Edito

      "On dit souvent que Télérama dégomme systématiquement le cinéma populaire. Pas toujours. Télérama a aimé Amadeus, Trois Hommes Et Un Couffin ou Le Père Noël Est Une Ordure..."
Lire l'édito de l'été...
 
Humains + Mutants Suggérer par mail
Critique par ZUG le 30 avril 2009

C'est ça la France ?

Affiche Humains
En ce moment, notre doux pays se fait bien plus remarquer par la vigueur sans cesse renouvelée de lois de plus en plus liberticides (politique d'immigration inique, contrôle et surveillance d'internet...) que par la vitalité de son cinéma d'épouvante. Et ce ne sont pas Humains et Mutants qui vont changer la donne.

Le professeur Schneider (Philippe Nahon) et son fils (Lorant Deutsch) partent en expédition dans les Alpes Suisses, plus précisément la contrée du Lötschental, enquêter sur une découverte scientifique qui pourrait remettre en question l’évolution de l’espèce humaine telle que nous la connaissons : Sara Forestier est tout simplement une actrice insupportable.
Rejoints par une famille partie en randonnée, ils vont alors être aux prises avec une nature sauvage et le folklore local dont le carnaval célèbre les figures primitives des tchagattas pour un voyage mouvementé.
Alléché par la promesse d’un film basé avant tout sur l’opposition de caractères forts au sein d’un environnement propre à exacerber les tensions auquel une dimension fantastique soulignera la fonction allégorique, le spectateur en mal de sensation déchantera bien vite. Pétri de bonnes intentions, la première réalisation des spécialistes en effets-spéciaux que sont Molon et Thévenin  est d'une laideur effroyable, les paysages suisses ne sont jamais mis en valeur par la réalisation et la photo. On sent bien des références mal digérées et balancées dans le but de drainer la plus large audience possible, celle des films de genre, mais ce ne sont que de vagues réminiscences du Projet Blair Witch, de Délivrance, sans que ces emprunts parviennent à s’inscrire dans le récit. Peu énergique et en roue libre, truffé d’ellipses masquant mal un scénario bouffi d’incohérences, une direction d’acteur inexistante, la sortie d’Humains sur les écrans ne cessent d’étonner tant le produit final s’apparente plus volontiers à un téléfilm. On ne lui demandait pas de révolutionner le genre en France mais seulement d’arriver à transcender ses faibles moyens et redoubler d’inventivité narrative et visuelle pour au moins sortir satisfait du spectacle.

Et malheureusement, cette dernière phrase peut aussi servir pour définir le film de David Morley, Mutants qui bien que visuellement plus abouti, souffre des mêmes tares.

Humains
« Hou purée, tu as détéré l'esprit critique français ! Remets-le à sa place, ça porte malheur ! »


Affiche MutantsAu détour de la campagne de propagande, pardon de promotion du film, la surmotivée Hélène De Fougerolles, qui telle un VRP sous amphét' essaye de nous convaincre que ce film c'est de la bombe, lâcha ceci : "Il y avait des scènes pour lesquelles je ne savais pas trop ce qu'il (Morley, ndr) voulait"

