Colonel Blimp

Le soldat des temps perdus

Affiche Colonel Blimp
Il était une fois un officier Anglais par deux des créateurs les plus audacieux du siècle dernier : ressorti confidentiellement en avril dernier, le Colonel Blimp de Michael Powell & Emeric Pressburger a pointé son nez (et sa moustache) en Blu-ray et DVD le 5 novembre dans sa version restaurée.

Baigné dans le cinéma muet, le réalisateur britannique Michael Powell débute sa carrière en 1925 lorsqu’il obtient un poste d’assistant du photographe de plateau sur Mare Nostrum dirigé par Rex Ingram, réalisateur de grands succès alors en rupture avec la MGM. Il devient vite un habitué des studios de la Victorine situés au sud-est de la France. A l’avènement du parlant, Powell retourne en Angleterre où il sympathise avec Alfred Hitchcock et se retrouve plusieurs années à se faire la main sur des quota quickies destinés à occuper la première partie de films des studios américains. (1)
Il parvient dès le milieu des années 30 à achever un projet plus personnel, A L’Angle Du Monde, qui entretient son ambition de développer ses propres visions. Le producteur Alexander Korda lui permet de rencontrer Emeric Pressburger à la fin des années 30. Le scénariste d’origine hongroise a fui l’Allemagne nazie pour poursuivre sa carrière en France, puis en Grande-Bretagne. Leur collaboration sur le film L'Espion Noir est le début d’une longue amitié qui enrichira les années 40 de films aussi singuliers et complets que Je Sais Où Je Vais, A Canterbury Tale, Le Narcisse Noir, Les Chaussons Rouges ou Colonel Blimp.

En 1939, une autre association anglo-hongroise voit le jour, et sauvera le cinéma britannique : Winston Churchill et Alexander Korda, alors grands amis, décident d’utiliser la puissance de propagande du cinéma pour montrer la détermination des militaires et des civils anglais dans la guerre à mener contre les nazis. Dans ce but, il est crée un département film au sein du Ministère de l’Information. De par les thèmes de leurs précédents métrages, leur popularité et leur affinité avec Korda (2), Powell et Pressburger se retrouvent vite au cœur de l’effort de guerre. En 1939, ils réalisent pour les besoins du Ministère de l’Information Le Lion A Des Ailes, film-docu qui vante les exploits de la Royal Air Force. 
1941, Powell parvient à convaincre le Ministère de s’associer à la production du 49ème Parallèle. Ce nouveau film adopte le point de vue de militaires allemands dont le sous-marin a été coulé et qui doivent regagner les Etats-Unis en traversant le Canada, dévoilant peu à peu les travers de l’idéologie qu’ils défendent. Powell veut démontrer par ce film que l’entrée en guerre des Etats-Unis est inévitable. Le 49ème Parallèle apporte un Oscar à Emeric Pressburger pour la meilleur histoire originale et encourage le duo dans les libertés qu’ils prendront par la suite. Souhaitant gagner leur indépendance tout en poursuivant dans la voie d’un un cinéma tourné vers le soutien aux Alliés, Powell et Pressburger créent les Archers en 1942. Ils deviennent officiellement un auteur / réalisateur / producteur bicéphale, qui sera plus tard complété par le soutien financier et distributif d’Arthur Rank.

Colonel Blimp
Michael Powell et Emeric Pressburger en action.

Il s’ensuit Un De Nos Avions N’Est Pas Rentré, petite production tournée vers la Résistance hollandaise qui rôde les Archers. Dans cette bande, un vieux soldat déclarait à un plus jeune qu’ils étaient "les deux versions d’un même individu". C’est de cette idée que naît le projet suivant de Powell et Pressburger, Colonel Blimp, second film tourné sous leur bannière, mais également leur premier film en couleur. Le personnage du Colonel Blimp est à l’origine une caricature du néo-zélandais David Low : un officier Anglais impérialiste et ridicule généralement représenté dans des bains turcs "parmi des nuages de vapeur, un doigt boudiné levé vers le ciel, sa moustache tombante dans la chaleur évoquant le morse ou l’otarie." (2) Powell et Pressburger reprennent à leur compte l’imagerie de Low et le fond de sa critique d’une armée anglaise dépassée et inadéquate. Au sein d'un Technicolor superbe, les cinéastes la mêlent à une sorte de biopic mêlant avec un naturel bluffant les vies de notre colonel anglais vieux-jeu, d’un soldat allemand et de la femme de leur vie au cœur des affrontements entre l’Angleterre et l’Allemagne de 1902 et 1942.

