Helsing), ne jamais faire honte à leur personnage original. Un protagoniste dont la principale activités est de semer, involontairement ou pas, le chaos autour de lui, un chaos tout de même modéré puisque Jekyll n’est pas aussi violent qu’il veut bien le laisser croire.
Guidé par son instinct, Hyde se permet essentiellement de jouer les épouvantails, simulant un meurtre ou exprimant ses pulsions criminelles, il se complet à jouer les croquemitaines, manipulant ses opposants grâce à la menace qu’il représente et n’utilisant que rarement sa force exceptionnelle. Des "interventions"  souvent symboliques et justifiées dont les séquelles influent sur la tournure du récit. Si bien que Hyde remplit, tel Batman, son rôle de justicier au-dessus des lois, surtout lorsque celui-ci voit sa famille (plutôt celle de son ego) en danger. Dommage toutefois que la saison se conclue sur un épilogue très Tales From The Crypt dissipant la puissante scène précédente à l’héroïsme brut qui justifiait tout l’intérêt de l’aventure. Un bémol que l’on pardonnera selon la tournure que prendra la série si une deuxième saison voit le jour. Car étonnamment le bouclage de l’intrigue ne laisse rien en suspend.

En évitant de se conformer aux produits actuels et en renouvelant adroitement un mythe tout en conservant les ingrédients les plus passionnants du thriller, Jekyll peut se targuer d’être une enquête haletante au scénario intelligent, dépouillé de tout artifice. Un concurrent sérieux à l’univers télévisuel américain qui, d’année en année, s’enfonce dans une facilité peu surprenante. Ce qui est surprenant, par contre, c’est que cette monotonie séduit pourtant une majorité du public sevré à la recette U.S, dont les effets redondants et poussifs devraient pourtant lasser. De son côté, Jekyll fait presque l’unanimité auprès de la critique.
Espérons qu’il en soit de même avec le public. Mais, pour cela, il faudra attendre sa diffusion sur une chaîne accessible à une heure de grande écoute. Quand on sait que la saison une de Dexter attend toujours sa première diffusion sur TF1, on peut être sur qu’il faudra être patient.

Jekyll
Réalisation : Matt Lipsey, Douglas Mackinnon
Scénario : Steven Moffat
Production : Jeffrey Taylor, Elaine Cameron…
Producteurs exécutifs : Steven Moffat, Beryl Vertue…
Interprètes : James Nesbitt, Gina Bellman, Michelle Ryan, Meera Syal, Dennis Lawson, Linda Marlowe, Fenella Woolgar…
Origine : Grande-Bretagne
Année : 2007
Durée : 6 épisodes de 52 minutes
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 1 Posté par Weta le 27 novembre 2008 à 13:30

Isokilla tu me donnes vraiment envie de découvrir cette série. 
 
En revanche je ferais juste une petite remarque sur le début de ton article.  
Il me semble, je dis bien il me semble qu'au Royaume Uni le Fantastique est considéré comme un genre "noble" n'oublions que les oeuvres majeures du genre, notamment en littérature : Frankenstein, Dracula, L'Étrange Cas du docteur Jekyll & Mister Hyde, Alice aux pays des merveilles, Le Fantôme de Canterville... .  
 
Sont à mon avis des oeuvres très respectées la bas, puisque elles appartiennent à leur "patrimoine culturel", enfin il me semble. 
 
Et comment ne pas citer Shakespeare qui incrusté de très nombreux éléments purement et ouvertement "Fantastique" et "Surnaturel" dans ces nombreuses oeuvres : Hamlet, Macbeth... .  
 
On pourrait également citer tout un tas d'auteurs qui oeuvrés dans le fantastique le plus décomplexés et qui ont connu la reconnaissance artistique dans leur pays... Roal Dahl, Tolkien... . 
 
Enfin n'oublie pas que Christopher Lee (l'interprète de Dracula,Saroumane... ), fut anoblie par la Reine, ce qui n'est pas rien quand on sait que la majorité de la carrière d'acteur de Lee il la doit au fantastique. 
 
Imagine une situation semblable en France. 
 
Par contre n'ésithe pas à me rectifier, si j'ai faux concernant la littérature fantastique populaire et sa reconnaissance en Angleterre.
 2 Posté par Isokilla le 27 novembre 2008 à 14:33

Justement, je parle de suprématie, je sous entends bien qu'il n'y a pas que du fantastique mais que le genre est bel et bien répandue autant à la télé qu'au ciné. Si j'évoque la Hammer, c'est justement pour parler d'un culte sans développer car sinon ça deviendrai hors sujet et je projette sur le présent avec des réalisateurs plus jeunes. 
 
Mais rien que les séries que j'évoques ne sont pas récentes. 
 
Pour la France pareil, je pense pense que malgré la volonté de bien faire, on aura du mal à faire tout court...
 3 Posté par Weta le 27 novembre 2008 à 18:41

Je réponds à tes deux messages.  
Déja je comprends mieux ce que tu voulais dire sur ton texte sur Jekill. 
 
