Gérardmer 2013 : Ray Harryhausen, Le Titan Des Effets Spéciaux

Puppets master

Affiche Ray Harryhausen, le titan des effets spéciaux

Hors compet' en ce vendredi pluvieux, un documentaire centré sur la carrière de Ray Harryhausen, ou plutôt une déclaration d’amour au travail du roi de l’animation en stop motion.


Marqué par le boulot accompli par Willis O’Brien sur King Kong, Ray Harryhausen consacre sa vie à donner chaire à des créatures animées image par image qui peupleront des films marquant durablement leur temps et les temps qui suivront. Dès l’introduction du docu, la note d’intention de Gilles Penso et Alexandre Poncet est posée : Harryhausen a transmis son sens de la magie à une pelletée de réalisateurs et de techniciens que nous connaissons tous et qui ont révolutionné à leur tour la manière de représenter l’imaginaire à l’écran : Peter Jackson, John Landis, Steven Spielberg, Guillermo Del Toro, Terry Gilliam, Tim Burton, Joe Dante, John Lasseter et surtout Henry Sellick et Nick Park, qui contrairement aux premiers, ont fait de la stop motion leur cheval de bataille.

Ray Harryhausen, le titan des effets spéciaux


A partir de ce postulat, le documentaire s’embarque du coté de la célébration du talent de l’animateur, et de l’hagiographie. Mais peut-on en vouloir aux initiateurs du projet lorsqu’on connaît l’œuvre de l’homme et ses répercussions ? Le propos est clair, la visite chronologique de la galeries de films et de créatures est ludique. Elle alterne les témoignages des héritiers susmentionnés de Ray, des documents d’archives transmis par la Diana & Ray Harryhausen Foundation (restaurés amicalement par Weta) et aborde des questions intéressantes sur l’animation. On évoque le travail d’acteur de l’animateur, sa capacité à reproduire les imperfections qui font l’humanité des créatures et que certains de ces héritiers ont su capter à la perfection (on pense à Pixar).

Le film évoque également les effets spéciaux digitaux, ce que leur profusion a apporté en terme d’infrastructures (pas forcément nécessaires), d’habitudes du spectateur à travers des images d’archives et des manières dont les créatures d’Harryhausen ont pu déteindre sur le cinéma moderne. L’intérêt se trouve autant dans la confrontation des points de vu des successeurs que dans le conte de la transmission de cette envie de cinéphile à cinéphile. Tout comme le documentaire sur Roger Corman présenté en ces lieux l’année dernière, on pourrait reprocher à ce docu d’être un peu trop dans la complaisance et le classicisme si l’enthousiasme du tout n’était pas aussi communicatif. Au final Ray Harryhausen, Le Titan Des Effets Spéciaux est obligatoire pour quiconque souhaite s’immerger dans le monde d’un des plus grands enchanteurs du vingtième siècle et une revue plaisante de l’œuvre d’un type fort sympathique dont l’apport au cinéma continue de perdurer.




   

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