Interview - Jean-Pierre Putters

Oh Mad god!

Jean-Pierre Putters

La venue de Jean-Pierre Putters dans la ville rose pour présenter l’anthologie The Theatre Bizarre lors du 13ème festival Extrême Cinéma de la Cinémathèque de Toulouse était l’occasion rêvée d’un petit tête à tête avec notre tonton préféré.



Chaque lecteur a son propre âge d’or de
Mad Movies. Pour vous, quel serait-il ?
C’est vrai que lorsque je me rends dans des festivals et que j’ai l’occasion de discuter avec des fans, l’âge d’or varie. Pour certains, ce sont les années 80, pour les séniors, les années 70. Personnellement, là où j’ai vraiment éprouvé le plus de plaisir à le faire se situe à la fin de la période du fanzinat, vers les années 1974 à 1977, comptons large, aux alentours des numéros 12 à 21. Dans ce cas là, cela nous amène en 1981 mine de rien.
Cette période m’est chère car c’était vraiment épique, c’était un vrai combat, il fallait de la volonté, du courage, il fallait du temps, de l’argent…Dans la mesure où j’étais tellement passionné, cela ne me dérangeait absolument pas, j’étais capable de travailler un mois de vacances pour financer un numéro. Et puis j’avais une telle excitation intellectuelle à écrire que je m’enfilais des attaques de tachycardie, c’était trop, fallait que je pense à autre chose pour me calmer, je frémissais. C’est la meilleure période, celle où je suis sorti d’être le simple fan qui retranscrit ses émotions au premier degré pour vraiment écrire, analyser, rassembler par thème au lieu de rapporter des scénarios de films, des filmographies. D’un côté logistique, je suis passé à un côté plus analytique. C’est vraiment cette période qui me procure le plus de regrets, disons. Je ne dis pas que j’ai perdu la foi mais je n’ai plus cette excitation, ni pour le cinéma, ni pour la critique de films. Encore que je ne me suis jamais senti critique mais plutôt comme un spectateur de cinéma qui a envie de partager ses émotions.


On le ressentait vraiment au travers de vos écrits et notamment vos éditos qui étaient très singuliers. On ne retrouve plus ça maintenant.

Les éditos et certaines rubriques comme Ze Mad Rubrik, c’était un petit peu ma vengeance face à la médiocrité qui nous guette. Il faut être vigilant. Et j’avais la chance d’avoir un pupitre pour se défendre contre ceux qui nous embêtent : les faux gourous, les faux penseurs, les faux prophètes, les critiques qui ne connaissent pas leur métier mais qui le font savoir, les médiums, les astrologues… C’était une espèce de réflexe d’autodéfense.. J’étais très content d’avoir cette tribune car dans la vie active, on ne peut pas protester contre tout ce qui nous agresse. Et là, j’avais le moyen de le dire dans l’éditorial et cette rubrique là.


Ce qui a disparu dans la presse ciné actuelle, cette envie de déboulonner…

Mais quel est le rôle de la presse ciné ? Faire connaître les films, se faire le porte-parole de nouveautés et aller dans le sens du vent ?... Moi, j’étais d’une honnêteté intellectuelle insoupçonnable à ce niveau là. Parfois on s’était mis à dos des attachés de presse et des sociétés de production parce que, on avait écorché le premier Batman par exemple. Et d’être puni dans le sens où on ne recevait plus d’informations presse, on n’avait plus de rendez-vous avec les acteurs lorsqu’ils viennent faire leur promo, cela nous est arrivé pendant un an de ne plus recevoir d’invitations aux projos presse. Et là pour moi, cela implique que le journaliste est corvéable, qu’il ne peut plus faire le métier qu’il est censé faire… C’est une question de liberté et d’honnêteté intellectuelle. Moi je n’avais aucun enjeu, j’ai toujours pris le lecteur comme un égal. Je n’ai jamais enseigné le cinéma à mes lecteurs, j’ai toujours partagé leurs émotions.

