Edito

      "- Qu'est-ce que tu penses de la violence au cinéma toi ? - Je me mets toujours au premier rang, alors ce qu'il se passe dans la salle..."
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Honoré Vs. Verhoeven Suggérer par mail
Instant critique par nicco le 8 avril 2009

Das experiment

Affiche Starship Troopers
Considérons deux faits régulièrement relevés par les amateurs de cinéma mais violemment reniés dès lors que l'on tente d'expliquer comment l'un peut nourrir l'autre : d'un côté le traitement cynique et bâclé par la presse des films dits de genre, et de l'autre la quasi absence de ce même cinéma de genre au sein de notre cinématographie.
Cette manie de voir en toute chose le simple fruit du hasard, la faute à pas de chance ou l'inéluctabilité d'un destin farceur découle probablement de la nécessité de déconnecter toute interaction logique possible dans un univers "magique" du septième art que l'on fantasme plus que l'on maîtrise (ou alors c'est aussi la faute à pas de chance).
Donc soit, admettons : la critique de film n'a aucune influence sur la production, et bien évidemment encore moins sur les générations successives de cinéastes.

Toutefois, nous vous proposons de découvrir ce que pensait en 1998 un futur professeur de la Fémis à propos de Starship Troopers, vulgaire petit film de science-fiction à visée commerciale torché par un tâcheron du nom de Paul Verhoeven :

"J'aimerais parfois être un cinéphile sans mémoire. J'aimerais mais bon, je ne suis pas dupe. Je n'ignore pas que ce sont les films vus qui font mon regard sur les films à voir, à l'image d'une pratique sexuelle où les «suivants» sont envisagés selon les gestes volés aux «précédents» ; je n'échappe pas à la transmission. Je suis un spectateur expérimenté.
Starship Troopers n'est pas un film destiné aux spectateurs expérimentés. Il a été élaboré juste pour faire un maximum d'entrées auprès de jeunes Américains pendant un week-end de vacances, des puceaux accros aux jeux vidéo qui entrent dans une salle comme ils se mettent aux manettes d'un Doom-like, avec pour seul objectif de voir bousiller tout ce qui apparaît dans leur champ visuel. Starship Troopers a fait un carton le premier week-end de sa sortie, puis les entrées ont chuté. Qu'importe, un week-end a suffi pour rentabiliser le film. Et je ne peux pas m'empêcher de trouver ça presque émouvant, cette idée qu'un film puisse exister uniquement pour ramasser de l'argent en deux jours aux Etats-Unis. Voir aujourd'hui le film, sur un écran à Paris, est un malentendu. Une indiscrétion. Une malveillance. Et surtout, pourquoi le taire ? un profond bonheur. Je mens. Le bonheur n'a rien à voir là-dedans. La jouissance, si.

Un flash d'information nous apprend que des araignées géantes menacent l’harmonie géopolitique de l'univers puis, dans une classe, un garçon et une fille s'échangent des messages via les écrans de leurs ordinateurs. Le visage du garçon se dessine à côté de celui de la fille, le garçon s’approche, la fille sourit, le garçon s'approche, la fille fait alors une bulle avec son chewing-gum, la bulle éclate à la gueule du garçon. Le film n’a pas débuté depuis cinq minutes qu'il a déjà tout raconté. Les acteurs sont donc des jouets, présentés comme tels, et non comme des personnages. […] Ils ne sont ni plus ni moins humains que les araignées géantes, plutôt même moins. Ainsi, lorsqu’à la fin du film, poursuivant le projet de tout dessaper, la bête informe est douée d’intelligence, est exhibée. […] Un médium s’approche d’elle et déclare comme une victoire : “Elle est effrayée”. Ce sentiment tremblant, la peur d’être vu, revient donc à une image de synthèse et non aux acteurs. Le seul petit reste d’humanité émerge d’une marionnette. Je peux donc sortir de la salle sans être honteux, car si j'ai bel et bien joui de la torture de corps à visage humain, cette ultime réplique vient me confirmer qu'il ne s'agissait là que d'une illusion d'optique. Les corps en question n'existaient pas. De la pure virtualité. Les ados américains ne se trompent jamais : ce film est bien à prendre comme un jeu vidéo, point. Que moi, je le considère plutôt comme un cédérom pornographique n'est qu'une joyeuse perversion de ma part."

Christophe Honoré - Les Cahiers du Cinéma, n°523


Avant d'être cinéaste et enseignant à la Fémis, Christophe Honoré était un cinéphile expérimenté. Cet auto-argument d'autorité suffit apparemment pour traiter ce film de simple produit "élaboré juste pour faire un maximum d'entrées auprès de jeunes Américains pendant un week-end de vacances". Car en bon cinéphile expérimenté apte à enseigner à la Fémis, Christophe Honoré peut très bien dire d'un film caricaturant de manière féroce les adolescents combien il est marqueté pour vider cette même adolescence de son argent de poche.

