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Critique par Nicolas Zugasti le 19 mars 2008

L'horreur est humaine

Affiche The Mist
Encore une adaptation de King ? Z’en n'ont pas marre de nous vendre de la soupe sur le nom prestigieux de ce romancier à succès (euphémisme !). A croire qu’avec les remakes, il n’y a que ça pour faire venir les gens dans les salles !

C’est sûr qu’après le très moyen Chambre 1408, voir arriver l’adaptation de la géniale nouvelle Brume laissait augurer du pire. Seulement c’est Franck Darabont qui réalise et malgré de sérieuses défaillances, The Mist s’avère au final être la meilleure adaptation de King au cinéma.

Mise au point

Malgré les nombreuses adaptations foireuses du maître de Bangor, Stephen King reste une valeur refuge pour les studios en mal d’inspiration. Des costards-cravates qui n’ont jamais compris ce qui rend cet écrivain si populaire. Pour eux, seul importe le cocktail horreur-gore-suspense qui plaît tant aux ados et dont King est le chantre. Seulement voilà, King ce n’est pas que ça. On peut même dire que l’imagerie fantastique sert juste de décorum à ses histoires qui prennent le parti de décrire et analyser avant tout les comportements humains confrontés à une menace ontologique et/ou surnaturelle. Bien sûr, il adore les récits d’horreur (littéraires ou cinématographiques) et adore faire trembler les lecteurs. Mais pour lui, ce n’est pas une fin en soi. Car le fond de ses romans et nouvelles est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, cherchant à divertir son lectorat pour mieux lui balancer dans la gueule des interrogations empreintes d’humanisme : le difficile passage à l’adolescence, le non moins difficile travail de deuil, la vieillesse, la condition de l’écrivain, le fanatisme religieux, la famille, etc. Autant de thèmes qu’il parvient à marier avec élégance à des visions dantesques, apocalyptiques ou de terreur absolue.

Et ce n’est pas un hasard si les meilleures adaptations de King sont l’œuvre de réalisateurs pour qui le cinéma de genre est un biais extraordinaire pour faire passer les idées les plus subversives ou transgressives. De Palma, Kubrick, Carpenter ont tout compris à la nécessité d’adapter ces écrits. Or les studios préfèrent généralement confier à des yes-men dociles (pléonasme !) le soin d’adapter littéralement le texte à l’écran, ceci afin de ne pas s’attirer les foudres des fans intégristes (qui ne seront jamais contents quoi qu’il arrive) si la moindre virgule n’est pas respectée et d’éviter de se couper d’une large audience. Cas d’école, le "master of horror" auto-proclamé Mick Garris, champion des transpositions serviles, sans âmes et sans saveurs (La Nuit Déchirée, Le Fléau, Shinning la mini-série...)
Autre idée reçue, on assimile un peu trop facilement l’auteur comme un simple conteur d’histoires horribles et macabres. Je ne citerai que les titres ayant donné lieu à d’autres merveilleux films, Stand By Me (Rob Reiner, 1986), Les Evadés et La Ligne Verte de Frank Darabont.

Assault on supermarket 13
Un Darabont - auteur des scripts de La Mouche II (Chris Wallas), Freddy 3 et Le Blob version 1989 (tous deux de Chuck Russel) quand même - qui a parfaitement assimilé les préoccupations du romancier. Comme King, il est plus intéressé par les rapports humains, les tensions et les interactions qui en découlent. Et une fois encore, il démontre avec The Mist son incroyable capacité à dépeindre et encourager l’empathie pour ses personnages en quelques plans.