Mad Movies 13
 


Comment avez-vous vécu l’évolution du fanzinat en général ?
Vaste question. Déjà, il y a eu plusieurs périodes. La première, qui était un petit peu le succédané de mai 68 où on délivrait sa pensée rapidement, dans le feu de l’action. Il y avait Le Masque De La Méduse, Peeping Tom, Skull Island, L’Ecran Fantastique, Mad Movies donc. Il y a eu une résurgence dans les années 80 du fait des films de zombies, de la popularité du festival du Rex, il y avait des titres comme Zombie Zine, Frénétic, Rouge Profond, il y a eu au moins trente fanzines… Ce qui était drôle, c’est qu’il existait une sorte de plaque tournante qui était Movies 2000, ma librairie, où les gens se rencontraient, faisaient connaissance et échangeaient leurs articles et s’achetaient leurs fanzines, déposaient les leurs, etc. Il y avait une espèce de turnover, cela se passait généralement le samedi après-midi. J’ai de merveilleux souvenirs de gens comme Christophe Lemaire, François Cognard qui venaient là et s’échangeaient leurs impressions de cinéphiles sur les films vus. Ensuite cela a été le calme plat et puis cela a repris avec des titres assez intéressants comme Sueurs Froides, Médusa, Darkness, Versus (non, il ne s’agit pas d’un placement produit, JPP connaît et lit Versus ! - NdR). On assiste alors à une sorte de nouvelle vogue.
Je suis très attaché à la presse livre, Je suis né, en tant que Mad Movies, avec toute cette contre-culture d'après mai 68, des titres comme Méga Foutral, Nyarlathotep, en référence à Lovecraft, Guili-guili qui prônait les pensées de William Recht, c'est à dire jouir en toute libeté , ton corps t'appartient, etc., Le petit Mickey n'a pas peur des gros, il y a eu plein de titres, chacun avait sa spécificité propre. Il y avait le fanzine de bande-dessinée, de pure contre-culture politique, de S.F littéraire, moi c'était le cinéma. Il y avait une telle richesse à ce moment-là que cela permettait à Cavanna de dire qu’il valait mieux mille journaux en mille exemplaires qu’un seul journal à un million qui nous monopolise.
J'ai adoré le fanzinat en général, j'ai collectionné les fanzines, j’ai conservé ceux que j’aimais, je les ai toujours d’ailleurs. Souvent les lecteurs, les éditeurs m'envoyaient leurs nouveautés et selon la place, j'en parlais ou pas dans les pages de Mad Movies.

Devanture Movies 2000
 


L'envie de créer votre propre boîte de prod, Metaluna productions, était-elle déjà présente lorsque vous étiez à Mad ou cela vous est venu une fois que vous l’avez quitté ?
Non, non, elle m'est venue même plus tard après avoir abandonné Mad Movies. C'est un petit peu l'occasion qui a fait le larron. J'ai rencontré Fabrice Lambot il y a bien longtemps, lorsqu'il faisait un fanzine appelé Atomo-Vision. On s'est pris d'amitié, on a fait pas mal de choses ensemble. Lui-même avait une boutique. Un moment après avoir quitté Mad Movies, il m'a proposé cette collaboration de monter une boîte de production. Il faisait des courts-métrages, il avait envie de tourner, donc c'était lui l'initiateur. C'était l'occasion de redonner aux gens ce qu’ils nous avaient donné. Mad Movies m'a énormément donné. J'étais extrêmement solitaire, le premier numéro était une sorte de carte de visite lancée comme ça, à des fans anonymes, pour pouvoir rencontrer des gens et parler de ce que j'aimais. A l'époque, le cinéma fantastique était un cinéma méprisé, surtout par la presse institutionnalisée.  C'est un peu cette envie de bousculer les choses qui nous a motivé à Fabrice et à moi.
On a commencé par des courts-métrages, puis ce fut le premier long de Fabrice, Dying God, que l'on a tourné en Argentine pour des raisons budgétaires. Et puis on a fédéré des techniciens, des réalisateurs. Ce qui est original, c'est que l'on a récupéré des réalisateurs du temps du festival Super 8 que Mad organisait. Des gens comme Fabrice Blin, par exemple, qui a signé dernièrement Mandragore, et qui à l'époque avait remporté le prix du Jury et du Public avec son Handicap Man et qui depuis signa un Handicap Man 2, Monsieur Méchant que l'on a pu éditer en DVD dans une anthologie qui s'appelle Franche Démence. Ensuite, on a Pascal Stervinou avec lequel on a des projets, on a Alexandre Jousse qui avait signé un titre aussi rafraîchissant que Massacre Au Débouche-Chiottes, des gens comme ça... Non seulement ils rejoignent la petite équipe que l'on est en train d'assembler mais ce qui est amusant, c'est que certains ne se sont pas revus depuis cette époque et qu'ils sont très heureux de se retrouver et sont devenus très amis comme Fabrice Blin et Pascal Stervinou.
Actuellement, on fédère des gens de tous horizons confondus, acteurs, actrices, scénaristes, des sites comme Sci-fi Universe, Oh My Gore, DevilDead, des ingés son, la maquilleuse Sarah Parizet, etc. On commence à avoir une petite famille en quelque sorte, des gens sur qui on peut compter, avec qui on est heureux de partir en tournage. Par exemple, pour le segment Mother Of Toads de The Theatre Bizarre, on est parti une semaine dans les Pyrénées avec des conditions de tournage assez épiques, peu de communications puisque le réseau ne passait pas, mais on a pris un plaisir que je ne connaissais pas trop finalement puisque je m'occupais de cinéma avec un regard extérieur.  Mais quand on est une équipe comme ça, il y a un plaisir que l'on doit retrouver au sein d'une équipe de football qui ramène la coupe, je suppose. De savoir que l'on pourra compter les uns sur les autres pour les prochains films, c'est très précieux. Ce sont des gens avec qui il n'est pas nécessaire de signer des contrats, une promesse suffit. Avec Fabrice, on a d'ailleurs rien signé, on sait que l'on peut compter l'un sur l'autre et réciproquement et ça, pour moi, c'est primordial à tout le reste.