Christophe Honoré est un cinéphile expérimenté. Il sait que les entrées de Starship Troopers ont chuté dès le premier week-end d'exploitation car les "puceaux accros aux jeux vidéo" sont subitement devenus eux aussi des cinéphiles expérimentés et ne se sont plus faits avoir par ce film. C'est la seule raison logique : en bon critique expérimenté, Christophe Honoré préfère ainsi éviter de mettre en corrélation deux faits étayant son papier mais qui, reliés ensembles, pourraient affaiblir cette analyse de fin cinéphile expérimenté : que les entrées soient importantes en début d'exploitation puis rapidement faibles n'a évidemment rien à voir avec la teneur critique et sarcastique du film de Verhoven, n'a rien à voir avec la vision de la jeunesse que le réalisateur offre au public, à savoir des étudiants prenant l'armée pour un club de vacances, des étudiants réduits à de simples pantins, à de simples "jouets". Cela n'a évidemment pas désarçonné cette jeunesse venue assister à un simple déluge d'effets spéciaux et non à une satire médiatique et générationnelle. Qu'une œuvre attire un public a priori non intéressé par un tel discours grâce à des oripeaux séduisants ne peut, en tant que production US, jamais se prévaloir de subversion. Non, ce n'est que malentendu, amnésie et commerce.
La réaction du public ne confirme nullement l'intention de l'auteur et sa réussite. Non, la réaction du public confirme le statut kleenex de ce film, et pas autre chose. C'est le cinéphile expérimenté qui vous le dit.

Soldiers Of Orange

Christophe Honoré est un cinéphile expérimenté, il peut ainsi conclure sur on ne sait quelle base que les ados américains ont pris ce film comme on prend un jeu vidéo. Mais d'ailleurs, comment doit-on prendre un jeu vidéo ? Pour quelque chose de désincarné (puisque de "pure virtualité"), bassement commercial et hautement hérétique, ou comme un médium accaparant une forte dose d'implication pour ce qui reste de simples images virtuelles ? Dans tous les cas, cela a l'air dégradant car réservé aux "puceaux" ne pensant qu'à "bousiller tout ce qui apparaît dans leur champ visuel". Le cinéphile expérimenté, futur professeur de cinéma, ne réduit jamais aux plus navrants clichés ce qu'il ne connaît pas. Le futur professeur de cinéma évite toujours d'afficher son mépris pour les divertissements populaires.
Le cinéphile expérimenté, futur professeur de cinéma, préfère ne pas se rendre compte que celui qui bousille tout ce qui apparaît dans son champ visuel, ici, c'est lui.

Christophe Honoré est un cinéphile expérimenté.
Comment expliquer chez un cinéphile expérimenté que l'illusion d'optique devienne ici non plus l'essence même de son médium favori, mais de la "pure virtualité" attestant l'orientation mercantile de la chose ? Etonnant comment l'émotion ou l'intégrité artistique devient soudainement liée exclusivement au corps et rien qu'au corps dès lors que cela permet de dénigrer le cinéma d'effets et d'illusions (ce n'est que lorsque ces effets gagnent en patine et esprit rétro qu'ils sont, avec trente années de retard, célébrés dans les revues dites spécialisées). Comment un cinéphile expérimenté peut renier la définition du cinéma selon Edgar Morin, à savoir "une image animée de l'image perceptive" ? Comment un futur enseignant de la Fémis peut refuser de voir en une image l'idée qu'elle transmet pour n'accepter que le concret du corps ou de la "marionnette" ? (qui est d'ailleurs dans ce film en images de synthèse, mais bref, passons…). Depuis quand le procédé pour créer une image se substitue à l'idée que cette image renvoie ?
Comment un futur enseignant de la Fémis peut à ce point confondre un art de l'image avec un art de l'objet ?

Christophe Honoré est un cinéphile expérimenté, donc il ne se fait pas avoir par une forme ostentatoire dépeignant une génération engluée dans la propagande médiatique. Le professeur de cinéma préfère se fier à son expérience de cinéphile qui veut que tout film hollywoodien soit à prendre au premier degré, soit dénué du moindre sous-texte et jouisse d'une connerie abyssale.
Le cinéphile expérimenté trouvera d'ailleurs plus pratique de ne jamais citer le nom du cinéaste qu'il critique.

Starship Troopers

Car, je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais Christophe Honoré est un cinéphile expérimenté. Donc il connaît les précédents films de Paul Verhoeven, le réalisateur de ce "cédérom pornographique" (remarquez comment, pour le cinéphile professeur critique d'expérience, le support physique s'amalgame au média artistique. Faut dire qu'à l'époque le DVD n'avait que deux années d'existence, on ne pouvait pas prévoir que toute œuvre audiovisuelle serait diffusée sur galette de silicium). Christophe Honoré, dit "l'expérience faite homme", connaît bien évidemment l'origine hollandaise du cinéaste, son traumatisme d'enfance lors de la Seconde Guerre Mondiale et l'arrivée des Nazis dans sa ville natale. Christophe Honoré a bien sûr vu Soldiers Of Orange. Chistophe Honoré, en bon cinéphile expérimenté bardé de ces références, ne peut qu'appréhender Starship Troopers sous l'angle de la charge pamphlétaire anti-militariste. Ses confrères bas du front le qualifieront de fasciste, mais lui, du haut de son expérience enrichie de la sagesse du professeur en devenir, se contentera de "torture de corps à visage humain".

