Les Aventuriers de l'Arche Perdue

Certifié sans chien de prairie

Les Aventuriers de l'Arche Perdue
Sortie du Royaume du Crâne de Cristal oblige, Indiana Jones est à l’honneur un peu partout.

Dans les émissions consacrées à Cannes où l’on se plait à ridiculiser Steven Spielberg en l’obligeant à filmer n’importe quoi. Dans les JT où l’on pose sans arrêt les mêmes questions idiotes sans trop réaliser quel cinéaste de génie on a l’honneur d’avoir face à soit. Dans les magazines de cinéma où l’on ressasse les mêmes anecdotes de la saga entendues dans les bonus du DVD. Donc voilà, c’est ainsi : si Indiana Jones est une telle référence du cinéma d’aventure, c’est parce que y a Harrison Ford, de l’action, des beaux décors et un tournage où il s’est passé pleins de trucs trop cool super la vie.

A L’ouvreuse, on aime bien rappeler que le Cinéma, ce ne sont pas que des images qui bougent et qui sont jolies. C’est aussi un travail d’écriture et de mise en scène qui fait toute la différence. Et si Indiana Jones a autant marqué l’inconscient collectif, c’est qu’il avait probablement quelque chose de plus que n’importe quel Benjamin Gates du dimanche soir.

Histoire de rendre justice à ce monument du Cinéma que représente Les Aventuriers de l’Arche Perdue, replongeons dans la fabuleuse introduction de ce film afin de comprendre comment un personnage d’aventurier archéologue a pu entrer dans la légende en une poignée de minutes (non, ce n’est pas juste parce que "Harrison Ford il est trop beau et y a de l’action dans des décors exotiques lol").

Les Aventuriers de l'Arche Perdue

1/ Une aventure mythologique
Rafik Djoumi vous le dira sûrement mieux que moi : tout grand succès cinématographique capable de frapper aussi fort l’inconscient collectif de millions de spectateurs à travers le monde ne peut qu’entretenir une relation directe avec la puissance évocatrice des mythes. Aussi, il n’est guère étonnant que la figure d’Indiana Jones soit née dans l’esprit de George Lucas, père de la saga Star Wars, probablement le mythe cinématographique le plus important du XXème siècle. Calqué sur les écris de Joseph Campbell et ses travaux sur le monomythe, le scénario de la trilogie originale témoignait déjà de la volonté de Lucas d’amener ses aventures de Flash Gordon à lui à un tout autre niveau et permettre à chacun de toucher du doigt l’Etre, cette chose indicible qui dépasse la condition humaine.

Ce n’est certainement pas un hasard si le scénariste des Aventuriers de l’Arche Perdue n’est autre que Lawrence Kasdan, auteur du script de L’Empire Contre-Attaque. Sans aller jusqu’à bâtir un univers aussi riche que la Galaxie très très lointaine, Kasdan reprend plusieurs étapes du parcours du héros, insufflant une indéniable consistance à cette aventure découpée en tranche de péripéties liées par des cliffangher. L’appel de l’aventure (Jones est investi d’une mission : trouver l’Arche), la rencontre avec le mentor qui lui offrira un objet magique l’aidant dans sa quête (Marion fille du mentor de Jones, qui lui transmettra un médaillon), le Premier Seuil (arrivée des nazis dans la taverne, rendant tout retour en arrière impossible pour le héros), l’épreuve de la Caverne où le héros affrontera sa pire peur (séquence du Puit des Âmes où Jones devra lutter contre sa phobie des serpents), la récompense (Jones soigné par sa bien aimée qui s’offrira à lui), sans oublier évidemment la rencontre finale avec la Mort dans un climax où le héros sera purifié par les flammes pour mieux renaître.

