Edito

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Critique par nicco le 27 novembre 2007

Et la vérité des béotiens

Affiche La Légende de Beowulf
Pour tout vous dire, un papier sur le dernier Zemeckis n'était pas à l'ordre du jour. Nous pensions benoîtement que la presse professionnelle ferait largement et sérieusement son boulot, c'est-à-dire informer le public, lui expliquer en quoi ce projet est une date, proposer suffisamment d'articles objectifs et sérieux pour lui donner envie d'aller découvrir ce film en salle.

Comme quoi, derrière nos airs de gros méchants "kifonrienkacritiker", nous sommes mus par un optimisme inaltérable. Mais est-ce notre faute si à chaque fois les journalistes réussissent à s'enfoncer toujours plus bas en dépassant nos pires attentes ?


Non.
Non ce n'est pas notre faute. Donc comme beaucoup, on pourrait très bien passer outre et n'en avoir rien à faire que des "critiques professionnels" affichent noir sur blanc ne rien comprendre au processus qui permet à un scénario de devenir un film, préfèrent conseiller à leurs lecteurs la vision d'une gaminerie inculte et régressive telle que
Shrek 3 plutôt qu'un film d'heroic fantasy tout ce qu'il y a de plus sérieux et adulte s'inscrivant dans la droite lignée d'un Excalibur, et vomissent tout ce qu'ils peuvent de mensonges subjectifs pour se persuader qu'on ne leur la fait pas, quitte à dire en substance que l'animation, ce n'est pas du cinéma !

Et donc pour faire bonne figure, pour ne pas avoir les mauvais rôles des gars qui "râlent parce qu'ils sont aigris et frustrés", on devrait s'en fiche, penser que ce n'est pas bien grave au fond cette dictature dichotomique prônant la bêtise pour le peuple d'en bas et le droit à la culture "sérieuse" à l'élite d'en haut, cette propagande médiatique insupportable qui somme à un divertissement assumé de ne pas avoir EN PLUS de l'ambition sur le fond et la forme. Nooon, un divertissement doit faire lol mdr, pas plus. Un bon divertissement, c'est un métrage ouvertement stupide, moche et réac comme
Die Hard 4, pas une tartufferie numérique osant proposer de la philo, obligatoirement de comptoir, comme l'a tenté Matrix. Un bon divertissement, c'est Shrek qui pète dans la boue, et comme il ne le fait pas plus haut que son cul, on ne va pas avancer que la 3D c'est froid et que ça empêche les émotions, hein.

Mais dès que l'on aborde un texte mythique et fondateur, gavé de symboles psychanalytiques, hop, la 3D redevient cette salope de technologie anti-artistique. Pire : Anti-cinéma !
Et c'est tellement logique…
Chez
MCinema.com, "on a l'impression de voir un jeu vidéo nouvelle génération" (quand tu bouges ta main, Beowulf bouge l'épée ?), Danielle Attali du Journal du Dimanche trouve "l'ensemble aussi glacé que les Highlands en plein hiver" (mais on ne peut la targuer d'anti-3D primaire puisqu'elle pense que Zemeckis "n'atteint pas ici le niveau du Pôle Express" – je cherchai une vanne mais la citation se suffit à elle-même je pense). Le Parisien quant à lui "ne parvient pas à oublier totalement l'artifice technique", artifice technique que l'on nomme au passage "animation". D'ailleurs chez Chronic'art aussi les films d'animations 3D ou traditionnels n'ont pas grand intérêt puisque "la nudité réfrigérante de cette pulpeuse Angelina Jolie numérique […] n'est rien d'autre qu'une idée". Ce à quoi on serait tenté de répondre : "Et ? C'est un défaut ?"