Suite à une violente tempête, la plupart des habitations d’un petit patelin du Maine sont endommagées. Afin de réparer les dégâts et se réapprovisionner, la plupart se rend à la supérette du coin. Très vite, une brume épaisse enveloppe la ville. Contraint de se réfugier à l’intérieur suite aux avertissements d’un homme ayant échappé à l’attaque de créatures se dissimulant à l’intérieur, les clients vont se retrouver assiégés par toutes sortes de bestioles particulièrement voraces mais aussi faire front aux différentes tensions naissantes. Pour David Drayton (Thomas Jane dans le rôle de sa carrière), un cover-artist de cinéma, l’enjeu sera de préserver l’unité de cette communauté constituée tout comme protéger son fils, Billy, des monstres. Que ceux-ci soient à l’extérieur ou à l’intérieur.

La première chose qui choque dans le film sont les effets-spéciaux particulièrement foireux. Des tentacules caoutchouteuses ou en CGI approximatifs, des araignées en plastoque et en toc… Seuls les monstres restant dissimulés dans la brume acquièrent une dimension fantasmatique et menaçante, leur silhouette à peine esquissée laissant toute latitude à l’imagination. Pour excuses, on pourra avancer que Darabont a voulu rendre hommage à tout un pan du cinéma des années 50 où les bestioles géantes et grotesques proliféraient. Un cinéma cher à King lui-même puisqu’il aura bercé ses vertes années. Mais si les diverses créatures rencontrées s’avèrent si peu crédibles, c’est que le réalisateur s’intéresse avant tout au devenir de ses personnages et comment ils vont gérer la menace de Ms Carmody, une catholique intégriste qui psalmodie autant qu’elle insulte les autres !
L’ombre d’un autre maître plane sur le film. Celle de Big John Carpenter. Bien sûr on pense immédiatement à The Fog lorsque la brume descend de la montagne pour envelopper toute la ville, voire à The Thing et Assaut, et leur capacité à créer un huis-clos au sein même d’un environnement pourtant étendu (la neige ou la ville environnante). Comme chez Carpenter, l’origine du mal rôdant à l’extérieur ne sera pas explicité (à peine avance-t’on une expérience des scientifiques employés par la base de l’armée ayant mal tourné), celui-ci favorisant l’émergence d’échanges houleux entre diverses factions.

The Mist

On reproche à Darabont sa manière de filmer trop télévisuelle. Sans doute dû au fait qu’il utilise le procédé d’une caméra portée comme dans The Shield (dont il réalisa un épisode en 2006) pour conférer une certaine vigueur à sa réalisation. Ou encore qu'il n'y ait pas ou peu de profondeur de champ, l'inexistence ou presque de plans larges, l'abondance de gros plan. Pourtant, si la tension opère et se propage aussi bien, c’est grâce à ce parti pris de resserrer la réalisation. En filmant ces visages marqués par la peur, l’anxiété ou la haine, en se focalisant sur un groupe l’un après l’autre, Darabont isole les protagonistes, rendant caduque toute forme d’action collective et solidaire. Avant même que des espèces de rapaces dégénérés brisent la vitre et pénètre dans le magasin, on devine que la riposte sera désordonnée et dramatique malgré les efforts entrepris pour coordonner leurs gestes. Là encore, le choix de filmer chaque personnage principal au prise avec la menace accentue son isolement et souligne le chaos de la situation. Chacun est focalisé sur son combat, oubliant les difficultés que les autres peuvent rencontrer. Et le résultat des dommages humains prendra une résonance encore plus tragique.

Opération peur
Un isolement favorisé par la réalisation qui enferme de plus en plus chaque protagoniste (disparition progressive du décor pour laisser place aux personnages filmés en plans moyens) mais également par la bigote Ms Carmody (Marcia Gay Harden) qui à force de déclamer les passages les plus marquants de l’Ancien Testament après chaque attaque, convertit de plus en plus d’adeptes. Et bien vite, on oubliera la menace externe lorsque pratiquement tous seront persuadés du bien-fondé d’un sacrifice humain pour apaiser le Jugement de Dieu. Une attaque en règle du fanatisme religieux qui prend encore plus de force ici, se transformant en véritable charge radicale par le biais d’images fortes. A ce titre, la métamorphose de Ms Carmody de grenouille de bénitier inoffensive en sorcière évangéliste est emblématique. Proprement terrifiante.
Et d’un récit horrifique old school, on se retrouve embarqué dans une histoire digne du maître de Providence où une communauté d’illuminés vénère une abomination innommable en lui jetant en pâture des suppliciés. Un Lovecraft dont King na jamais caché son admiration. Et cette vision sera superbement prolongée lorsque la fin du film nous plongera dans un monde où s’ébattent des créatures informes et gigantesques.

