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Sur Ecoute - Saison 3 Suggérer par mail
Série TV par Simidor le 23 janvier 2009

Réformer le jeu

Sur Ecoute - Saison 3
La Major Case Unit est sur le pied de guerre depuis trois mois mais les écoutes sur Cheese et les autres hommes de Proposition Joe ne donnent pas de résultat. Suite à son association avec ce dernier, Stringer Bell scelle la rupture avec les guerres de territoires d’Avon Barksdale en misant sur un meilleur produit.

Cependant l’avenir s’annonce incertain entre la libération d’Avon, l’arrivée d’un outsider dans la rue et le gang atypique d’Omar qui s’acharne à attaquer ses cargaisons de drogue. Pendant ce temps, Tommy Carcetti, le président du Sous-comité de la Sécurité Publique de la ville, monte au créneau contre le maire qui lésine à employer son budget contre la violence. La police se retrouve ainsi forcée de baisser son taux de criminalité par tous les moyens possibles. Pris entre l’augmentation des crimes à Baltimore et l’obligation de faire de faire du chiffre, le major Bunny Colvin profite de ses six mois à exercer avant sa retraite pour sortir du rang. Il décide de concentrer la drogue dans un quartier déserté de la ville et de la légaliser dans ce quartier. Compagnon de taule de Barksdale et ancien homme de main, Cutty est libéré et retrouve les quartiers où il a sévi quinze ans auparavant. Mais tout a bien changé depuis. Parallèlement, McNulty nourrit son obsession de coincer Stringer Bell. Il s’intéresse particulièrement aux circonstances suspectes du suicide de D’Angelo alors qu’il était en prison.

Pour cette saison 3, Sur Ecoute a fait peau neuve. Après avoir intégré George Pelecanos à la production, c’est maintenant au tour de Richard Price et Denis Lehane (auteur de Mystic River et des excellentes aventures des détectives Kenzie et Gennaro) d’apporter leur vision de pointures du polar à l’univers d’Ed Burns et de David Simon. Cela accentue visiblement l’aspect déjà très littéraire de la série, fonctionnant désormais comme un roman à suite qui, après avoir exposé des personnages, revient avec les récurrents et de nouvelles têtes pour pimenter un peu la sauce. Les intrigues de la série se dispersent, les points de vue se multiplient, couvrant encore une plus grande partie de l’échiquier de Baltimore. Comme pour la saison 2, le but avoué est d’ouvrir les horizons vers le décisionnel, mais cette fois-ci nous irons du côté des institutions pour goûter au quotidien des hommes politiques de Baltimore. Rassurons-nous : on parlera toujours en priorité des aléas de la vie de la rue et des dealers, et plus particulièrement des suites des saisons précédentes.

Sur Ecoute - Saison 3
 
Round 2
Après l’intermède des docks, nous voilà revenus dans les corners pour le deuxième round de l’affaire Barksdale. Entre temps, de nombreuses choses se sont déroulées dans les rues du West Side, et la Major Case Unit, occupée à se reformer et à résoudre l’affaire du Grec, devra reprendre le train en marche. Le spectateur dispose d’une avance bien plus conséquente que pour les saisons précédentes du fait de son omniscience sur les événements de la saison 2. C’est donc un travail de fond qui attend McNulty et Greggs en solo (sur la première partie de la saison), puis les membres de l’Unit pour reprendre le fil de ces changements. Un travail que les auteurs, restant fidèles à eux-même, n’amoindriront pas artificiellement. L’équipe s’est peu modifiée, à l’exception des duettistes Herc et Carver qui ont rejoint la rue sous le commandement de Bunny Colvin. Lester et Prez sont toujours fidèles au poste. A force de traîner avec McNulty, Greggs finit par adopter ses penchants auto-destructeurs et le dit McNulty, dégreffé de sa famille, sombre de plus en plus, nourrissant à l’égard de Stringer Bell une obsession maladive. Rangez le American Gangster de Ridley Scott au placard, la saison 3 de Sur Ecoute vous donnera mieux et bien plus passionnant. Le jeu du chat et de la souris entre un McNulty sans aucune attache que rien ne peut arrêter et un Stringer Bell en pleine envolée de succès vaut tous les films du genre réunis. Bell suit le chemin logique qu’il avait arpenté jusque là. Ayant accédé à des études supérieures d’économie, il profite d’être provisoirement aux rênes de l’entreprise d’Avon Barksdale pour conclure une association avec Proposition Joe et acheter sa drogue, mettant fin aux affrontements de territoires. Selon lui, le calme et le profil bas dans la rue seraient dans l’intérêt de tous, y compris des dealers. En bon businessman, il ne s’occupe plus que de blanchir l’argent de la drogue dans l’immobilier en traînant avec de hauts personnages pas très nets.

