Diary of the Dead

Mérite-t'il d'être sauvé ?

Affiche Chronique des Morts-Vivants
Dans une ambiance aussi festive que la fête du cinéma, quoi de mieux qu’un bon film de zomblards par celui qui les popularisa, George A. Romero ? Malheureusement, Diary Of The Dead n’est pas un film de zombies.

Non seulement je vais revenir en détail sur ce film le mercredi 2 juillet, mais mes petits camarades de ce site exceptionnel de dévouement et de gonzo attitude vont y aller de leur petite critique. Mais comme on va pas être tendre avec le nouveau bébé de Romero, ça équilibrera les incompréhensibles et nombreuses critiques élogieuses parues dans la presse.
Non mais !

Je me fends de cete critique express malgré tout parce que ce film a eu le don de m'énerver comme jamais. Ici, Romero pense d’abord à plaire en flattant l’intelligence des critiques qui théoriseront ad-nauséam sur ce grand n’importe nawak. Pour une réflexion pertinente sur le rapport aux images voir ou revoir l’immense Le Voyeur de Michael Powell ou le virtuose Filatures de Hau Nai-Hoi sorti en janvier. Romero souhaitait filmer un instantané de la génération Internet sevrée, saturée d’images, face à une catastrophe de grande ampleur. Mais son Diary… n’arrive pas à la cheville du pourtant honni Cloverfield.
Diary Of The Dead est une vaste farce. Dès l’apparition du nom ridicule du film monté par la survivante, tout est dit. La Mort de la Mort (The Death Of Death). Je crois que je préfère encore Red is dead, le film dans le film de La Cité de la Peur.

Chronique des Morts-Vivants

Le moment véritablement drôle du film est leur rencontre avec le fermier amish sourd-muet. Le seul véritable moment glaçant, lorsque l’acteur –momie devenu zombie pourchasse la blonde donzelle dans une reproduction grotesque de la séquence inaugurale du film Z de Jason, celui-ci sur leurs talons non pas pour la sauver mais bien pour immortaliser ce moment de vérité. Filmer c’est pactiser. Une proposition que l’on retrouve en dix fois plus intense dans le sous-estimé Redacted de De Palma, lors de la scène du viol (le caméraman maintenant d’une main la victime tout en continuant à filmer de l’autre).
Deux séquences noyées dans un film où les acteurs (impressionnants de nullité) passent leur temps à filmer, à se filmer, regarder YouTube et monter ou descendre d’un camping-car. Soit le summum de tension paroxystique.

De toute façon, on sent bien que Romero se contrefout de ses personnages comme de l’intrigue, le film virant à  une auto-parodie indigne de son talent. Point d’orgue, la scène où Jason se fait boulotter et qu’il continue à filmer. Quand je pense que l’on reproche à Cloverfield son côté "je continue à filmer même quand je me fais poursuivre ou attaquer"…

Une sacrée douche froide qui ne m’empêchera pas d’y revenir plus longuement le mercredi 2 juillet, ici même.

Allez hop, j’y retourne !
3/10
Diary Of The Dead
Réalisateur : George A. Romero
Scénario : George A. Romero
Production : Sam Englebardt, Peter Grunwadl, Art Spigel....
Photo : Adam Swica
Montage : Michael Doherty
Bande originale : Norman Oreinstein
Origine : USA
Durée : 1h35
Sortie française : 25 juin 2008




   

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