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Spielberg affiche son ambition mythologique dès le premier plan de son film : le fameux logo de la Paramount qui, par un fondu délicat, deviendra une montagne. Ce subterfuge visuel, en plus de marquer clairement la réappropriation d’une œuvre de studio calibrée par la personnalité d’un cinéaste, est un renvoie direct au logo des Dix Commandements de Cecil B. De Mille, un des réalisateurs préféré de Spielberg et également un des rare artiste à avoir utilisé le détournement de logo (pratique relativement peu répandue à l’époque). En effet, alors que la Paramount utilisait un nouveau logo officiel depuis six ans, Spielberg a choisi de reproduire un logo plus ancien correspondant à celui des Dix Commandements. D’emblée, nous pénétrons donc dans un univers mythologique, les Tables de la Lois étant tout simplement remplacées par l’Arche d’Alliance (artéfact religieux contenant justement lesdites Tables).

S’il fallait une autre preuve de l’influence considérable du travail de De Mille sur Steven Spielberg, nous pourrions citer Rencontres du Troisième Type, monument de science-fiction dans lequel apparaît, au détour d’une séquence, un extrait de la célèbre fresque biblique (les plus vigilants auront remarqué que les deux films racontent l’histoire d’un homme escaladant une montagne pour trouver Dieu).

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Tout au long du récit, Spielberg va ainsi multiplier les allusions bibliques, jalonnant le parcours d’un héros revendiquant dans un premier temps son scepticisme religieux avant d’être sauvé en trouvant la foi. L’exposition des enjeux du récit se fera ainsi dans un décors aisément assimilable à un lieu de culte (voir les vitraux, les chaises en bois, l’autel et l’espace ouvert comme le chœur d’une église), la séquence du Puit des Âmes débutera sous un ciel agité identique à l’orage des Dix Commandements, ce même épisode du Puit n’est pas sans évoquer la Genèse avec son couple d’Adam et Eve en crise au milieu des serpents… L’armée de nazie est elle-même assimilée à l’envahisseur Romain, persécuteur de tous les juifs opposés à l’éradication d’Israël. Le déluge de flammes purificatrices sera somme toute le parfait répondant au célèbre épisode de la Mer Rouge engloutissant les ennemis de Moïse (il n’est pas impossible de songer, toujours dans le film de De Mille, aux flammes gravant les Tables de la Lois).

Par tous ces jeux de correspondances annoncées avant même le début de l’Aventure par un simple détournement de logo, Spielberg offre une réelle raisonnance mythologique à son récit, celle-là même qui, plus ou moins inconsciemment, fera vibrer les spectateurs, lui offrant un véritable parcours intérieur derrière l’argument du grand spectacle.

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2/ Une figure iconique
Non content de nous offrir une entrée tout en douceur vers un "autre monde" cinématographique et mythologique via le simple procédé du détournement de logo, Spielberg va se servir de sa séquence d’introduction pour nous attacher petit à petit à sa figure centrale, celle d’Indiana Jones. Le but n’est pas seulement d’offrir une séquence déconnectée du reste du film à la manière d’un James Bond (l’ouverture du Temple Maudit étant bien plus explicite dans son hommage à l’agent 007). Il s’agira surtout d’imposer dans l’esprit du spectateur toute l’aura héroïque de l’aventurier pour mieux nous y attacher et donc nous impliquer émotionnellement dans l’histoire.

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Tout d’abord, une silhouette apparaît devant la fameuse montagne Paramount. Elle est de dos, un rien mystérieuse. Le fait que la montagne soit totalement recouverte par cette silhouette tend d’emblée à rendre l’individu imposant, presque divin (il "recouvre" les montagnes), d’autant plus qu’il s’agit d’une entrée de champ d’un individu dont on ignore bien d’où il peut sortir.
Ce n’est qu’ensuite qu’il est rejoint par plusieurs autres silhouettes qu’on devine être des personnages sans importance puisque la caméra effectue un léger panneau en l’air, nous éloignant de la composition iconique d’ouverture. Parmi ces silhouettes, deux se démarquent aisément puisqu’il s’agit de deux hommes qui se retournent vers la caméra. Le simple fait de pouvoir voir leur visage suffit au spectateur à les prendre pour référents puisqu’ils ont un minimum d’identité physique, n’étant pas réduit à l’état de silhouettes sombres.