Des propos en forme de révélation sur la liberté d'action offerte aux acteurs ou plutôt qui souligne la quasi absence de direction d'acteurs. Que se soit la "prestation" de Marie-Sohna Coudé en agent du G.I.G.N jamais crédible, le miscasting des mercenaires rejoignant le couple de héros ou même Francis Renaud qui en fait des caisses, le film, résolument attaché aux tourments de ses protagonistes, s'en trouve irrémédiablement plombé, De Fougerolles parvenant seule à s'extirper du marasme en jouant juste. Sans être une purge visuelle (la photo et les maquillages sont plutôt pas mal) Mutants n'arrive jamais à impliquer émotionnellement le spectateur ou créer la moindre tension pour des personnages insipides. Conscient qu'il évolue en terrain plus que balisé, Morley tente bien de se détacher des références inévitables en centrant son récit sur la désagrégation progressive et inéluctable du couple formé par Sonia (Hélène De Fougerolles) et Marco (Francis Renaud), figurant ici le dernier bastion d'humanité pour l'instant épargné parmi le monde apocalyptique dépeint. Un point de vue déjà au coeur du remarquable 28 Jours Plus Tard de Danny Boyle et magistralement exécuté puisque le réalisateur doublait la menace pesant sur le petit groupe de survivants avec des militaires pire que les infectés car possédant encore leurs facultés mentales. Avec Mutants, Morley ne fait que loucher du côté de son illustre modèle et échoue complètement dans la mise en place d'un danger palpable et démultiplié. De plus, la première moitié nous entraîne dans une sorte de revival du pire du cinéma d'ôteur français puisque les échanges Sonia / Marco instillent l'étrange sensation d'assister à un drame situé dans un deux pièces/cuisine au pays des zomblards. Bref, on s'ennuie ferme. Et ce n'est pas faute d'avoir tenté un développement comparable à celui de La Mouche mais il y a encore du boulot pour atteindre la beauté et l'horreur viscérale de Cronenberg. Et si votre indulgence n'a pas encore atteint son seuil critique, les séquences d'action  et autres agressions devraient finalement en avoir raison tant elles sont peu convaincantes ou mémorables. Trois mois après sa vision à Géradmer ne persiste qu'un souvenir de confusion, la faute à l'utilisation de la shaky-cam qui en limite l'impact et une exécrable gestion de l'espace. A ce titre, il est dommageable de constater que la volonté de donner une identité visuelle au métrage avec ces paysages enneigés et ce sanatorium désaffecté soit peu probante tant le décor est sous-exploité. Le manque de moyens financiers ou temporels ne pouvant tout excuser. C'est le propre des réalisateurs de talent de transcender les contraintes inhérentes au métier. En 1988, Carpenter tourne avec le budget petit déjeuner d'une prod' Besson le terrifiant Prince des Ténèbres. D'ailleurs, mis à part quelques films, on ne peut pas dire que les budgets des chef-d'oeuvres de Carpenter soient mirobolants.

Mutants
« Ha ouéééé, ça fait du bien, vas-y, là, plus bas. »

Certes, Mutants a au moins le bon goût de ne pas se complaire dans un délire potache à la Paris by Night of The Living Dead ou un métrage cloisonné dans des références dont il ne parvient pas s'extirper (Personna Non Grata) mais il est difficile de considérer Mutants comme un parangon du genre à la française.

Alors, défendre le cinéma de genre français, okay. Mais pas n'importe quoi et pas n'importe comment. Encore faut-il s'entendre sur la dénomination "cinéma de genre". Certains n'envisagent par ce terme qu'une de ces composantes, à savoir le film fantastique et/ou d'horreur. Sam Spade en parle très bien et dresse un bilan de la situation très instructif.
Une vision réductrice mais compréhensible lorsque c'est le crédo de votre publication. Ce qui l'est moins, c'est le manque d'objectivité patent face aux productions francophones, ce que certains propos laissent aisément transparaître, comme s'il fallait défendre ce genre coûte que coûte. Une façon comme une autre de se construire une identité mais elle est à fortiori biaisée.
Bien qu'imparfaits, des oeuvres comme Maléfique, A L'Intérieur, Haute Tension ou Martyrs sont appréciables et de qualité mais la dithyrambe dont certains ont bénéficiés (de la part de Mad Movies - Edit de l'auteur) est parfaitement déplacée. En montant au créneau pour la moindre bande horrifique française même ratée, et objectivement, il est difficile de considérer autrement Mutants, on obtient des effets pervers. C'est le genre qui se trouve décrédibilisé d'une part aux yeux d'un public de profanes que l'on veut persuader de sa qualité, d'autre part auprès des fans du genre à qui l'on essaie vainement de vendre une bonne santé factice de l'horreur à la française. Bien sûr qu'il faut soutenir les jeunes réalisateurs surtout face à des producteurs déjà peu enclin à financer la moindre bande transgressive mais sans pour autant réduire le cinéma de genre à l'horreur. Pour Elle, L'Ennemi Intime, Nid de Guêpes, 99 Francs, Oss 117, Amen, Louise-Michel, etc., sont des exemples récents et probants que la France est capable de faire du cinéma populaire de qualité et animé par un véritable projet de réalisation. En le rapportant exclusivement à sa branche la plus graphique, on ne fait que perpétuer un raccourci sémantique déjà bien installé et propice à une ghettoïsation nuisible.
Et puis, comment ne pas sourire lorsque ceux qui déclarent Mutants comme le nouvel étalon du genre en France (Mad Movies) sont les mêmes qui considèrent "30 Jours De Nuit l’égal de The Thing, soit l’un des meileurs films fantastiques réalisés depuis 25 ans" , encensent Twilight, notamment, parce que  "les passages de séduction se distinguent ainsi par un lyrisme exaltant et solaire…" ou qui voient du Spielberg (?!) dans Prédictions ? Il n'est pas saugrenu de penser que cette mise en valeur ne fait que masquer l'absence d'un véritable cinéma d'horreur français, seulement capable de livrer sporadiquement quelques bandes azimutées et encore bien loin de concurrencer la puissance et la constance des espagnols ou des anglais.

