Edito

      "- Qu'est-ce que tu penses de la violence au cinéma toi ? - Je me mets toujours au premier rang, alors ce qu'il se passe dans la salle..."
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Janvier 2010 Suggérer par mail
Editorial par nicco le 4 janvier 2010

Relevons la lunette

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La rumeur prétend que nous sommes dorénavant en 2010. La bienséance veut que je vous la souhaite bonne. L'expectative m'incline à penser que l'année 1998 est loin d'être finie…

En novembre dernier, les cinéphiles urbains s'émoustillaient devant le documentaire de Bromberg & Medrea sur le tournage ahurissant de L'Enfer de Clouzot. Et les défenseurs de la chose culturelle de louer le génie de cet avant-gardiste cherchant à repousser les limites de son art. Clouzot et son équipe avaient en effet dépensé des milles et des cents durant des mois en expérimentant à tout crin, en pure perte, le film ne s'étant jamais fait. Mais, voyez, l'effort fut jugé respectable. Et il l'était.

En décembre dernier, ces cinéphiles urbains se mirent de manière spontanée à hurler sur leur Twitter, Facebook, blogs influents et réseaux m'as-tu vu combien la somme dépensée pour réaliser Avatar était "indécente", notamment en période de crise. Il ne fallait évidemment pas attendre de la part des médias français, définitivement arriérés dès qu'il faut causer d'argent, ni de nos élites cinéphiles, qu'ils comprennent que la somme de 500 millions de $ annoncée comprenait des investissements lourds voués à être rentabiliser sur le long terme (la structure conçue par Cameron et son équipe devant servir pour d'autres projets), ni que ce budget avait supporté plus de dix ans de recherche et développement. Puis finalement engendré un film, lui.
Non, c'était indécent, fou, vulgaire. Comprendre "américain" dans la bouche des observateurs tolérants et éminemment objectifs, qui bizarrement verront toujours dans les échecs français le signe de notre avant-gardisme, et dans la réussite des autres la preuve de l'avilissement des masses.

Car maintenant que Avatar a remboursé deux fois sa mise en même pas vingt jours, ceux qui pleuraient ces 500 millions foutus en l'air vont évidemment trouver dans ce succès imprévisible (puisque selon leur logique l'indécence de ce budget naissait de son impossibilité à être recouvré) matière à nourrir leur statut de renégats hors du système capitalo-marketing, se désolant de l'esprit panurgesque s'emparant de leurs contemporains.

Comment alors l'imprévisible ("Claquer 500 miyons comme ça, c'est honteux") peut-il à ce point devenir prévisible ("C'est commercial, c'est pensé pour gagner de la thune") ?
Peut-être est-ce dû à cette faculté cérébrale extraordinaire dont jouissent les cinéphiles à qui on ne la fait pas, qui consiste à prendre un fait pour le transformer en évidence après ablation de son contexte : voyez par exemple avec quelle régularité le mot "convenu" revient à propos du scénario d'Avatar, et demandez-vous si ces dernières années vous avez vu beaucoup de films mettant en scène un humain contrôlant un corps extra-terrestre par son esprit pour retourner une civilisation contre sa propre espèce. Demandez-vous ensuite si un tel scénario, étalé sur deux heures quarante, dans des salles plus chères qu'à l'accoutumée, avait une chance d'intéresser toute la famille au point d'y retourner plusieurs fois (mais jamais nous oserions avoir la folle prétention d'expliquer aux connaisseurs ce qu'est réellement un bon scénario).

Le phénomène n'est pas nouveau
, il daterait selon les experts de la promotion de la connerie comme atout majeur du snobisme.
Ainsi, lorsque Haneke mixe La Guerre des Boutons et Les Dix Petits Nègres, étonnamment personne ne trouve cela "convenu". Mais actionnez le levier "Hollywood", par exemple en évoquant Avatar, et paf, les intellectuels des réseaux, absolument pas conditionnés, eux, glosent "Pocahontas chez les Schtroumpfs". Faut dire qu'avec des êtres bleus dans un film nommé "avatar", ce serait trop convenu de brailler "Vishnu". Le peuple ne peut avoir accès à Vishnu. Le peuple, selon les bonnes gens qui savent reconnaître le bon goût, ne peuvent qu'accéder à Pocahontas et à Peyo, donc pourquoi se donner la peine de voir plus loin que sa propre inculture ? Que son propre conditionnement ?

Mais oui, pourquoi ? Rendez-vous compte des dégâts : on n'entendrait plus qu'un film qui ne peut se voir qu'au cinéma, exclusivement au cinéma, obligeant la population à se bouger massivement en salles à l'époque de la HD, du home cinema et du téléchargement, ne serait pas une "révolution".

On n'entendrait plus les spécialistes nous expliquer que des entrées augmentant de semaine en semaine ne seraient dues qu'au marketing, et non au bouche-à-oreille, concept dépassé à l'heure des exploitations éclaires bâties sur le… marketing (étrangement ces spécialistes ont toujours du mal à décrypter pourquoi cette croissance des entrées ne s'effectue pas pour les autres blockbusters si tout ne tient qu'au marketing).

Et surtout on n'entendrait plus les caricatures de cinéphiles blasés démontrer qu'ils ne savent pas vraiment de quoi ils parlent. Extrait : "Là, le garçon s'est dit "Bon, le gros bateau qui coule pendant quatre heures, c'est fait, qu'est-ce que je peux faire maintenant ? Si je créais de toute pièce une planète, ah oui, ce serait sympa. Et puis maintenant il me faut un défi technique à la hauteur de mes ambitions et de mon génie. Si je ressortais une technique des années 50 qui n'a jamais fonctionné, et que j'en faisais l'avancée technologique la plus rentable de l'histoire du cinéma ?"