Il faut croire que oui, à en juger les consternantes réactions à ce très bon papier d'Arnaud Bordas qui résume bien les enjeux de la performance capture, technologie utilisée sur cette
Légende de Beowulf. Je passe sur les lecteurs s'étonnant que l'on parle encore de cinéma pour un film en images de synthèse (des images dessinées au fusain et ensuite animées, ce n'est pas non plus du cinéma du coup ? McLaren, Kamler, Fischinger, Plympton, ce ne sont pas des cinéastes, c'est ça ?), ou affirmant que le film Final Fantasy était une réussite (alors que même ses créateurs ont admis que la mise en scène avait été horriblement compliquée et que cela s'en ressentait, dû à la technologie de l'époque pas du tout appropriée). Mais quand un des interlocuteurs en arrive à déclarer que "Lean se trompe", que le cinéma "est un art d'un autre siècle", qu'il "est mort car le cinéma n'a plus d'objet", tout en énumérant gratuitement ses films fétiches pour prouver sa cinéphilie, on a envie de lui rappeler que cet art qu'il chérit tant mais qu'il semble si mal connaître ne se résume pas qu'à "des êtres de chair, de sang, de cris et de chuchotements" : le cinéma, c'est justement l'art des idées, de l'image, et avant tout, du mouvement. Et aucunement l'art de l'objet. C'en est si évident que ses "ardents défenseurs" (qui défendent surtout leur propre image, quelle ironie) préfèrent se perdre dans de la prose défaitiste d'un autre âge plutôt que d'admettre qu'ils sont tout bonnement fascinés par ses diableries d'images qui nous ressemblent et gigotent dans tous les sens, fascinés comme tous les spectateurs du monde. Mais nooooon, on ne peut se rabaisser à être le commun des mortels, il faut invoquer Bergman et l'astronomie pour se donner le droit de déclarer que le cinéma est mort, et ainsi s'extraire de la masse vulgaire qui s'agglutine dans les salles.

C'est lorsque l'on refuse de comprendre les mécanismes amenant encore et toujours les spectateurs à voir des films que l'on tue le cinéma.

On tue également le cinéma lorsqu'on déclare dans un hebdomadaire : "Plus adulte que le premier film,
Shrek 2 joue exclusivement le second degré et accumule décalages savoureux et clins d'oeil perfide. Le rythme est proprement hystérique - au point qu'un second visionnage s'impose -, notamment dans un dernier tiers dantesque où l'on découvre que la vraie star du film n'est pas l'ogre vert mais bien son fougueux compagnon le Chat Potté à qui l'on décernerait sans hésiter l'oscar du meilleur ordinacteur."

Ce journaliste qui a trouvé
Shrek 2 "adulte" (mais si, toutes les références à la sous-culture télévisuelle, c'est très adulte), qui conseille d'aller profiter DEUX FOIS du "rythme proprement hystérique", et qui décernerait un Oscar au Chat Potté numérique, c'est Olivier Bonnard de TéléCinéObs, preuve vivante que l'objectivité journalistique fait des miracles, puisque selon lui, dans La Légende de Beowulf (film pas adulte pour un sous car sans second degré cynique et sans pet dans la boue), "les personnages, ersatz numériques d'Anthony Hopkins, John Malkovich ou Angelina Jolie, ont l'air plus morts que vivants : regard éteint, mouvements empesés, on ne voit que ça. Ça, et les mouvements de caméra délirants d'un Zemeckis qui fait mumuse comme un gosse avec un nouveau jouet. Pénible."

J'ai envie de dire : Somptueux. Transformer Antonio Banderas en chat, c'est oscarisable ; tenter de porter l'outil 3D vers d'autres niveaux, c'est empesé. Du n'importe quoi comique c'est hystérique et donc à revoir sans se lasser ; une mise en image dynamique, incroyablement lisible et malgré tout plus calme que toutes les bouillies 3D sorties ces derniers temps, c'est pénible.
Vous pouvez lire le reste ici, et apprécier au passage que bien évidemment
Beowulf renvoie au conflit irakien. Au secours...

La Légende de Beowulf
Shrek, t'as dit ?

Finalement, c'est peut-être Emmanuelle Fois qui résume le mieux la problématique, rapportant que "le rendu visuel est tellement particulier, tellement étrange, que le propos à l'origine si ambitieux, laisse de glace." Ça ressemble à un aveu, comme si, totalement perdus à la croisée de deux médias pourtant semblables, le cinéma et l'animation, les critiques ne savaient comment aborder la chose. Preuve étant cette inutile et idiote volonté de tout rapporter au jeu vidéo : sous prétexte que les images de synthèse proviennent du même outil, elles devraient forcément avoir un quelconque lien artistique ou sémantique ? On compare un téléfilm au cinéma dès que celui-ci dépasse les deux heures ?