Se succèdent alors, sur le générique, une série de plans servant à planter le décors (une jungle) et montrant la progression de la petite troupe. On devine aisément que l’homme mystérieux au chapeau est le meneur du groupe constitué des deux personnages dont on a vu le visage ainsi que d’une poignée d’individus vêtus comme des péruviens.

Un bref épisode va venir interrompre la marche. Il s’agit d’un des "péruviens" découvrant une statue d’idole. En la voyant, il pousse un hurlement et s’enfuit. Cette poignée de secondes a plusieurs fonction : 
- elle permet de se débarrasser d’une large partie de la troupe (il ne reste plus que Jones et les deux hommes référents du public), en évitant d’encombrer les actions à suivre
- elle indique que quelque chose d’inquiétant se prépare puisque la simple vue d’une statue suffit à faire fuir plusieurs personnes.
- elle souligne le caractère "tout puissant" de l’homme au chapeau qui, lui, ne recule pas et ne semble pas effrayé le moins du monde. On notera un contre-champ sur les deux autres hommes, Sapito et Barranca, qui correspond plus que jamais à la position du spectateur s’interrogeant sur le mystérieux héros. 

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La progression dans la jungle continue. L’intrusion dans le champ d’une fléchette plantée dans un arbre (au terme d’un léger travelling latéral) marque une nouvelle pause. Le leader du groupe apparaît à nouveau dans le cadre, saisit la fléchette et la jette avant de quitter le champ. Sapito et Barranca, flous à l’arrière-plan se précipitent alors et constatent que la fléchette est empoissonnée. Le dialogue entre les deux hommes nous fait comprendre que des Hovitos (qu’on suppose être une tribu d’indigènes) est à leurs trousses.

Encore une fois, cet épisode a plusieurs fonction : 
- il renforce le caractère omniscient du héros (on ignore toujours son identité. Il sait, en un instant, que la fléchette est empoisonnée. Il reste sûr de lui face au danger qui rôde)
- il implique le public de manière encore plus flagrante (nous déduisons que la fléchette est empoisonnée et nous nous rattachons aux propos de Sapito et Barranca qui confirment notre hypothèse). On notera d’ailleurs que la caméra est située à mi-hauteur, nous permettant de voir le visage des deux acolytes mais pas celui du leader. Un procédé utilisé entre dans E.T. avec le regard correspondant à celui des enfants opposé aux adultes. 
- Il introduit discrètement le côté absurde de l’esprit serial qui animera le film. En effet, comment les poursuivants auraient-il pu laisser une flèche avant les poursuivis ? Une autre aberration de ce genre surviendra à la fin de la séquence lorsque Jones s’enfuira vers un hydravion semblant l’attendre, quand bien même tout ce qui a précédé indiquait que Jones avait marché plusieurs jours dans la jungle, accompagné d'une petite troupe.

La troupe reprend son chemin. Enfin, au bout de 2 minutes 30, un carton nous indique le lieu et l’année durant lesquels prend place l’action.

Le mystérieux inconnu s’arrête alors devant un plan d’eau. Il sort une carte en trois morceaux que lui seul semble capable de déchiffrer. Il est donc établi avec certitude qu’il s’agit d’un explorateur/aventurier. Encore une fois, Sapito sert de référent au public, s’interrogeant lui aussi sur la nature de ce que l’homme recherche.

