Gérardmer 2011 : Devil

Lift and let die

Affiche Devil

Premier film de la sélection officielle, Devil de John Erick Dowdle (réal de Quarantine), produit par M. Night Shyamalan, mélange le film de démon et le film catastrophe. Avec plus ou moins de réussite, cela dépend de votre degré d'exigence (pour le moment le possy de L'ouvreuse est très exigeant, mais on va bien rire d'ici deux jours…).


Dowdle use en effet de la mise en place efficace de ce genre (tout est posé au bout de quelques minutes, avec au passage un joli plan-séquence), mais souffre fatalement de ses limites (dans la caractérisation de ses perso surtout). S'il s'octroie quelques facilités, notamment en se débarrassant d'un miroir bien gênant dans l'ascenseur pour fluidifier sa mise en scène, comme le remarque notre camarade Julien de Versus, le tout reste carré et pas trop cheapos pour un tel postulat.

Devil rappelle évidemment L'Ascenseur mixé avec Le Bazaar De L'Epouvante, le Diable venant foutre la zone entre les protagonistes, mais souffre d'un "scénario d'une débilité sans nom" selon Mérovingien, d'un scripte "uber efficace et pas con, ce qui fait quand même plaisir. Y en a marre des séries B qui mettent deux jours à démarrer" argue nicco, fan éternel de Shyamalan mais jurant sur le cœur être totalement objectif.

Vendetta a plutôt apprécié l'efficacité du bouzin, ainsi que ses symboles, basiques mais ludiques : la tour où se déroule l'action est au n° 333 (la moitié de… Oué, bien vu !), les premières et dernières images se répondent et c'est toujours un peu sumpa.

Devil
 

"En terme de narration, c'est le même problème que sur La Jeune Fille De L'Eau, avec une voix off qui annonce tout ce qui va se passer" avance Méro. "Meh! S'comme un chœur antique !" réplique Macfly, qui aime bien les classiques et les grecs.
"L'homme ne contrôle ni les ratons-laveurs ni les pigeons" avance Vendetta d'un air mutin pour défendre les morts les plus invraisemblables du film. Et je vous assure que dans le contexte de la discussion cette phrase a un vrai sens.

Bon il y a la scène de la tartine, qui embarrasse même les défenseurs du film, dont on ne sait s'il faut la prendre au premier ou second degré. Le mieux c'est encore de ne pas la prendre.
Au final, selon nicco, le côté contrition catho et cie gêne visiblement encore un peu (beaucoup) un public qui refoule excessivement toute trace de religion, bien qu'inévitable pour un film mettant en scène le Diable. A l'inverse, ce que repproche Méro est davatange un traitement culpabilisateur : le spectateur est clairement pris comme témoin des évènements et des punitions des personnages.

Enfin, Zug trouve que pour un film d'ascenseur, "ça a du mal à décoller". (on l'a hué, vous vous doutez bien).


L'avis de merry Dick Maas : "On se foutrait pas un peu de ma gueule ?"

L'avis de Len Wiseman
: "Un ascenseur coincé ? Ça se résolvait en fonçant avec une bonne jeep."

A demain !




   

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