Marvel 14
 


Les films produit par Metaluna Productions peuvent trouver leur place en DTV, à la télé ?
A la télé, c'est un peu compliqué. On a fait des documentaires qui pourraient passer à la télévision comme Marvel 14 sur l'arrivée des comics en France et la puissance de la censure de la presse catholique mais les films tels que The Theatre Bizarre ne passerait pas. Ou alors sur Canal ou Sy-Fy. C’est pas évident car les gens sont prudents et pratiquent l’autocensure avant de prendre des risques.
On a fait un court-métrage, Dolorosa, ce n’est pas qu’il soit gore mais plutôt très noir, très désespéré. C’est un merveilleux film dont on n’arrive pas à trouver le marché, le créneau. On nous l’a pas mal refusé mais c’est pourtant ce que l’on a envie de faire. Par exemple, en ce moment, nous réfléchissons à la manière de faire le film le plus gore de l’histoire, reprendre un peu ce que les américains savent très bien faire dans le genre, mais même Baby Blood ou Le Démon Dans L’Île, qui n’était pas très gore mis à part quelques scènes, n’ont jamais véritablement accroché. La production n’y croit pas, le pire du malheur : le public ne croit pas non plus au cinéma de genre français. Alors on essaie de faire bouger tout ça, de rester honnête avec nous-mêmes, sans trahir qui que ce soit. The Theatre Bizarre est une bonne surprise dans la mesure où il est bien accueilli dans les festivals, on en a fait vingt-quatre, il est unanimement salué dans la presse internationale, même Variety y a consacré un papier très positif. On commence à être reconnu et c’est important. Pas pour notre égo mais pour les projets futurs.

Dolorosa
 


Actuellement, quel genre de cinéma, de cinéastes vous intéressent ?
Et bien, je vais vous étonner mais si j’ai quitté Mad Movies il y a quelques années, c’est parce que le cinéma fantastique me faisait moins rêver. Il faut savoir que le cinéma était pour moi pire qu’une drogue. Cela a été une nécessité, le sens de ma vie quand j’étais enfant. Je le raconte dans l’avant-propos de mon livre sur les affiches ghanéennes, ça L’Affiche Mal, j’avais un tel besoin d’évasion que j’avais renversé des valeurs fondamentales, c'est-à-dire que la réalité était un substitut et que la vraie vie se situait au cinéma où je vivais des aventures par procuration. Et ça c’était important, c’était accroché à moi. Il y a des semaines où j’allais dix fois au cinéma. Quatre ou cinq soirs en semaine et quatre à cinq fois le dimanche à partir de midi. Je fréquentais alors les cinémas dans les quartiers populaires, des salles comme le Colorado, le Brady…

