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Série TV par Ulysse le 17 septembre 2009

Romero et Juliette

True Blood
[Tribune des lecteurs] Le mythe du vampire en ayant pris un sacré coup après l’épique Twilight de Stephenie Mormonne Meyer, il est peut être bon de s’intéresser à la seule tentative réussie à ce jour de moderniser la figure du vampire sans le transformer en éphèbe griffé vaguement nietzschéen.

True Blood
n’est pas une série exempte de défauts (l’interprétation de certains personnages importants verse parfois dans le maniérisme) mais elle a le mérite de faire fonctionner à fond son excellent pitch (spoiler alert !) : dans True Blood (la série se passe de nos jours), les vampires sont des êtres réels, nombreux, presque normaux, anciens humains qui depuis l’invention d’un sang synthétique (le TruBlood) convenant à leur alimentation ont décidé de faire leur coming out dans la société humaine et de réclamer leurs droits élémentaires, n’étant plus obligés de chasser l’humain pour survivre (même si la majorité d’entre eux le regrette et qu’une minorité continue à chasser). Ils ne sont donc qu’une catégorie de marginaux en plus dans une Amérique conservatrice (la série se déroule entièrement dans une petite ville glauque de Louisiane peu après Katrina, marquée par l’enlisement en Irak) et apeurée par ces "fangs" (comprenez "crocs"). Nos vampires demandent le mariage interespèces, le droit à la sécurité sociale et à l’emploi, faisant écho à la xénophobie et à l’homophobie qui perdurent dans la société humaine. D’autre part, les humains se rendent vite compte que boire du sang de vampire (du "V") leur fait plus d’effet que n’importe quelle autre drogue, augmentant leurs capacités sexuelles, leur force, les rendant hypersensibles et euphoriques. Se met donc en place un trafic (le mot drainage serait plus approprié) de V chez les humains parallèlement à la commercialisation de sang synthétique, retournement de situation original qui donne à la série une complexité bienvenue à l’heure des conflits éternels entre Bien et Mal, Sith et Jedi, Juifs et Nazis, Pro et Anti Djoumi.

True Blood

Et dans cette société complexe évolue avec tout autant de complexité une myriade de personnages tous plus ou moins reliés à l’héroïne, parmi lesquels Sookie Stackhouse, ravissante blondinette de 23 ans télépathe et tourmentée qui vit seule avec sa grand-mère. Serveuse dans un grill glauque où se déroule une grande part des évènements, elle y rencontre un soir son premier vampire, curieusement nommé Bill, un ancien soldat de la guerre de Sécession qui revient sur les terres de sa vie humaine pour s’installer et trouver la paix. De péripéties en sauvetage in extremis et contre toutes les règles des deux communautés (les humains réprouvant la liaison d’une humaine avec un fils du diable et les autorités vampires réprouvant l’attachement sentimental d’un "être supérieur" avec son garde-manger), une romance violente et passionnée s’installe. Au même moment, Jason, le frère de Sookie, un playboy campagnard mi-voyou mi-beau gosse se trouve au mauvais endroit au mauvais moment et est accusé du meurtre mystérieux d’une prostituée, le premier d’une longue série d’étranglements sauvages. Au même moment, la meilleure amie de Sookie, Tara (noire gouailleuse excellemment interprétée), désespérément amoureuse de Jason, paumée, et aux prises avec une mère alcoolique et brutale, quitte son job sur un coup de tête. Au même moment, Sam, l’énigmatique patron de Sookie voit ses sentiments pour elle resurgir et supporte mal l’intrusion de Bill dans sa vie. Au même moment, le cousin de Tara, Lafayette, cuisiner dans le restaurant de Sam, gigolo gay, commence à dealer du V. Au même moment, Andy Bellefleur, flic raté et méprisé, tente de sauver sa réputation en résolvant l’affaire du meurtre, et ce en tentant de faire avouer Jason. Au même moment, sur le parking du Merlotte (le grill), deux trafiquants de V attendent que Bill sorte pour le drainer. Au même moment… Les intrigues se chevauchent, s’éloignent, se croisent et se rejoignent avec fluidité et virtuosité, et autour de ces quelques intrigues gravitent encore plus de personnages, tous originaux dans ce microcosme glauque et malsain: René, cajun flegmatique et sympathique, Terry, le vétéran brisé d’Irak, hanté par les souvenirs de Fallujah, Arlene, serveuse exubérante amoureuse de René, Eric, "sheriff" vampire du coin, ayant autorité sur Bill, etc…