Sur Ecoute - Saison 3

Avon Barksdale et sa famille ont conquis leurs territoires et assuré leur assise dans le West Side au prix de nombreux affrontements et on voyait encore avant l’emprisonnement de Barksdale que ses méthodes perduraient. Le retour du boss après sa libération occasionnera un choc inéluctable entre les deux méthodes. La nouvelle ère ouverte par Stringer Bell met en opposition les deux amis par deux idées du gangstérisme et deux rêves différents. Avon est un soldat qui voit la guerre des gangs et la possession des rues comme une fin tandis que pour Bell, la drogue n’est qu’un moyen de s’élever socialement et de posséder la ville. Chacune de leurs scènes transcrit cette opposition et fait encore plus monter la tension jusqu’à leur dernière scène ensemble. Sous des airs de nostalgie, cette magnifique scène sur la terrasse scelle le destin tragique de ces deux enfants du ghetto.

Hamsterdamned
La saison s’ouvre sur la destruction des tours Franklin et un discours du maire Royce pour le renouveau, une entrée en matière qui annonce la couleur pour les années à venir : Sur Ecoute devient ouvertement politique. Nous aurons enfin le plaisir de voir Burrell et Rawls dans des situations où ils ne sont plus privilégiés par le chaînon de commandement, et ils en prennent pour leur grade. On découvrira aussi que le maire en exercice est un filou, un incompétent qui se vautre dans le jeu politique plus qu’il ne se soucie de ses administrés. On se rendra compte que la montée dans la hiérarchie de la ville est proportionnelle à la manière dont on maîtrise ce jeu et au degré qu’on accepte de se mouiller. Tommy Carcetti (Aidan Gillen, aka Stuart de Queer As Folk) débarque de son comité avec pour idée de faire bouger la machine et baisser la criminalité dans Baltimore. Malgré sa position, il déplore de n’avoir aucun pouvoir, mais on décèle déjà en lui une capacité de rassembler et une aisance relationnelle qui ne tarderont pas à le placer comme outsider du maire. Les têtes de la police se retrouvent dans des positions qui les amènent à couvrir le maire au dépend de leur image, puis iront décharger leur bile sur les subalternes. L’intervention de Carcetti a mis un couteau sous la gorge au maire et toute la merde descend les échelons. Ainsi dans cette saison 3, on se retrouve souvent au cœur de ces réunions dans lesquelles Burrell et Rawls convoquent les majors pour les humilier à leur tour ou les destituer sur un coup de sang pour des résultats qu’eux-mêmes ne réussiraient pas à obtenir. C’est dans ce contexte de tension permanente que le major Bunny Colvin tente le diable.

Sur Ecoute - Saison 3

Introduit comme un personnage d’une grande sagesse mais un brin atypique, il erre dans ses anciens quartiers avec le vague à l’âme de n’avoir pas réussi à changer les choses pendant ses longues années dans la police. A quelques mois de la retraite, il met sur le tapis le discours du sac (remarquablement écrit par Richard Price sur une idée d’Ed Burns), qui va devenir le début d’un engrenage surprenant dans une ville aussi frileuse en réforme : dans les années 30 durant la Prohibition, il y’avait des sacs à papier marron pour cacher sa bouteille, et la police fermait les yeux dessus. Sur ce modèle, Colvin crée une zone où la drogue est dépénalisée, une junkie-town qui prend le nom d’Hamsterdam.  Selon Pelecanos, une "idée d’écrivains libéraux" mais c’est en fait une véritable réflexion sur un problème prégnant dans notre société que Sur Ecoute établit en explorant cette idée. Réunir les junkies dans un quartier permet au final de libérer les rues de la violence des gangs, mais aussi de mieux cibler les campagnes de prévention et de distribuer les seringues. La hiérarchie des gangs a aussi été cassée puisqu'il n'y a plus de guetteurs et les gamins des quartiers peuvent passer plus de temps à boxer. Cela permet aussi aux flics de s'occuper d'affaires plus consistantes que de passer leur temps à courir après les dealers. Ils peuvent aussi s’attacher à avoir de meilleures relations avec les habitants. Le revers de la médaille est que Hamsterdam, c'est l'enfer, un enfer bien visible où viennent s’entasser des dizaines de junkies qui peuvent user et abuser de drogues jusqu’à l’issue fatale. Le véritable but des scénaristes était de casser deux systèmes parallèles (la relation police/gangs) qui se nourrissent mutuellement pour expérimenter, mais avant tout montrer que ceux qui souhaitaient réformer les règles du jeu aux States (peu importe la réforme, pourvu qu'elle ait un fond) se cassaient obligatoirement les dents. Colvin pensait n’avoir rien à perdre à prendre cette responsabilité sur lui, mais son courage finira par anéantir ses plans de retraite.