Huit ans plus tard Paul Verhoeven signera un Black Book unanimement salué par la critique. Imaginons que la très digne critique française s'est sentie soulagée de pouvoir acclamer un film européen clairement dédié à la résistance lors de la WW II, ce qui reste toujours plus sage que de prendre le risque de défendre un blockbuster estival de science-fiction débordant d'effets spéciaux au discours satirique demandant un minimum de recul sur la chose.

Black Book
Soldiers Of Orange et Black Book. Au milieu : un film de propagande nazillonne.

Il reste alors à espérer que Chirstophe Honoré, en bon cinéphile expérimenté, en cinéaste réputé, en critique des Cahiers des Cinéma, en professeur responsable, enseigne à ses élèves de la Fémis comment la notion de cinéma d'auteur fut inventée par sa revue pour appréhender les longs-métrages des cinéastes hollywoodiens non plus comme des objets déconnectés de toute thématique, mais s'articulant aux autres productions de leur filmographie pour former une œuvre globale.

Ceci éviterait de nourrir une autre œuvre globale, celle d'un milieu cinématographique français qui préfère la médiocrité, la superficialité et la connivence aux plus élémentaires principes qu'il a jadis lui-même mis en place.
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 1 Posté par Ddx le 08 avril 2009 à 11:56 | website

Outre le mépris de l'oeuvre en raison de sa nationalité et de sa couleur FX (peut-on parler de racisme ?), comment une personne aussi "expérimentée" peut-elle se permette de mépriser autant un public, qu'elle déshabille jusqu'à son plus simple cliché (gamer = boutonneux = puceau = frustré = futur serial killer pédo-sodomite), pour mieux ensuite le plier telle une poupée de chiffon et s'en servir de calle pour le meuble bancale où s'empilent ses non-arguments (qui sont à l'analyse ce qu'Ikéa est au concept design) dans ce qui ressemble fort à un viol à sec de faits forts contrariants car invalidants sa thèse/analyse/caca nerveux ? 
 
Cette personne va nous préparer de belle légion de cinéastes "à la française", je le crains.
 2 Posté par Banchiviste le 08 avril 2009 à 16:26

Brillant
 3 Posté par Clément le 08 avril 2009 à 17:55

Mouais. Beaucoup d'énervement pour pas grand chose. Dans mon souvenir Starship Troopers avait été globalement bien accueilli par la critique française y compris les cahiers. Les extraits d'article de C.Honoré que vous nous diffusez ne me semble pas remettre en cause la qualité du film. "Bonheur", "jouissance" font partie d'un champs lexical plutôt positif. Le critique offre ici un autre "regard", en déclarant que le film est beau aussi par son cynisme (parce que ne le nions pas, ceux qui ont produit le film cherchaient à faire un maximum d'entrée). 
Et je pense qu'à l'époque C.Honoré avait effectivement vu les autres films de Verhoeven et que c'est le sens de sa première phrase. 
Vous faîtes à mon avis un contre sens parce que vous n'admettez pas que C.Honoré puissent aimer ce genre de film (à la lecture de son article j'ai l'impression qu'il l'a aimé) vu ce qu'il représente (le cinéma français nombriliste). 
Beaucoup d'énervement pour pas grand chose.
 4 Posté par Ulysse le 08 avril 2009 à 18:24

Il n'est pas impossible qu'Honoré ait aimé ce film, mais le problème Clément c'est que c'est typiquement le genre de critique un peu sur de lui qui ne peut pas supporter d'aimer le même films que 50 millions de "puceaux accros aux jeux vidéos", et c'est ça le problème, alors au lieu de dire "on prend spn pied devant ST", il va dire que c'est un film vide-burnes des plus banals, sans intérêt, et qui n'a exercé sur lui que cet attrait un peu sale, un peu glauque, qui est celui de la pornographie, sans jamais atteindre son esprit (d'ou la dissociation bonheur/jouissance), inviolable, indépendant, auteuuuur.
 5 Posté par Chef Tyrell le 08 avril 2009 à 19:11

Clément, Ddx avait répondu à ta question avant même que tu ne la pose.  
Mais bon, des critiques comme celle-ci y'en a effectivement plein...  
Pourtant, celle-ci est différente parce qu’elle est écrite par Honoré qui lui, fait des films. Alors un mec qui est incapable de décrypter une image autrement que par le premier degré, et par des reflexes conditionnés d'un autre âge, et qui se récolte des couronnes de lauriers par ses pairs, ben ça fout un peu les nerfs en pelotte.  
Surtout quand des mecs qui maîtrise la technique et qui font parler l'image plutôt que Louis Garrel (au hasard : Fred Cavayé et Florent Emilio Siri) se font ignorer ou démolir...
 6 Posté par Tom Robin le 08 avril 2009 à 19:18