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Barranca est resté en retrait. La tension monte : Barranca sort son arme, l’inconnu semble entendre un bruit, se retourne et désarme le traître avec son fouet, envoyant le pistolet dans l’eau. Barranca n’a plus d’autre choix que de s’enfuir à son tour. L'enchaînement rapide des plans entraîne une montée de tension, en rupture avec la lente traversée qui a précédée. Le spectateur est décontenancé et constate une fois de plus la toute puissance de Jones qui a senti la trahison et l’a déjoué avec classe (encore une fois, l’expression ahurie de Sapito renvoie directement à la nôtre). Ce n’est qu’après cet instant de brève tension que le héros dévoile son visage, sortant de l’ombre. Le héros est enfin posé. 

On notera que cette péripétie (comme tant d'autres par la suite) renvoie directement au film Le Trésor de la Sierra Madre de John Huston dans lequel la trahison vient contaminer un trio parti en quête d’un trésor. Quand à l’usage qui est fait du fouet, difficile de ne pas songer au célèbre Zorro, héros des serials dès les années 30 (ce n’est pas un hasard si Spielberg produira lui-même Le Masque de Zorro en 1998). 

Nous arrivons alors devant l’entrée d’une grotte. Jones confie à Sapito qu’un ami archéologue, Forrestal, est mort au même endroit. Ces paroles, totalement inutiles à ce stade du récit, ne sont là que pour renforcer le danger. Elles sont destinées avant tout au spectateur (Sapito joue donc totalement son rôle de référent).
La suite de la séquence ne fera que renforcer le caractère héroïque d’Indiana Jones. D’abord avec l’apparition d’araignées dont Jones se débarrasse avec un calme olympien (il n’a peur de rien). Ensuite avec le piège du raie de lumière faisant apparaître des pics meurtriers ayant tué Forrestal (Jones est capable de tout prévoir. Et encore une fois, son absence totale de peur tranche avec celle de Sapito/spectateur). Enfin avec la fameuse fosse que Jones franchi grâce à son fouet (il a trop la classe avec ses gadgets lui permettant de tout surmonter).

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3/ Un simple mortel
Contrôle total de ses émotions, endurance physique, intelligence… Toutes ces caractéristiques du héros sans peur et sans reproche sont établie par Spielberg au cours des sept premières minutes du film. Un charisme impressionnant, inébranlable, qui permettent au public de se forger une parfaite idée du statut mythique d’Indiana Jones, figure incarnée du héros de serial auquel Les Aventuriers de l’Arche Perdue rend hommage.

Pourtant, dans la deuxième partie de l’ouverture du film, le réalisateur va opérer un changement brutal qui va ébranler toute nos certitudes. Ce changement intervient précisément au moment de s'emparer de l’idole dorée. Après avoir fait preuve une nouvelle fois de son étonnant esprit d’analyse en avertissant Sapito que la salle est forcément piégée, après avoir observé par lui-même les pièges que camouflait le sol (des flèches se déclenchant automatiquement selon les dalles sur lesquelles on marche), Indy parvient devant l’objet de sa convoitise, non sans quelques instants de déséquilibre placés là pour faire grimper le suspense. Il s’apprête enfin à dérober un symbole sacré.

Le héros contemple l’objet qui lui renvoie une lueur rouge/divine (lumière que l’on retrouvera plusieurs fois par la suite, notamment dans la séquence d’introduction de Marion), frotte ses mains avec du sable recueilli plus tôt et, d’un geste rapide, enlève l’idole de son socle pour la remplacer par son sac de sable. Indiana Jones sourit : pour la première fois, son visage laisse transparaître une émotion humaine. Le temps se suspend… Et la chute du héros peut commencer, amorcée par la descente du socle lui-même.

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C’en est fini de l’aventurier immortel. Cette lueur de satisfaction sur son visage au moment de saisir l’objet en or vient de fissurer l’image trop parfaite du héros. En profanant un lieu sacré, Indiana Jones va quitter son trône d’icône et goûter à la vie de mortel. Ainsi, tout le parcours parcouru jusque là sera repris à rebours, comme une sorte de négatif du héros.