ça l'affiche mal
 


Mais je ne réponds pas à la question ! (rires)
A Mad dans les années 90, on mettait en couverture des films qui ne me plaisait pas toujours mais il fallait bien suivre l’actualité. J’étais un peu dubitatif et j’ai fini par penser que je devenais un peu un imposteur. J’ai donc créé des rubriques différentes pour briser la structure, la politique éditoriale du journal, à travers des trucs qui n’avaient vraiment rien à voir. Les Craignos Monsters, Tonton Mad Vs. The Flying Jaquettes où je remettais les bons titres sur les VHS détournées par les distributeurs sans scrupules qui n’hésitaient pas à mettre des faux titres, des fausses fiches techniques, des fausses photos, etc. Dans la mesure où il y avait des chefs-d’œuvre qui paraissaient sous des titres ringards, je pensais qu’il était utile de dénoncer ce genre de pratique et pour faire connaître à tout un chacun ce qui s’y dissimulait. J’en avais trouvé des quantités impressionnantes, il y en avait des centaines.

Ze Craignos Monsters 1
 


Il y avait également la rubrique Forum où trois collaborateurs intervenaient sur un film. On essayait de ne pas être d’accord mais en général, c’était assez facile. Des gens comme Bernard Achour étaient même assez virulents dans leurs propos, comme sur le premier film de Peter Jackson, Bad Taste. Mais cela donnait une certaine interactivité avec le lecteur qui intervenait le numéro d'après sur nos propres réactions, cela entraînait une dynamique qui me plaisait bien. Il y avait également le courrier des lecteurs où les gens critiquaient la revue mais apportaient aussi leurs idées, nous faisaient partager leurs créations, qu'il s'agisse de films, d'effets-spéciaux, souvent des effets de maquillages avec des photos ou des dessins superbes. Il y avait encore la rubrique du Film Décrypté, Ze Mad Rubrik donc, qui était une rubrique satirique où il s'agissait de fustiger notamment ceux qui ne connaissaient pas leur métier. Il m'est arrivé de voir des énormités dans des revues ciné ou alors des grandes revues qui manifestement étaient très très mal renseignées et qui racontaient des bêtises sur l'ordre des Star Wars par exemple. Tout cela était un réflexe de défense face à la crétinerie qui nous environnait, nous confortait dans une espèce de bêtise. La télévision fait très bien cela actuellement, conforter les gens dans leur médiocrité. J'avais au contraire la volonté de les réveiller, d'aiguiser leur esprit d'analyse pour que vive l'imagination, les idées, la liberté, le plaisir, et non pas cette espèce d'accumulation de vide, d'insignifiance. Tout ce que j'ai crée, à travers ces rubriques, c'était pour briser cette uniformisation. Vers la fin des années 90 je sentais que je n'étais plus tellement à ma place et c'était une question d'honnêteté intellectuelle, encore une fois.  Et donc, le jour où un acheteur s'est présenté, j'ai vendu Mad Movies... J'ai regretté une chose, c'est de l'avoir fait trop vite, de n'avoir pu m'en expliquer quelques mois auparavant. Cela je le regrette énormément, et pris dans l'urgence de la transaction, je n'ai même pas pu faire un éditorial d'adieu. Et cela, je le regrette encore, vis à vis des lecteurs, c'est impardonnable mais je n'ai pas pu faire autrement.

Donc tout cela pour dire que le cinéma fantastique me séduisait un petit peu moins et j'ai pris des années sabbatiques, en quelque sorte, tout en gardant un contact avec Mad Movies dans la mesure où je continuais à faire le Fantastic Guide. Cela fait dix bonnes années que je suis parti et je continue à faire cette rubrique. D'une part parce que cela me plaît et puis cela me permet de conserver un pied dans la corporation, avec mes copains de Mad Movies, professionnellement parlant c'est quand même utile. Mais bon, ce cinéma là me faisait moins rêver dans la mesure où le phénomène des effets spéciaux prenait le pas sur le contenu philosophique de l'oeuvre. On en est venu au triomphe de la forme au détriment du fond. Ce n'est pas du tout ce que je recherchais au cinéma, mais plutôt une évasion, un émerveillement où tout devient possible. Maintenant, je trouve que tous les grands films à effets-spéciaux se ressemblent, sont standardisés, et cela m'intéresse moins. Donc je me tourne vers d'autres films, même des films romantiques, des comédies parfois. Je veux dire que le cinéma fantastique n'est plus mon genre préféré.