Laissons-les donc dans leurs préjugés et dénis pathétiques, ils auront bien le temps d'ici le 12 décembre de vous ordonner d'aller voir quatre fois la prochaine comédie pas drôle du studio qui a pondu
Shrek, à savoir Bee Movie (après visionnage de la bande-annonce, j'ai bien peur que même le génial Jerry Seinfeld ne réussisse à lever très haut ce film au pitch excitant comme une loterie un dimanche à La Bedoule). D'ailleurs, ce sont les mêmes qui parlent ici de froideur, d'artifices et de déshumanisation qui iront se frotter de plaisir contre un écran sur lequel on projette Perceval Le Gallois de Rohmer...

En attendant, vous pouvez toujours tenter de braver le politburo culturel français, et aller apprécier à sa juste valeur ce film en salle, histoire de vérifier que les filés rapides s'arrêtant net pour décupler la puissance d'une réplique ne sont possibles qu'avec cet outil, que certaines idées de mises en scène, simples, intelligentes, et jamais vues, sont les conséquences directes de cette évolution qu'est la performance capture, et qu'elle peut fournir des plans absolument dantesques lorsqu'elle est aux mains d'un bon cinéaste et d'un excellent scénario (pensons au travelling découvrant le dragon devant les remparts, ou à celui nous amenant lentement, à travers la froide nuit danoise, dans l'antre du monstre).
C'est d'ailleurs sûrement cette technologie froide et assassine qui rend l'interprétation de Grendel par Crispin Glover (le papa de Marty dans Back To The Future) absolument sidérante, notamment lors de la première scène avec sa mère, entièrement en vieil anglais non sous-titré, mais on ne peut plus prenante, compréhensible et surtout gavée d'émotion. Si une immersion totale dans une chanson de gestes épique et totalement fantasmatique ne vous suffit pas (certains plans de la scène des monstres marins et de celle du combat contre le dragon sont simplement la concrétisation visuelle de siècles d'imaginations et de traditions orales), vous pouvez toujours justifier l'achat de votre ticket au politburo en arguant le discours méta-textuel du récit, qui ne se contente pas d'illustrer simplement un mythe, mais de comprendre comme il naît, et surtout comment il perdure. Beowulf laissant partir un ennemi, qui osa pourtant le défier, car "il a une histoire à raconter" mettant le célèbre Roi en valeur, c'est toute la noblesse du Héros qui en prend un coup, mais pour mieux souligner l'importance du mythe, la beauté de l'histoire à transmettre. Cette même beauté qu'aujourd'hui on nous refuse, que l'on veut dénigrer à tout prix. Tandis qu'ici, mêmes les plus proches témoins se forcent à exagérer la réalité, puis à y croire, pour en faire de plus beaux récits ; on pense à Wiglaf, premier conteur de 'l'exploit" contre Grendel, premier à devoir reconsidérer les faits de son Roi – et là encore merci la performance capture de nous laisser sentir à quel point ce doute entre mythe et réalité perturbe le pauvre compagnon d'arme. Cette remise en question du mythe sur fond de Christianisme naissant n'apporte que plus de valeur à ce métrage.
Et s'il fallait une preuve supplémentaire de l'intérêt de ce nouvel outil technologique, elle se résumerait à Ray Winstone. On se libérant de la contrainte du choix d'un interprète forcément jeune et body-buildé, Zemeckis pu s'offrir les services d'un acteur solide, complet, pouvant interpréter aussi bien Beowulf jeune que vieux. Et même son propre fils/dragon, ce qui ajoute à la thématique du sacrifice final. La naissance d'une nouvelle manière de raconter des histoires fait donc ici écho, en son procédé même, à des archétypes mythologiques vieux comme le monde.
Mais Shrek c'est mieux.
7/10
Beowulf

Réalisateur : Robert Zemeckis
Scénario : Neil Gaiman & Roger Avary
Production : Robert Zemeckis, Steve Bing, Neil Gaiman…
Photo : Robert Presley
Montage : Jeremiah O'Driscoll
Bande originale : Alan Silvestri
Origine : USA
Durée : 1h53
Sortie française : 21 novembre 2007

PS : Si vous voulez en savoir plus sur la performance capture...