Eh ben, les candidats recalés au concours d'entrée de la FEMIS ont pas l'air de louper grand chose.
 7 Posté par Alysonne le 08 avril 2009 à 19:49

Clément, voyons, évidemment qu'il a grave kiffé le totophe, au point de ne savoir comment tourner son papier pour justifier des faits totalement incompatibles dans son esprit d'expert : parce que j'aimerai comprendre comment de "jeunes puceaux américains accros aux jeux vidéo" (qui de toute évidence ne peuvent en aucun cas prétendre à une quelconque connaissance cinématographique d'après totophe) parviennent à la fin de l'article à devenir des "ados américains [qui] ne se trompent jamais". 
 
Si quelqu'un peut faire la liaison pour moi, ce serait cool.
 8 Posté par L'ouvreuse le 08 avril 2009 à 20:39

Clément > Qui s'énerve ?
 9 Posté par Jérôme le 09 avril 2009 à 09:11

Allez, réconciliez-vous avec Honoré, il a (co)signé une lettre ouverte condamnant le dispositif Hadopi : http://www.ecrans.fr/Lettre-ouverte-aux-spectateurs,6877.html
 10 Posté par Bayeur le 09 avril 2009 à 10:39

...une fois la loi votée.  
 
il est balèze en virtualité le bonhomme.
 11 Posté par Jérôme le 09 avril 2009 à 14:26

En fait la loi hadopi vient d'être rejetée par l'assemblée nationale (!) : http://www.ecrans.fr/L-Assemblee-Nationale-rejette-le,6910.htmlhttp://www.ecrans.fr/L-Assemblee-Nationale-rejette-le,6910.html
 12 Posté par Reda le 09 avril 2009 à 14:38

Tiens Clément, si tu veux verifier l'integrale de l'article 
 
http://www.abc-lefrance.com/fiches/starshiptrooper.pdf 
 
Tu pourras aussi comparer avec un autre réalisateur, Yannick Dahan. Je crois qu'il n'y a pas photo.
 13 Posté par regis le 09 avril 2009 à 23:03

tout est dit (et je comprend mieux pourquoi je n'aime pas les films de Christophe Honoré)
 14 Posté par Bleuten le 10 avril 2009 à 13:50

C'est clair que quand on compare la critique d'Honoré à celle de Dahan ou même à celle de Morice, Honoré est le seul à prendre le film de haut et de façon plutôt frontale. 
 
(et on reconnait la prose de Dahan dés les premieres lignes :zzz )
 15 Posté par Hoody le 12 avril 2009 à 16:11

Sympathique article, quoiqu'un peu vindicatif dans le ton, mais bien agréable. Lisez les critiques en lien.  
 
Incroyable demonstration de l'austracisation d'une critique méprisante, analphabète et réac. Une suffisance insupportable. 
 
J'aimerais vraiment savoir ce que ce même Honoré dirait lui-même de ce même film, dont il est complètement passé à côté, aujourd'hui, depuis qu'il est devenu culte, que Verhoven s'est rachetée une légitimité en faisant un bide avec un film d'auteur (Black book) et que les puceaux accrocs aux jeux vidéos ont pris le pouvoir de la création artistique...
 16 Posté par Weta le 13 avril 2009 à 16:05

Hoody ton dernier point est à relativiser. 
 
Quant tu dis que les geeks ont pris le controle artistique, je te répondrai "mouais" aux USA, "oui" en espagne, et bien sur "non" en France.  
 
Et que ce n'est pas demain la veille que tu verras un réalisateur qui se réclamerait de cette culture, et qui ferait un bon film, (à moins que tu considères des films comme À l'intérieur ou Martyrs comme des chefs d'oeuvres immortels :grin ).  
 
De plus la France refusant sortir de sa "bulle" artistique nombrilliste, depuis le début des années 70, ce n'est pas aujourdh'ui avec des professeurs comme MOSSIEUR Honoré qui doit bien s'amuser avec des élèves déjà conquis et bien formaté à la bien pensance, que la situation (on n'en a encore pour au moins pour 20 ans minimum).  
 
Enfin je ne parles même pas de ce qui risque d'arriver en décembre, et du tollet que celà va provoquer au sein du milieu artistique du cinéma Français.  
 
Qui risque bien de voir le film d'un certain J.C. comme une oeuvre anti cinématographique, semblable à un "joujou" sans aucun avenir. Ou au pire comme qui va "détruire" l'art cinématographique, et lancer des fatwas à tous les cinéastes tentés par cette technologie ou qui partirait à l'étranger pour l'essayé du fait que le pays refuse de dévelloper cette technologie.  
 
La faudra attendre 20 ans, avant qu'un procédé simillaire à la Performance Capture arrive en France (faut pas oublier que la France fut l'un des derniers pays à adopter le parlant au cinéma).  
 