Faut-il lui révéler que l'avancée qu'il ne voit pas consiste précisément à compenser les défauts qui empêchaient la projection 3D de fonctionner ? Et qu'a priori cela marche plutôt bien vu le box-office. Box-office qu'il dénonce, normal, cela va à l'encontre de son point de vue. D'ailleurs on y récupère habilement le succès public du film pour sous-entendre que lorsque Cameron se mit à bosser ses équipements 3D il y a dix ans avec des documentaires, il savait bien évidemment que cela allait être rentable (mais si nous devions pointer toutes les touches cyniques de cet article, fleurant l'amour du cinéma et de l'intégrité critique, on y serait encore en 2011).
Avouez, ce serait dommage de ne plus lire ce genre de catilinaire : "J'ai tendance à généralement ne pas mettre Jimbo dans la case des incompétents (même si, effectivement, vous avez raison, jeune fille en rouge au deuxième rang, il y a eu Titanic...)."

Vous voyez, nous sommes encore en 1998, les habitués des salons de discussions commencent à comprendre que dorénavant sur le Net se rejoueront les mécanismes sociaux des salons de thé, où snobs, contempteurs et wanabe rebelles tenteront de persuader leurs publics que le lustre de leur personne et la sauvegarde des préjugés rétrogrades passent avant une certaine idée de l'honnêteté intellectuelle.

Bresson voulait "opposer au relief du théâtre le lisse du cinématographe".
Maintenant que le cinéma est en relief, la nature a déjà trouvé quoi lui opposer : les cinéphiles ayatollah allergiques au progrès. Et comme la nature fait bien les choses, ils sont complètement lisses.



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 1 Posté par Kalu le 04 janvier 2010 à 08:53 | website

J'avais déjà lu certaines de ces critiques. Outre le fait que je soit absolument en désaccord avec ces dernières (après on fait ce qu'on veut), je trouve qu'elles relèvent pour la plupart d'une mauvaise foi assez affligeante. 
 
On s'en fout, nous on sait que Pandora existe et qu'elle nous attend.
 2 Posté par Noonsa le 04 janvier 2010 à 11:08

Excellent éditorial, aussi bien écrit que pensé, dans la veine du texte qui m'a fait découvrir et aimer votre site. 
 
Manifestement, il faudra désormais "lutter" contre la crétinerie d'une tendance d'Internet, allez, préférons hypocrisie ou mauvaise foi... qui étendent leur influence aux médias classiques, ceux-là mêmes figés dans leur démagogie. 
 
Je me tiens à une règle depuis un moment: ne pas tenter de discuter via Internet. Un message et puis s'en va. Fondamentalement un peu triste, mais salutaire.
 3 Posté par brotch le 04 janvier 2010 à 12:18 | website

Bien d'accord avec vous. La bonne pose, la meilleure manière de se distinguer artificiellement, consiste à attaquer les bonnes choses et défendre la bêtise, à l'aide d'un discours mâtiné de cynisme et d'ironie de pacotille. Les dandys du net n'ont cure de leur sujet. Ils ne pensent qu'à leur pose, qu'au spectacle qu'ils sont sensés offrir, et à leur réputation. Encenser un film comme Avatar, qui agit comme un tsunami, qui rend caduque toute critique négative par la puissance qu'il dégage, cela fait tâche dans le tableau de leur ego trip. 
 
Alors, comme à chaque fois qu'ils sont confrontés à quelque chose de trop grand pour eux (ce qui arrive souvent), ils prennent le parti inverse du bon sens. Si c'est pas bien, alors c'est nul. Ainsi voyons-nous se multiplier depuis deux semaines, les tentatives grotesques de persuader les masses rêveuses, qui reviennent par millions chaque jour de Pandora, qu'ils se sont fait avoir par le marketing. Aimer Avatar revient donc à être un mouton consommateur, le détester, c'est être clairvoyant. Cette capacité toute moderne de flatter les bas instincts des personnes, de jouer de leur orgueil pour les retourner contre leurs propres goûts et opinions, cela s'appelle de la propagande. C'est con, c'est primaire, donc ça marche dans bien des cas. 
 
C'est admirable de constater combien, depuis cette fameuse années 1998, ce processus idéologique a servit la bien-pensance et a combattu toutes les oeuvres et les messages dignes d'intérêts qu'on a vu porté sur grand écran. La véritable subversion, la contestation fondamentale des sociétés modernes, est désormais étouffée par ceux-là même qui se proclament rebelles. 
 
2009 laisse quand même un arrière-goût de fin de civilisation.
 4 Posté par vinouz le 04 janvier 2010 à 12:40

Moi j'lis plus les critiques. C'est malheureux d'ailleurs, et c'est le cinéma qui y perd puisque j'y consacre moins de mon temps et de mon argent, faute d'une référence valable qui me ramène au grand écran régulièrement (et je pleure mes 16 ans, quand Télérama m'etait intellectuellement agréable). 
 
J'ai été voir Avatar sur bande annonce, grâce à une compagne insistante et dont j'estime l'avis. 
 
Je n'avais simplement jamais été au cinéma. 
Je ne le savais juste pas.
 5 Posté par Kalu le 04 janvier 2010 à 12:42 | website

Juste pour dire que ce dénigrement d'avatar jugé niais, classique, idéaliste me fait penser à une autre personne, dénigré de la sorte, car profondément humaniste. Il est aujourd'hui encensé à l'occasion de sa mort venue trop tot. 
 
Camus rules!
 6 Posté par Beurk le 04 janvier 2010 à 14:57

Trop de la balle cet edito mais quand même moins powerful et pas assez fou que ceux de mon mag papier préféré (*). 
 
Vous avez encore de la marge de progression courage :zzz  
 
;)  
 
(*) et puis c'est écrit trop petit comment ça contrôle la molette ?
 7 Posté par Ulysse le 04 janvier 2010 à 15:36

Aah, c'est cette Ouvreuse qui me manquait.  
 