Pour en revenir à Starman.... Euh j'avoue que je n'y avaits pas pensé. Mais pourquoi pas, mon problème est que j'ai déjà beaucoup de mal à structurer mes textes, et de plus j'aurais trop peur d'évoquer le film, sans arriver à poser "sur" papier l'analyse. 
 
Donc d'accord pour Starman à condition que je sache écrire correctement une critique d'abord, ce qui est très loin d'être le cas. 
 
En revanche je réfléchis de plus en plus au rapport entre la musique (du fait que cette dernière devient de plus en plus ma passion), le cinéma, et les séries télés.  
 
Et la question que je me posais était de savoir "Si le succès commercial d'une série comme Cold Case était du à l'utilisation de ses chansons au sein du contexte historique, voir cinématographique que chaque épisode dépunt."  
 
Dans le sens où la musique rappelle en nous un souvenir personnel (et ce n'est pas des cinéastes comme Scorsese, Tarantino, et Wong Kar Wai qui me contrediront), hors chaque époque fonctionne selon un agancement entre mouvement musical de l'époque et référence visuel propre à l'époque, où a une oeuvre cinématographique précise, le tout associer à un événement ou à un problème contextuel de l'époque précis, (tu vois je ne sais même pas articulé correctement une phrase).  
 
Ce qui m'étonne c'est que la série fonctionne souvent selon ce procédé. Ex : Dans un épisode nous sommes au lendemain du suicide de Kurt Cobain, la musique de Nirvana est présente durant l'épisode, de plus l'histoire porte sur la mort d'un ado fan hardcore du groupe. 
 
Autre exemple, dans un épisode nous sommes en 1999 dans un magasin d'armes à feu, une chanson de Manson retentit. 
 
On continue ? Un épisode en noir et blanc nous raconte l'évasion d'un homme, le jour même du premier concert donné au prisonniers par Johnny Cash (inutile de dire qui on entend pousser son fameux "Hello I'am... " dans l'épisode).  
 
Et je pourrais continuer avec des références à Phil Collins, Joy Divison, The Cure, Ray Charles, Ben E. King, David Bowie, Jimmy Hendrix, Nine Inch Nails, Bobby Venton, New Order, Creedence Clearwater Revival, Bob Dylan, Blue Oyster Cult (je te rassure on n'entend pas le fameux Don't Fear the reaper" réétulisé 250 fois dans de nombreuses séries), Ac/DC, Ray Charles... .  
 
et aussi "Big" John himself avec le fameux main thème de Halloween. 
 
Après je ne sais pas si le fait d'une simple association Musique+ Contexte de l'époque+gens ordinaires ayant vécu des évènements tragiques qui fait le succès purement public de la série.  
 
Mais est t'il possible qu'une musique, qu'un groupe, qu'une chanson réveille en nous des souvenirs intimes d'une époque au point qu'il est possible qu'une série fonctionnant sur le même cavenas (qui est pratiquement le même sur TOUTES les séries Bruckeimer) sur toutes ses saisons puissent permettre aux spectateurs, d'être happé par un feuilleton ? 
 
Après je ne sais pas si l'on peut considérer cela comme une qualité où comme un défaut. Pour ma part je dirais que tout dépend des épisodes. J'apprécie quant l'épisode est un hommage direct soit un film (Remember celui sur The Rocky Horror Picture Show), soit sur un mouvement musical précis (le grunge, la new wave), où quand l'hommage est utilisé habilement (comme c'est épisode qui rend hommage au Carrie de Palma et au Virgin Suicides de Sofia Coppola).  
 
En revanche quant l'hommage est appuyé trop brutalement, sans pour autant se voir comme un épisode hommage, je n'accroche pas: 
 
Était t'il bien nécessaire de faire répeter "Am stram Gram" à deux étudiants qui s'apprète à faire un carton dans... le centre commercial ? Alors que même pas deux minutes avant j'avais compris que c'était Elephant qui était cité ? 
 
Et toi qu'en penses tu ?
 4 Posté par Simidor le 28 novembre 2008 à 01:13

Très intéressant. Clair que la musique est un des repères affectifs les plus marquants, et que à l'écran, un titre peut passer énormément de choses (d'autant plus pour ceux qui ont vécu ces morceaux à leur époque). C'est d'ailleurs ce qui m'a fait apprécier Cold Case, ce voyage dans le temps perpétuel qui se traduit autant visuellement que par un morceau. 
La musique est à mon sens l'art le plus directement sensitif. Elle favorise une identification directe avec les protagonistes, et ce parcequ' ils appartiennent à une réalité tangible et que cette musique transporte du signifiant, des événements que le téléspectateur a vécu et qui ressortent tels quels. C'est vrai, ça peut être une facilité mais c'est un outil comme un autre, excellent si utilisé avec finesse.  
 
D'autres séries déterrant de vieilles affaires existent, mais il fallait y penser. C'est un sujet très intéressant, en effet, si tu veux t'étendre dessus, n'hésite pas! 
 