Affirmer le contraire revient à se voiler la face. C'est en reconnaissant enfin nos faiblesses, structurelles et artistiques, que l'on pourra peut être envisagé une alternative valable.
Cela fait mal de l'écrire mais nos deux derniers représentants hexagonaux ne méritent pas de débourser neuf euros et encore moins l'encre ayant servi à les promouvoir.

Attention, à L’ouvreuse nous n’avons jamais prétendu avoir le monopole du bon goût, de la finesse d’analyse ou de l’humour drôle et dévastateur. Au contraire nous nous remettons en question perpétuellement et acceptons de bonne grâce les critiques. Mais nous, nous efforçons de rester cohérents avec la vision du cinéma que l’on défend et objectifs avec ce que nous en percevons.
Si le cinéma d’horreur/fantastique/d’épouvante de qualité en France n’est pas pour tout de suite, il n’en demeure pas moins que nous espérons le voir émerger le plus rapidement possible. Mas en l'état actuel, est-ce seulement envisageable ?
2/10
HUMAINS
Réalisateurs : Jacques-Olivier Molon & Pierre-Olivier Thévenin
Scénario : Jean-Armand Bougrelle, Frédérique Henri, Dominique Néraud, Silvan Boris Schmid
Production : Vérane Frédiani, Franck Ribière, Nicolas Steil…
Photo : Aleksander Kaufmann
Montage : Manuel De Sousa
Bande originale : Gast Waltzing
Origine : France
Durée : 1h27
Sortie française : 22 avril 2009











3/10
MUTANTS
Réalisateur : David Morley
Scénario : Louis-Paul Desanges
Production : Alain Benguigui, Thomas Verhaeghe
Photo : Nicolas Massart
Origine : France
Durée : 1h25
Sortie française : 06 mai 2009
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 1 Posté par Noonsa le 30 avril 2009 à 10:05

Au nom de la prégnance cependant nécessaire, à rappeler votre omniscience, je me permets de préciser que je ne suis pas tout à fait du même avis sur les films dits de qualités que vous citez... bon, après tout, vous en citez une paire... 
 
Cette quasi-excuse, ce qui vous pousse à rappeler la relativité des goûts, etc, c'est bien ce que j'appelerais à peine provocateur, la "médiocrité" du cinéma français dans le domain qui nous occupe dans cet article: horreur, SF, gore et autres rejouissances. 
 
C'est pourquoi je corrige ma présente phrase! Je souhaitais la commencer par un "Pardonnez-moi..." instinctivement ou par simple politesse au mieux. Et donc, il faut reconnaître que le ciné français dans ce "genre" se trouve loin derrière ces confrères américains et, dernièrement pour moi en tout cas, espagnoles! auteur de perles. 
 
En outre, vous faites bien de rappeler que les considérations financières et temporelles n'expliquent pas tout et n'effacent pas le manque d'audace et de travail, voire l'absence du coup de génie. 
 
Bravo =(
 2 Posté par Noonsa le 30 avril 2009 à 10:14

Ah oui, j'oubliais. Bien qu'un seul exemple ne suffisent pas tirer une conclusion générale, mon dernier film français du genre, Un jeu d'enfans, pourrait illustrer autant qu' autre, la carencé flagrante du manque d'inventivité, de moyen, etc... 
Les critiques dits professionnels (vous les retrouverez sur Allocinoche, restons polis) sont autant lénifiants que connaisseurs, et illustrent par ailleurs la connivence en question. Raisons le mot d'hypocrisie!
 3 Posté par Kissoon le 30 avril 2009 à 11:47

Encore une fois : SVP, arrêtez de dénigrer Mad Movies à longueur d'articles. On l'a compris que vous n'êtes pas d'accord avec le "nouveau" mad, et que vous voulez vous démarquer ... 
 