D'ailleurs, brotch sera d'accord avec moi, ce qui est génial avec Cameron c'est qu'il ne se pose pas les mêmes questions que les autres. Coppola c'est pareil, leur pratique du cinéma est en avance sur toute théorie. Je pense pas que Cameron ait voulu faire quelque chose de fondamentalement contestataire, je crois qu'il a dépassé ça et que ça ne l'intéressait pas de marteler un message, quel qu'il soit, son film va bien plus loin.  
 
Cameron a construit Avatar sans étalon, sans dénominateur commun avec ce qu'il y a déja derrière lui, ce qu'il a déja fait ou voudra faire. Il s'en inspire, mais il reconstruit ses propres règles, ses propres problématiques, à partir de son pur génie. Moi j'admire ça. Et c'est pour ça qu'on peut pas accuser Cameron d'avoir "joué le jeu" d'Hollywood.
 8 Posté par brotch le 04 janvier 2010 à 21:45 | website

@Ulysse 
 
"Je pense pas que Cameron ait voulu faire quelque chose de fondamentalement contestataire, je crois qu'il a dépassé ça et que ça ne l'intéressait pas de marteler un message, quel qu'il soit, son film va bien plus loin." 
 
Cameron, comme Coppola, vise l'essentiel. C'est à dire qu'à travers ces films, il veut montrer un petit bout de vérité sur ce monde. Seule la vérité est révolutionnaire, et il n'y a pas subversion plus grande que de lever le voile sur un des mensonges dont s'habille le siècle. La subversion ne se résume pas à une pose, une manière de dire et de paraître, comme l'intelligentsia contemporaine veut nous le faire croire. 
 
La vraie rébellion, ce n'est pas marteler un message, c'est mettre dans un même élan de la pensée et de l'action. Quand Cameron montre la transformation de Jake en Na'vi, il ne fait pas autre chose que de nous inviter à le suivre, c'est-à-dire à nous extraire de l'illusion moderne et retourner au réel, à la vie pleine et magnifique. Je crois qu'on ne peut pas concevoir message plus subversif et dangereux pour la civilisation occidentale, que celui-ci.
 9 Posté par Manna Marie Weasley le 05 janvier 2010 à 11:05

Je m'en veut de ne pas avoir aimé Avatar.
 10 Posté par Matière grise le 05 janvier 2010 à 12:56

Matierefocale.com .... Avec un tel calembour fallait pas s'attendre à des merveilles. Sinon deux passages qui m'ont marqué : 
 
"Ici, il s'agit de post-post-colonnialisme moralisateur, où on nous explique que "les Bleus sont des humains comme les autres"" 
 
Ca me fait penser que j'ai lu un article disant que Avatar était un énième film servant à exorciser la culpabilité blanche : http://melanine.org/article.php3?id_article=370 (et y a pas de commentaires sur le site de cette sale blanche) 
 
Et pour revenir à matierefocale, qu'est ce qu'on est en droit d'attendre d'une personne qui déclare : "AVATAR n'est pas un bon gros block-buster malin, comme pouvait l'être celui d'un réalisateur de la même trempe comme John McTiernan, qui en a fait aussi des bons et des mauvais films, à savoir LAST ACTION HERO!" C'est mal écrit et c'est surtout une preuve de plus du crétinisme volontaire et du refus de réfléchir inhérent à tant de scatophiles... oups, cinéphiles.
 11 Posté par Reda le 05 janvier 2010 à 14:05

Déjà, appeler on site matièrefocale, ça annonce explicitement des articles de merde.
 12 Posté par Ulysse le 05 janvier 2010 à 20:37

"La vraie rébellion, ce n'est pas marteler un message, c'est mettre dans un même élan de la pensée et de l'action. Quand Cameron montre la transformation de Jake en Na'vi, il ne fait pas autre chose que de nous inviter à le suivre, c'est-à-dire à nous extraire de l'illusion moderne et retourner au réel, à la vie pleine et magnifique. Je crois qu'on ne peut pas concevoir message plus subversif et dangereux pour la civilisation occidentale, que celui-ci." 
 
 
Nan justement là j'te suis pas. Pas sur le fond d'la question, mais sur sa prégnance. Avatar remue pas grand chose d'idéologiquement subversif en fait (selon l'interprétation que tu en fais). Personellement je pense que les fantasmes de retour à la nature et à la communion animiste c'est un tas de merde snob et inconsciente, mais c'est pas la question. La question, surtout, c'est que c'est quand même super à la mode depuis 68 ce genre d'opinion, tu crois pas ? Enfin, on se flagelle beaucoup quand on est occidental, avec Avatar comme avec Lord of War, ou pléthore de film appellant aux "vraies valeurs". C'est in de se conspuer, de prier pour la décroissance, je crois. Enfin en tout cas admet que c'est quand même un message facile à faire passer, qui mouille pas beaucoup et qu'on trouve dans un édito sur trois le mercredi matin.
 13 Posté par Dr Devo le 05 janvier 2010 à 21:32 | website

Je suis outré, et amusé! 
 
Bon, sur le fond, je suis triste une fois de plus, et d'autant plus que je connais bien un des auteurs de l'Ouvreuse (et c'est un gars charmant avec qui jaime à discuter,) que le simple fait d'emettre une opinion différente paraisse être un pêché. On n'avais pas non plus aimé MILLION DOLLAR BABY à Matière Focale, et on s'était fait insulté, sans parler de gout ou de critique, on s'était fait insulter pour avoir osé dire qu'on n'aimait pas, même si on argumentait.  
 
Maitère Grise, allz vous ballader sur notre site. Allez voir les articles sur Pollet, sur AU PAYS DE LA MAGIE NOIRE (une grosse serie Z philipaine), sur Straub,, sur Dumont, sur Blier, et sur les blockbusters que nous avons critiqués. Vous verrez que Godard ou Michael Bay sont citiqués avec subjectivite certes, mais avec le même soin, jamais en trois phrases. Et surtout, ils sont critiqués avec subjectivité et la même passion. 
 
