"On dit souvent que Télérama dégomme systématiquement le cinéma populaire. Pas toujours. Télérama a aimé Amadeus, Trois Hommes Et Un Couffin ou Le Père Noël Est Une Ordure..." Lire l'édito de l'été...
C'EST LA CRISE !! Et si, comme nous, vous avez entre vingt et trente ans, vous entendez cette lamentation depuis votre petite enfance, et avez donc fini par croire que ce que les gens du poste appellent la "crise", c'est juste l'état normal et vous vous en tapez, avec raison.
Cette rengaine a suffisamment rendu névrosées des générations entières, les angoissant et culpabilisant comme si elles devaient payer les fautes non assumées de leurs parents (comment pouvez-vous prétendre à vos libertés et plaisirs individuels puisque c'est la CRISE !? Jeunes fous insouciants…), ce qui a eu comme effet de nous rendre plus infantiles, donc on ne va absolument pas s'intéresser ici à la chute du COUAC40. Ce qui ne nous empêche pas de rester cois devant toutes ces centaines de milliards injectées en quelques heures pour sauver des banques quand on se dit incapable de réunir 35 malheureux milliards pour stopper la faim dans le monde.
Chez l'ouvreuse, on se demande également pourquoi Mr Sarkozy ne traite pas tous ces banquiers incompétents d'"assistés", car si on l'est pour 400 euros par mois, quelques milliards doivent bien donner droit à des insultes, non ? ("Sac à merde, c'est combien ?" dixit Les Inconnus).
LE GOUT DES AUTRES
Le tribunal des bonnes consciences culturelles a encore frappé, sur Canal + et dans son "Grand Journal" notamment. Alors qu'elle recevait Fabrice Du Welz et Emmanuelle Béart, l'équipe de chroniqueurs de Michel Denisot a démontré toute la partialité dont savent faire preuve les médias dès lors qu'il s'agit d'évoquer un film sortant des "sentiers battus" français. Ainsi le cinéaste et son actrice ont dû s'expliquer sur la tonalité fantastique de Vinyan, voire carrément se justifier, tant les questions sans intérêt stigmatisant le pourquoi du comment de la chose revenaient sans cesse, ce qui mena, vous vous en doutez, très loin la discussion. Extraits :
Ariane Massenet : - C'est un film de genre, hein ?
Emmanuelle Béart : - Heu, oui, mais c'est surtout un film sur le deuil...
Ariane Massenet : - Non mais c'est fantastique quand même.
Emmanuelle Béart : - Oui, sur la fin, mais c'est un cheminement…
Ariane Massenet : - Qu'est-ce qui vous attire dans ce genre de film ?
Etc…
Sans avancer qu'un tel exemple, hélas fréquent, illustre le boulot à effectuer afin de faire de la diversité culturelle française pas seulement un slogan mais aussi et surtout une normale vérité, on remarquera juste que lors d'entretiens avec des Catherine Breillat ou des Christophe Honoré, les intervenants ne leur balancent absolument jamais d'un air inquisiteur : "C'est un film dramatique, ça, non ? Pourquoi avoir fait un drame intimiste ? Qu'est-ce qui peut bien vous attirer là-dedans ? C'est pour faire plaisir à vos enfants ? Vous en regardez beaucoup chez vous ? C'est un nouveau choix de carrière ou vous allez revenir à un cinéma plus traditionnel ?".
LA LOI ET L'ORDRE
ON VOUS MENT PAS, ON VOUS SPOILE
Pitch de Comme Les Autres : "Ils filent le parfait amour... Enfin, presque : Emmanuel veut un enfant et pas Philippe... Pourtant, Emmanuel décide un jour de franchir le pas, au prix de perdre Philippe... Mais comment avoir un enfant quand on est homo ?"
Oui dites donc, c'est une bonne question ça. Alors, à votre avis, ils vont l'avoir l'enfant ?
- Vous avez vu SerpicoFlics hier soir ? Bien. Maintenant vous pouvez écrire aux journalistes pour leur expliquer la différence entre "réaliste" et "crédible" ? Parce qu'à force d'entendre que les fictions sur-opératiques d'Olivier Marshall font "réalistes", on finit par trouver bizarre que les policiers dans la rue ne se promènent pas le flingue sur la tempe une bouteille de Jack's à la main.