Dois je rappeler que des pays européens comme L'espagne ou l'Angleterre utilise déjà le système de Prévisualitations (importé de....la nouvelle zélande), pour certains films, alors qu'en France il me semble qu'on ne l'a toujours pas appliqué.  
 
Donc si on veut faire le cinéma que l'on veut faire autant partir à l'étranger.  
 
Désolé pour la longeur de mon post.
 17 Posté par Elego le 13 avril 2009 à 19:59

Quote:
alors qu'en France il me semble qu'on ne l'a toujours pas appliqué.

 
 
Jean-Pierre Jeunet l'a utilisé pour certaines séquences de son Long dimanche de fiançaille (le marché devant les halles et l'explosion du hangar). 
 
Je serais aussi très étonné que Jan Kounen ne l'ai pas utilisé pour certains passages de 99 francs (mais je m'appuie sur rien d'autres que le film finit, je peux me gourrer). 
 
Après oui, c'est sûrement moins répandu qu'ailleurs...
 18 Posté par nicco le 13 avril 2009 à 21:05

Afin d'éclairer le débat, je publie ce mail reçu hier :  
 
Quote:
"C'est drôle de tomber sur votre article, qui me fait assez rire. Pas relu le texte de l'époque, mais peux vous assurer en tous cas que j'adorais ce film et suivais depuis longtemps son réalisateur. 
Il me semble que "l'analyse" premier degré que vous me prêtez, n'est honnêtement pas dans le texte. Enfin, si ça peut vous rassurer, je n'assure pas de cours à la Femis, à peine une intervention l'an passé. 
Bien à vous. 
Christophe Honoré"

 19 Posté par Weta le 14 avril 2009 à 00:59

Attention nicco, Honoré n'est pas content de ce que tu as dit, fait gaffe bientot le site va finir aux mains de MOSSIEUR Honoré et de sa bande.
 20 Posté par Weta le 14 avril 2009 à 01:08

Je rajouretais que s'il adorait tant ce film, et son cinéaste, pourquoi n'a t'il rien fait de son coté, pour mettre en scène un pur film de SF destroy, subversif, frontal, et jouissif comme ceux que Verhoeven a fait aux States ? 
 
Histoire d'imposer enfin un VRAI cinéma de genre populaire en France, et non plus un cinéma totalement deconnecté du public.
 21 Posté par BB le 14 avril 2009 à 02:59

Si monsieur Honoré lit les commentaires, pourrait-il avoir l'amabilité de me passer le numéro de téléphone de Léa Seydoux ? 
C'est pas pour moi hein, c'est pour un ami. :p
 22 Posté par BB le 14 avril 2009 à 03:03

Je dirais même que j'en serais honoré
 
 
*applaudissements du public* 
 
Merci, merci la foule !
 23 Posté par Hoody le 14 avril 2009 à 12:13

C'est tout à fait vrai, weta. Je me suis un peu emporté mais, ça faisait du bien aussi :o) 
M'enfin c'est pas entièrement faux que le vent tourne et notre société, meme en France, a bien changé. Enfin bref, on va pas refaire les speech à la Suck my geek. 
 
Par contre je conseillerai quand meme à Honoré de relire son texte. Parce que pour le coup, il tombe complètement dans le phénomène que je décrivais...
 24 Posté par Repas de Famille le 14 avril 2009 à 12:57

Weta 
"Je rajouretais que s'il adorait tant ce film, et son cinéaste, pourquoi n'a t'il rien fait de son coté, pour mettre en scène un pur film de SF destroy, subversif, frontal, et jouissif comme ceux que Verhoeven a fait aux States ?" 
 
Parce que le cinéma c'est pas "moi vois moi fait"? 
 
J'adore French Connection & Le Noel de Mr.Jack, donc si je fais un film un jour il faudra que ce soit un polar cru au style docu en stop motion gothico-morbide? 
 
(On est pas obligé d'apprécier la prose ou les œuvres de Mr.Honoré, ou même de le croire quand il dit aimer Starship Troopers, mais c'est un peu vide comme argument)
 25 Posté par Weta le 14 avril 2009 à 14:56

Pour Hoody. 
J'aimerais te croire, mais je doute que le vent tourne. 
Trop peu de projets vraiment "nouveau", et malheureusement un problème de mentalité empêche littéralement le cinéma de genre populaire en France, d'éclore en terme qualicatif.  
 
Pour Repas de Famille. 
J'avoue y être aller un peu fort, mais je maintiens ma position concernant le cas, parce qu'il s'agit bien d'un cas, Christophe Honoré. 
 