La première saison arrivera à son terme avec la révélation de l’identité du "tueur de femmes", ce qui peut laisser à penser que l’essentiel de l’intérêt de la série se situe dans cette intrigue centrale. La série reste captivante et HBO reste une valeur sure pour ce qui est du storytelling : le principe des intrigues multiples se faisant écho et se rejoignant fonctionne toujours, et l’idée de concentrer l’action dans quelques lieux charnières (le bar à vampires, le grill, la maison de Sookie, le commissariat) donne un curieux résultat, efficace : la série évoque la transformation majeure d’un univers entier, le plus important évènement de deux millénaires d’histoire, mais l’action reste contenue dans un cadre réduit trivial et insignifiant (on peut regretter de ne pas en savoir plus sur ce qu’il se passe "dehors") ; True Blood acquiert un cachet de "normalité" qui contribue à forger cette ambiance particulièrement poisseuse qui est la sienne. Un produit de bonne facture, donc, mais qu’on ne s’y trompe pas, son originalité se situe bien plus dans la psychologie des personnages et dans sa démarche de modernisation du mythe du vampire que dans le plaisir cinéphilique enfantin qu’on a à le regarder. C’était là le principal défi de la série : sortir du classicisme avec classe (lol), en bazardant le folklore pour garder l’essentiel (l’ail, les capes, les crucifix, l’eau bénite, les miroirs sont out, seuls l’argent, la lumière du jour et le pieu restent d’actualité, et les crocs des vampires sont rétractiles). Et les vampires sont réussis, puissants, beaux, toxiques, torturés, même baignés dans l’ambiance triviale et campagnarde de la série. True Blood est donc à la fois un conte fantastique, un long film noir, une série policière, une histoire d’amour, un drame familial, et si l’on fait l’effort de refuser le principe du "divertissement donc trop simple, trop évident" une réflexion sur notre intolérance.

True Blood

Chaque personnage amène sa complexité et sa profondeur : Sookie tout d’abord, jeune télépathe courageuse mais fatiguée de l’être, est incapable de se lier à un homme et, finalement, excédée par la pression de ses amis s’opposant à la fréquentation des "enfants du diable", tombe amoureuse d’un vampire. Elle représente par son inadaptation à la société le prototype d’une humanité future plus tolérante, plus aimante, plus droite. Bill, le vampire mystérieux, revenant habiter dans la maison de sa famille humaine, se haïssant lui-même pour ce qu’il est devenu (un vampire) et qui tente de retrouver son humanité sous ses instincts de chasseur en se liant à une jeune humaine surprenante ; Tara, déboussolée et sociopathe, esseulée et le vivant mal, amoureuse du seul qu’elle ne peut pas avoir, peut-être à dessein tente de reprendre prise sur sa vie sociale en miettes ; Jason, jeune homme charmeur mais incapable de résister à la tornade des évènements, représente d’une certaine manière l’opinion moyenne, la jeunesse moyenne, facile à détruire et à manipuler, mais non exempte de bon sens et de courage. En présentant des vampires ténébreux et effrayés, chasseurs et proies, retombant parfois dans leur penchant naturel par le massacre d’êtres humains, violents mais pas invincibles et d’avis divergents sur l’avenir de leur communauté, et en face, des humains qui sont soit poliment "racistes" envers eux, soit ouvertement haineux et extrémistes (les évangélistes présentant les vampires comme enfants du diable), soit cupides et sans pitié, drainant leur sang pour le revendre à prix d’or… True Blood nous fait sortir du manichéisme, enfin.