LIFE AND DEATH OF COLONEL BLIMP
Messieurs, la guerre commence à minuit.” Clive Wynne Candy

Colonel Blimp démarre par une simulation d’attaque déjouée par de jeunes soldats. Si la guerre doit commencer à minuit, pourquoi ne pas attaquer avant pour être sûr de la gagner ? Prisonnier aux bains turcs, le major Clive Wynne Candy invective le jeune Spud, qui a mené la marche. Il représente dans toute sa splendeur la caricature du Colonel Blimp et semble d’autant plus ridicule que le jeune rit de son attitude et moque son allure, son ventre et sa moustache. Puis ils se battent et plongent dans le bain. "Que sais-tu de l’homme que j’étais à ton âge, il y a quarante ans ?"déclare l’officier. Ces dernières paroles portent un étrange écho. Le plan se prolonge sur le bassin, transformé pour le coup en fontaine de jouvence. En sort le même Clive Candy avec quarante ans de moins. Nous sommes en 1902, et ce jeune héros de la Seconde Guerre des Boers récolte la colère d’un vieux militaire pour son attitude bruyante. Le film n’a pas démarré depuis un quart d’heure (il dure 2h43) qu’en deux scènes séparées d’un des flashbacks cinématographiques les plus élégants ayant existé, l’idée de conflit des générations a été brillamment transmise, autant que celle de glissement des valeurs. Le jeune Candy se heurte aux règles de gentlemen plus rigides, et il ne tardera pas comme Spud à "défendre son pays par tout moyen" et contre l’avis de son supérieur en embarquant pour Berlin afin de défendre l’honneur de l’Angleterre contre un Allemand qui ternit l’image de son régiment dans la seconde guerre des Boers. Clive Candy ne laisse pas la politique aux politiciens comme le jeune homme refusait aux gentlemen le droit de décider que la guerre commençait à minuit.

Colonel Blimp

Après l’épisode berlinois, Candy a une discussion avec son colonel qui scellera son destin de soldat discipliné. Il deviendra à ce moment le symbole d’une Angleterre figée dans le temps alors que le temps passe à une grande vitesse. Epousant le point de vue de son Blimp, le duo s’applique à créer l’ellipse par une succession de ses trophées de chasse qui mènent à la Première Guerre mondiale ou bien un album photos qui instaure une continuité heureuse entre les deux conflits, jusqu’à une page blanche...
En 1918, Clive Candy est déjà raillé par de jeunes soldats et contredit par les attitudes de soldats étrangers (la torture qu’il refuse, exécutée derrière son dos), puis se complait dans l’idée que si il y a eu victoire contre les allemands, c’est "le combat loyal, la guerre menée honnêtement" qui a vaincu. Cette idée le transporte jusqu’au rejet de son discours à la BBC, à sa mise en retraite anticipée, à son action pour les Home Guards et à l’insubordination du jeune Spud. Blimp est dépassé et sa mort en tant que soldat n’est que la conséquence de l’évolution des temps et d’un nouvel ennemi contre lequel son absence de compromis pourrait être fatal. Powell et Pressburger cherchent à transmettre à leurs contemporains d’une manière plus subtile que la caricature comment le colonel Blimp devra se passer d'un coup heureux du destin. Il faudra laisser de coté les valeurs en lesquelles il croit pour mener une guerre totale contre cet l’Allemagne nazie.

