Tarantino, cet enfant de salaud

Le père Quentin est une ordure

Quentin Tarantino, dangereux récidiviste

"Encore un papier à la gloire de Tarantino ? Z'en ont pas marre après le Q's Day, la critique de Inglourious Basterds et une petite couche de plus dans l'édito du mois de septembre ?"Non. Et en tant qu'idolâtres, impossible d'ignorer certains avis éclairés envisageant Tarantino comme le roi de la comédie ou un horrible serial killer.


Comme souvent (toujours ?), les films de Tarantino divisent critiques, cinéphiles et public, chacun campant un peu plus sur ses positions à mesure que ce réalisateur insaisissable déploie à l'écran son univers. Son dernier opus aura ainsi donné lieu à des débats enflammés, des joutes verbales plus ou moins bien avisées ou argumentées, bref de la saine animation. Malheureusement, dans le lot, on aura eu droit à des papiers peu inspirés qui se vautreront dans la caricature la plus basique. Non pas que l'on ne supporte pas des avis contraires aux nôtres pour un film qui, chose rare au sein de la rédaction de L'ouvreuse, aura fait l'unanimité, mais on a du mal à comprendre certains arguments de critiques dits professionnels. Tout comme on a du mal à comprendre que Inglourious Basterds soit pour certains l'occasion de sonner l'hallali envers le réalisateur. Les attaques dont il est l'objet ne font que souligner un déficit argumentaire entraînant irrésistiblement le ressassement des mêmes reproches resservis à chaque film : trop de références parfois obscures qui n'amusent que lui, trop de dialogues, de bavardages inutiles, catalogue exhaustif des motifs des genres abordés,etc. Alors qu'il serait plus judicieux de s'interroger sur la pertinence des choix du réalisateur dans l'économie de son récit (ces éléments servent-ils ou desservent-ils l'histoire, les thèmes abordés, l'univers créé...).


QWOUTY FAIT DE LA RÉSISTANCE
Au moins, cela donne l'occasion de lire des papiers rafraîchissants, surtout au coeur de l'été, comme celui de Fausto Fasulo dans le numéro d'Impact de juillet/août où débordant d'inspiration il compare Inglourious Basterds à une parodie digne des Z.A.Z et de Robert Lamoureux :

"Les référents cinématographiques premiers de Quentin Tarantino, à savoir Les Douze Salopards de Robert Aldrich et Une Poignée de Salopards de Enzo G. Castellari, sont abordés avec un art du détournement tel qu'on se croirait plus volontiers dans une comédie des Z.A.Z, répliques "cucultes" et gags régressifs à l'appui. Ce décalage, entre un contexte historique qui impose habituellement un franc réalisme aux metteurs en scène (voir les récents Walkyrie et Les Insurgés) et un traitement parodique à quelques encablures des films de bidasses bien de chez nous (Mais Où Est Donc Passée La 7ème Compagnie et ses suites croquignolettes), est d'ailleurs très vite amorcée par Tarantino dont le sérieux n'est visible que dans les brillantes premières minutes du long métrage..."

D'accord, le rire est bien présent mais on est tout de même loin de verser dans la gaudriole échevelée. Peut-être a-t-il été perturbé par la présence de Mike Myers (
Austin Powers) dans le rôle du général enrôlant le lieutenant Hicox (Fassbender) ? Vous me direz, c'est une question d'appréciations, particulières certes mais pourquoi pas. Mais cela amène tout de même à se poser une légitime question : a-t-on vu le même film ? Apparemment non puisque le journaliste a pris soin de préciser en nota bene que "Cette critique est basée sur le montage projeté lors du dernier Festival de Cannes." CQFD. Une simple annotation valant donc comme excuse et permettant tous les délires ? Certes, à l'époque il était sans doute impossible de connaître l'ampleur des modifications du premier montage (infimes finalement) mais était-il si incongru de faire preuve de bon sens et garder confiance dans un cinéaste respectueux des spectateurs et du festival qui l'a vu naître (Palme d'Or en 1994 pour son deuxième film) pour que sa vision globale entre les deux versions ne soit aucunement altérée ?