True Blood

C’est par les hésitations de chaque personnage sur la voie à adopter dans une société où les valeurs humanistes et chrétiennes classiques ne sont plus applicables telles quelles que la série nous amène à nous interroger sur les limites de ces conceptions, c'est-à-dire le fait qu’elles soient basées sur notre domination de la nature et notre solitude en tant qu’êtres conscients. Que ferons-nous, effectivement, quand nous ne serons plus les seuls détenteurs de la conscience, comment adapterons-nous notre foi, notre modèle social ? Comment coexister avec ce qui est différent sans se dénaturer et se trahir ? Avons-nous à conquérir notre humanité par un effort de comportement ou celle-ci nous est-elle acquise d’emblée, et peu importe les atrocités commises ? On pourrait songer à District 9True Blood, honnêtement divertissante, laisse quand même un goût amer, peut-être dû à l’incroyable ambiance, malsaine et crasseuse, qui règne dans cette Louisiane livrée à elle-même (ambiance magnifiquement rendue par le générique, le meilleur de ces dernières années, à voir ici), ou peut-être tout simplement parce qu’elle nous montre une fois de plus à quel point nous sommes ignorants du monde comme de nos amis, faciles à manipuler, et inachevés, car incapables naturellement de penser une société que nous aurions à partager avec des êtres aussi bons et aussi mauvais que nous-mêmes.

TRUE BLOOD
Réalisation : Alan Ball, John Dahl, Michael Lehmann...
Scénario : Alan Ball, Charlaine Harris, Alexander Woo...

Production : Alan Ball, Brian Buckner, Nancy Oliver, Alexander Woo, Christina Jokanovich...
Compositeur : Nathan Barr
Interprètes : Anna Paquin, Stephen Moyer, Sam Trammell, Ryan Kwanten, Rutina Wesley, Chris Bauer, Carrie Preston...
Origine : USA 
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 1 Posté par Isokilla le 17 septembre 2009 à 13:30

Dommage de ne pas avoir fait le parrallèle avec l'autre série de Alan Ball. 
 
Sinon, j'ai perçu la série vraiment autrement même si j'ai adoré.
 2 Posté par Ulysse le 17 septembre 2009 à 17:48

N'ayant pas vu l'autre série en question ... 
 
Mais donc dis nous, comment as tu perçu la chose ?
 3 Posté par Isokilla@neuf.fr le 17 septembre 2009 à 18:23

En fait Alan Ball est l'auteur (petit rappelau cas ou) de American beauty, je ne sais pas si tu as vu le film, mais la thématique est plus développée dans sa série Six feet under dont les deux premières saisons sont chroniquées sur ce site au cas ou cela t'interesse. 
 
Dans true blood, les thèmes récurents de SFU, le sexe, la drogue, la mort ainsi que la tolérance, la religion reviennent. Mais il est amusant d'observer que le traitement sur SFU était plus fataliste, plus sérieux malgré un humour noir parfois présent. 
 
Ici il force aborde les mêmes sujets mais force les traits, s'amuse à donner un aspect théatral, et joue des codes du genre. 
 
Mais dans le fond, il y a toujours ce portrait de la société. Il parle encore de religion, d'intégration. 
 
Bon je ne peux pas développer ça serai trop long, puis la tu me prends par surprise.  
 
Mais pour résumer, on sent que Ball se lache sur True blood mais qu'il ne peut s'empecher de conserver les mêmes thèmes qui doivent surement lui tenir à coeur. 
 
D'ailleurs par hasard, un personnages 
homosexuel noir clamant haut et fort son identité sexuelle et présent dans les deux séries.
 4 Posté par Noonsa le 18 septembre 2009 à 01:27

Analyse très intéressante et surtout juste. 
 