Colonel Blimp

Les compères n’oublient pourtant jamais que derrière cette vieille baderne dépassée se trouve Clive Wynne Candy. C’est un personnage qui a les qualités de ses défauts. Force d’inertie dans des temps de grands bouleversements, il est aussi un romantique invétéré qui passera sa vie à chercher (inconsciemment) la femme qu’il a bêtement perdue et viendra en aide à son vieil ami, en dépit des heurts de l’Histoire entre leurs deux nations et du fait qu’il lui a volé cette femme. Comme cette vieille maison qui traverse les époques, toujours "solide sur ses fondations", c’est un symbole de constance, autour duquel les protagonistes de l’histoire se regrouperont dans une très belle dernière partie. Les bombardements auront raison de cette maison, mais celle-ci renaîtra de ses débris, comme le soldat doit reconstruire lui-même ses bases. Cette dichotomie transforme la caricature en personnage sympathique, qui prend vie dans toute sa complexité grâce à Roger Livesey. L’acteur qui irradiera Je Sais Où Je Vais et Une Question De Vie Ou De Mort de son charisme, livre une interprétation enthousiaste qui donne une humanité profonde à Candy tout en conservant le recul nécessaire sur le coté perdu de Blimp. Un recul par ailleurs amplifié par le point de vue d’un personnage extérieur.

LES DUELLISTES
"
Qui peut mieux décrire une maladie qu’un malade, désormais immunisé ?" Theo Kretschmar Schuldorf

Derrière la grande Histoire, il y a des multitudes de récits humains, et comme on l’a compris via le traitement de Clive Wynne Candy, c’est la voie des personnages que Powell et Pressburger se donnent pour priorité de suivre. Colonel Blimp parle peut-être de trois guerres mais il ne montre pas un seul tir. Il s’attarde par contre énormément sur les conséquences de ces conflits sur ses héros. La seconde grande opposition du film entre l’Allemagne et l’Angleterre sert à mettre en exergue l’amitié indéfectible que Candy partage avec l’allemand Theo Kretschmar Schuldorf. 

Le premier conflit (la Guerre des Boers) amène la rencontre des deux soldats. Dans ces temps de civilisation un peu désuets, on y règle la réputation de l’Angleterre à coup d’orchestre et la réputation de l’Allemagne à coup d’épée. Dans un enchaînement à bâtons rompus de situations comiques qui rappelle les comédies de Lubitsch, Pressburger et Powell y fustigent la diplomatie allemande et prennent un malin plaisir à mettre dos à dos les deux nationalités et les malentendus qui en résultent. Chacun des deux personnages est l’émissaire de sa nation et la préparation du duel qui les oppose, très protocolaire, cadré en plans fixe, ne donnera pas lieu au duel attendu. Celui-ci est remplacé par un travelling aérien sur un paysage enneigé qui renvoie à l’aspect lointain et magique de cette époque. On enchaînera sur le lieu de leur rapprochement : un hôpital. Puis chacune des guerres qui suivra servira paradoxalement à réunir les deux amis alors que l’enjeu de l’affrontement entre leurs nations (de la défense d’une réputation à la domination nazie) devient de plus en plus grave. Powell et Pressburger n’éludent pas les difficultés liées à cette amitié (la scène du camp illustre bien ce versant), mais de par l’alchimie entre les acteurs et un scénario miraculeux qui la présente le plus naturellement, elle fait naître de grands moments d’émotion .