En outre, The Mist  s’avère également être un intéressant traité sur la peur. Pour une fois l’accroche figurant sur l’affiche a un sens, "La peur change tout" affirme t’-elle. Et effectivement, la peur change beaucoup de perspectives. Si certains se montrent incapables de la dépasser pour s’enfuir (Tom au début refuse de partir pour retrouver sa femme), Horton, l'avocat, et sa clique refusent d'y céder en réaffirmant sans cesse leur rationalité, quand d’autres préfèrent se réfugier dans l’aveuglement religieux pour y échapper.
The Mist
est à ce jour la meilleure adaptation d'une oeuvre de King (celles de De Palma et Kubrick étant hors concours). Sans être d’une fidélité absolue, on a pourtant l’impression de voir s’animer sous nos yeux les mots de l’écrivain tant l’esprit et les situations sont respectées et amplifiées. Et puis d’emblée, le réalisateur annonce la couleur, en jetant le dessin abîmé représentant Roland De Giléad (héros du cycle de la Tour Sombre), David exprime la note d’intention du réalisateur : ce sera avant tout un film de Franck Darabont.
Un Darabont qui se permet le luxe d’offrir une conclusion encore plus intense. Alors que la nouvelle nous laissait dans l’expectative et l'appréhension, le film va bien au-delà. Une fin hardcore comme on en a rarement vue. Même si des imperfections parsèment le métrage, sans être pour autant rédhibitoires, la fin balaye tout d’un revers de main. Si ce n’est pas un chef-d’œuvre, en l’état The Mist est un putain de film dont les cinq dernières minutes sans parole vous terrasseront. Du grand art que de parvenir à faire culminer l’émotion par de simples échanges de regards. Une conclusion en deux temps pour mieux vous anéantir.

Seulement 40 copies circulent. Alors, si vous avez l’opportunité de le voir sur un écran près de chez vous, n’hésitez pas. Sinon, vous savez ce qu’il vous reste à faire…
6/10
The Mist

Réalisateur : Franck Darabont
Scénario : Franck Darabont d'après une nouvelle de Stephen King
Production : Franck Darabont, Anna Garduno, Bob et Harvey Weinstein...
Photo : Ronn Schmitt
Montage : Hunter M. Via
Bande originale :Mark Isham
Origine : USA
Durée : 2h07
Sortie française : 27 février 2008














 1 Posté par Weta le 20 mars 2008 à 14:26

Merci pour cette critique. 
Deux petites questions : Je suis de lyon et aucune séance pour The Mist n'a était programée dans aucune salle.  
Un comble pour la ville qui as vu naitre le cinéma. 
Serait t'il possible qu'une séance tardive survienne ? 
 
Ma seconde question concerne le Film en soit. Beaucoup ont fait des rapprochements intéréssants entre The Mist, La Guerre des Mondes, Signes, Je suis une Légende et le prochain Shyamalan: Phénomènes.  
 
Ce qui intérressant c'est que ses films sont penser par leurs réalisateurs comme de gigantesques séries B des années 50-60. Il serait je pense intérressant de pouvoir comparé, de tisser des liens entre ces films et leurs références, en quoi elle s'appuye sur une démarche "rétro" et, à mon sens, complétement géniale. Pour mieux exprimer le malaise de nôtre société actuelle et en quoi elle explique une façon de repenser le cinéma fantastique, d'une manière à la fois naturaliste, et fantasmagorique. Mais comme quoi au final la plupart de ses films ont un point de vue qui rappelle certains drames minimaliste, le but étant de nous montrer une histoire extraordinaire à travers nos yeux d'humains normeaux avec nos interrogations, et nos doutes, et surtout avec nos doutes et toutes nos faiblesses. 
 