Un des deux points les plus pertinents dans cette analyse sont la capacité de cette série pour adultes à balancer un coup de pied dans la fourmilière du manichéisme, peut-être justement parce qu'elle s'adresse moins à des ados qu'à un public plus mature, et aussi, sa complexité thématique qui intrinsèquement aurait donner du fil à retordre au réalisateur pour livrer un travail binaire, typique ado... La science-fiction est souvent relégué à un public jeune, et regarder True Blood est un ravissement qui fait honneur aux genres... qu'il embrasse. 
 
Le second point intéressant dans votre analyse est de mettre en exergue la faculté de la série à briser les normes de la société (ou de microcosmes) pour nous interroger sur notre humanisme. Encore une fois, l'intrigue complexe permet des va-et-vient dans tous les sens de réflexion. Un bonheur. 
 
Pour parler plus pratique, je souhaiterais préciser que True Blood saison deuxième oublie un peu ses racines thématiques pour se concentrer sur l'action et son histoire à tiroirs. la rançon du succès? Cela est arrivé à de nombreuses séries. Mais là encore, elle s'en tire à merveille. Le registre diffère, cependant la qualité est toujours palpable. Les deux aspects plaisent. La série déçoit très peu, et ses petits défauts (j'allais dire de jeunesse, par affection) s'effacent devant la débauche d'intelligence. 
 
(Mention spéciale à Tara, absolument)
 5 Posté par Isokilla le 18 septembre 2009 à 19:16

Il est clair que la saison 2 enrichit la mythologie avec finesse et surtout sans se prendre au sérieux, cela sera jamais une "grande série" mais elle reste addictive
 6 Posté par nasheuh le 18 septembre 2009 à 20:07

D'accord avec l'article et les différents commentaires. Par contre, il ne faudrait pas oublier de préciser que la série est l'adaptation de 7 bouquins (potentiellement 7 saisons). Je ne les ai pas lu mais avant de faire d'aller trop loin dans les interprétations sur Ball, sachez que la première saison est la copie conforme du bouquin, paraît-il scènes pour scènes et dialogues pour dialogues. L'une des seules différences est la non existence de Tara (l'un des meilleurs personnages il me semble) que j'interprèterais comme une contrainte de format (écrit vs image) d'après ce qu'on m'a dit (Sookie est tout autant solitaire mais a bcp plus de contacts dans la ville). 
 
Bref, pour revenir à l'article Ulysse dit "l’interprétation de certains personnages importants verse parfois dans le maniérisme". C'est pour moi le seul défaut de la série, Sookie a des côtés ultra sentimentaux qui la rendent trop nunuche voire incohérente avec le reste, mais il semble que c'est encore pire dans les bouquins où ca n'arrête pas alors je pousse un ouf de soulagement :)
 7 Posté par isokilla le 18 septembre 2009 à 21:21

Quote:
d'aller trop loin dans les interprétations sur Ball,

 
 
Sans aller trop loin, s'il a choisit d'adapter cette saga (parait t'il très harlequin), ce n'est peut être pas un hasard.
 8 Posté par geouf le 19 septembre 2009 à 10:43 | website

Pour rebondir sur le sujet, j'ai lu les deux premiers bouquins à l'origine de la série, et je confirme que la trame principale de la première saison est une copie quasi conforme du premier livre. Cependant, Ball a clairement plaqué ses obsessions sur cette histoire, notamment en développant énormément les personnages secondaires. Dans le livre, Lafayette est quasi inexistant, Jason n'est qu'un personnage ultra secondaire présent juste pour les besoins de brouiller les pistes de l'enquête, Tara n'existe pas, et tout le côté politique est très superficiellement traité. 
Je n'ai pas encore vu la saison 2, mais a priori elle s'éloigne encore plus du second bouquin (et heureusement parce que celui-ci est très mou et pourrait tenir en 100 pages tant l'histoire est peu intéressante). Dans le second bouquin, Lafayette est éliminé dès les premières pages, alors qu'il me semble que dans la série, il n'est pas vraiment mort. 
Mais Ball a réussi à garder l'ambiance des livres, et à respecter le personnage de Sookie. Par contre, je serais curieux de voir l'évolution d'Eric dans la série, car c'est le personnage le plus intéressant des livres, il apporte une sorte de triangle amoureux à la Buffy-Angel-Spike non dénué d'intérêt... 
Et je confirme, c'est très harlequin comme saga, d'ailleurs j'ai abandonné après 10 pages du 3e bouquin. Mais c'est toujours mieux que Twilight...
 9 Posté par Isokilla le 19 septembre 2009 à 13:32

