Gérardmer 2016 - Jour #3

Summer wars

Affiche Evolution

Deux nouveaux films en compétition au festival de Gérardmer 2016 en ce samedi 30 janvier, Évolution de Lucile Hadzihalilovic et Jeruzalem de Daron et Yoav Paz.

 

Prix Ciné + Frissons du PIFFF 2015, Évolution signe le grand retour de Lucile Hadzihalilovic (La Bouche De Jean-Pierre, Innocence). Conte poétique sombre et solitaire, le troisième long-métrage de la cinéaste prend pour décor une île imaginaire (tourné à Lanzarote dans les îles Canaries) où vivent des jeunes garçons et un groupe de femmes au comportement troublant, des sirènes moitié femme moitié étoile de mer qui se réunissent la nuit pour d'insolites rituels tout en pratiquant des expériences chirurgicales sur les garçons.
Le travail sur la photographie et les couleurs (en clair-obscur) permettent une entrée rapide dans cet étrange et envoûtant univers mais la lenteur du déroulement de l'ensemble peut mener sur les rives de l'ennui. Le mystère de l'île, accentué par la quasi silence de dialogues laissant la bande sonore dominée par l'eau, s'exprime par une mise en scène minimaliste et nous plonge dans un huis-clos intemporel où les peurs universelles défilent au travers des yeux d'un enfant (Max Brebant). On retiendra de Évolution sa bizarrerie s'exprimant via des images inoubliables et un sentiment monstrueusement romantique.




Co-production américano-israélienne, Jeruzalem est l'œuvre des frères Daron et Yoav Paz. Entièrement tourné dans la vieille ville du même nom, Jeruzalem met en scène plusieurs personnages dans ce qui semble être tout simplement la fin du monde, qui tombe un jour de Yom Kippour. Pour rappel, le Yom Kippour, également appelé le "Jour du Grand Pardon", est une fête juive considérée comme la plus sainte de l’année durant laquelle se pratiquent le jeûne et le recueillement afin d'être pardonné de ses péchés. Sauf qu'ici, c'est plutôt l'inverse qui se produit : les portes de l'enfer s'ouvrent sur la ville et toutes les religions sont menacées d'extinction.
Filmé en caméra embarquée façon found footage par les frères Paz, l'action prenante et les décors magnifiques font de ce second long-métrage (après l'inédit Phobidilia) un agréable film d'action mêlée d'horreur. Seul bémol, l'intention métaphorique autour des trois grandes religions représentées par les trois principaux protagonistes du film est plus laborieuse qu'autre chose.




   

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