Colonel Blimp

Au-delà de la simple représentation de l’humanité au coeur d’un siècle malade, cette amitié sert aux auteurs à faire passer leur discours sur l’inadéquation des valeurs de l’armée anglaise avec l’ennemi nazi. Lorsqu’il fait la leçon à son ami sur le passéisme de l’armée anglaise, Theo Kretschmar Schuldorf parle en connaissance de cause. Ancien soldat exilé, il a connu la défaite de son armée et a d’abord ressenti les manières des anglais comme une aubaine pour une revanche. Powell et Pressburger font preuve d’un recul troublant pour cette époque. Le duo s’est déjà ingénié à distinguer le citoyen allemand du nazi dans ses précédents films, mais il s’agit ici de critiquer l’armée de la bouche d’un homme de nationalité ennemie. Avoir fait d’un allemand leur porte-parole poussa le Ministère de la Guerre à refuser la démobilisation de Sir Laurence Olivier, d’abord prévu pour interpréter le rôle du colonel, puis à leur interdir les véhicules et uniformes militaires. Mais les Archers avaient plus d'une corde à leur arc. Ils volèrent le matériel nécessaire au tournage. L’urgence de la propagande aura éclipsé aux yeux des officiels l’incroyable discours de l’allemand lors de son émigration en Angleterre pour fuir le nazisme. Dans un monologue en gros plan d’une sincérité époustouflante, Anton Walbrook, lui même émigré autrichien, prononce des mots qui sonnent comme une déclaration d’amour à l’Angleterre. Dans la bouche de l’étranger, la conviction qui se dégage de cette déclaration n’en est que plus poignante. Anton Walbrook est un immense acteur qui donnera une nouvelle fois la mesure de son talent dans un autre grand film du duo, Les Chaussons Rouges, où il incarne le directeur de ballet Boris Lermontov. Mais on peut difficilement occulter l’apport à l’écriture d’un autre émigré anglais, Emeric Pressburger, qui a amené énormément de sa sensibilité hongroise au projet, et on le devine bien plus encore étant donné qu’il a toujours considéré Colonel Blimp comme son film le plus abouti.

DEUX HOMMES ET UNE FEMME
"Comment savez-vous quelle est la meilleure place pour une jeune femme ? Etes-vous une femme ?" Edith Hunter

Le passage du temps hante Colonel Blimp. Il marque les personnages d’autant plus efficacement que les maquillages sont admirables. Dans cette distortion temporelle, la seule figure qui reste dans le présent est la femme. Ces trois femmes de la vie de Clive Candy qu’Emeric Pressburger aura l’idée de faire incarner par une seule et même actrice, toujours dans sa prime jeunesse, restent comme figées dans le temps. On ne verra pas vieillir Edith aux cotés de Theo, ni Barbara Wynne Candy auprès de son soldat de mari, ni la jeune Angela. Seul l’Allemand, bien plus terre-à-terre, fera référence au fait que devant un tableau, il peine à reconnaître sa femme jeune car il l’a vue vieillir en même temps que lui. Lorsqu’il rencontrera la jeune chauffeur qui épouse les traits de sa défunte épouse, il entrera dans le jeu de son ami et se trouvera irrésistiblement attiré par elle, comme il le fut par Edith quarante ans auparavant. Cet idéal pourrait être interprété comme l’image d’Edith Hunter, que Clive Candy n’a jamais pu oublier. Une image ambivalente qui symbolise d’abord l’attachement profond au passé de Clive Candy (dont le romantisme est l’aspect le plus touchant) et qui préfigure le Sueurs Froides d’Alfred Hitchcock. Ce fut également l’image de LA femme pour Michael Powell qui tomba follement amoureux de son actrice Deborah Kerr à l’issue du tournage, et qu’il magnifiera de nouveau dans Le Narcisse Noir quelques années plus tard.

Colonel Blimp

Powell a décrit son film comme étant du point de vue de la femme et on ne peut nier que ces trois dames accompagnent chaque changement, refusant de subir les vicissitudes de l’Histoire.
Miss Edith Hunter est une suffragette en 1902. Elle prend les devants et n’hésite pas à remettre en cause l’éducation des anglaises et le rôle des femmes dans la société, ainsi que la société elle-même. De fait, elle débarque en Allemagne et c’est elle qui lance notre histoire. Plus tard, Barbara Wynne, future épouse de Candy et incarnation de la précédente, s’engage dans la guerre avec les sœurs malgré le patrimoine de sa famille, et devient l’inspiration de son mari. Enfin, la jeune Angela "Johnny" a quitté une profession de mannequin pour s’engager et finir comme chauffeur de Wynne Candy. Elle refuse la vie qui est encore celle de la majorité des femmes, elle ressemble à un garçon manqué, sans se départir de la féminité que transmet Deborah Kerr. Il est troublant de retrouver quarante ans plus tard les trois amis réunis dans cette maison, et de constater que si le temps a fait son effet sur l’Anglais et l’Allemand, seule la femme n’a pas vieilli, comme si elle symbolisait pour Powell et Pressburger un idéal d’adaptation dans un monde qui évolue sans cesse, là où l’homme serait un témoin plus ou moins lucide de l’époque et de la culture qui l’a vu grandir. Les retrouvailles de ces trois personnages scellent une certaine complétude. Comme si changement et tradition étaient réunis dans le même tableau, avec la sagesse comme trait d’union.