Pourquoi ? 
Parce que je plains Honoré non pas de faire le cinéma qu'il aime qui a d'ailleurs tout "moi vois moi fait", mais de prétendre notamment sur certains de ces films comme "Les Chansons d'amour", à un renouveau du cinéma populaire, sans pour se demander ce que le terme "renouveau" inclus.  
Le cinéaste aurait du se poser la question de savoir "Qu'est ce qui pourrait être un renouveau du cinéma populaire en France ?" et ainsi se rendre compte que des genres comme la science fiction, l'horreur, et le fantastique ont peu ou très mal était exploités dans ce pays pendant plus d'une trentaine d'années, et que se serait une bonne occasion de tenter l'aventure de mettre en place un film de ce genre, quant on sait que (et je suis que Honoré le sais très bien), que ce sont souvent les films réponant à ces cinématographies codés qui cartonnent à l'étranger, en comprendre la quintessence. 
Après Honoré étant un ancien des Cahiers aurait pu via son "carnet d'adresses" monté sans trop de difficultés un projet réellement ambitieux de cette trempe.  
 
Il est à mon sens un peu facile en france, aujourdh'ui de se réfugier derrière le label "Exception culturelle", histoire de ne pas chercher ailleurs, et de ne pas tenter de nouvelles approches cinématographiques autres que celles qui occupent le paysage cinématographique Français depuis au moins 40 ans et qui se divisent entre deux catégories qui me donne toutes deux envie de gerber : comédies 100% beaufs avec stars du show bizness (télé, radio...), et films d'auteurs nombrillistes censés représentés la réalité objective du monde (qui n'existe pas à mon sens, ps : relisez Alan Moore, revoyez Prince des ténèbres) via les malheurs de bourgeois et d'apprentis artistes qui se plaignent de leur conditions et des problèmes du monde.  
 
Il y a des cinéastes dit d'auteurs que j'aime beaucoup comme des cinéastes populaires que j'aime beaucoup (même si je n'aime pas faire de distinction entre les deux), mais aucune de ces deux "catégories" ne se trouvent en france.  
 
Ps : Repas de Famille c'est toi Christophe Honoré ? 
:)  
 
Veuillez m'excuser pour la longueur de mon post. :sigh
 26 Posté par Repas de Famille le 14 avril 2009 à 17:15

Oui c'est moi! (Ou non). 
 
Oui mais peut être que Mr.Honoré n'a pas envie de faire de la SF ou du fantastique (ce qui encore une fois n'empêche pas qu'il puisse aimer des films de ce genre). Et en vérité: il n'a aucune obligation d'en faire. 
 
Peut être aussi s'est il posé la question du "renouveau" du "cinéma populaire" "de genre", mais qu'il est arrivé à une réponse complètement différente sur ce que ça signifiait. 
 
Quand aux projets "ambitieux", ils existent et ont existés: Je pense par exemple à un western franco-européen qui à couté 30 millions qui à été donné à un jeune réalisateur plutôt en odeur de sainteté dans la "communauté". Faut voir ce qui a été fait de ce genre d'opportunité... (et là difficile de faire peser la responsabilité sur la presse). 
 
La position de l'Ouvreuse sur cette question des critiques est énoncée et très claire mais j'avoue me demander si ça a vraiment un intérêt de ressortir un texte vieux de 11-12 ans pour se focaliser sur ce que dit Mr Honoré. Si l'idée est qu'une part du "milieu du cinéma" en France à du mal à accepter un certain type de cinéma, pourquoi encore s'intéresser à ce qu'ils racontent? 
 
Si le système est sclérosée, pourquoi vouloir y rentrer? De toute façon si le diagnostic est exact, il va crever ou être obliger de se réformer. Une des particularités de certains cinémas que nous défendons n'est il pas de se faire à la marge? 
 
Pour Starship Troopers, le film à reçu des critiques a coté de la plaque aux USA même, ça n'empeche visiblement personne d'en dormir la nuit.
 27 Posté par Weta le 14 avril 2009 à 19:17

Si le système est sclérosée, pourquoi vouloir y rentrer? De toute façon si le diagnostic est exact, il va crever ou être obliger de se réformer. 
 
Je ne penses pas que le système changera un jour malheureusement.
 28 Posté par Dabdas le 15 avril 2009 à 14:46

Super bien écrite la critique: on comprend le contraire de ce que son auteur prétend avoir voulu dire... Trop forts décidément ces cahiers! 
 
A l'époque, j'avais adoré le Straship Troopers, mais son cynisme (au sens péjoratif) m'avait énervé: il me semblait que le film pouvait évidemment être vu au second degré, mais aussi au 1er, Verhoeven jouant sur les deux tableaux et "fédérant" les anti et pro-militaristes. Je me suis manifestement planté, le film s'étant lamentablement gaufré au box-office US (à mon grand étonnement): 55 millions $ de recettes pour 105 de budget, selon Box Office Mojo
 
A vrai dire, Total Recall et Basic Instinct m'avaient tout autant énervé: avec ces fins ouvertes, il me semblait que Verhoeven nous disait "voilà je vous livre tout en vrac, moi je m'en fous, démerdez-vous", rompant ainsi le pacte implicite entre l'auteur et le public, selon lequel le discours qu'il nous livre a un sens. Mais bon, en même temps j'adore Ubik et, dans le genre, on fait difficilement plus fort... ;)
 29 Posté par Hoody le 16 avril 2009 à 07:36

Weta: je suis plus optimiste, ou peut etre juste moins documenté que toi. Je ne sais pas. Ca serai le sujet d'un grand débat à lui seul alors... 
 