Je ne suis pas un anti-cameron primaire même si je preferre sa premiere periode (relisez l'article bon sang, je dis même le contraire!). Mais je suis triste, triste, triste, triste et bouleversé de voir que simplement opposer un avis contraire suffit à nous trainer dans la merdre. On peut, je pense, n'être pas daccord et continuer à discuter. Je suis toujours retourné de voir qu'on peut detruire un site entier et ses 1000 articles (moyenne 20,000 caractéres, onc bien plsu logn que 95% des articles de cinéma de la blogosphére) sur un jeu de mot (assumé par moi d'ailleurs, createur du site!). Bref arriver à dire qu'un site qui porte le nom du mien ne peut faire que le la merdre, je trouve ca triste. 
 
Matiere Grise, lisez mes articles sur Innocence, Inland Empire ou sur le Klimt de Ruiz, et osez ensuite me parler de style... 
 
 
Non je ne fais pas un site pour les pro-ceci ou les anti-cela. Oui je dis mon avis. Oui j'espérais qu'il soit pris comme un avis de gentleman, et quon rigole ensemble de nos différences de jugements, et de nos differences de vision du cinéma. Au lieu de ça, haine insulte, mépris... 
 
Que dois-je dire pour vous plaire? Vous voulez que je retire mes paroles disant que la mise en scène me semblent plate dans AVATAR? Vous voulez que je vous dise que j'e n'ai pas eu pendant la séance l'impression de me retrouver devant des carricatures négres du siécle dernier, et cela meme quand je vois tres bien que Cameron est un type tout connement plus naif que mechant? 
 
J'aimerais vous le dire, mais ce serait malhonnête car ce ce ne nest pas ce que je pense pense sur ce film et plus encore, ce n'est pas ce que jai ressenti pendant la projo... 
 
Je suis triste... 
 
Mes amitiés en tout cas à celui dans le staff de l'ouvreuse que jai la chance de croiser dans la vie réelle! 
 
Dr Devo. 
(webmeistre de matierefocale.com) 
 
 
PS: je rêve d'un dialogue cinéphile détendu. 
 
 
PPS: "l'echec ou le succés d'une oeuvre arrive toujors pour de mauvaises raisons"
 14 Posté par nicco le 06 janvier 2010 à 06:26

Et pour ma part je suis attristé que vous pensiez que ce sont les différences d'opinion chez certains de nos confrères qui motivent cet article, mais pas vraiment surpris. 
 
Simplifier ainsi le débat est tout aussi méprisant que balayer des phénomènes culturels par l'adjonction de mots clés tels que "blockbusters", "parpaing", "incompétent", "rentable", "mainstream", etc.  
 
La haine, l'insulte et le mépris, je les vois dans ces mots-là. Dans cette manie de nier l'histoire d'un projet pour mieux jeter en pâture les idées et préjugés que ce type de production draine chez les internautes toujours enclins à désirer des "dialogues détendus" mais hermétiques à tout ce qui sort de leur juridiction de spectateur averti. 
 
Pour un dialogue cinéphile détendu, il faudrait aussi écouter ce que dit le public, avant de transformer ce que déplore le petit voisin.
 15 Posté par Weta le 07 janvier 2010 à 14:26

Bonne et heureuse année 2010 à toute l'équipe de L'Ouvreuse. 
 
Je tenais à faire mon mea culpa concernant Avatar. Et vous dire que j'arréterais de douter des mois à l'avance sur certains longs métrages. 
 
Encore une fois mille excuses.
 16 Posté par nolan le 07 janvier 2010 à 23:49 | website

Bonsoir nicco de l'Ouvreuse,  
A vous lire, j'ai l'impression qu'il y a un complot de bloggers (français) ultra-nocifs anti-Avatar. Mon Dieu. 
Je me souviens, à la sortie de Jurassic Park, d'avoir vu des micro-trottoirs à la télé avec des mecs qui disaient : "j'irai pas voir cette merde parce que c'est une grosse machine hollywoodienne". Pareil pour le Batman de Burton, Apocalypse Now de Coppola. C'est une réaction évidemment injuste (et un peu con) mais le temps fait son travail : on oublie les aigris et le film est réévalué.  
Pourtant, le matraquage publicitaire, la promotion qui vous prend à la gorge existe. Et parfois (souvent ?) pour des films tout-à-fait médiocres ou très peu ambitieux. Ce n'est donc pas surprenant de voir ce genre de réaction épidermique. Mais bon c'est votre ligne éditoriale que de dénoncer cela...  
Et puis, il y a ceux qui trouvent le scénario "convenu". Et là, désolé, mais je suis tout à fait d'accord (je choisirai plutôt le mot "calibré" et ça n'a rien de méprisant). 
Et vous avez vu Tetro ? La trame est classique et mais le traitement majestueux. 
Bonne année, c'est quand les Esquimaux Euhouards ?  
nolan
 17 Posté par Macfly le 08 janvier 2010 à 12:26 | website

"Pourtant, le matraquage publicitaire, la promotion qui vous prend à la gorge existe. " 
 
Nolan, étant donné ton surnom, tu vas peut-être pouvoir m'expliquer pourquoi le matraquage de grosse machine hollywoodienne prend à la gorge avec Avatar alors qu'il ne pose de problème à personne quand il s'agit d'un film à 185 millions de dollars comme "The Dark Knight" ?
 18 Posté par McLovin le 08 janvier 2010 à 12:50

Ce qui est pas mal c'est que souvent les aigris oublient eux même qu'ils l'ont été... Ca me fait bizarre d'entendre citer Terminator 1 ou 2 comme argument pour dire que Cameron à régressé, comme si ces films avaient toujours été unanimement considérés comme des chef d'oeuvres. 
C'est cette propension à l'aveuglement et à l'amnésie d'une partie des cinéphiles, qui nous ressert tellement souvent les mêmes arguments que ça en devient prévisible, qui finis par être lassante. 
 