Sinon Jekyll, c'est foutrement original et bien sympathique. Normal, Moffat est derrière. C'est rien moins que le scénariste le plus talentueux du moment. Quiconque me croit pas n'a qu'à voir les épisodes les plus originaux de Doctor Who, ce grand homme est toujours derrière...
 5 Posté par nicco le 28 novembre 2008 à 02:38

Un des exemples récents de réussite au niveau musique/série/souvenir/époque/lien affectif direct/etc, c'est le dyptique Life On Mars et Ashes To Ashes, le concept étant assumé plein pot par les titres.
 6 Posté par Isokilla le 28 novembre 2008 à 10:28

On oublie aussi CODE QUANTUM qui est peut être l’un des initiateurs de ce concept, Il est évident que le sujet s’y prêter mais lorsqu’on prend pour exemple, le double épisode sur son enfance quand il retrouve sa famille, puis son frère, on remarque à quel point la musique y joue un rôle important. 
 
Concernant COLD CASE , je ne serai pas aussi enthousiaste, si la série utilise effectivement plutôt bien le concept, je pense que, de la même façon que CSI, elle se plie trop régulièrement à son mécanisme, surtout que le rendu général frôle souvent le programme MTV. Hier soir, en rentrant du boulot, comme tous les soirs, je tombe sur un épisode des Frères Scott. C’est peut être une série pour ados mais ça n’excuse pas la redondance de mise en scène qui consiste à nous mettre un dialogue à teneur dramatique et la souligner avec ce fond inversé introduisant de la pop rock bien mélancolique, après, c’est pas mieux, du ralenti au cadrage alterné des regards, on attend les larmes. A force de Biberonner les jeunes à ce genre de style sois disant approprié à leur attente, on finit par oublier les ambitions artistiques (le format série n’excuse pas tout). Moi qui adore la musique, qui adore les scènes musicales et non dialoguées (Interstella, le final de six feet under et celui de requiem for a dream), cette technique m’écœure. 
 
Sinon, l’idée d’intégrer une musique pour marquer le contexte est une idée intéressante mais un peu facile à mon goût, ça peut fonctionner lorsqu’elle sert l’ambiance plus que le contexte, je préfère tout de même lorsqu’on diffuse un titre évocateur plutôt qu’un titre légendaire, ça fait mieux travailler l’imaginaire. On parlait de Tarantino, les titres qu’il insère ne sont pas forcément culte, mais tellement associés à l’image de son œuvre, qu’on ne peut q’adhérer. 
Regarde l’album de Daft punk DISCOVERY, il n’est qu’un pot pourris regroupant tous les effets des années 80. C’est culte car les intonations y sont bien restitués. 
 
 
Bon, j’arrête de m’égarer, j’ai une idée, avant de faire Starman, fait-nous Cold Case, on pourra en débattre mieux. 
 
Sinon marquez le calendrier d’une croix blanche, Nicco vient de citer une série télé autre que X-files dans une argumentation.
 7 Posté par Simidor le 28 novembre 2008 à 11:33

Ah oui, Life on mars c'est un peu le mètre étalon dans le genre, à dix coudées au dessus d'un Cold Case. Pourvu qu'on aime les 70's, on est servis. Curieux de voir s'ils ont repris les mêmes morceaux sur le machin remake US, surtout les titres de Bowie aux moments clés.
 8 Posté par nicco le 28 novembre 2008 à 11:43

"Sinon marquez le calendrier d’une croix blanche, Nicco vient de citer une série télé autre que X-files dans une argumentation." 
 
Pourquoi ? Ils font encore des séries aux USA ?
 9 Posté par isokilla le 28 novembre 2008 à 11:57

Quote:
Pourquoi ? Ils font encore des séries aux USA ?

 
 
Attention ou je divulgue tes plaisirs coupables (tel que Scrubs par exemple ...
 10 Posté par nicco le 28 novembre 2008 à 12:07

30 Rock et HIMYM surtout. 
 
(non mais en sitcom ils sont imbattables ces enfoirés, par contre niveau séries format 60, les brittons leur mettent la tatane ces derniers temps je trouve)
 11 Posté par Isokilla le 28 novembre 2008 à 13:52

Six feet under, the shield, dexter, galactica, punshing daisies (Lost me diront certains), OZ pour ne citer que mes gros coups de coeurs. 
 
Honnêtement, je ne voit pas de tatane à l'horizon (sauf derrière moi peut être mais la c'est de la trahison). 
 
Maintenant c'est sûr (hop on retombe dans le sujet), Jekyll est génial mais sur six épisodes, je pense que c'est facile de faire la différence.
 12 Posté par Isokilla le 04 décembre 2008 à 10:49

Juste pour ceux qui désire découvrir cette série, elle sera diffusée début Janvier sur Arte, ça c'est de la prise de risque !
 13 Posté par El' le 11 décembre 2008 à 11:24

Pour l'hypothétique saison 2, le mystère reste entier ; d'un côté les auteurs de la série disent qu'ils n'avaient prévu qu'une seule saison, d'un autre la BBC sort un coffret avec "season one" sur la jaquette...  
 
Si il y a une saison 2, il serait sympa d'en savoir un peu plus sur les enfants de Jackaman, le truc avec les jumaux dans le dernier épisode est assez flippant (un seul coeur, un échange, le clin d'oeil...).

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