Gérardmer 2012 : The Day

Un jour sans faim

Affiche The Day

Imaginez on vous dit un jour : "La baffe à Gérardmer viendra du réal de Highlander: End Game". Le lol, isn't it?


Et pourtant, la bande de Douglas Aarniokoski, The Day, écrit par l'inconnu Luke Passmore, se révèle être un des plus brillant post-apo livrés ses dernières années, dépassant même en intensité et renouvellement le récent et très réussi Stake Land.

Dans un futur indéterminé, une bande de quatre amis d'enfance accompagnée d'une jeune femme mutique parcourent un monde où toute trace de civilisation a disparu. Ils errent à la recherche d'un endroit à l'abris d'un danger mystérieux qu'ils redoutent comme la peste. Leur but : planter des graines de céréale, denrées précieuses quand gibiers et nourritures font partie du passé. Un jour les cinq survivants investissent une vieille baraque abandonnée. Après l'avoir minutieusement inspectée, ils décident de s'y reposer quelques temps...

Très classique et efficace dans son déroulement durant un premier tiers pouvant aisément passer pour un spin-off de The Road, The Day bascule subitement dans le survival-flick énervé et inspiré pour ne plus lâcher la rampe une heure durant. Bénéficiant d'une écriture qu'on n'aura pas peur de qualifier de virtuose qui alimente le background des personnages dans l'action ou la tension comme le prodigue James Cameron depuis Terminator, The Day développe par petites touches un univers d'une grande cohérence dont la logique interne justifie des revirements d'une scène à l'autre, quand ce n'est pas d'un plan à l'autre ! 

The Day
 

Rodé par dix années d'assistanat et de direction de seconde équipe (notamment pour Robert Rodriguez, comme quoi bosser à la place des autres ça forme) et probablement bien entouré par la bande de geeks qui produit (Marc Blucas, Dominic Monaghan), Aarnioski fait preuve d'une étonnante maîtrise, ne reculant pas devant l'appel d'un beau plan iconique, restant lisible lors de gunfight de nuit et cédant avec bon usage à la shaky cam. Mais c'est dans la caractérisation de ses personnages, l'élaboration intelligente des enjeux pour chacun d'eux, la révélation d'un monde à l'agonie soumis à de nouvelles dominations impliquant de nouveaux réflexes, de nouvelles manières d'aborder une situation, que The Day se révèle d'une richesse et d'une émotions rares pour le genre. Mu par un jusqu'auboutisme total et d'idées admirables (une scène peut par exemple être aussi bien lue comme le flashback d'un personnage que comme l'exposition d'un autre), le métrage finit d'emporter l'adhésion lors d'une conclusion aussi belle et hardcore que cohérente avec tout ce qui a précédé.   

Incontestablement, The Day est une bombe et aurait amplement mérité une place en sélection officielle.




   

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