Cependant, ne soyons pas trop dur avec notre ami qui reconnaît d'indéniables qualités au film mais qui elles, seront nuancées :

"...Tarantino est, malgré son égotisme démesuré et sa soif absolue de reconnaissance, un grand gamin fan de cinoche populaire totalement dénué de cynisme, qui s'amuse avec ses superstars comme avec des soldats miniatures (et avec ses actrices comme avec des poupées gonflables ?)
"

Ah, voilà aussi qu'il considérerait les actrices du film comme des poupées gonflables ? C'est évident que les persos de Diane Krueger et Mélanie Laurent sont à peine mis en valeur et n'ont que des rôles insignifiants dans la construction du récit, une actrice / espionne organisant sur le terrain l'opération Kino et une projectionniste juive projetant de tuer Hitler et ses sbires comparés aux rôles masculins ne voyant pas plus loin que le bout de leurs scalps, c'est anecdotique. Oui, je sais je m'emporte sur une mauvaise blague, une tournure de phrase
lolesque irrésistible qui n'avait d'autre but que de faire sourire, rien de plus.

"[…] Ainsi, on a beau regretter [...] la ringardise d'une direction artistique qui n'assume jamais vraiment son côté bis, le manque total d'ambition visuelle et le systématisme roublard d'un humour qui désamorce (presque) toute tension dramatique, on reste toujours collé aux lèvres de personnages prêts à déclamer des tirades aussi interminables que jouissives."

Au final, on a l'étrange impression d'un papier tentant de ménager la chèvre (les anti QT) et le chou (ses fans).

Inglorious Basterds
Ich bin, ich bin ...Colonel Klink im das Stalag 13 !


Mais peut-être faisons-nous fausse route ? Sans doute faut-il ré-examiner la filmo de Tarantino sous l'angle de la comédie et de la parodie ? Car outre l'estimable rédac-chef de
Mad Movies, Marc Godin, du site (et maintenant hebdomadaire papier) Backchich arrive à la même conclusion, Inglourious Basterds est une mauvaise blague :

"
Brad Pitt - excellentissime – joue un plouc du Tennessee avec le flow d’un rappeur et sculpte des croix gammées sur le front des malfaisants, Goebbels se tape des comédiennes hystériques en levrette, méchants et gentils se braquent à plusieurs, dans le plus pur style "Mexican Standoff" comme dans Reservoir Dogs ou Pulp, mais avec les flingues braqués sur les couilles, Adolf Hitler devient tout rouge et pique de grosses colères en hurlant "Nein, nein, nein". Hommage à Jacques Villeret ? "Brad Pitt fait de la résistance" ? Kolossal rigolad ? Même pas. On pensait que Tarantino allait revisiter Robert Aldrich, il a dû se défoncer sur son canapé en regardant l’intégrale de Gérard Oury et de Robert Lamoureux. Voici donc l’histoire du mec qui s’est rêvé en Stanley Kubrick et qui se réveille en Jean-Marie Poiré. Triste…"

Toute critique est affaire de subjectivité, de ressenti, d'émotions personnelles voire intimes. Mais dans le cas de
Inglourious Basterds, il semblerait que le fait que Tarantino revisite l'Histoire à sa façon, et quand bien même il aurait défini d'entrée le cadre de son action, pose problème puisque certains le taxent de révisionnisme quand d'autre l'accusent de tourner en farce la traumatisante période de l'Occupation. Qu'il marque encore plus indubitablement son amour pour le cinéma et son langage sous toutes ses formes importe peu puisqu'il a eu l'outrecuidance de ne pas respecter la vérité historique, qu'il n'a jamais recherchée d'ailleurs. Heureusement que nous sommes dans le cadre d'une fiction. Imaginez un peu le tollé si on avait travaillé des images d'archives afin de livrer une version spectaculaire afin de favoriser une meilleure digestion...