Colonel Blimp


CASUALTIES OF WAR
"J’aime l’Angleterre. J’ai présenté un miroir de l’Angleterre aux anglais dans mes films. Ils n’ont pas compris l’image que je leur montrais." Michael Powell (3)

La vision de Colonel Blimp ne permet aucun doute : Powell et Pressburger aiment profondément leur pays. Mais une telle époque n’admet pas les critiques et le film se construira une réputation de paria. Grâce à la ténacité d’Arhur Rank, le film pourra être mené à terme mais ses difficultés se poursuivront au-delà de sa finition. Persuadés que le film portera atteinte au moral des troupes et à l’image de l’Armée anglaise, Winston Churchill intervient dans son exportation et le charcute. En dépit de l’admiration que lui ont porté des français l’ayant vu en Angleterre à l’époque de sa sortie (4), il faudra attendre 1953 pour qu’il soit exploité à Paris en version originale sous-titrée réduite à 110 minutes qui ampute le film des scènes précédant le flash-back, et réduit ainsi la portée de son discours tout en handicapant le rythme du film.
L’accueil critique lui est néanmoins favorable. (5) Michael Powell, encore une fois en avance sur son temps, connaîtra une longue traversée du désert, blacklisté après le scandale lié au film Le Voyeur en 1960. Il sort peu à peu de l’oubli par la reconnaissance de réalisateurs tels que Martin Scorsese ou Bertrand Tavernier qui entretiennent avec lui une amitié durable tout en travaillant à faire reconnaître l’œuvre qu’il partagea avec Emeric Pressburger, qui les a largement influencés.
Colonel Blimp connaît grâce à Tavernier une nouvelle exploitation française en 1983, dans sa version intégrale. En 2008, Martin Scorsese participe à la restauration du film en 4K numérique. Passé à son tour dans la fontaine de jouvence sans renier ses origines, il offre un résultat qui rend justice au travail parcimonieux et intelligent sur le Technicolor, mettant en valeur certains éléments sans noyer le film sous les couleurs criardes. Cette nouvelle version met également en lumière la justesse de la composition des plans.
Du documentaire au rêve, du réalisme au romantisme, de la comédie au drame, Blimp passe d’un ton à l’autre avec une facilité déconcertante. Il ne manquait plus que ce lifting pour le découvrir dans la meilleur des conditions et pouvoir conclure que d’une flèche tirée soixante-dix ans auparavant, les Archers peuvent encore toucher le coeur du public.



(1) A l’avènement du cinéma parlant, le marché américain commença à écraser tous les autres. Le parlement anglais vota alors une loi obligeant l’exploitant anglais à montrer un pourcentage de productions britanniques. Ainsi ces quota quickies virent le jour, films de complément pour les doubles programmes. Les seuls aptes à financer ces films étaient les compagnies américaines, qui sinon ne pouvaient pas distribuer leur large catalogue.

(2) Michael Powell, Une vie dans le cinéma (p. 467. Actes Sud / Institut Lumière)

(3) Michael Powell, Une vie dans le cinéma (p. 315. Actes Sud / Institut Lumière)

(4) Jean-Pierre Melville vouait une telle admiration au film qu’il aurait rejoint les Forces françaises libres en Angleterre pour le revoir.

(5) Pour plus d’informations sur la réception française, voir le très bon dossier "Colonel Blimp : l’originalité d’un film de propagande et sa réception en France" sur le site de la Revue historique des armées.


THE LIFE AND DEATH OF COLONEL BLIMP
Réalisateurs : Michael Powell & Emeric Pressburger
Scénario : Michael Powell & Emeric Pressburger
Production :Michael Powell, Emeric Pressburger & Richard Vernon
Photo : George Périnal
Montage : John Seabourne
Chef décorateur : Alfred Junge
Bande originale : Allan Gray
Origine : Grande-Bretagne
Sortie française : 1er avril 1953




     

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