Alors quand en plus ce même type de personnes ne se gêne pas pour affirmer son mépris envers un autre type de spectateurs car vous comprenez, vous vous ne vous intéresser qu'à la technique et aux SFX, eux ils leur en faut plus pour qu'un film leur plaise, ils sont au dessus de ça, tout en étalant leur méconnaissance du processus de création (confondre histoire et scénario, n'avoir aucune idée d’en quoi consiste un découpage…), ça peut devenir vite très rageant. 
 
Du coup de mon côté je suis quand même bien content de pouvoir lire ce genre de papiers, qui n’est finalement que peu face à la flopée de pseudo intellectuels balançant des jugements à l’emporte pièce pour montrer que à eux on ne la fait pas.
 19 Posté par nolan le 08 janvier 2010 à 18:48 | website

@Mcfly : non, j'en suis bien incapable. 
Mais je peux vous assurer qu'une partie de mon entourage rigolait en voyant les tonnes d'affiches avec la bat-moto en disant "qu'est-ce que c'est encore que cette merde" etc.  
@McLovin : oui, effectivement, les aigris oublient qu'ils l'ont été. Et oui, c'est tout à fait normal de défendre un film. Pour Avatar, la critique est quand même plutôt positive (celle que l'Ouvreuse ne porte pas trop dans son cœur d'ailleurs).
 20 Posté par Bertrand le 09 janvier 2010 à 17:34

"Pour un dialogue cinéphile détendu, il faudrait aussi écouter ce que dit le public, avant de transformer ce que déplore le petit voisin." 
 
N'importe quoi ! et la condescendance, elle est ici !! parce que, je présume, vous êtes plus capable que Devo en ce qui concerne l'écoute du public ? c'est quoi "le public" d'ailleurs ? je serais très intéressé par l'établissement d'un profil sociologique clair et précis. En quoi les critiques de Matière Focale ne feraient pas parti de ce même public ??? et vous qui parlez d'écoute, je présume que vous vous placez en dehors de ce public, puisque vous êtes à même de l'écouter, vous, plein de bienveillance pour le brave peuple que vous regardez de dessus (mais en bien, mais de dessus). 
 
Au moins, c'est clair, on n'a pas le droit de ne pas aimer Avatar, c'est être snob ! tout comme a fortiori on n'a sans doute pas le droit de ne pas avoir ri devant Bienvenue chez les Ch'tis... et vive les procès d'intention ! 
 
Y'a bon Avatar !
 21 Posté par nicco le 09 janvier 2010 à 21:25

Ce qui est clair, c'est qu'il vous est apparemment impossible de saisir que le présent texte n'ordonne point d'aimer Avatar (étrangement j'ai la sensation de me répéter), mais déplore un traitement caricatural et réellement dédaigneux, dans lequel on refait l'historique du projet semaine après semaine en étalant tout le champ lexical anti-bloquebeusteur-naméricain. 
 
Et comme jusqu'à présent de tous les textes négatifs sur le film que j'ai pu lire, un seul était réellement pertinent, j'ai la faiblesse de croire qu'à travers Avatar c'est plus le fantasme du vampire Hollywood qu'on vise que l'objet lui-même (d'où les revirements de "c'est grotesque, c'est trop cher, ça va être un four" à "pfff, trop facile de faire du commercial avec la troidé des années 50")(tiens j'ai encore l'impression de me répéter).  
 
De plus, niveau procès d'intention, votre remarque sur les Ch'tis est de l'orfèvrerie. 
(même si évidemment, au-delà de l'aspect artistique, son immense succès mériterait analyse, mais peut-être serait-ce prendre le peuple de trop haut que de considérer des facteurs autres que bassement marketing, n'est-ce pas ?) 
 
(Alors, il est toujours pas détendu ce dialogue ? Bizarre...)
 22 Posté par Ox le 09 janvier 2010 à 21:30

Si je puis me permettre une remarque, je voudrais juste préciser que globalement, la discussion tourne franchement en rond là, et que cela commence à faire un moment que beaucoup de monde s'énerve pour pas grand chose ( et puis, franchement, parlez en en vous IRL, ça sera beaucoup plus constructif ). 
J'aime beaucoup ce site, et ça me désole de voir que ça tire vers le troll intensif. 
Sinon, très bon papier, auquel j'adhère globalement.  
J'ai aimé et j'aime Avatar, et j'ai ri devant Bienvenue chez les Chtis. Je vois pas en quoi ça ferait de moi un cinéphile moins méritant :) 
Bonne soirée à tous. Keep cool.
 23 Posté par Dr Devo le 09 janvier 2010 à 21:36 | website

Bonjour à tous! 
 
Bah toujours pas d'accord, les amis; Mais je vous comprend mieux. Vous défendez la politique des auteurs qui est un choix respectable, masi absolument pas le mien. 
 
j'aime enormement TERMINATOR, et je trouve le 2 vraiment pas bon du tout, voire complétement médiocre!Par exemple... Je vois bien qu'ici c'est une abérration. bah désolé, ce n'est que mon avis. 
 
Quantà l& critique d'anti-hollywwodisme, je trouve ça réducteur. Visitez le site, vous verrez, le cinéma hollywoodien non seulement occupe une bonne moitié des articles, mais en plus il y en a parmi eux des articles positifs! 
 
maintenant, je ne peux que le dire, pas vous convaincre.  
 
Dr Devo.
 24 Posté par nicco le 09 janvier 2010 à 21:48

Vous le voyez où précisément que c'est une aberration ?
 25 Posté par John le 10 janvier 2010 à 14:04

"Par exemple... Je vois bien qu'ici c'est une abérration. bah désolé, ce n'est que mon avis. " 
 
Dans les points de suspensions entre "par exemple" et "je vois bien", c'est la qu'elle est l'aberration, encore faut il savoir lire entre les points...
 26 Posté par Zug le 10 janvier 2010 à 14:26

"Maintenant que le cinéma est en relief, la nature a déjà trouvé quoi lui opposer : les cinéphiles ayatollah allergiques au progrès. Et comme la nature fait bien les choses, ils sont complètement lisses." 
Lisses comme les poêles Téfal ? ;)
 27 Posté par Oui le 11 janvier 2010 à 22:36

@ nicco : une fois de plus, un édito qui fait de manière abusive des généralités à partir d'opinions que vous êtes aller chercher je ne sais où (fil twitter, compte facebook, blogs influents : êtes vous seulement sérieux ???). 
 