"En six épisodes de 52 minutes, Apocalypse raconte la Seconde Guerre mondiale à travers le regard de ceux qui l’ont vécue : autant les soldats sur les champs de bataille ou les civils en fuite que les grands chefs.
Stratégie militaire et témoignages du quotidien se mêlent dans cette série documentaire exceptionnelle,
constituée exclusivement d’images d’archives et construite comme une grande fresque cinématographique. 50 % d’images inédites en couleur et en haute définition, un son entièrement retravaillé en 5.1 et la voix de Mathieu Kassovitz : Apocalypse est une plongée vertigineuse au coeur du plus dévastateur des conflits mondiaux. Un choc sans précédent, pour que les générations se souviennent de l’apocalypse…"

Voici comment France 2 envisage la série documentaire événementielle
Apocalypse. Avec une musique originale de Kenji Kawaï, histoire de renforcer l'émotion, rendre les images encore plus bouleversantes qu'elles ne le sont ?
Bien évidemment ce genre d'initiative doit être salué comme il se doit, mais au prix d'une manipulation de quelle ampleur ? Comme si ces images ne pouvaient se suffire a elles-mêmes. Il est vrai que des explosions en couleurs sont toujours plus impressionnantes.


Bizarrement, pratiquement personne, mis à part le philosophe et historien de l'art George Didi-Hubberman,
ne montera au créneau pour discuter la série documentaire de France 2 Apocalypse : "Un objet capable de "carrément séduire un jeune public", de "bluffer" les spectateurs par leurs techniques de traitement de l’image, en sorte que, devant les archives remontées, colorisées, sonorisées, "les jeunes vont s’éclater" (dixit Daniel Costelle, l’auteur du documentaire)."

Le fait que des images d'archives provenant de diverses sources soient triturées, maquillées par des couleurs, montées pour produire un spectacle capable de bluffer les consommateurs de blockbusters ne semblent déranger personne. "François Montpellier, le technicien de colorisation d’Apocalypse, admet lui-même que son traitement des images consiste, je le cite, à "unifier, dans une même continuité visuelle, des documents provenant parfois de sources différentes"."
Il me semble que cette unification artificielle et cette manipulation sont autrement plus problématiques puisqu'elles jouent avec l'authenticité même des images collectées. Plutôt que la restitution d'un patrimoine comme la série est envisagée au départ, on assiste à une reconstitution qui mettrait presque en doute l'authenticité de ces images. Un comble.
"La série Apocalypse n’a restauré ces images que pour leur rendre une fausse unité, un faux présent de reportage et de mondiovision. Elle a pensé que nous étions trop stupides pour ­accepter de voir des bribes blêmes, des lacunes, des bouts de pellicule rayés à mort. Elle s’est tout approprié et ne nous a rien restitué" conclut Didi-Hubberman.

Mais assez de polémique sur un doc unanimement salué et revenons à nos bâtards.
Si critiquer l'oeuvre de Tarantino, contester sa vision, ses choix de réalisation est parfaitement légitime, certains avis, comme ceux vus plus haut laissent néanmoins dubitatifs. Mais lorsqu'on s'attaque à la personne même de Tarantino, cela devient éminemment plus contestable. Surtout quand le réalisateur se voit comparé à un psychopathe.


QWOUTY, PORTRAIT OF A SERIAL KILLER
Comment ne pas rester interdit après la lecture du billet d'humeur consacré au cinéaste par Jacques-Marie Bourget
sur le site Backchich ? Un tel étalage de conneries qui une fois le choc digéré ne peut engendrer comme première pensée qu'un immense What The Fuck ?!