Dabdas: je dirai, pour ma part, que c'est cette ambiguité qui fait le génie du cinéma de Verhoven, en renvoyant le spectateur à ses responsabilités quant à l'interprétation du film. Ce qui peut manquer à une grande partie du cinéma, souvent trop demonstratif. Comme cette hallucinante et mythique scène d'Apocalypse Now des hélicos sur Wagner: galvanisant et pathétique à la fois, au spectateur finalement de trancher (meme si l'intention véritable de l'auteur est, elle, plus tranchée, Coppolla n'est pas pro-militariste). 
 
Cela dit, et pour nuancer ce que je viens d'écrire, t'y vas un peu fort en disant ""fédérant" les anti et pro-militaristes", peut etre est-ce ton "fédéran"t qui est mal choisi d'un strict point de vue sémantique, mais dans le film, si V. te renvoie à le gueule ta (possible) fascination pour l'armée et la guerre, on peut pas vraiment direque le film soit autant pro-militariste que cynique à l'égare de l'armée. C'est même pas vraiment fait avec finesse...
 30 Posté par the dude le 16 avril 2009 à 09:50

non mais, il n'y a pas d'interprétation possible pour starship troopers .... 
le réal va tellement loin dans le ridicule des personnages et de la société fasciste, que le film ne peut se comprendre qu'au 2eme degré ! 
 
enfin ! le prof fasciste ! le journaliste propagandiste avant l'attaque ( et pendant l'attaque, jusqu'à ce qu'il soit couic en deux ) ! le mec avec un seul bras organique qui dit fièrement que l'infanterie a fait de lui l'homme qu'il est aujourd'hui ! les spots propagandistes dés l'ouverture du film ! 
 
faut arrêter là ! ceux qui prennent ça au premier degré sont cons. point ! c'est peut être expéditif ce que j'ecris, mais c'est la vérité objective 
donc Verhoeven n'a pas voulu joué sur les deux tableaux, pro/anti-militariste.
 31 Posté par Reda le 16 avril 2009 à 18:33

Surtout qu'il le dit dans le com audio !
 32 Posté par Blog l'Eponge le 18 avril 2009 à 11:21 | website

faut arrêter là ! ceux qui prennent ça au premier degré sont cons. point ! c'est peut être expéditif ce que j'ecris, mais c'est la vérité objective 
 
>>> Ouais enfin la vérité objective, c'est que si un cinéaste veut transmettre efficacement un message (anti-militariste et anti-propagandiste dans le cas présent), il doit tenir compte du public auquel il s'adresse. Et en l'occurrence, le public principal auquel se destine Starship Troopers ne sera pas forcément sensible au second degré du film. Quant au public qui, lui, en comprendra le message, il n'apprendra rien qu'il ne sache déjà. 
 
Bref, le second degré du film n'est là que pour caresser les spectateurs "sophistiqués" dans le sens du poil. Ceux-ci pourront se gausser de la plèbe abrutie par la télévision, sortir de la salle satisfaits de leur propre intelligence et briller en société en évoquant ce "délicieux film de science-fiction brechtien". Super.  
 
Quand on prétend faire une oeuvre subversive, comme le répète Verhoeven à longueur d'interviews, la rendre accessible aux seuls spectateurs déjà convertis est une absurdité. Efficacité politique zéro. Pour être compris un film ne doit pas avoir besoin de mode d'emploi second-degré-post-moderne-hahaha-regardez-comme-je-me-moque-de-ce-que-je-filme-je-ne-suis-pas-dupe. 
 
J'adore Starship Troopers, mais je ne peux que reconnaître que c'est un film qui ne sert à rien, en dehors de montrer des aliens se faire exploser par des marines (ce qui est déjà pas mal ^^).
 33 Posté par PK le 18 avril 2009 à 11:54

Une oeuvre subversive est par définition accessible, sinon elle subvertit qui ? Les déjà convertis ? Useless en effet. 
 
Pour la rendre accessible, il faut en masquer de prime abord la teneur, car subervsion implique discours non "populaire" auprès d'un public dont on tient ici justement compte. 
C'est en l'enrobant des atours d'une prod banale pour y inclure un sous-texte que l'on masque cette teneur. 
 
A voir le gadin au BO, il semble que le public ait plutôt ressenti ce film comme une trahison de leurs phantasmes qu'une glorification (ce qui n'oblige pas qu'il en saisit tout le sens, on est dans le ressenti). Si parmi eux quelques uns ont fait le cheminement pour comprendre pourquoi ce ressenti malgré les boum boum et les vaisseaux, c'est toujours ça de pris. 
 
Je vois mal le même public se précipiter en salle voir un film à thèse ouvertement anti-militariste. 
 