L’impasse
La saison 1 décrivait le jeu et le quotidien de ceux qui étaient pris dedans, celle-ci amène enfin les protagonistes pouvant lui résister. Bunny Colvin rejoint le tableau composé par ces héros atypiques qui hantent la saison 3 et décident chacun à leur manière de mettre des bâtons dans les roues de la grande machine. Stringer Bell reconnaît Colvin au final car ils mènent des batailles connexes. Si ils emploient des moyens différenls, ils souhaitent tous deux en finir avec les violences de la rue. L’inénarrable Omar mène toujours sa vendetta contre Barksdale, conduisant son gang peu banal à braquer ses planques en priorité et devenant peu à peu une véritable légende dans la rue. Carcetti, homme politique blanc dans une ville de noirs met les pieds dans le plat avec les meilleures intentions. Mais le véritable héros de la saison est Cutty, ancienne terreur des corners, passé par la case prison durant plusieurs années. Sa bataille pour ne pas replonger n’est pas une ligne droite, mais il deviendra un personnage très positif, ouvrant un club de boxe et aidant les jeunes à se réinsérer. La solitude de Cutty est parfaitement rendue dans des scènes entières où il se trouve face à lui-même, à deux doigts de replonger, et les auteurs de nous montrer avec intelligence les difficultés de la réinsertion lorsque ce qui est à gagner n’est rien par rapport à ce qui sera perdu. Par la venue de ces différents personnages, Sur Ecoute devient plus lumineuse. Bien sûr ceux d’entre eux qui veulent réformer le jeu finissent par échouer, mais cela n’amoindrit pas leurs effort et insinue un espoir dans un système qui porte pourtant en lui les germes d’une impasse. Pour contrebalancer, cette saison 3 comporte à la manière des précédentes son lot d’absurdités qu’on ne peut pas inventer. En tête du palmarès ce flingue d’officier perdu que Bunk doit retrouver en dépit de son enquête sur Omar et la raison qui va faire que la Major Case Unit grille ses écoutes sur Proposition Joe.

Sur Ecoute - Saison 3

On se rend compte qu'arrivés à ce point, les personnages sont entrés dans notre vie si profondément que l'impact de chaque scène en est décuplé. Quelques touches tragédiennes sont dissimulés ça et là. Certaines scènes n'auraient définitivement pas à rougir face aux plus grands film du genre. Le nouveau face à face entre Brother Mouzone et Omar rappelle les affrontements d’Il Etait Une Fois Dans l’Ouest tandis que le jugement dernier de Stringer Bell colle autant de frissons que le final de Scarface, ces deux scènes étant pourtant parfaitement dépouillées, en apparence anecdotique, sans grande musique ni fanfare. Tout est dans la mémoire et le contexte. Ainsi la série TV trouve sa raison d’être dans cette saison 3, aboutissant à une perfection en terme de narration et de familiarité que seule Six Feet Under avait réussi à atteindre auparavant. Le travail de journaliste accompli par Simon et son équipe se voit à chaque épisode, chacun des arcs soulevant au moins une grande question sur les institutions. La qualité est aussi de mise au niveau réalisation. Les personnages évoluent bien, on a hâte de les retrouver dans d'autres aventures. De la grande écriture, une interprétation au diapason. On est arrivé au moment du bouquin où on ne peut plus s’arrêter de lire. Et ce serait bien dommage de le lâcher car Marlo va tenir ses promesses.

The Wire - Saison 3
Réalisation : Ed Bianchi, Steve Chill, Rob Bailey, Ernest Dickerson, Daniel Attias, Leslie Libman, Tim Van Patten, Agnieszka Holland, Alex Zakrzewski, Christine Moore
Scénario : David Simon, Ed Burns, Richard Price, Dennis Lehane, George Pelecanos, Rafael Alvarez, Joy Luscho Kechen, Joe Chappelle
Producteurs exécutifs : David Simon, Robert F. Colesberry, Nina Kostroff Noble, George Pelecanos
Photo: Uta Briesewitz
Interprètes : Dominic West, John Doman, Wendell Pierce, Chris Bauer, Lance Reddick, Deirdre Lovejoy, Sonja Sohn, Domenick Lombardozzi, Aidan Gillen…
Origine : USA





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 1 Posté par BB le 23 janvier 2009 à 01:13

Et... Une fois de plus tu décrit avec talent pourquoi cette série est la série parfaite.  
C'est simple ton texte m'a donné envie de remater cette saison (alors que je viens de la finir), mais le simple fait de rappeler à mon souvenir des personnages tels que Colvin ou la scène avec la discours du sac me font souvenir l'écriture sans faille dont font preuve les auteurs. 
Perso j'aurais aussi ajouté un petit mot sur l'hilarante scène où Rhonda Pearlman doit montrer à quoi elle est réduite pour obtenir ce qu'elle veut :grin  
 