Une partie des rédacteurs de l'Ouvreuse a fréquenté le forum Mad, pas mal de lecteurs doivent être communs aux deux sites. Tout cela donne l'impression que l'Ouvreuse n'est qu'un "Iznogoud" parmi tant d'autres.  
Or, votre site est bien mieux que ça, si je viens y lire quasi tous les jours c'est bien parce que vous êtes intéressants, et que vous apportez un "oeil" différent sur le cinéma. Vous perdez votre temps à ressasser sans cesse vos griefs contre le Mad Movies actuel, pire cela vous dessert.
 4 Posté par Macfly le 30 avril 2009 à 12:32 | website

Pourquoi tu trouve que ça nous déssert quand on s'en prend à Mad Movies alors que ça ne semble pas te déranger quand on s'attaque à Libé, aux magazines pros, aux cahiers, au Mouv', à Télérama, ect.. ?
 5 Posté par lord-of-babylon le 30 avril 2009 à 13:48

Peut-être parce que ces critiques se déroule dans la rubrique "instant critique" ce qui alors parait normal. Mais il me semblait que la rubrique "critique" se charger d'analyser ou critiquer le film et non pas ceux qui en parlent. Après c'est votre choix (comme c'est le choix de certains de défendre les films qu'ils aiments sans se soucier de l'avis des autres et cela à n'importe qu'elle époque) mais je comprend la réflexion de Kissoon et je trouve ta justification un peu à coté de la plaque Macfly.
 6 Posté par Zug le 30 avril 2009 à 15:18

"mais je comprend la réflexion de Kissoon et je trouve ta justification un peu à coté de la plaque Macfly." 
 
A côté de la plaque ? Je ne pense pas, non. 
Je trouve même légitime dans une double critique sur les derniers représentants du cinoche d'horreur français de mettre en exergue les limites et les contradictions des plus ardents défenseurs de ce genre particuliers. Il se trouve que c'est Mad qui est sur ce créneau et comme ils ont été et demeure, malgré tout (malgré la nouvelle politique éditoriale), une référence incontournable dans le traitement de ce type de films, en parler relève plus de la logique (quitte à parler du ciné d'horreur français, il faut parler de sa réception critique) que de la mise en accusation bête et méchante. Pourquoi remettre en cause une telle "institution" desservirait le site ? Sont-ils à ce point intouchables qu'il est inopportun de proférer la moindre critique à leur encontre ? Et comme le rappelle TRES JUSTEMENT McFly, nous n'hésitons jamais à remettre en cause les autres médias. Ce qui a l'air de déranger ici, c'est que l'on évoque Mad dans une critique de films. Faut-il rappeler qu'une critique n'est pas forcément négative ? Je m'attendais à ce genre de réaction. Et je suis sûr que si on reprend toutes les archives de l'Ouvreuse, on s'apercevrait que l'on parle bien plus en mal de Libé ou d'autres mags que de Mad Movies. 
C'est un peu le même problème que le ciné d'horreur héxagonal, pourquoi passer sous silence les défauts et incohérences de la position de Mad ou d'autres mags spécialisés (on est pas sectaires)?
 7 Posté par Repas de Famille le 30 avril 2009 à 15:25

Ah mais vous parliez de Mad? C'était dur à dire, c'était marqué nulle part dans la critique.
 8 Posté par Zug le 30 avril 2009 à 15:38

Oui, je n'ai pas mentionné le nom de la revue, seulement quelques appréciations glanées dans leurs pages. Aurais-je dû, ai-je eu raison ? cela n'a pas empêché les "fans" de reconnaître les références. 
Ceci dit, si je n'ai pas mentionné explicitement Mad c'est que le but de l'article n'était pas de polémiquer sur la revue (chose que l'on nous reproche de faire trop souvent, alors qu'en fait pas tellement) mais bien d'évoquer la situation du cinoche d'horreur en France. 
Mais cela n'a pas empêché certains de nous reprocher une attaque de plus...
 9 Posté par lord-of-babylon le 30 avril 2009 à 16:08

===> Sont-ils à ce point intouchables qu'il est inopportun de proférer la moindre critique à leur encontre ? 
 