Sinon on peut préférer la subversion à la française, certes, qui consiste à conforter l'idée qu'un film dramatico-érotique touchant 10 000 spectateurs sur Paris / Périphérie est le paroxysme de la sédition idéologique.
 34 Posté par the dude le 18 avril 2009 à 11:58

j'avais 12 ans quand il est sorti.... 
 
du haut des mes 12 ans, j'avais vue le second degré .... 
 
donc au lieu de croire que ce film est destiné a un " public qui ne sera pas forcément sensible au second degré du film ", revois ton jugement hautain ... 
 
 
qui sera sensible au second degré du film selon toi ? les spectateurs d'Honoré ?  
 
les cons ne sont jamais là ou on les croit...
 35 Posté par Hoody le 19 avril 2009 à 15:03

Et puis, la subversion du film n'en est pas forcément le coeur. Pourquoi à partir du moment où un film commence à etre subversif, il faudrait qu'il le soit avant tout? 
 
Pour moi Starship Troopers est avant tout un film d'aliens se faisant exploser par des marines, le meilleur du genre d'ailleurs. La subversion est un plus agréable.
 36 Posté par Blog l'Eponge le 20 avril 2009 à 10:50 | website

Quote:
donc au lieu de croire que ce film est destiné a un " public qui ne sera pas forcément sensible au second degré du film ", revois ton jugement hautain ...

 
 
>>> On manque de données empiriques sur le sujet mais je suis convaincu que le message du film est passé au-dessus de la tête de la plupart des spectateurs. C'est en tout cas ce qu'affirme Verhoeven lui-même : 
 
Quote:
As someone who grew up in a Nazi-occupied country, he was particularly riled when Starship Troopers was labeled as pro-fascist propaganda. 
 
“It, of course, was not me expressing admiration for Nazi Germany,” he says in his typically emphatic manner. “It was more saying, these people are caught in a society where fascism is the norm and how do you behave? The general says, ‘Not insects but mankind should rule in the universe,’ which is a metaphor for any imperialist country that wants to rule the world. 
 
“But,” Paul Verhoeven says resolutely, “very few saw that.”

 
 
http://www.metrotimes.com/editorial/story.asp?id=261 
 
Quote:
IN STARSHIP TROOPERS, THE AUDIENCE DIDN’T GET THE JOKE. 
 
PAUL VERHOEVEN: No, they didn’t. But they get it better now than when it came out. The way people look at STARSHIP TROOPERS has improved.

 
 
http://hollywoodgothique.com/starshiptroopers1997.html 
 
Quote:
Pour la rendre accessible, il faut en masquer de prime abord la teneur, car subervsion implique discours non "populaire" auprès d'un public dont on tient ici justement compte.  
C'est en l'enrobant des atours d'une prod banale pour y inclure un sous-texte que l'on masque cette teneur.

 
 
Nan, pas forcément. T'as pas besoin de deux niveaux de lectures pour en arriver là. Tu peux adopter une structure linéaire à la place, en faisant débuter le film sur des rails pro-militaristes et en le faisant dévier progressivement à mesure que les héros -et les spectateurs- prennent conscience que les humains, et non les aliens, sont les vrais agresseurs, les colonisateurs (c'est un exemple hein). Un tel film, vu de l'extérieur, aurait la même tronche que Starship Troopers, et ne serait pas perçu spontanément comme un film anti-militariste. 
 
Quote:
A voir le gadin au BO, il semble que le public ait plutôt ressenti ce film comme une trahison de leurs phantasmes qu'une glorification (ce qui n'oblige pas qu'il en saisit tout le sens, on est dans le ressenti). Si parmi eux quelques uns ont fait le cheminement pour comprendre pourquoi ce ressenti malgré les boum boum et les vaisseaux, c'est toujours ça de pris.

 
 
Bien sûr... Et de toute façon l'influence politique réelle d'un film est dans 99% des cas extrêmement limitée.
 37 Posté par Ulysse le 27 avril 2009 à 00:56

\"Bien sûr... Et de toute façon l\'influence politique réelle d\'un film est dans 99% des cas extrêmement limitée.\"  
 
 
En fait, a part Taxi Driver qui a poussé un gars a essayer d\'assassiner Reagan, je dirais même qu\'elle est quasiment nulle : les processus politiques ne se changent pas a coups d\'évènements, mais à l\'aide de processus inverses. Or un film, c\'est un évènement.
 38 Posté par the dude le 27 avril 2009 à 21:57

je me suis refait un chef d'œuvre grâce a l'ouvreuse récemment ! 
 
un film qui a poussé 2 nation a passer un traité permettent concernant la détention des prisonniers....un certain "midnight express"
 39 Posté par Macfly le 27 avril 2009 à 22:30 | website

C'est d'ailleurs plutôt bizarre de voir Stone s'excuser auprès de la Turquie pour en avoir fait des caisses alors que ce sont justement ces caisses qui donnent au film sa puissance et qui ont très probablement contribuer à arranger un peu les choses... 
 
C'était en 2004, il avait arrêté de boire. C'est comme ça il faut s'y faire, Oliver Stone est devenu un artiste "responsable". :sigh

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