Crazy, Stupid, Love

Carell et lui

Affiche Crazy, Stupid, Love

Rares sont les comédies romantiques parvenant à éviter les différents écueils de ce genre de production. Ces défauts, tout le monde les connaît :

intrigue trop prévisible (ou au contraire si peu crédible qu’elle en désamorce toute implication du spectateur), humour facile, réalisation mollassonne (voire inexistante), acteurs en faisant des tonnes, fan service envers le public cible tellement appuyé que le film en perd tout intérêt.

Réjouissons-nous : Crazy, Stupid, Love, des auteurs de I Love You Philip Morris, fait définitivement partie de cette catégorie décidément trop peu commune de rom com réussie de bout en bout.

Une grande partie de ce crédit en revient à l’interprétation sans faille d’un casting aux petits oignons. C’est bien simple : même Julianne Moore parvient à se montrer émouvante à certains moments. Steve Carell, cela ne surprendra personne, déploie un jeu subtil et élaboré, Ryan Gosling, à des galaxies de son incroyable prestation de Drive, prouve qu’il dispose d’un certain potentiel pour la comédie. Mais les meilleurs moments comiques sont sans nul doute à mettre à l’actif d’une Marisa Tomei sur-canon qui, dans la foulée de The Wrestler et de La Défense Lincoln, continue à donner tranquillement des leçons aux ptites jeunes en matière de sensualité. En guise de bonus track n’oublions pas non plus de mentionner la présence discrète mais toujours jouissive de Kevin Bacon, ce qui ne peut jamais faire de mal à un film. Néanmoins, la palme revient au jeune acteur jouant le fils de Carell, Jonah Bobo, absolument époustouflant de justesse dans un rôle pourtant loin d’être évident sur le papier.

Crazy, Stupid, Love
 

A côté de cette impeccable distribution, il convient de souligner un script fin, jamais putassier, donnant sa chance à chacun des personnages (même l’amant joué par Bacon n’est pas vraiment présenté comme antipathique). En un mot, un scénario véritablement adulte et trouvant toujours le ton adéquat malgré des sujets parfois sur le fil du rasoir.
La mise en scène, sans faire d’étincelles, reste avant toute chose au service de l’histoire, correcte et classique avec de géniales fulgurances jaillissant au détour de quelques scènes (la première confrontation entre le fils de Carell et Bacon, hilarante). La narration fluidifiée par un montage dynamique et réfléchi font oublier une durée relativement longue pour une comédie : près de deux heures.
L’impression persistante (et franchement inattendue) à l’issue du film est que l’on vient d’assister à une tentative quasiment réussie d’égaler le fabuleux Love Actually, considéré par beaucoup comme mètre-étalon dans le genre.
Bref, Crazy, Stupid, Love, bonne comédie romantique ? Mieux : tout simplement un très bon film.

7/10
CRAZY, STUPID, LOVE
Réalisateurs : Glen Ficarra & John Requa
Scénario : Dan Fogelman
Pro
duction : Carousel production
Photo : Andrew Dunn
Montage: Lee Haxall
Bande originale : Christophe Beck & Nick Urata
Origine : USA
Durée : 1H58
Sortie française : 14 Sept 2011
 




   

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