 
Pas du tout et bien au contraire je pense simplement que cela n'a pas sa place dans une critique de film. Comme je le dis dans mon message dont tu ne quotes que la fin alors que le début me semble tout aussi important (puisque qu'expliquant en quoi la réponse de MacFly n'est pas pertinente). Continuer à critiquer cela est normal, pertinent, sain ou débile parfois mais c'est un choix que vous assumez depuis le début pas de souci. Mais je trouve que cela n'a rien n'a faire au sein d'une critique de film. 
 
Si le sujet du traitement médiatique du cinéma d'horreur français t'intéresse il est alors plus pertinent de l'aborder au sein d'une chronique à cet effet. Je trouve de plus que ne pas citer Mad dans ton texte alors que tu reconnais clairement (dans tes posts ou tes exemple cités) que c'est cette revue qui est visée est une maladresse. Quitte à critiquer autant assumer totalement et cité clairement. Pour être franc tu annonces que tu t'attendais à ce genre de réactions, je pense pour ma part que tu la recherchais.  
 
Après c'est un point de vue. J'estime qu'une critique de film doit se focaliser sur le film et non ses a cotés. Toi non. On va pas en faire un drame mais ne vous étonnez pas alors des reproches qui peuvent arriver.
 10 Posté par Noonsa le 30 avril 2009 à 17:35

Ne pas citer de critiques de film dans un article de critique de film? L'incohérence du raisonnement me semble sauter aux yeux. Un film n'est pas un objet abstrait qui se suffit à lui-même, destiné à n'être projeté dans une salle obscure et de ne pas en sortir... Sa substance recouvrant les murs. Ce serait refuser le principe même du cinéma! Son universalisme, sa définition de média, sa fonction culturelle, intellectuelle, etc. Il s'inscrit dans une société d'échanges, de partage... L'auteur d'une oeuvre délivre une message. Discuter de ce message en est le but. Bref... 
 
Adepte de films d'horreur et compagnie, mes dernières lectures de Mad Movies remontent aux années... 80 si je n'm'abuse. Ne pas les citer peut poser un problème de compréhension, regrettable. Mieux vaut dissiper toute ambiguïté il est vrai. Et puis, journalistiquement c'est un passage obligé. Et enfin, assumer sa ligne directrice se fait en totalité, pas à moitié. Y a rien de dramatique, je penseque vous auriez tout à gagner à citer ce genre de référence, quitte à faire pleurnicher.
 11 Posté par Kenny Nodens le 30 avril 2009 à 18:20

Pfouuuyayaaaa! J'ai arrêté de lire Mad Movies quand Rafik Djoumi est parti... Mais là, ça m'a donné envie de les relire... 
Pour en revenir au cinéma fantastique français, doit-on se résoudre à croire qu'on n'est pas doué pour ça, les français, culturellement parlant? Ou que les producteurs français n'y croient pas du tout...? Enfin, plus depuis "La Soupe aux choux"...
 12 Posté par Bayeur le 30 avril 2009 à 21:13

Zug a dit : "Et je suis sûr que si on reprend toutes les archives de l'Ouvreuse, on s'apercevrait que l'on parle bien plus en mal de Libé ou d'autres mags que de Mad Movies.  
C'est un peu le même problème que le ciné d'horreur héxagonal, pourquoi passer sous silence les défauts et incohérences de la position de Mad ou d'autres mags spécialisés ?" 
 
 
parce que ceux à qui ça gratte ne lisent pas les autres revues ou ignorent complètement les autres genres...? 
 
je sais pas, je propose.  
parce que des tas d'analyses comportementales et de diatribes envers divers gonzes et institutions, rien. quelques allusions à Mad, et pouf, vous devenez des jalouses dont le désir fait péricliter votre site.  
 
c'est puissant la monomanie quand on la projette sur l'autre.
 13 Posté par Macfly le 30 avril 2009 à 22:05 | website

Lord, comme ZUG n'a répondu qu'à la conclusion de ton message et que Noonsa a très bien répondu à ton développement, je vais répondre à ton introduction : 
"Peut-être parce que ces critiques se déroulent dans la rubrique "instant critique" ce qui alors parait normal." 
 