Midi-Minuit Fantastique
 


Faire autre chose est bénéfique, cela me permet de vivre d'autres aventures sur des tournages. Et puis cela fait du bien de voir que l'on est respecté, que l'on suscite l'enthousiasme au cours des soirées de présentation de The Theatre Bizarre où des gens viennent me voir en me remerciant car si untel fait de la bande-dessinée, c'est grâce à Mad Movies, si untel est réalisateur, c'est grâce à Mad Movies, si untel est critique c'est grâce à Mad Movies, etc. Les gens ont toujours le même discours. Je retrouve dans chaque ville, beaucoup, beaucoup de fans qui me disent que c'est important, que Mad Movies a marqué... C'est vrai que l'on a traversé les époques. Avant moi il y avait Midi-Minuit Fantastique qui était un petit peu ma Bible comme Mad Movies pouvait être la Bible de certains, mais ils n'ont  duré que dix ans. Alors que Mad Movies fêtera ses quarante ans l'année prochaine, et ça c'est énorme. Donc maintenant, je récolte cette reconnaissance, ce besoin des gens d'exprimer ce qu'ils doivent à la revue et ça me fait plaisir. Au début ça me gênait un peu mais cela faisait tellement plaisir aux gens qui demandaient une dédicace sur un Mad ou un des mes livres que je suis très content de le faire. La nostalgie de ces personnes je la ressens également. Chaque numéro de Mad représente une période particulière de ma vie. C'est un peu la madeleine de Proust, c'est très important pour moi aussi, donc je les comprends d'autant mieux.

Un coup de coeur récent au cinéma ?
Un film qui m'a vraiment impressionné, que je trouve remarquable, c'est La Conquête de Xavier Durringer. Un film que je pense incroyable sur la montée au pouvoir de Sarkozy. Comment ils ont pu faire ce film basé sur des témoignages, des conversations privées, pas que mais pour l'essentiel, le courage qu'ils ont pu avoir pour rapporter ce genre de conversations, comment ce film a pu être montré, moi ça me sidère, ça me laisse sur le flanc. Ça j'aimerai savoir le faire. Par contre, je n'ai pas du tout cette ambition là, et je ne suis pas sûr que la politique m'intéresserait, mais ça oui, cela m'a complètement renversé. Sinon, j'ai été globalement satisfait de certaines adaptations de films classiques, le King Kong de Peter Jackson m'a bien plu. Un des derniers James Bond, également. Pas le dernier mais le précédent, Casino Royal, cette reprise en main du personnage, qu’il soit plus méchant, la manière d’exécuter froidement son adversaire, qui était présente dans Docteur No, d’ailleurs, cela replongeait aux sources du mythe. Mais pour le cinéma fantastique désormais, je le découvre en DVD. Et il arrive le plus souvent que ne poursuive pas le visionnage. Je laisse ma petite famille devant tandis que je vais travailler, faire autre chose. J’ai vu comment cela commençait, je sais comment cela va finir, la façon dont cela va se poursuivre, donc cela ne m’intéresse pas. Il faut savoir que je ne suis pas très sensible à la forme, la logistique d’un film, je m’intéresse plutôt à ce qu’il veut dire, sa psychologie, la philosophie de l’œuvre.
Je suis équipé d’un home cinema à faire trembler les vitres avec tous ces effets mais ils ne doivent pas être une finalité, ils ne doivent être qu’un accompagnement.



Immenses remerciements à toute l’équipe d’Extrême Cinéma pour leur travail et pour avoir permis cette rencontre. Et bien sûr, une incommensurable gratitude à Jean-Pierre Putters pour ce qu’il a accompli avec Mad Movies, ce qu’il poursuit avec Metaluna Productions et pour avoir gentiment répondu à ces quelques questions.




   

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