Un cinéma plus proche de Jack Arnold, Don siegel, et du Romero de La nuit des morts vivants et de The Crazies que de Roland Emmerich.
 2 Posté par the dude le 21 mars 2008 à 10:02

globalement d'accord avec la critique sauf sur certains points: 
 
d'abord Thomas Jane est souvent juste mais il gâche totalement la fin , en en faisant des patacaisses ( il est vrai que la réalisation de la fin ne l'aide pas, elle est complètement raté) 
ensuite le groupe de Thomas Jane, n'est pas plus estimable pour Darabont, que le groupe des fanatiques. le groupe de fanatiques sacrifie "l'autre" par peur, le groupe de la raison, de Thomas Jane, l'abandonne (en abandonnant les fanatiques du magasins et les laissant à leur triste sort). 
ces deux groupes sont lâches et méprisable pour Darabont. 
 
je ne sais pas si on peut faire une sorte de pub ici, si ce n'est pas le cas , j'effacerais; mais j'ai posté une critique sur un forum regroupant des amaterus de cinema, forum sympas avec peu de membres et donc de grande valeur: 
http://www.thisisnotawebsite.com/forumrnz/sujet-7774,film-the-mist.htm
 3 Posté par Nicolas Zugasti le 21 mars 2008 à 15:49

Peu de chances de bénéficier d'une séance de rattrapage, à Lyon ou ailleurs. Je sais c'est injuste, d'autant plus quand triomphe chez nous les ch'tis (sic), et en Espagne l'Orphelinat et REC. Cherchez l'erreur... 
 
Effectivement Weta, les films et les réalisateurs que tu cites ont une approche naturaliste du fantastique. Tout comme Stephen King d\'ailleurs, qui ancre constamment ses récits dans un quotidien identifiable et supporté par les classes moyennes. C\'est la grande force du cinéma américain de tisser un drame intimiste au sein même d\'une Histoire plus globale.  
Cette résurgence des codes narratifs et visuels de films des années 50/60 pour exprimer des peurs et interrogations contemporaines prend sa source au moment du 11 septembre. A l\'époque de la guerre froide, \"l\'ennemi\" (communiste de surcroît) était identifié. Or, les idéologies actuelles, les organisations terroristes sont une telle nébuleuse (groupuscules autonomes, agents infilrés ou \"dormants\") que l\'on ressent le besoin de donner corps à nos inquiétudes et nos peurs. D\'où le recours à une forme de réalisation plus \"classique\". A approfondir... 
 
C\'est vrai \"the dude\", aucun des groupes ne trouvent grâce aux yeux de Darabont. Cette fin nihiliste exprime parfaitement sa perte de foi en l\'humain. Un état d\'esprit dû en grande partie au fait que son traitement pour le 4ème épisode de Indiana Jones ait été remanié, expurgé puis finalement rejeté.
 4 Posté par MrX (j'aime moi non plus) le 21 mars 2008 à 19:08

C'est curieux. J'adore ce film, et en lisant diverses critiques glanées ici et là sur le Net, je suis le plus souvent en désaccord avec ceux... qui ont aussi aimé le film ! 
 
Pour commencer, c'est quoi ce stress récurrent autour des sfx ? A l'exception des incrust de tentacules, où est le problème dans les centaines de plans d'effets restants ? Mes amis et moi aurions-nous eu droit à la seule copie finalisée ? Parce qu'à la sortie, franchement, personne n'avait évoqué de tels problèmes. Le film de Darabont a coûté l'équivalent de 11 millions d'euros. Vous avez vu les sfx d'Asterix 3, avec son budget huit fois supérieur ? 
 
Je vois aussi fleurir un peu partout le terme "old school", à la fois pour qualifier la narration et le filmage. 
 