Il semble que tu ne nous lis pas avec assez d'assiduité, puisque tu ne t'es pas encore rendu compte que L'Ouvreuse tapait régulièrement sur les critiques dans ses critiques : 
 
* Les Inrocks 
* Télérama 
* Libé 
* Combo DVDRama, Ecran Large, Studio 
* Combo Les Inrocks (encore), Télérama (encore) 
* Encore Télérama 
* Toujours Libé 
* Décidément, qu'est ce qu'ils prennent Libé 
 
 
Ce point étant éclairci, je réitère ma question : pourquoi trouvez-vous que ça nous déssert quand on s'en prend à Mad Movies alors que le Libé-bashing ne semble pas vous poser de problème ? N'est-ce pas un peu illogique, comme raisonnement ?
 14 Posté par Zug le 30 avril 2009 à 22:11

"Continuer à critiquer cela est normal, pertinent, sain ou débile parfois mais c'est un choix que vous assumez depuis le début pas de souci. Mais je trouve que cela n'a rien n'a faire au sein d'une critique de film." "Après c'est un point de vue. J'estime qu'une critique de film doit se focaliser sur le film et non ses a cotés. Toi non." 
Oui parce que parler des à-côtés permet également d'apporter un éclairage que je pense intéressant sur l'oeuvre critiquée. D'ailleurs,dans ma critique du film de Kim Jee-Woon, Le Bon, La Brute et le Cinglé, je reprenais des propos écrits sur d'autres supports : DVDRama, Studio, Ecran Large et pas Mad Movies, tiens. ;)  
La preuve en allant voir là : http://louvreuse.net/Critique/le-bon-la-brute-et-le-cingle.html 
 
Okay, j'aurais peut être dû citer explicitement Mad. Je peux toujours éditer mon article. 
 
"On va pas en faire un drame mais ne vous étonnez pas alors des reproches qui peuvent arriver." 
Non, nous n'en faisons pas un drame. Et le plus beau, c'est que nous ne sommes même pas étonnés ou agacés des reproches qui nous sont faits. Je ne faisais qu'émettre une constatation. Les critiques concernant nos humeurs, nos papiers, etc nous les avons toujours acceptées et débattues. Évidemment que cela fait toujours plaisir de voir écrit que nos articles sont appréciés mais nous aimons autant lorsqu'ils suscitent des réactions plus ou moins énergiques, énervées ou négatives.  
Autrement dit, merci à tous de l'ouvrir ! :)
 15 Posté par Zug le 30 avril 2009 à 22:13

Ah zut, McFly a été plus prompt et plus complet que moi sur ce coup là !
 16 Posté par lord-of-babylon le 01 mai 2009 à 00:05

===> Ce point étant éclairci, je réitère ma question : pourquoi trouvez-vous que ça nous déssert quand on s'en prend à Mad Movies alors que le Libé-bashing ne semble pas vous poser de problème ? N\'est-ce pas un peu illogique, comme raisonnement ? 
 
Alors pour cela tu vois avec Kissoon :grin . J'ai juste relevé que ta première réponse était à coté de la plaque là ou ta deuxième est d'avantage pertinente. Et en effet je ne lis pas tout vos articles certains ne m'intéressant pas du tout (bon ensuite je sais que c'est votre credo de chercher la logique dans tout raisonnement pour assoir votre opinion mais faut arrêter de croire que l'être humain est une machine et n'est pas dénué de passion le rendant illogique).  
 
La réponse de Noonsa est en effet pertinente* même si je pense que la critique actuelle se tourne d'avantage vers les a cotés que vers ce qui est vraiment important lors d'une sortie et outre cela j'ai pas l'impression que tous les réalisateur ou scénariste d'un film veulent délivrer un message mais juste raconter une histoire. Mais bon après tout j'ai l'impression que l'approche critique d'un film ca à l'air d'être comme les trous du cul, tout le monde en à un et il est à chaque fois différent. 
 
*particulièrement le 2ème paragraphe et en effet Zug ton texte aurait gagné en crédibilité à citer ouvertement l'objet de tes critique comme tu l'a fait sur ton texte sur le bon, la brute et le cinglé (après tout si vous voulez un raisonnement logique de la part de vos lecteur il faut d'abord avoir un traitement logique et cohérent sur l'ensemble de vos textes) 
 
 
Rien à voir : vous auriez pas un problème avec les codes de vérification ? Ca fait trois posts que je suis obligé de refaire pour cause de code non reconnu alors que je suis certain d'avoir mis le bon numéro
 17 Posté par Macfly le 01 mai 2009 à 12:44 | website

"Rien à voir : vous auriez pas un problème avec les codes de vérification ? Ca fait trois posts que je suis obligé de refaire pour cause de code non reconnu alors que je suis certain d'avoir mis le bon numéro" 
Que veux-tu, L'Ouvreuse n'est pas toujours logique, c'est un être humain. 
 