Mais avant tout, petite présentation du journaliste Jacques-Marie Bourget qui pour son action mérite notre profond respect. Voilà comment il se définit  lui-même sur Backchich :
"
Après avoir erré quelques temps à la NRF de Gallimard, je suis entré en journalisme en octobre 1963. À l’ORTF dont j’ai été viré en Mai 68. J’ai ensuite travaillé à Europe 1 puis à L’Aurore, avec un compagnon nommé Pierre Desproges. Plus tard, j’ai aligné le Canard Enchaîné, L’Express, VSD et Paris Match, tout en faisant des incartades à Antenne 2 ou au Sunday Times. Pendant une trentaine d’années, j’ai "couvert" tous les conflits du Vietnam (1972) à l’Intifada deuxième acte (2000). En 1985 j’ai révélé la vraie nature de l’affaire Greenpeace, autrement dit, j’ai écrit : "C’est l’Elysée qui a fait couler le Rainbow Warrior" (au même moment notre ami Edwy Plenel écrivait, lui, que cet attentat était le fait : "de barbouzes de RPR dirigés par le colonel Charrier"). En Octobre 2000, à Ramallah, l’armée Israélienne m’a tiré une balle de M16 dans le poumon gauche avec plexus en l’air. Ce qui n’aide à courir que dans les tous premiers mètres. Depuis je n’écris plus que du majeur droit."

Tout ceci corroboré par Reporters Sans Frontières. Il n'est donc pas question de mettre en doute son intégrité, son travail, ses qualités d'écritures et d'analyse. Mais avoir côtoyé l'enfer de la guerre, aussi traumatisant soit-il, n'explique pas tout. Notamment le manque de discernement et de recul critique pour un film. J'y vais fort ? Oui, en même temps ce n'est pas moi qui dès la troisième ligne de l'article intitulé "Tarantino dans le viseur", compare QT à Francis Heaulme, le serial killer !

"Les réac’ ne sont pas toujours ceux qu’on croit. Point de vue sur la violence gratuite au cinéma qui fait tant rire dans les salles, mais qui dans la réalité provoque larmes et cauchemars. Je trouve que
Quentin Tarantino ressemble à Heaulme, un célèbre serial killer français, un vagabond qui tue pour marquer son territoire comme le chat pisse au coin du mur. Je déteste ce type et tous ceux qui font du cinéma comme lui, avec le sang des autres."

Vous ne le saviez peut-être pas mais Tarantino est un réalisateur de
snuff-movies dont la notoriété et les récompenses lui ont toujours permis d'échapper au F.B.I. Qu'on ne l'aime pas, ou qu'on le déteste, soit. De là à voir en lui un prédateur impitoyable... Il est vrai que son front proéminent et sa propension à parler continuellement et rapidement ont de quoi impressionner, limite faire peur.

Reservoir Dogs
Ah, putain Quentin, trop tordant ton pote Francis ! Tellement que je m'en suis littéralement pété le ventre...


Mais que lui reproche exactement M. Bourget ? Cela ne tient pas à ses caractéristiques physiques mais bien à son cinéma : "
J’ai oublié l’année, c’était sans doute il y a plus de vingt ans. Je rentrais d’un long reportage au Liban avec pour bagage en tête, un joli tas de cadavres, de corps coupés en deux, de cervelles jaillissantes. Valise posée, j’ai éprouvé le besoin de me détendre. Quoi de mieux qu’un film policier américain ! La notule de Pariscope fait l’éloge de Reservoir Dogs de Quentin Tarantino, une production vraiment au poil. Je file aux Champs Elysées pour m’asseoir dans une salle pleine.
Après quelques minutes, je me demande si le pilote de mon avion ne s’est pas trompé d’aiguillage, atterrissant en Tchétchénie plutôt qu’à Paris. Je vois les oreilles coupées au rasoir, les gens que l’on saigne avec calme, que l’on torture. Le pire, à en vomir, c’est la salle qui hurle de rire, les gens qui se tapent sur les cuisses. J’ai pensé-là qu’Hitler avait de l’avenir."