Désolé, mais un simple constat "passif" me fait au contraire dire que les médias "grands publics" (comparativement à des blogs "influents" - qui les catégorise ainsi, vous ?) ont accueilli la déferlante Avatar sans à priori, voire avec un certain enthousiasme : le message sur le spectacle total & révolutionnaire a été, il me semble, abondamment relayé (il serait cavalier de le nier ou de prétendre l'inverse). 
 
(par contre, il est vrai que sur les forums, les spectateurs qui n'ont pas aimé le film lui reprochent principalement un scénario indigent : merci de laisser à tout un chacun la liberté d'exprimer son opinion, qu'elle soit pertinente, justifiée ... ou non).
 28 Posté par nicco le 11 janvier 2010 à 23:19

"A priori, vous n'ignorez plus rien d'Avatar et de ses prouesses techniques. Passez sur le scénario sagement convenu pour embarquer dans un spectacle qui décoiffe." 
 
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Une-selection-de-films-pour-les-vacances-_39382-1198618_actu.Htm 
 
 
"Mais bon, si le scénario est vraiment aussi niais que ce qu’il a laissé présager, autant tabasser la com’ sur le budget du film." 
 
http://www.monsieurlam.com/2009/12/17/avatar-cameron-d/ 
 
 
"Le scénario est très convenu et s’offre quelques personnages un peu trop stéréotypés." 
 
http://tortillafilms.tortillapolis.org/avatar.html 
 
 
"On se dit parfois - surtout pendant les séquences finales, particulièrement convenues - que James Cameron a construit de grandes orgues pour n'y jouer que de la musique de cirque. Mais il suffit de penser à Pandora pour avoir envie d'y retourner, même si l'histoire reste à écrire." 
 
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/12/15/avatar-sur-pandora-tout-est-extraordinaire-sauf-les-histoires_1280904_3476.html 
 
 
"Est-il possible de faire un scénario plus convenu et moins original qu'Avatar, c'est la question qui se pose à moi en sortant de la salle de cinéma." 
 
http://mesecransamoi.over-blog.com/article-avatar-41487040.html 
 
 
"Le scénario est convenu et simpliste." 
 
http://www.lyon69.net/avatar-va-t-il-vraiment-revolutionner-le-cinema/2009/12/16/ 
 
 
"la technologie est totalement maîtrisée, donnant à certaines séquences, particulièrement stupéfiantes, l'assurance du jamais-jamais-vu, mais l'intrigue est banale" 
 
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/avatar-vu-par-eric-libiot_835043.html 
 
 
"On pourra trouver le scénario un brin convenu car il renvoie aux clichés du genre." 
 
http://leblogcine.fr/critique-avatar-5601 
 
 
"Le scénario est prévisible d’un bout à l’autre de ces 162 minutes. Aucune surprise de taille, aucun rebondissement inattendu. Tout est convenu d’avance." 
 
http://lebuzz.info/2009/12/41922/critique-les-seuls-merites-davatar-sont-technologiques/ 
 
 
"les péripéties sont aussi convenues que prévisibles" 
 
http://www.scifi-universe.com/critiques/12706-57-avatar.htm 
 
 
"En parlant d'histoire, il faut bien reconnaître que le scénario de base d'Avatar est on ne peut plus convenu..." 
 
http://blog-dun-psychopathe.fantasyblog.fr/ 
 
 
"le thème a l'air d'être simple et assez convenu […] Au bout de 2h40 de film, hélas, notre principale crainte s'est déjà vérifiée depuis belle lurette : l'histoire ne sera pas le point fort d'Avatar" 
 
http://www.krinein.com/cinema/avatar-9520.html 
 
 
"Le sentiment est donc mitigé, la faute surtout à quelques personnages risibles et une histoire convenue où le degré émotionnel frise le néant…" 
 
http://www.ingoruptibles.com/article-critique-avatar-james-cameron-41278349.html 
 
 
"Un spectacle convenu, donc, mais total" 
 
http://www.telemoustique.be/tm/le-meilleur-de-la-culture/9250/avatar-notre-critique.html 
 
 
"On peut arguer que le scénario est convenu, et que l'on peut prévoir tout ce qui va arriver tellement les ficelles sont grosses." 
 
http://unbilletparjour.canalblog.com/archives/2009/12/18/16192947.html 
 
 
 
Une manière abusive de constater passivement que cet édito parlait non pas des médias grand public, mais de cette large communauté cinéphile ayant pu voir la version de Pocahontas où les indiens gagnent à la fin. 
 
(mais puisque vous insistez nous allons débâillonner nos otages)
 29 Posté par Banchiviste le 11 janvier 2010 à 23:32 | website

 30 Posté par Oui le 11 janvier 2010 à 23:39

Sérieusement, et sans arrière pensée (je vous assure) : n'êtes vous pas convaincu qu'il est tout à fait possible de faire le même exercice (vain) mais à l'inverse, c'est à dire d'extraire de blogs "influents" (je ne connais pas les trois quarts de ceux que vous citez, soit dit en passant : je ne dois pas faire partie de la "large communauté de cinéphile", apparemment...) des commentaires dithyrambiques à propos du film de Cameron ? 
 
Tout ça pour dire qu'il est peut être amusant d'orienter soit même son propre ressenti des choses, mais que ça n'en est pas plus pertinent. 
 