 
"(bon ensuite je sais que c'est votre credo de chercher la logique dans tout raisonnement pour assoir votre opinion mais faut arrêter de croire que l'être humain est une machine et n'est pas dénué de passion le rendant illogique)" 
 
Tu as très bien compris, c'est la logique, le pourquoi de ce raisonnement illogique, la source de cette passion que nous aimerions élucider ici.  
 
Pourquoi nous critiquerait-on quand on s'en prend à un magazine X alors que personne ne bronche quand on fait exactement la même chose (et même pire) avec un magazine Y. Pourquoi ? 
 
Comme tu évoques la passion et l'aspect illogique de l'homme, je suppose que tu veux nous parler de subconscient, de psychothérapie, de refoulé, de Freud, non ? Mais quel rapport y-a-t-il donc entre Mad Movies et le subconscient ?
 18 Posté par geouf le 01 mai 2009 à 16:44 | website

Yopla, je me joins au débat pour défendre ce pauvre lord qui semble avoir quelques difficultés. En fait je suis assez d\'accord avec son avis. Je respecte énormément votre site et vos critiques, mais c\'est vrai que des fois les \"critiques des critiques\" prennent un peu trop le pas sur la critique du film en lui-même. Non pas que ces analyses ne soient pas intéressantes, mais au final on a un peu l\'impression d\'une digression qui affaiblit quelque peu la critique du film (en gros on a l\'impression de perdre de vue le sujet de l\'article). Je l\'avais d\'ailleurs déjà fait remarquer à Nicco sur une autre critique (donc non MacFly ce n\'est pas la première fois et ce n\'est pas parce qu\'il s\'agit de Mad Movies), mais je ne me souviens pas de laquelle je l\'avoue. 
Quand c\'est juste quelques lignes, ou que c\'est dans une analyse plus vaste, je ne trouve pas ça gênant, mais quand le tiers de la critique \"officielle\" du film est consacré à cela, c\'est à mon humble avis un peu hors sujet...
 19 Posté par L'ouvreuse le 02 mai 2009 à 04:38

On va la faire rapide les loulous, il est tard : si vous voulez, à la base il y a une note d'intention pour ce site : C'est pas très loin, c'est ici
 
Maintenant qu'une des lignes éditoriales, et plus précisément une des spécificités de L'ouvreuse.net est enfin révélées au grand jour, peut-être que celle-ci sera moins souvent déclarée HS dans des commentaires qui sont en conséquence pas loin de l'être, eux. 
 
Critiques, reproches, mercuriales, semonces, avis contradictoires sont acceptés, mais nous demander de rendre régulièrement des comptes sur notre volonté de traiter les films ET ce qui les entoure est une habitude qui peut rapidement nous lasser. 
 
La bise.
 20 Posté par Christian le 02 mai 2009 à 09:03

=>Je respecte énormément votre site et vos critiques, mais c\'est vrai que des fois les \"critiques des critiques\" prennent un peu trop le pas sur la critique du film en lui-même 
 
Je pense pour ma part que L'OUVREUSE fait un travail tout à fait nécessaire. 
La perception des critiques du cinéma de genre (ou plus simplement populaire) dans notre beau pays, étant ce qu'elle est (c'est à dire idéologique), je pense qu'il est nécessaire d'en débattre, et qu'entre les critiques assassines d'un LIBE, ou celle béates d'admiration devant la première bouze qui passe d'un MAD MOVIES, il doit existe un espace, ou le débat sur ces différentes approches doit exister (d'autant que MAD MOVIES restant populaire, ses critiques sont carrément cités dans l'emission de Daphné Roulier). Et quoi de mieux que de le faire avec la critique d'un nouvel étron du cinéma de genre francais, ou l'approche de MAD MOVIES est peut être une fois de plus symptomatique de l'incapacité de notre pays à faire fleurir un cinéma de genre de qualité. Ce n'est pas en encensant tous les étrons estampillés "cinéma de genre francais", que l'on pourra niveler celui-ci vers le haut. 
 