 1 Posté par krys64 le 27 novembre 2007 à 07:32 | website

D'autant plus que l'on a droit à chaque fois qu'un acteur est digitalisé à la sempiternelle rengaine de la virtualisation de ce dernier. Car on nous explique que ce genre de cinéma est la disparition de l'acteur réel et que ce ceci représente un danger contre lequel il faut lutter coute que coute. D'ou, dans l'inconscient collectif des médias, film 3D avec persos réels=mal , par contre toon en 3D=bien. Je tiens donc à rappeler à ces chers médias que celà existe déjà depuis des années et que celà s'appelle tout simplement le dessin animé (style réaliste).
 2 Posté par DOA le 27 novembre 2007 à 07:48

Deux petits commentaires, au passage, même si je suis dans l'ensemble d'accord sur le fond de l'article. 
 
D'une part, le dézinguage de la critique prend plus de place que la critique même du film, c'est dommage. 
 
D'autre part, personne n'est exempt de snobisme mal placé. Ce qui est baptisé ici 'Performance Capture' et, j'imagine, a une autre origine probablement liée au film de Zemeckis, existe depuis longtemps sous le nom de 'Motion Capture' tant dans l'animation en images de synthèse que dans le jeu vidéo. La dimension jeu d'acteur y est présente depuis le début, ce qui m'incite à penser que même les gens de cinéma ressentent le besoin de se désolidariser de ce qui reste encore perçu comme une culture de geeks/nerds inférieure et (trop) populaire (aux yeux d'une certaine 'élite' intellectuelle du moins). On est toujours le con de quelqu'un, semble-t-il. 
 
Bien à vous. 
 
PS: l'un d'entre vous va-t-il se fendre d'une critique d' 'American Gangster', je serais curieux de la lire?
 3 Posté par g. le 27 novembre 2007 à 08:47

Je n'avais aucune envie de voir ce film, pas parcequ'influencé par une quelconque critique (je n'en lis pas ailleurs qu'ici) mais plutôt parceque le nom "beowulf" évoque "christophe lambert" dans mon esprit. Mais finalement, 
pourquoi pas?
 4 Posté par nicco le 27 novembre 2007 à 10:15

DOA : 
 
Oui, pour la critique, cette nuit il est vrai que j'aurai pu pondre tout ça ou encore tout ça, mais je me suis dit je n'allais pas passer une nuit blanche à faire plus amplement le travail des pros. 
 
 
Pour ce qui est de la performance capture, le lien donné en PS fait bien la différence entre les deux procédés, différence qui en fait ne se résume pas au nombre de capteurs sur l'acteur, mais à tout un arsenal technologique divers qui permet in fine au réalisateur de concevoir son découpage (la mise en scène) au moment de la post-prod, à la dernière étape du processus créatif. Et non en amont sans possibilité de la modifier en post-prod. 
 
Je ne vois pas en quoi des gens comme Zemeckis ou Cameron auraient besoin de trouver un terme nouveau à une technique ancienne juste pour se la péter et se désolidariser d'une culture nerd qu'ils assumaient déjà quand personne ne savait ce que ça voulait dire. 
S'ils font bien la différence entre les deux, c'est que justement il y en a une.
 5 Posté par Bleuten le 27 novembre 2007 à 13:41

Tout comme g., le film ne m'emballait guere et les differentes BA m'ont laissé un peu froid, surtout pour cet aspet "le cul entre deux chaises" du design general. 
En effet, c'est plus que de la bete 3D, mais ça semble moins "vivant" qu'un tournage en live. 
 
Peut etre que je vais finalement me laisser convaincre...
 6 Posté par nicco le 27 novembre 2007 à 14:27

Ha mais moi aussi je n'étais pas très excité par les BA navrantes, les affiches moches et même par les derniers films de Zemeckis, sans parler des reviews tièdes. 
 
Et pis boum, une claque.
 7 Posté par Jésus Gris le 27 novembre 2007 à 18:43

Excellente critique... Vraiment. 
 
Grosse claque pour ma part que ce Beowulf. Chef-d'oeuvre dantesque et réflexif, quelquepart entre le Conan de Milius, Shakespeare, Les vikings, H.R.Howard, La chair et le sang et L'homme qui tua Libery Valence. Script, Réal, B.O. et interprétation exemplaires.  
 