(quand à vos blogs "influents", les faits laissent à penser qu'ils l'ont toujours été moins que le plan marketing de big jim,le relai fait à celui ci par les médias les plus larges etle bouches-à-oreilles). 
 
Pour être un peu plus polémique (mais à peine, ne vous inquiétez pas) : ne surestimez-vous pas un phénomène dérisoire & négligeable (et en tout cas inopérant, de fait, au vu du succès du film et de son "aura" de "spectacle total & révolutionnaire") ?
 31 Posté par hotei le 12 janvier 2010 à 08:09

De toute façon, que ce soit convenu ou non on s’en fout du moment que c’est bon. 
 
A Christmas Carol, personne ne vient te dire que c’est pas bien parce que l’histoire on la connaît. 
 
Si on s’imagine avant de voir le film, que ça va entre Usual Suspects dans la jungle et que c’est pas le cas, direct on dit que le scénario c’est de la merde. Mais si on est déçu parce qu’on s’imaginait un truc, ben c’est pas la faute du film.  
 
Je pense que la façon dont le film est construit est en grande partie responsable du succès. un autre scenar, un autre découpage, un autre tout ce qu’on veut et t’aurais pas eu le même résultat. Il y a une sorte d’alchimie qui s’opère, un truc spécial, comme quand le mec a la fin de ratatouille mange la ratatouille.  
 
En fin de compte, c’est juste une ratatouille, mais il y a un truc en plus. Au lieu de se dire “ahhh ouais c’est bon, mais quand même, il a mis des tomates dans la ratatouille, c’est vraiment trop convenu.”  
 
Ça serait pas mal de se demander ce qui fait que ça te touche directement.
 32 Posté par nicco le 13 janvier 2010 à 01:35

Bon, en français ça avait l'air déjà compliqué pour certains, alors en anglais... Mais tant pis, je tente : 
 
"Pfff cé le buzz du marqueting de la pub qui fait le succet"  
 
et 
 
"Si ça marche cé rien ka cauze du grand kapital, puis d'abord interroger ce fénomaine cé post-colonialiste ptdr" 
 
 
(Puisque Bertrand était trop modeste pour faire sa promo, voici le lien pour les chanceux qui auraient échappé à cet exceptionnel monologue)
 33 Posté par hotei le 13 janvier 2010 à 05:37

Ce qui est rigolo c’est de se dire que si ça marche c’est parce que c’est la pub, tout en s’étant dit avant la sortie, et même à la sortie, du film que ça ne marchera pas parce que les mecs sont bleus.  
 
Ça a dû être une surprise de dingue en découvrant qu’il y avait de la pub pour le film.  
 
J'imagine le truc, le mec se dit “c’est bizarre quand même, mais pourquoi ça marche ce truc ?” et après des recherches de malade il trouve une pub et se dit “c’est ça!!!!! pub, fric, marketing, mouton.” 
 
C’est bien, ça explique, pas mal de choses. 
Stealth, ça a pas marché parce qu’il y’avait pas de pub.
 34 Posté par Bertrand le 13 janvier 2010 à 16:22

Je ne voulais pas que tes lecteurs puissent constater ton effarante absence d'argument, pauvre Nicco.
 35 Posté par Banchiviste le 14 janvier 2010 à 00:00

Il faudra faire des efforts, cher Bertrand, puisque pour l'instant les "lecteurs de Nicco" ne constatent que la succession de vos contradictions. 
 
Vous pouvez toujours vous draper d'ouverture d'esprit et de bonne conscience sociale au détour de quelques mots biens choisis, votre rhétorique et celle de vos collaborateurs finira toujours par trahir ses relents réactionnaires. 
Quant à votre snobisme, pourtant bien visible dans l'échange que vous avez eu sur Facebook, il est probablement motivé par la même peur que celle qui vous pousse à sauter à la gorge de vos "vrais" contradicteurs; un subtil frisson de panique qui vous saisit à l'instant où vous découvrez que certaines personnes savent lire vos textes et savent comprendre ce qu'ils induisent, par-delà les formules et les effets de style qui font tant plaisir aux "je-veux-être". 
 
Il n'est pas dit que vous ayez même conscience de ce que vos propos induisent. Et les "lecteurs de Nicco" n'ont pas la formation nécessaire pour vous amener à comprendre, par vous-mêmes, la nature de vos contradictions. Autant dire que ce dialogue de sourds peut durer encore longtemps.
 36 Posté par Claytus le 14 janvier 2010 à 16:55

Suite à la "discussion" Facebook, ma curiosité m'a amené chez Bob Critique pour y découvrir cet autre moment de grâce tyrannique de Bertrand et son sidekick 
 
Sidérant.
 37 Posté par McLovin le 14 janvier 2010 à 18:52

Je n'avais que survolé la double critique de matière focale, et du coup un peu de mal à comprendre le fond du problème. 
Après avoir pris le temps de la lire ma conclusion est simple, tout débat est voué à l'échec et donc inutile avec des personnes capables d'étaler ainsi leur mépris pour cette forme de cinéma sans jamais prendre le moindre recul, tout en se complaisant dans leur bêtise et dans un pseudo humour n'étant que le reflet de leur condescendance. 
Bref : cause perdue.
 38 Posté par Banchiviste le 14 janvier 2010 à 19:44

Merci pour le lien Claytus, 
J'aurais ainsi appris que, d'après le très informé Bertrand, l'approche "Djoumi"esque était portée  
uniquement par le commentaire littéraire, du scénario 
:grin
 39 Posté par Beurk le 16 janvier 2010 à 11:23

Franchement lire leur prose me met mal à l'aise et déprimé... :sigh
 40 Posté par nicco le 16 janvier 2010 à 12:49

Bertrand, Bertrand ! Regardez, il est pour vous celui-là : un article condescendant post-colonialiste, empli de mépris envers les masses abruties par le marketing, l'auteur osant l'affront de croire qu'il est plus capable que Dr. Devo en ce qui concerne l'écoute du public, rendant ses observations factuelles caduques, et qui explique que Bienvenue Chez Les Ch'tis est le meilleur film français de tous les temps.
 41 Posté par Bertrand le 16 janvier 2010 à 14:54

Et à part tenter, si péniblement, de me décridibiliser avec ton sarcasme mou (mais bon c'est tout l'esprit de ce site d'outcast non ?), tu as des choses consistantes à exposer, parfois, Nicco ? 
 