Vala, vala.... 
 
En attendant LA HORDE, qui sera je l'espère bien plus ambitieux qualitativement.
 21 Posté par sam spade le 03 mai 2009 à 08:29

pour lord : 
 
Peut-être parce que ces critiques se déroule dans la rubrique "instant critique" ce qui alors parait normal. Mais il me semblait que la rubrique "critique" se charger d'analyser ou critiquer le film et non pas ceux qui en parlent. Après c'est votre choix (comme c'est le choix de certains de défendre les films qu'ils aiments sans se soucier de l'avis des autres et cela à n'importe qu'elle époque) mais je comprend la réflexion de Kissoon et je trouve ta justification un peu à coté de la plaque Macfly. 
 
Ma réponse serait la suivante : encore faut-il que le nouveau Mad fasse vraiment de la critique. Parce que ça fait des mois où la place de 'La critique de film classique' est réduite au strict minimum. Avec de la chance, si le mois est suffissament fourni 'en film film d'horreur' (je parle même à l'appelation générique de cinéma fantastique), on aura droit au minimum à une page de critique avec de grosses photos (des critiques dépassant les deux pages sont de plus en plus rare)et quelques colonnes dans les griffes de cinéphages. Le reste, c'est de la preview (entre 15 et 20 pages faciles). Une revue qui ne fait plus de l'info et qui réduite la dimension critique à peau de chagrin, moi cela me pose un sérieux problème. Relisez les vieux Mad si vous ne me croyez pas, vous verrez, ça fait drôle de voir des dossiers thématiques, des films critiques deux fois avec d'autres avis etc.. 
 
après pour le contenu et la qualité des articles en question, ça c'est autre chose. c'est une question de goût et de connaissance des lecteurs sur les objets cités.  
 
Sam Spade.
 22 Posté par Noonsa le 04 mai 2009 à 10:22

Le ligne directrice de votre magazine est clairement exposée avec cette note d'intention. Je me permets de vous féliciter: du peu que j'ai pu lire depuis que je vous ai découvert, vous respectez ce que je nommerais sans trop y réfléchir, cette place salutaire de dissident. Je me risquerais même à employer ce terme de pourfendeur de la pensée unique si je devais succomber à mon sentiment de vous comparer au magazine Marianne, qui demeure mon livre de chevet. 
 
Croyez bien que dans cette optique, je me ferai dénonciateur de tout écart de conduite! J'aime aussi penser par moi-même, et j'ai toujours refusé l'idée de citation dans mes devoirs de philo de lycée.
 23 Posté par Denver le 04 mai 2009 à 18:44

Ca devient presque aussi relou que le forum Mad, ici.
 24 Posté par plainview le 28 mai 2009 à 16:16

Si les choses étaient bien faites, ce serait dans Mad Movies que je lirais ce genre d'article, si je lisais encore la presse. Mais vous savez de source sure, et nous avons les mêmes, que le magasine est squatté par des opportunistes (j'aime encore beaucoup les articles de Moissakis dans le mag, même si ce bon grain est de plus en plus noyé dans l'ivraie). Le système étant ce qu'il était, je doute que vous arriviez à vous faire une place dans la presse spécialisée, et, par expérience, cela ne vaut pas le coup. Je vous enjoins donc à laisser au plus vite la théorie de côté et de passer à la pratique. En ce sens, nous ne sommes pas meilleur que la génération déplorable de critiques qui nous précède. Le combat ne se situe plus dans les textes, tant cette tendance du cinéma français à faire de la merde se liquéfie, aussi je vous enjoins à faire, le plus rapidement possible, des films pour prouver vos idées et non l'inverse. En attendant, vos articles me prouvent qu'il existe encore des critiques en france parmi tous les promoteurs qui envahissent la presse, ce qui est quand même une bonne nouvelle.  
Bonne continuation,  
Daniel.
 25 Posté par Noonsa le 17 février 2010 à 19:11

Après avoir vu Mutants, je dois avouer que si ces mutants sont dangereux pour quelque chose, c'est en premier lieu pour le cinéma français, plus encore quand en règle générale la critique lui trouve des quelques qualités. 
 
La touche française, s'il y en a eu une dans ce film: devoir verser dans le répugnant et l'over-crasseux pour imprimer une marque...

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