Les 10 enseignements des Césars 2008

Prix à la remise

Le futur du cinéma français : Les Esquisars
Y en a qui font dans le dessert onctueux et gourmand, d'autres font dans la pâté pour chiens. Telle une tapisserie sur le mur décrépi du cinéma, les Césars se sont déroulés vendredi 22 février au Théâtre du Châtelet à Paris.

Et nous y étions !, à Paris… Rivés devant notre poste de télévision, attendant la gamelle bave aux bobines, nous n'avons pas perdu une miette du royal festin.

En voici les dix principales informations à retenir :

1. Un des inconvénients du cinéma subventionné est l'épreuve violente de la dizaine de plans sur le ministre de la culture. Histoire de souligner la fausse indépendance de l'industrie du septième art Français ou pour désigner le responsable de tout ça ?

2. Jean-Claude Van Damme aux Césars, c'est extrêmement sympathique. Ça l'aurait été d'autant plus à l'époque de Double Impact, histoire d'éviter la complaisance cynique de rigueur vis-à-vis de l'acteur populaire qui revient sur sa carrière avec recul et second degré (fonctionne aussi avec l'acteur comique qui décide de faire chialer ta femme).

3. Récompenser Mathieu Amalric pour un rôle où il ne fait que cligner de l'œil, c'est pas un peu une se foutre de lui ?

4. Quand Elie Semoun ironise sur le fait qu'il ne remet "que" le César du meilleur décor, pas assez classe selon lui, se doute-t-il que les superficiels et commerciaux amerloques dénués de toute exception culturelle remettront 48 heures plus tard un Oscar d'honneur à un chef décorateur ?
Nous attendons avec impatience le prochain décorateur qui se plaindra de ne travailler que sur un film d'Elie Semoun.

5. Exception toujours : quand l'Académie des Césars avoue son fanatisme gâteux et aveugle aux acteurs et actrices en remettant pour la deuxième fois un César d'Honneur à Jeanne Moreau, se doute-t-elle que d'autres corps de métiers existent dans le cinéma ?
Voire même d'autres actrices, à la limite.

Jeanne - Two Times - Moreau
Et revoilà la sous-préfète.

6. Olivier Raoux, César du meilleur décor (décidément les déco sont à la mode, merci Valérie Damidot), allant sur scène récupérer le prix de sa camarade costumière décédée Marat Allen tout en mâchant un chewing-gum tel un vulgaire ado, c'était d'une délicatesse sans nom… Strass, rêves et paillettes quoi.
Notons qu'il lui a fallu plusieurs SMS pour comprendre que c'est incorrect.

7. Jean Rochefort avait beau nous prévenir, "on est là pour faire semblant de s'amuser", on a du attendre la danse des chiens pour comprendre qu'il ne déconnait pas le bougre.

8. Bar-mitsva ? Baptême ? Fête du CE ? Vous aussi louez un Roberto Benigni et ajoutez un peu de folklore Italien à vos soirées moroses ! (programme Cannes 98 de série. Extension Oscars 99 en option).

"Cééé hépoussetouflante !!!"
Oui, ok, on a compris.

9. Je me mets en mode Académie des Césars et rends une nouvelle fois hommage à Jean-Claude, sûrement un des invités les plus ravis d'être présent à cette cérémonie. Vas-y Jean-Claude, montre-leur que t'es un gars génial.

10.  Ha oui, Abdellatif Kechiche a tout raflé. Tout ça pour faire monter Claude Berri sur scène en espérant qu'il rate les marches. Bien tenté, mais il n'y aura pas de séquence au zapping cette année.

Marion Cotillard et Alain Delon
Merci, Alain Delon attendait aussi son César d'Honneur. Comment, ce n'est pas le sien ? Tant pis, il va quand même te faire l'amour.




   

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