Là aussi j'ai un problème. 
C'est "old school" de raconter d'une façon logique une histoire centrée sur des personnages ? Ce serait "old school" de réserver son premier acte à la mise en place des éléments ? Si tel est le cas, j'annonce qu'on est vraiment dans le merde. 
8)  
 
Quant à la mise en scène, je mets ma main à couper qu'aux yeux de vos futurs enfants, The Mist apparaîtra comme étant largement moins vieillot et kitchissime que La Vengeance dans la peau, et qu'ils auront même peut-être du mal à voir les deux films comme des contemporains. 
Si vous avez l'occasion, amusez-vous à comparer des films des années 80 dont la mise en scène fut qualifiée de "old school" (Les Incorruptibles, Le Maître de guerre, Little shop of horrors) avec leurs contemporains au filmage jugé "moderne"(Liaison Fatale, Sans issue, Top Gun).  
Choisir de se désengager de la mode et opter pour des fondamentaux ne veut pas dire qu'on fait dans le "old". Ca veut juste dire qu'on est pas dans la mode. 
 
Et pour finir, j'adore le film; et j'ai juste un tout petit problème avec sa toute fin, digne d'un final de nouvelle d'ado écrite entre deux cours d'histoire-géo. Autant dire que, sur ce coup-là, je me sens bien seul sur la toile. 
:upset  
 
sinon, bisous partout
 5 Posté par the dude le 21 mars 2008 à 19:24

tu te discrédite toi même en citant top gun :grin  
 
pour les sfx , personnes les rejettent vraiment, car ce n'est pas important, et ils restent correctes au vue du budget. 
 
par contre la réal pêche gravement à la fin , avec ce plan sur le hero en train de crier , digne d'un film de steven seagal ( sans le coté soirée entres potes)
 6 Posté par Nicolas Zugasti le 21 mars 2008 à 20:56

Qualifier The Mist de "old school" n'était pas péjoratif. Bien au contraire. J'ai utilisé ce terme à dessein, justement par rapport à ces films contemporains plus intéressés par les effets de styles que raconter une histoire cohérente.  
J'aurais très bien pu utiliser le terme "classique" à la place. Bref, je regrette vraiment que beaucoup de réalisateurs ne prennent pas le temps d'installer les divers éléments et ne fonde plus leur narration sur leurs personnages.  
Quant aux effets spéciaux, certes j'ai exagéré (un peu, parce que bon quand même c'était parfois pas terrible), mais c'était pour mettre en avant que le véritable intérêt de Darabont sont les diverses confrontations humaines. 
C'est sûr que comparés à ceux d'Astérix... Ceci dit, et j'aurais dû le mettre dans mon article, les araignées et autres tentacules ont beau être moyennement réussies, ça fonctionne quand même. On ne se déconnecte pas du film, en se disant "non, là sérieux c'est trop naze" ou un autre truc du genre. Et ça on le doit exclusivement à la réalisation de Darabont et sa capacité à générer "la suspension d'incrédulité" chez ses spectateurs. 
Et concernant la fin, moi ça m'a dévasté à un point inimaginable. ça peut être gnangnan, culcul la praline, mélodramatique à outrance, ce que vous voulez, moi je la trouve horriblement tragique.
 7 Posté par Geouf le 01 avril 2008 à 17:44 | website

Pleurez, vous qui n'avez eu que 40 copies, et pensez aux pauvres fans de King comme moi qui vivent en Ecosse ou le film n'est toujours pas sorti debut avril (et toujours pas prevu!). Snif, que je suis triste ! Surtout qu'en plus je viens d'apprendre que ce gros naze de Mick Garris est en train de tres certainement massacrer un de mes romans preferes de King, le superbe Sac d'Os ! 
Bon ben va falloir que j'aille me regarder le DVD UK de Southland Tales pour me remonter...
 8 Posté par Cali le 01 avril 2008 à 19:16 | website

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