 
Voilà (mon film de l'année quoi).
 8 Posté par nicco le 27 novembre 2007 à 21:03

J'ai pu voir American Gangster, donc pour DOA : 
 
Filmé comme une bande annonce pendant 2h30, je repense encore aux "analyses" des critiques du Cercle sur Canal +, et je ris. ("Ouiii, Denzel est filmé toujours avec la même valeur de plans, c'est un roc, tout ça" : 6 plans dans la scène, 4 larges, 2 rapprochés, un peu maigre pour en sortir une intention de mises en scène. Et je passe sur la course poursuite où soit disant le but était de confondre les deux personnages : ça marche avec les extraits de la télé, en voyant la séquence en entier, on sait qu'ils ne sont pas du tout habillés pareil, moyen pour tenter de tromper le spectateur, et à aucun moment ce procédé ne fonctionne, normal vu qu'il n'était pas décidé, et surtout qu'est-ce que ça aurait apporté ? J'aime quand certains tentent de légitimer le cinéma de genre...) 
 
Je développe ou je peux poser mon 4/10 ?
 9 Posté par Eva le 29 novembre 2007 à 09:19

Pour moi, un des meilleurs films de fantasy (je n'aime pas trop parler de fantasy lorsque l'on s'attaque à des mythes, mais il faut bien les classer quelque part...) depuis... très longtemps.  
Pour moi, il écrase de loin dans sa profondeur et sa richesse l'ersatz de Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Comme quoi, quand on prend la peine de s'intéresser au fond, on peut magnifier la substance de ces récits d'un autre âge revoyant aux fondements de l'humanité. 
Une énorme surprise, d'autant plus agréable que j'y ai découvert le plus beau dragon de cinéma que j'ai jamais vu.  
Comme très bien dit dans la critique, on est ici moins face à la mise en image d'une histoire qu'au mythe lui même, la performance capture offrant la distance, l'audace et l'onirisme parfaits pour raconter une légende.
 10 Posté par yaglourt le 11 décembre 2007 à 09:41

Bon je suis allé voir ce petit ovni surtout par curiosité technique (mais finalement le fond est intéressant, c'est vrai). 
 
Et j'ai été emballé par la réal. 
On a vraiment des plans incroyables et novateurs. 
J'imagine qu'avec cette nouvelle techno on pourrait facilement tomber dans une surenchère "hystérique". 
Mais non ici aucun effet de caméra n'est gratuit mais sert à la lisibilité de l'action, à installer une ambiance, etc. 
En fait le résultat est nettement plus lisible et agréable à voir que la mode très pénible des plans caméra-à-l'épaule-tenue-par-un-parkinsonien ou encore des montages hystériques à 3 plans/sec (nickel quand on ne sait pas filmer une scène d'action, mais dommage le résultat est très peu lisible).  
Un bémol toute fois, pas sur la "performance capture" mais sur le rendu de l'être humain : on a toujours du mal à rendre "vivant" le regards des persos. 
Mais il y a un net progrès par rapport à un "Final Fantasy : Les créatures de l'Esprit" dans lesquel tous les persos avaient l'air de zombis... 
 
Bref j'attends avec impatience les prochains films utilisant cette techno, notamment les 2 prochaines productions de Cameron : "Avatar" et surtout "Battle Angel", tiré du manga-culte "Gunnm".
 11 Posté par chrisbdc le 16 décembre 2007 à 22:03 | website

très joli mais chiant car comme les jeux video actuel super graphisme mais scenar de merde 
Spectateur qui veut un minimum de contenu ..passes ton chemin tu fera des economies 
3 sur 10 pas plus disons pour l encre et le papier
 12 Posté par Bleuten le 17 décembre 2007 à 14:51

Ou comment resumer en 3 lignes tout les clichés evoqués par nicco dans son introduction. 8)  
 
Chapô.
 13 Posté par raphaelb le 30 décembre 2007 à 14:07 | website

Excellent article et excellent papier d'arnaud bordas qui explique avec enthousiasme et simplicité les enjeux de la révolution technologique concernée.  
 
Par contre une fois de plus on peut saluer la nullité absolue des départements marketing : ba et campagne d'affichage pourries, il fallait être vachement motivé pour acheter son billet.
 14 Posté par the dude le 04 février 2008 à 14:15

il est clair que ce film met en place une idée de ce que sera l'avenir du cinéma. 
seulement j'ai une crainte. cette technologie possède des avantages évidents mais tous cela reste entre les mains du réal; on est bien d'accord. 
donc...voyez-vous la vision d'horreur que je vois ? 
imaginez cette technologie aux mains d'un bay ou d'un uwe boll, ou pire, d'un wiseman ...!! 
que dieu nous vient en aide ...

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