Vivement la saison 4 ! 
(tu me donnes envie avec ta comparaison à Six Feet Under...)
 2 Posté par Goldfrapp le 23 janvier 2009 à 15:56

Bah merde, Simi ne demort pas, tes papiers bute mec! 
Comme le dit Bébé, trés bonne aptitude à décrire l' indéscriptible (le niveau qualitatif de la serie). 
Et cette saison....bah ouai Cutty quoi (perso créer par Pelecanos et qui est un peu le badass charismatique typique du ciné bloix transposé dans le Bimore réaliste), les renvois thématique et les symboles (Stringer et Barsdale et le fameux "it' s juste business", la derniere phrase de Colvin avant son assasinat sociale qui renvoit à celle de Stringer "Let' s get on with it motherfuc..."). 
 
 
Et l'ombre de Marlo, dont l' avénement s' averera aussi lent et sure que le progrés, si tant est qu' on l' eduque un peu.... 
 
Nan puis comme tu le dis Simi la tirade de Colvin sur le compromis sociale est :x  
 
"that shit with the bag......what the fuck does that mean??" 
Herc
 3 Posté par Prezbo le 28 janvier 2009 à 18:57

"Rangez le American Gangster de Ridley Scott au placard, la saison 3 de Sur Ecoute vous donnera mieux et bien plus passionnant." 
 
Simidor, je t'aime! 
 
(chaque fois que j'ai sorti c'te phrase, je me suis vu répondre soit que je n'aimais pas les polars, soit que je n'avais pas vécu "là où il fallait") 
 
Sans être des analyses des plus poussés, tes papiers sont clairs, informatifs et donne envie de voir la série. C'est le parfait truc à faire aux braves gens de bonne volonté pour les inciter à rentrer dans la secte. (Un peu comme Goldfrapp avec Seven, ça fait 10 berges que je lui ressert que c'est un putain de film qui mérite une seconde vision mais faut que ça soit Nicco de l'ouvreuse qui ponde un papier pour réussir à le convaincre...) 
 
L'arrivée de Richard Price leur donne aussi l'occasion de payer leur tribut à Clokers (le roman comme le film) qui fut clairement une influence direct du show. Et on ne peut que plussoier sur l'excellence du discours du sac de Colvin, un propos d'une acuité redoutable sur une situation présente dans la plupart des grandes villes occidentales, constat pessimiste et juste mais hélas non entendu et surtout non assimilé par sa hiérarchie (qui préfère programmé des cours de prévention au terrorisme pour les troupes de B-more au cas où les arabes enturbannés voudraient foutre la merde dans le West side : "Could anybody sees the difference?" :grin
 
Pour ce qui est de la confrontation Omar/Mouzone, Pelecanos revendique nettement le western, se qualifiant lui-même plus écrivain de western urbain que de polar. Dans l'absolu, il se pose toujours là pour nous pondre régulièrement un avant dernier épisode aux intensités émotienelles assez inénarrables (Aaaah Wallace, Sobotka, Striiiinger!). 
 
Bref, si ce n'est déjà fait, matez The Wire les gens. Comme dit un type sur un blog ricain, ça rend pessimiste sur l'avenir de la société mais optimiste sur celui de la télé ;)
 4 Posté par Sven le 27 mars 2009 à 15:07 | website

Résumé du roman Drama City de George Pelecanos : 
 
"Enfin sorti de prison, Lorenzo Brown, presque la quarantaine, revient dans son ancien quartier de Park View, à Washington D.C. Engagé par la Humane Society, il s'occupe des chiens maltraités, mal nourris ou, pire, entraînés pour des combats interdits. Décidé à ne pas retomber, il fait bien son travail et évite l'argent facile gagné par ses anciens amis, Nigel Johnson et Deacon Taylor, devenus des patrons de la drogue." 
 
Là on peut pas dire que Pelecanos y ait pas mis du sien dans cette saison ! Je crois que je vais me procurer ses bouquins bien vite. 
 
En tout cas, cette saison 3 est au top, c'est toujours aussi mortel et ça file toujours autant de frissons sur les 2 ou 3 derniers épisodes. 
Allez hop à moi la saison 4.
 5 Posté par Simidor le 28 mars 2009 à 14:07

Ouais.Cutty c'est du Pelecanos pur jus, y'a pas à en douter. Et on voit à quel point le personnage est positif en observant son intégration sur deux saisons. Son rôle dans la 4 est devenu très important au niveau du tissu social de Baltimore. Pelecanos est un peu plus en retrait sur cette saison 4 vu qu'il n'est pas à la production mais pour lui, c'est clairement la plus belle saison du show.

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