"On dit souvent que Télérama dégomme systématiquement le cinéma populaire. Pas toujours. Télérama a aimé Amadeus, Trois Hommes Et Un Couffin ou Le Père Noël Est Une Ordure..." Lire l'édito de l'été...
Madame Trichardin achetant le cartable du cadet plus important qu'un conflit en Géorgie, pas de doute, c'est la rentrée.
Et la rentrée, on s'en fiche quand même un peu, m'est avis qu'il y en aura d'autres, au hasard dans un an, vous verrez (BHL nous fera-t-il un compte rendu des achats de cartables au Carrouf de Monceaux les Mines ? Prions). Par contre, des premiers anniversaires ça n'arrive qu'une fois (sauf peut-être pour un certain Benjamin Button), alors on va la jouer égoïste et nous auto-souhaiter un joyeux anniversaire. En cadeau, un bilan :
- 167 films chroniqués - Aucune interview exclusive - Aucun scoop - Aucune polémique avec Isabelle Motrot - Aucunes de nos phrases reprises sur les jaquettes de DVD (scandaleux) - Une seule et unique chronique dans un média (merci encore monsieur de Phosphore) - Libération continue de trouver un film US sur deux fasciste
Si ça c'est pas du bilan de winners, je sais pas ce qu'il vous faut. Mais comme le succès n'est pas vraiment total, nous allons apporter quelques modifications et évolutions qui arriveront au fil des jours, des semaines, des mois. Car vous aurez remarqué que nous allons à notre rythme, un rythme molto moderato, mais c'est parce qu'en fait on n'est pas vraiment journalistes, voyez (oui, on sait, ça s'est vu, merci). On a des vies en fait à côté, et ces trucs, la vie là, ça prend du temps, c'est incroyable. Et plus un site évolue, grandit, plus il demande du temps (oui, un peu comme une plante carnivore). Mais on ne lâchera pas l'affaire tant qu'on ne sera pas cité sur un DVD.
Un anniversaire, c'est aussi l'occasion de remercier (c'est un peu comme les Césars des gens normaux, les anniversaires). Alors un gros gros merci aux douze contributeurs qui nous ont proposé des articles tout au long de l'année. Un gros merci à ceux qui nous linkent (ils sont peu, mais ils sont bien). Et un moyen merci à ceux qui nous lisent encore (vous aurez un gros si vous êtes toujours là l'an prochain). Durant l'année qui vient nous allons essayer non pas d'être plus productifs (vive la décroissance), mais plus diversifiés, plus enquiquinants sur les sujets qui nous tiennent à cœur (Hadopi, l'évolution du cinéma du milieu français, le respect du travail critique dans les cercles… critiques) et plus beaux. Du moins mieux coiffés (c'est la tenancière qui l'exige).
Pour finir, un petit mot sur le feuilleton de l'été, il en faut toujours un, qui a porté sur ce fameux pouvoir d'achat (l'avishaire chez Ségo – cherchez pas, elle et ses larbins de communication inventent un nouveau dialecte). En effet, journalistes et politiques se sont rendus compte, effarés (mais pas autant que les restaurateurs et hôteliers), que les gens partaient moins en vacances et préféraient manger des sandwich en famille sur un banc public plutôt que raquer 17 euros pour une salade vinaigrette. Sont bizarres les gens, hein ? Ils ne payent plus les jeux, ne payent plus la musique, ne payent plus le cinéma (enfin, pas assez pour battre Titanic…) et ne payent plus les loisirs. Une question reste donc en suspend, brûle les lèvres et nous rend terriblement insomniaques :
Madame Albanel, les gens téléchargent des vacances ?