Gérardmer 2012 : Beast

Epier dans le plat

Affiche Beast

Premier film de la compétition, Beast de Christoffer Boe (Everything Will Be Fine) semble avoir refroidi les ardeurs des festivaliers.

En proie à l'amour pour le moins dévorant de son mari Bruno, Maxine trompe ce dernier avec une de ses connaissances. Bruno, complexé par son physique enrobé, sombre alors dans une psychose sans retour, somatisant ses émotions au niveau stomacal entre quelques pulsions cannibales.

Beast est un catalogue de tout ce qui se fait actuellement en festival : till shift, image éthérée, lense flare en pagaille, inserts biologiques, plans macro et flous exagérés. En cela le film est comme une maison témoin : jolie mais fade et inhabitée.

Beast
 

Si de prime en abord on peut adhérer à la paranoïa du personnage principal, qui la nourrit lui-même en poussant sa femme dans les bras d'un autre tout en l'épiant, le film devient scène après scène redondant avec ses métaphores alimentaires, lorgnant grossièrement sur le Trouble Every Day de Claire Denis et le cinéma français en général (plans chatte et tour Eiffel compris), peu aidé par des dialogues gavés de lieux communs.
Boe développe tout un réseau de symboles, jusqu'à figurer les entrailles comme un cosmos, qui au final remue très peu mais rend la digestion lourde.




   

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