BIFFF 2014 : Aura

A l'intérieur

Affiche AuraRéalisateur d'un premier long, In The Name Of Sherlock Holmes, le hongrois Zsolt Bernàth s'éloigne de Baker Street pour nous conter l'histoire de quatre adolescents piégés au sein d'un dôme en pleine campagne. Un huis clos que n'auraient pas renié J.J Abrams et la WWF.


Mixer l'unité de temps et de lieu sur un long métrage est un exercice difficile qui suppose une pleine maîtrise de la réalisation, des enjeux de l'histoire et des personnages assez forts pour établir des interactions qui tiennent le spectateur en haleine. Sur des postulats similaire, le Cube de Vincenzo Natali pouvait bénéficier du déplacement de ses protagonistes alors que le Dôme de Stephen King (et son adaptation en série) se construisait à l'échelle d'une ville. Bernath ne nous réserve en tout et pour tout qu'une parcelle de champ et une voiture. Aussi, la langueur qui s'installe dès le second tiers de Aura, à mesure que les informations sur chacun ont pu être distillées, était prévisible.

Aura 


Dès lors, le cinéaste réserve quelques effets qui tirent le film vers un fantastique plus ou moins crédible pour but de rallonger le suspens. Mais la puissance évocatrice de son récit est faible, l'ampleur quasi inexistante, même soutenue par une bande originale efficace. On plonge par ailleurs trop souvent dans le déjà-vu sans aller jusqu’au bout des pistes ouvertes. A l'instar du Breakfast Club de John Hughes, Aura aurait pu explorer un peu plus les états d'âme de ces jeunes de milieux différents et approfondir les liens qu'ils tissent lors de cette situation de crise. Ces quelques passages qui emportent l'adhésion proviennent d'ailleurs des moments intimistes où les acteurs parviennent à tirer partie de personnages stéréotypés en laissant de coté les longues scènes de dialogue. Des moments qui restent malheureusement trop peu nombreux. 
La résolution du mystère qui nous pendait au nez sous la forme d'une baleine derrière la bulle fera certainement plus rire qu'elle ne provoquera d'émotion. Sans cette résolution
, Aura aurait pu être une tentative intéressante. Il n'en ressort au final qu'un sentiment d'ennui.

 


AURA
Réalisateur : Zsolt Bernàth
Scénario : Mark Kis-Szabo, Dàniel Hamvas, Tamàs Sipos
Production : Mark Kis-Szabo, Kàroly Vàczy
Bande originale : Robert Gulia
Origine : Hongrie
Durée : 1h20
Sortie française : Indéterminée




   

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