Tout d’abord, Indy, face à l’éboulement du temple, commence à courir à vive allure, déclenchant les mécanismes piégés dans le sol qu’il avait su éviter jusqu’à présent, manquant plusieurs fois d’être touché par les flèches qui lui sifflent aux oreilles. Première erreur qui sera suivie par plusieurs autres. Cette destruction du mythe savamment élaboré jusqu’ici a le mérite de transférer l’intérêt du spectateur sur cet aventurier beaucoup plus humain qu’il n’y paraissait. Sapito n’est plus du tout le référent du public, ce qui tombe bien puisque ce dernier s’apprête à trahir Jones en lui demandant l’idole avant de supprimer la corde permettant de franchir la fosse.
Indy se fait donc piéger alors qu’il avait été capable de prendre Barrance à revers quelques minutes plus tôt. De même, il manque désormais de tomber dans le trou profond alors qu’il l’avait franchi avec panache la première fois. Il n’y parviendra cette fois que suite à un gag à la limite du cartoon et le ridiculisant gentiment (une liane farceuse).

Les Aventuriers de l'Arche Perdue

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Une fois la fosse franchie, Jones tombe nez à nez avec le cadavre de Sapito empalé sur les mêmes pieux que Forrestal. Mais alors qu’il était resté stoïque la première fois, il ne peut s’empêcher de lâcher un cri de surprise et d’épouvante. Indiana Jones n’est donc pas un être sans peur. Il est désormais parfaitement humanisé.

Son humanisation va se poursuivre un peu plus loin quand, après avoir échappé à un boulet géant manquant de l’écraser, Indiana Jones se retrouve à l’air libre… mais cerné par les Hovitos. Là, il a une conversation avec son ennemi juré, le redoutable Belloq (bénéficiant d’une entrée en scène très western, avec un travelling sur ses bottes). C’est au cours de cette rencontre que le nom du héros est prononcé pour la première fois. C’est aussi là qu’il est nommé "Docteur Jones". La silhouette du début n’est plus anonyme. Pire : le courageux aventurier n’est en réalité qu’un simple prof en archéologie.

L’intelligence de Jones, son sang froid et sa classe légendaire viennent donc de s’écrouler en une poignée de secondes. Nous ne contemplons plus une parfaite figure héroïque figée comme dans une BD des années 30. Nous sommes en présence d'un homme faillible. Quelques instant plus tard, il tombera même à l’eau en tentant d’atteindre le cockpit d’un avion avec une liane. Puis sa phobie des serpents nous sera révélée, dans un instant de comédie où le personnage enlèvera carrément son chapeau, symbole d'un homme nu sans ses attributs de héros. Sa quête pour découvrir l’Arche sera donc l’occasion pour lui de retrouver sa valeur de héros, en reconnaissant enfin le pouvoir sacré des artéfacts divins qu’il cherchait.

Les Aventuriers de l'Arche Perdue

Cecil B. De Mille disait : "Si vous voulez faire un bon film, il faut commencer par un tremblement de terre et finir par un cataclysme". Nul doute que Spielberg aura fait sien ce précepte au moment de concevoir Les Aventuriers de l’Arche Perdue, transformant un simple hommage aux séries B d’aventure en véritable quête mythologique dont chaque morceau de bravoure fait vibrer le public avec force parce que, au-delà du spectacle, il y a un Héros dans toute sa splendeur : humain et éternel.

Aller encore plus loin dans Les Aventuriers de l'Arche Perdue, c'est possible ici

Raiders of the Lost Ark
Réalisateur : Steven Spielberg
Scénario : Philip Kaufman, Lawrence Kasdan & George Lucas
Production : Frank Marshall, Robert Watts & George Lucas
Photo : Douglas Slocombe
Montage : Michael Kahn
Bande Originale : John Williams
Origine : USA
Durée : 1h56
Sortie Française : 16 Septembre 1981   




     

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