Gérardmer 2016 - Jour #1

West and south

Affiche Gérardmer 2016

Il pleut sur la première journée de la 23ème édition du festival international du film fantastique de Gérardmer. Mais l'ambiance reste bonne depuis la quasi-suppression des éternelles files d'attentes ! 


On commence par Bone Tomahawk, premier film de la compétition. 
Sorti en septembre 2015 aux USA, le premier long-métrage de S. Craig Zahler (scénariste de The Incident) est annoncé comme un western pur et dur d'une part, et d'horreur d'autre part. Étrange mélange, mais pas si original si l'on pense à Billy The Kid Contre Dracula sorti en 1966 ou plus récemment Gallow Walkers avec Wesley Snipes en 2012. Ici Zahler reproduit respectueusement les codes du genre (longue mise en place du décorum, des personnages, de la vie au far-west) avec une modernisation du rôle des femmes. Malgré de bons dialogues pour de bons acteurs (Kurt Russell notamment) et les 2h15 de l'excursion, trop peu de caractère n'émane au final de l'histoire ainsi que des "monstres", des troglodytes cannibales. Si certains spectateurs se sont ennuyés devant une bande jugée trop longue, d'autres ont adoré le quatuor d'acteurs dans ce western atypique, mais dans tous les cas Bone Tomahawk n'a pas laissé indifférent le public du festival. 




Second film de la sélection officielle, The Witch est également une première pour le jeune réalisateur/scénariste Robert Eggers qui nous plonge dans l'austérité de l'Amérique des pionniers. Par des textes en grande majorité pris dans des archives de l'époque (1630), l'auteur dépeint la vie d'une famille très pieuse, obligée de s'exiler de leur communauté suite à un désaccord religieux entre le père et les représentants de la ville. Le couple se retrouve alors avec leurs cinq enfants confronté à la dure vie de l’Amérique sauvage, surtout que le diable lui-même vient leur mettre des bâtons dans les roues (de la charrette).
On ressent à chaque instant de The Witch la volonté de rester au plus près des textes originaux. La suspicion qui s'installe entre les membres de la famille fonctionne d'autant plus qu'on s'identifie très facilement aux différents protagonistes grâces à leurs interprètes. Néanmoins les longs passages de prières et autres scènes pieuses, comme seule réponse de cette famille aux atrocités subies, finissent par laisser sur la faim.




Southbound du collectif Radio Silence, déjà vu au PIFFFest le troisième film de la compétition ainsi qu'une anthologie de cinq histoires courtes avec pour point commun une route poussiéreuse des États-Unis et les étranges événements qui s'y déroulent. Des classiques du cinéma d'horreur sont abordés tel que la ville dont on ne peut pas partir (The Twilight Zone), le road trip entre filles qui finit mal ou encore le fauchage d'inconnu en pleine nuit. De bonnes idées pour des scènes très sympathiques (dont une tentative de trachéotomie vraiment originale) égrainées sans réellement de cohérence entre les histoires si ce n'est la fuite, comme nous l'explique sans mystère le commentateur de la radio du coin. 




   

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