 
 
"masses abruties par le marketing"... je n'ai jamais dit ça, c'est dire ta mauvaise foi, ta connerie rigolarde condescendante qui est vraiment insultante, elle, pour le coup le Bob et toi vous ressemblez joliment oui. Je n'ai fait qu'expliquer que le concept de "masse" de "public" ne veut rien dire et ne m'intéresse pas... nuance que tu ne cerneras sans doute jamais, et puisqu'il faut pouvoir alimenter ton sarcasmounet. 
 
Adieu les péteux.
 42 Posté par Ox le 16 janvier 2010 à 16:23 | website

Ca en devient quand même un peu ridicule ces crises d'égo et ces discutions de sourds ( les uns comme les autres ). Et les attaques personnelles à répétition, c'est franchement pas très utile. 
Ca cause de moins en moins cinéma, chez L'Ouuvreuse, ces temps-ci, je trouve.
 43 Posté par elZecchio le 17 janvier 2010 à 19:18

@ bertrand et consorts 
 
C'est quand même rigolo : un argument qui revient souvent c'est "okay les gens vont voir avatar mais si ça se trouve on sait pas mais ils ont détesté. On est pas dans leur tête, comment on peut savoir?"  
 
Bah chais pas... Va sur Allociné, et lis les 10000 commentaires déjà, c'est sympa pour voir grosso-merdo les retours. A l'heure où une personne sur deux va livrer ses impressions sur le net à propos de tout et n'importe quoi, c'est cocasse de lire qu'on ne peut PAS savoir ce que les gens pensent du film.  
 
Et puis ce qui est cool avec un film aussi sensiblement limpide dans ses intentions, c'est qu'on se perd pas dans des discussions sur l'interprétation de ce qu'on voit à l'écran : on sort direct nos idéologies respectives pour se les balancer à la gueule. Ce qui n'est pas un problème en soi, sauf quand les interlocuteurs ignorent (ou font semblant d'ignorer) qu'on ne parle plus du film, mais de notre vision du monde. 
 
Je lis par exemple que le grand public n'existe pas, que le mot peuple est dénué de sens, qu'il n'y a que des subjectivités, qu'il n'y a que des individus qui reçoivent et jugent le film chacun dans leur coin sans que leurs opinions puissent se rejoindre d'une quelconque façon, et que, définitivement, il est incongru d'imaginer que les êtres humains puissent être considérés comme étant une entité parce qu'on est est tous des flocons de neige différents et uniques. On a bien là une vision du monde bien précise qui se dessine, portée sur l'individualité comme valeur cardinale. 
 
Et donc, ça ne m'étonne qu'à moitié de voir que ceux qui portent cette vision du monde dans leurs écrits trouvent Avatar stupide : c'est un film qui propose carrément le discours inverse.  
 
Sauf que là où ça va plus, c'est que au lieu de discuter de nos visions du monde qui s'entrechoquent, les détracteurs bottent en touche en parlant de la forme du film, mal monté, mal réalisé, mal écrit, des assertions balancées sans argument. Le film est mal réalisé point barre... Du coup ceux qui ont apprécié le film (genre moi) se retrouvent coincés dans une non-discussion à base de "même pas vrai, Avatar il est bien écrit" et on se retrouve à essayer de mettre des mots sur l'indicible, histoire d'avoir des arguments (pas évident).  
 
Alors qu'en fait on est dans le cas où on confronte des visions du monde en brocardant les goûts cinématographiques de l'autre, et c'est vraiment absurde et révélateur.  
 
Toute discussion est bonne à prendre. Mais c'est indispensable de savoir avant à quel jeu on joue : on parle cinéma, où on parle de la vision que l'on a du futur de l'humanité?
 44 Posté par S.pirito le 17 janvier 2010 à 19:55

Même sans le net il y a un moyen de savoir si le public aime : le bouche à oreille.  
mais d'après ce que j'ai pu lire chez l'histrion, ça s'appelle à ce moment-là de la "pression sociale". 
 
Toutefois, c'est pas pour autant que "Bertrand et consorts" comprendront que ces arguments qu'ils réclament à corps et à cris n'ont pas pour but de prouver la qualité du film de Cameron (ha cette dénonciation du procès d'intention, quand l'un croit lire que les Ch'tis c'est forcément le kiff, et l'autre que ne pas tout aimer chez un auteur est une anomalie), mais seulement d'illustrer combien il y a quelque chose qui touche le public au point qu'il en redemande. 
 
mais à ce moment-là, si par miracle on accepte ce premier élément objectif, factuel, c'est le concept de public qui sera transformé pour expliquer tout simplement que ça n'existe pas, puisque, ô révélation, il existe des exceptions au sein d'un groupe donné ! ("moi moi moi", comme si faire partie d'une entité devait nous priver de notre personnalité propre...)  
 
On peut aller loin dans le déni comme ça, dans le raccommodage rhétorique, dans la contradiction, la manipulation, le travestissement des propos.  
Et je comprends Beurk, voir de tels procédés dans l'unique but de couper la chique à ses contradicteurs, mus par tant de fiel, ça met mal à l'aise.  
 
tout ça parce que je me demande : s'il n'existe pas de "masse", comment peut-il naître de la "pression sociale" ? 
 
La solution à l'énigme est toute trouvée pour Bertrand : la question n'existe pas, il n'y a que du sarcasme. 
Epic win.

Ouvrez-la ! Avec pertinence et correction. Tout troll sera automatiquement supprimé.
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