En général, lorsque l’on va voir un film, c’est en toute connaissance de cause, soit en glanant quelques infos. Un peu comme journaliste en somme. Rompu à cet exercice, monsieur Bourget s’en est acquitté en consultant le Pariscope. Bien. Mais au vu du résumé de l’intrigue (un casse tournant mal, trahison, infiltration, paranoïa) et de l’affiche du film, il est étonnant qu’il tombe ainsi des nues quant au traitement violent de l’histoire. Sûr que s’il espérait une version bisounours du genre, mieux valait s’orienter vers L’Arme Fatale 3 sorti à la même période. Mieux, pour voir un truc inoffensif, autant rester chez soi à mater un bon petit épisode d’Imogène avec Dominique Lavanant bouclant ses enquêtes entre deux verres de chouchen (une série TF1esque, modèle de Julie Lescaut mais en encore plus teubé). Car enfin, dès lors que Mister Blonde sort son rasoir et entame quelques pas de danse vers le flic ligoté sur une chaise, difficile de s’attendre à ce que le gangster se soit mis en tête de lui faire le maillot ! En outre, le tailladage de l’oreille sera masqué (Mister Blonde est filmé de dos lorsqu’il s’assoit sur les jambes de sa victime pour commencer son œuvre) ou carrément laissé dans le hors-champ (la caméra panote sur sa droite), reprocher la violence graphique ici invisible est, comment dire, excessif ? exagéré ? à côté de la plaque ?

Mais l’avis de monsieur Bourget semble se justifier par la réactivation d'images traumatisantes et atroces terriblement présentes à son esprit. C'est tout à fait compréhensible. Mais de là à considérer Tarantino comme un réalisateur abject car se nourrissant du sang et de la souffrance des autres, faut peut-être pas pousser non plus. De plus, il fait état d’une hilarité générale de la salle, ce que l’on a du mal à croire même si le film est empreint par endroit d’une ironie mordante. Ah zut, c’est vrai que cet argument ne tient pas puisque messieurs Fasulo et Godin nous ont démontré avec maestria que Tarantino est le King du rire gras et décomplexé. Notons au passage le joli point godwin récolté. Mais à ce niveau, nous ne sommes plus à une connerie près.
Un papier qui vire au grand n'importe quoi critique quand son auteur expose ses fantasmes : "Je vais vous raconter comment vivent ces propagandistes de la violence virtuelle. Dans de belles maisons proches de la mer. Avec des gardes du corps armés de M16 qui font de régulières patrouilles. Si un rastaquouère force le grillage de ces messieurs, pour voler un poireau, on alerte la cohorte des autos hurlantes, à gyrophares, comme au ciné. L’eau de la piscine de ces mecs se chauffe aux dollars produits par la misère du monde. Avez-vous vu Tarantino ou Cronenberg faire un tour en Irak, au Sri Lanka à Gaza ? Pas assez de palaces et trop de cette boue qui salit les bottines en croco ?"

Ou qu'il conclut par la pire tarte à la crème réac' considérant les fictions violentes comme responsables d'exactions bien réelles : "A votre avis combien de mômes qui se baladent avec des couteaux de cuisine dans les cartables ont vu des crimes au ciné, genre Reservoir Dogs ? Une toile vraiment hilarante."

Plus de quarante ans de journalisme pour en arriver là et oublier tout recul  nécessaire et salutaire et préférer la réaction épidermique à la réflexion ? Triste. Je vous entends rire encore sur ma morale de vieux connard. Ben non, le pire c'est que c'est loin d'être un connard comme il se définit ironiquement. C'est sans doute cela qui rend son papier encore plus triste et pitoyable.

Si Tarantino mérite à ses yeux une haine indéfectible et d'être voué aux gémonies, que penserait monsieur Bourget de ceux ayant créé sur Facebook une page dédiée au tueur nomade ou ceux se proclamant fan de ladite page (613 à ce jour) ? Sans doute tout aussi détestables que les nombreux fans de la page dédiée à Q.T




   

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