J'ai terminé la saison 2 hier et je confirme, Ball s'éloigne progressivement de ce que tu me racontes, il développe la mythologie (mais je l'ai déja écrit) et met un peu de côtés le contexte social. 
 
Pour Eric, soit rassuré, le triangle est bien présent et s'affirme d'épisode en épisode. 
 
Attention SPoiler 
 
Pour Lafayette, ben il ne meurt pas (bon c'est pas vraiment un spoiler vu ce qu'il se passe sur le reste de la saison). 
 
Tara et encore plus développée et pour finir, Ball développe une intrigue et une imagerie en se calquant sur Caligula, c'est donc bourré d'orgie, de violence, de drogue, bref les thèmes que j'ai déja énnoncé. 
 
On et donc bien loin de twilight et même plus loin que beaucoup de films de vampires. On sent que Ball s'éclate à repousser plus loin dans l'érotisme et la dépravation.
 10 Posté par geouf le 20 septembre 2009 à 00:19 | website

Attention par contre, les bouquins, même s'ils sont un peu niais parfois, n'esquivent pas le côté sexuel comme peut le faire Twilight. Au contraire même, ils sont plutôt orientés cul. Sookie devient très vite accro au sexe avec Bill, et dans le tome 2 a une expérience plus que troublante avec Eric. Et il y est aussi question d'orgie, ou plutôt de soirées échangistes (bien que ce soit assez secondaire). 
Le gros problème, c'est vraiment le manque de développement des personnages secondaires et la répétition assez agaçante des mêmes motifs, et surtout des intrigues trop linéaires et avares en rebondissements.
 11 Posté par Esther le 19 décembre 2009 à 09:14

Article intéressant.  
 
 
Comme dans Six feet under, on retrouve bien cette obsession pour la mort ; 
SPOILER (jusqu’à la fin) : une scène particulièrement glauque la coucherie de Bill et Sookie dans le cimetière… 
 
Même si la saison 2 traite moins du coming-out des vampires, elle dénonce tous les fanatismes religieux, de la communauté du soleil aux Bacchanales de Maryann. Ce que Bill et la reine résument très bien en évoquant la tendance au puritanisme des humains et le pouvoir de la foi aveugle. La saison 2 est orientée autour de ce thème. 
 
Un élément très important que l'article laisse de côté et qui me paraît fondamental dans la perception qu'on a de la série, c'est la sensualité torride qui émane de chaque épisode et les associations très trash qui sont faites entre le désir, le sexe, le sang, la peur et la violence. 
 
Quant aux livres, ils n'arrivent pas à la cheville des films, même si Harris a parfois de bonnes idées et offre un point de départ intéressant à Ball.Ce sont, en quelques sortes, des Harlequin à la sauce vampire, avec plus de sang et plus de sexe. Un exemple de réécriture d’un personnage par Ball, Godric, vampire christique dans la série, affreux pédophile dans le livre.  
C'est vrai que la première saison s'inspire largement du premier tome, sauf qu'il y manque l'essentiel, tout le contexte social qui accompagne le coming-out des vampires et l'univers glauque qui baigne un monde où les frontières entre la vie et la mort sont si ténues. 
 
Un petit plus pour un personnage qui éviolue bien dans la 2ème série : Erci Northman :roll .

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